Laura Alcoba

  • 'Bavarder entre la banlieue parisienne et la prison argentine où se trouve mon père, c'est un peu comme du tir à l'arc - avec de l'exercice et un peu d'application, on arrive à atteindre le point de mire, l'endroit précis du calendrier où nous nous sommes donné rendez-vous. Il faut juste me laisser le temps de glisser ma nouvelle petite clé dans la boîte aux lettres métallique, attendre que je déchire l'enveloppe. Voilà, j'y suis.'
    On retrouve dans La danse de l'araignée la tonalité légère et acidulée qui faisait tout le charme de Manèges - la jeune narratrice racontait alors son enfance en Argentine au temps de la dictature - comme du Bleu des abeilles, qui retraçait son arrivée en banlieue parisienne et l'apprentissage émerveillé de la langue française.
    Ici, c'est le temps de l'adolescence qui est évoqué. Ses bouleversements troublants et la correspondance régulière avec le père emprisonné tissent une toile subtile où présent, passé et imaginaire prennent tour à tour le dessus.

  • Le bleu des abeilles

    Laura Alcoba

    La narratrice a une dizaine d'années lorsqu'elle parvient à quitter l'Argentine pour rejoindre sa mère, opposante à la dictature réfugiée en France. Son père est en prison à La Plata. Elle s'attend à découvrir Paris, la tour Eiffel et les quais de Seine qui égayaient ses cours de français. Mais Le Blanc-Mesnil, où elle atterrit, ressemble assez peu à l'image qu'elle s'était faite de son pays d'accueil. Comme dans son premier livre, Manèges, Laura Alcoba décrit une réalité très dure avec le regard et la voix d'une enfant éblouie. La vie d'écolière, la découverte de la neige, la correspondance avec le père emprisonné, l'existence quotidienne dans la banlieue, l'apprentissage émerveillé de la langue française forment une chronique acidulée, joyeuse, profondément touchante. Prix de soutien de la Fondation Del Duca 2013 Prix littéraire des rotary clubs de langue française 2013

  • "Maintenant, nous allons vivre dans la clandestinité, voilà exactement ce que ma mère a dit. Pour la trappe dans le plafond, je ne dirai rien, même si on venait à me faire très mal. Je n'ai que sept ans mais j'ai compris à quel point il est important de se taire." Plus de trente ans ont passé. Mais la narratrice se souvient encore des heures noires de la dictature en Argentine. Elle nous les raconte à hauteur d'enfant. En espérant enfin oublier un peu.

  • Jardin blanc

    Laura Alcoba

    Madrid, 1960. Ava Gardner quitte sa maison des environs de Madrid pour s'établir dans la capitale espagnole, avenida del doctor Arce. Dans le même immeuble, au premier étage, le général argentin, Juan Domingo Perón, a emménagé peu de temps auparavant. Bientôt, une jeune femme silencieuse, Carmina, s'installera au rez-de-chaussée.
    On pourrait penser que tout sépare ces trois personnages. Mais d'un étage à l'autre, leurs existences révèlent d'étranges correspondances : exils, regrets, fantômes et une incommensurable solitude dont un petit jardin, au bas de leur immeuble, se fait l'écho. Un jardin qu'Ava veut aussi blanc que possible. A moins qu'il ne s'agisse du désir d'Eva ? C'est que le souvenir et la voix d'Evita Perón hantent les lieux chaque jour davantage...
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  • 'Lors de notre traversée de l'Atlantique à bord de l'Anna C., je devais avoir un peu plus d'un mois. Je ne sais pas quel nom je portais à l'époque - mes parents ne s'accordent pas sur la question, comme sur tant d'autres choses.' Au milieu des années 1960, une poignée de jeunes Argentins quittent clandestinement leur pays pour s'embarquer dans un périple qui doit leur permettre de rejoindre le Che Guevara. Ils sont prêts à donner leur vie pour qu'advienne la Révolution.
    Laura Alcoba a composé ce roman à partir des souvenirs des rares survivants de cet incroyable voyage, dont ses parents faisaient partie et au cours duquel elle est née.

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