Lew Dolegan

  • « Holly est une ganache comme j'en ai rarement rencontrée. Quand il fonce sur moi, j'ai l'impression que je vais faire un round de boxe avec un bulldozer. Je lui place une droite au menton à m'en faire péter les jointures. Ça ne produit pas plus d'effet qu'un sinapisme sur une jambe de bois. Je sens que je vais dérouiller vachement, et que pour me sortir de là, ça va être coton... »

  • « Le type est vaguement bossu, il a la gueule en biais et un oeil qui dit zut à l'autre, avec ça un tic étrange lui fait tressauter la lèvre supérieure. Il est chouette le frère ! Ajoutez à cela que moi, je le contemple, attaché sur une chaise avec des bandelettes pour ne pas laisser de traces sur ma peau... - « Regarde-le mon petit crotale, Dolegan ! Il va se faire les dents sur toi... On croira que tu as été victime d'un accident de pique-nique ! Le crotale me fixe de ses yeux glacés, à travers le grillage. Et ce sale type va ouvrir la trappe à distance... À faire frémir... ! »

  • « Le type qui est étendu à mes pieds a l'air de rigoler. En réalité, ce n'est pas un sourire qu'il fait, mais une grimace. Il y a de quoi ! Il est mort depuis deux heures au moins et on dirait que son corps a servi de cobaye à un charcutier qui donnerait des leçons particulières. Quel gâchis ! »

  • « Les requins caracolent autour du steamer. L'océan est calme. On voit les ailerons qui fendent l'eau à une vitesse vertigineuse ! Moi, notez-le bien, les bains de mer, je ne suis pas contre... Mais pas dans ces conditions-là ! D'autant plus qu'on me colle un pétard dans le dos pour m'inviter à plonger tête première !... Ah... Mer, alors ! Je ne suis pas partant ! Pas partant pour un rond, ni même pour deux... »

  • « Il y a des types consciencieux dans tous les métiers. Jeff Swanson en est la preuve. Ce gars-là a la plus haute notion de l'honnêteté dans l'exécution de son travail. Quand on lui a bien expliqué ce que l'on voulait et qu'il a été payé pour le faire, il se transforme en robot d'exécution. D'autant plus que le métier de Jeff Swanson est de tuer sur commande, dans les meilleurs délais et de la façon la plus discrète qui soit. Quand la machine est en marche, il est trop tard pour changer d'avis. Alors, ça pose des cas de conscience in extremis... »

  • « Piloter une voiture au moment des Fêtes, alors qu'il y a un tas de gars excités au volant, et que l'on roule en files de quatre, avec tout juste un papier à cigarettes entre chaque aile, ça n'est déjà pas drôle. « C'est encore plus coton quand on a derrière soi une bagnole conduite par un type qui veut vous mettre les tripes en l'air et qu'on le sait ! Moi, je suis le quatrième de file. Il y a un océan de bagnoles devant moi. Derrière moi, il n'y a que la bagnole du type qui veut me buter. Son coup fait, il pourra virer sur l'autoroute puisqu'il est le dernier dans la queue... moi je suis marron, marron glacé, comme à Noël... »

  • Lorsque nous arrivons dans la pièce où se trouve le coffre-fort, Flaming cherche encore un peu partout avec une assiduité de chien de chasse sur une piste, tombe en arrêt devant le tableau, le tâte, le fait pivoter et glousse de satisfaction en apercevant le coffre mural. - Voulez-vous m'ouvrir ce coffre ? demande-t-il à Pamela en la lorgnant avec un petit air triomphant. - Mais, bien volontiers ! murmure la belle enfant. Moi, j'en ai les jambes en flanelle. Mais elle a l'air tellement calme que je ne réalise pas très bien. Ma parole, cette fille-là doit être complètement inconsciente. Alors, elle fait pivoter les boutons de la fermeture de sûreté du coffre et puis elle tire tout doucement la porte...

  • « Il y a des types consciencieux dans tous les métiers. Jeff Swanson en est la preuve. Ce gars-là a la plus haute notion de l'honnêteté dans l'exécution de son travail. Quand on lui a bien expliqué ce que l'on voulait et qu'il a été payé pour le faire, il se transforme en robot d'exécution. D'autant plus que le métier de Jeff Swanson est de tuer sur commande, dans les meilleurs délais et de la façon la plus discrète qui soit. Quand la machine est en marche, il est trop tard pour changer d'avis. Alors, ça pose des cas de conscience in extremis... »

  • « Piloter une voiture au moment des Fêtes, alors qu'il y a un tas de gars excités au volant, et que l'on roule en files de quatre, avec tout juste un papier à cigarettes entre chaque aile, ça n'est déjà pas drôle. « C'est encore plus coton quand on a derrière soi une bagnole conduite par un type qui veut vous mettre les tripes en l'air et qu'on le sait ! Moi, je suis le quatrième de file. Il y a un océan de bagnoles devant moi. Derrière moi, il n'y a que la bagnole du type qui veut me buter. Son coup fait, il pourra virer sur l'autoroute puisqu'il est le dernier dans la queue... moi je suis marron, marron glacé, comme à Noël... »

  • « Le type qui est étendu à mes pieds a l'air de rigoler. En réalité, ce n'est pas un sourire qu'il fait, mais une grimace. Il y a de quoi ! Il est mort depuis deux heures au moins et on dirait que son corps a servi de cobaye à un charcutier qui donnerait des leçons particulières. Quel gâchis ! »

  • « Holly est une ganache comme j'en ai rarement rencontrée. Quand il fonce sur moi, j'ai l'impression que je vais faire un round de boxe avec un bulldozer. Je lui place une droite au menton à m'en faire péter les jointures. Ça ne produit pas plus d'effet qu'un sinapisme sur une jambe de bois. Je sens que je vais dérouiller vachement, et que pour me sortir de là, ça va être coton... »

  • Lorsque nous arrivons dans la pièce où se trouve le coffre-fort, Flaming cherche encore un peu partout avec une assiduité de chien de chasse sur une piste, tombe en arrêt devant le tableau, le tâte, le fait pivoter et glousse de satisfaction en apercevant le coffre mural. - Voulez-vous m'ouvrir ce coffre ? demande-t-il à Pamela en la lorgnant avec un petit air triomphant. - Mais, bien volontiers ! murmure la belle enfant. Moi, j'en ai les jambes en flanelle. Mais elle a l'air tellement calme que je ne réalise pas très bien. Ma parole, cette fille-là doit être complètement inconsciente. Alors, elle fait pivoter les boutons de la fermeture de sûreté du coffre et puis elle tire tout doucement la porte...

  • « Le type est vaguement bossu, il a la gueule en biais et un oeil qui dit zut à l'autre, avec ça un tic étrange lui fait tressauter la lèvre supérieure. Il est chouette le frère ! Ajoutez à cela que moi, je le contemple, attaché sur une chaise avec des bandelettes pour ne pas laisser de traces sur ma peau... - « Regarde-le mon petit crotale, Dolegan ! Il va se faire les dents sur toi... On croira que tu as été victime d'un accident de pique-nique ! Le crotale me fixe de ses yeux glacés, à travers le grillage. Et ce sale type va ouvrir la trappe à distance... À faire frémir... ! »

  • « Les requins caracolent autour du steamer. L'océan est calme. On voit les ailerons qui fendent l'eau à une vitesse vertigineuse ! Moi, notez-le bien, les bains de mer, je ne suis pas contre... Mais pas dans ces conditions-là ! D'autant plus qu'on me colle un pétard dans le dos pour m'inviter à plonger tête première !... Ah... Mer, alors ! Je ne suis pas partant ! Pas partant pour un rond, ni même pour deux... »

  • Alors, comme je ne veux pas le laisser aller plus loin, pour qu'il ne se trouve pas en présence des deux femmes tapies auprès de la momie de Pharisæ II, je me détends brusquement et, en deux pas, je suis sur lui. Je lui balance un coup de crosse sur l'occiput, mais il a eu un réflexe de défense et je rate mon coup. La crosse de mon arme lui atterrit sur l'épaule, et ne provoque pas le résultat attendu. Immédiatement, nous nous empoignons, et nous luttons comme des forcenés dans la demi-obscurité. La lampe-torche est tombée à terre, et son faisceau lumineux éclaire notre groupe singulier. Il se défend avec l'énergie du désesepoir et puis, aussi, peut-être est-il aiguillonné par la peur, parce que mon attaque a été tout à fait inattendue...

  • Ça dure à peu près trois secondes et puis, soudain, une explosion formidable retentit. Un souffle assez violent nous repousse en arrière et, en même temps, nous sentons atterrir sur nous un tas de débris qui sont plutôt étranges. Je baisse les yeux et, à mes pieds, j'aperçois un bout de barbaque qui frétille encore. À gauche de moi, j'aperçois une main détachée d'un bras et, au moment où je la vois, Carole l'aperçoit aussi. Elle pousse un cri épouvantable et tombe dans les pommes. Géorie l'empoigne et la soutient. D'autres femmes, qui viennent de réaliser que ce sont des bouts de viande humaine, projetés par l'explosion, qui nous bombardent, piquent des crises de nerfs, ou s'étendent raides sur la terrasse. Les gars ne sont pas fiers et il faut bien avouer qu'il ya de quoi ! Vous parlez d'une soirée !

  • Le gars est tellement occupé qu'il ne m'entend même pas arriver. La femme est sur le dos, et lui est agenouillé sur elle. Il a sorti une fiole de sa poche et il est en train de dévisser le bouchon. - Non... pas ça ! Surtout pas ça... gémit la gosse, en essayant de se dégager. Alors, soudain, je pige. Ce salopard se prépare à lui faire voir le paradis à sa manière. Pas de doute là-dessus... Je débouche comme une locomotive et je balance un coup de pied dans la main du type. La fiole s'envole et va atterrir quelque part dans les ferrailles. L'autre se redresse comme un ressort et, de sa main encore valide, me fait déguster un direct que j'esquive seulement à moitié, et qui me donne une haute idée de la vigueur de l'expéditeur. Je prends ma distance et vlan, je réceptionne un coup de tatane dans le tibia droit. Pendant ce temps, la charmante enfant s'est relevée. Elle file comme si elle trimballait un pétard de dynamite accroché à son derrière, et nous laisse nous expliquer.

  • « Je suis à peine entré, que le plafond me tombe sur la tête. Ma cervelle éclate en feu d'artifice, et je me désintéresse immédiatement de tout ce qui fait notre terre à terre quotidien. « C'est une sensation de fraîcheur qui me ranime, je réalise que je suis en train de couler. Pour plus de sûreté, ces petits plaisantins m'ont attaché les poignets et, en outre, m'ont accroché un poids de vingt kilos aux chevilles. « Vous parlez d'une surprise ! ».

  • « La poupée est jolie, mais ce qui m'intéresse le plus c'est la petite valise qui se trouve placée près d'elle. Je lève mon verre à sa santé, elle me fait un sourire à la guimauve et me regarde tendrement dans les yeux. - « Je voudrais vous poser une question Dolegan ? Les aimez-vous chauds ? - « Quoi donc ? - « Les pruneaux ! En disant cela, elle me braque un délicieux petit automatique nickelé à trente centimètres de la poitrine. Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais moi je n'aime pas ces façons-là ! »

  • Alors, comme je ne veux pas le laisser aller plus loin, pour qu'il ne se trouve pas en présence des deux femmes tapies auprès de la momie de Pharisæ II, je me détends brusquement et, en deux pas, je suis sur lui. Je lui balance un coup de crosse sur l'occiput, mais il a eu un réflexe de défense et je rate mon coup. La crosse de mon arme lui atterrit sur l'épaule, et ne provoque pas le résultat attendu. Immédiatement, nous nous empoignons, et nous luttons comme des forcenés dans la demi-obscurité. La lampe-torche est tombée à terre, et son faisceau lumineux éclaire notre groupe singulier. Il se défend avec l'énergie du désesepoir et puis, aussi, peut-être est-il aiguillonné par la peur, parce que mon attaque a été tout à fait inattendue...

  • Ça dure à peu près trois secondes et puis, soudain, une explosion formidable retentit. Un souffle assez violent nous repousse en arrière et, en même temps, nous sentons atterrir sur nous un tas de débris qui sont plutôt étranges. Je baisse les yeux et, à mes pieds, j'aperçois un bout de barbaque qui frétille encore. À gauche de moi, j'aperçois une main détachée d'un bras et, au moment où je la vois, Carole l'aperçoit aussi. Elle pousse un cri épouvantable et tombe dans les pommes. Géorie l'empoigne et la soutient. D'autres femmes, qui viennent de réaliser que ce sont des bouts de viande humaine, projetés par l'explosion, qui nous bombardent, piquent des crises de nerfs, ou s'étendent raides sur la terrasse. Les gars ne sont pas fiers et il faut bien avouer qu'il ya de quoi ! Vous parlez d'une soirée !

  • Le gars est tellement occupé qu'il ne m'entend même pas arriver. La femme est sur le dos, et lui est agenouillé sur elle. Il a sorti une fiole de sa poche et il est en train de dévisser le bouchon. - Non... pas ça ! Surtout pas ça... gémit la gosse, en essayant de se dégager. Alors, soudain, je pige. Ce salopard se prépare à lui faire voir le paradis à sa manière. Pas de doute là-dessus... Je débouche comme une locomotive et je balance un coup de pied dans la main du type. La fiole s'envole et va atterrir quelque part dans les ferrailles. L'autre se redresse comme un ressort et, de sa main encore valide, me fait déguster un direct que j'esquive seulement à moitié, et qui me donne une haute idée de la vigueur de l'expéditeur. Je prends ma distance et vlan, je réceptionne un coup de tatane dans le tibia droit. Pendant ce temps, la charmante enfant s'est relevée. Elle file comme si elle trimballait un pétard de dynamite accroché à son derrière, et nous laisse nous expliquer.

  • « Je suis à peine entré, que le plafond me tombe sur la tête. Ma cervelle éclate en feu d'artifice, et je me désintéresse immédiatement de tout ce qui fait notre terre à terre quotidien. « C'est une sensation de fraîcheur qui me ranime, je réalise que je suis en train de couler. Pour plus de sûreté, ces petits plaisantins m'ont attaché les poignets et, en outre, m'ont accroché un poids de vingt kilos aux chevilles. « Vous parlez d'une surprise ! ».

  • « La poupée est jolie, mais ce qui m'intéresse le plus c'est la petite valise qui se trouve placée près d'elle. Je lève mon verre à sa santé, elle me fait un sourire à la guimauve et me regarde tendrement dans les yeux. - « Je voudrais vous poser une question Dolegan ? Les aimez-vous chauds ? - « Quoi donc ? - « Les pruneaux ! En disant cela, elle me braque un délicieux petit automatique nickelé à trente centimètres de la poitrine. Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais moi je n'aime pas ces façons-là ! »

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