Louis Rousseau

  • Ce livre plonge au coeur de la vie religieuse de quatre communautés au Québec : des bouddhistes d'origine cambodgienne, des hindous d'origine tamoule sri lankaise, des musulmans d'origine maghrébine et des pentecôtistes originaires d'Afrique subsaharienne. Des spécialistes tentent de comprendre le processus de recomposition identitaire de ces nouveaux citoyens.

  • Au moment où le Québec s'intégrait aux circuits commerciaux internationaux et préparait son entrée dans l'industrialisation, un vaste changement socio-culturel plaçait la religion au coeur des conduites et de l'image que se fait le peuple de ce monde en changement. L'Atlas historique des pratiques religieuses étudie le Sud-Ouest du Québec, qui abrite maintenant les deux tiers de la population québécoise, au moment où se déroulent, entre 1820 et 1880, les phases d'un véritable réveil religieux. Par le moyen des cartes, de graphiques et de tableaux liés au texte des planches, on observe dans cet atlas le mouvement d'ensemble qui modifia les attitudes et les conduites religieuses populaires. Voici quelques-uns des thèmes présentés à partir d'informations inédites tirées d'archives religieuses : salaire des curés, nombre d'auberges et de maisons closes, capitalisation des paroisses, découpage des frontières des paroisses, transformations démographiques, fréquentation scolaire, pratique du jeûne et de la communion pascale, campagnes de tempérance, zones à forte pénétration protestante, architecture des églises, dévotions, paroisses fécondes en prêtres ou en soeurs. Voici, enfin, le portrait contrasté des transformations religieuses qui ont donné à la société québécoise, il y a un siècle, un fort sentiment de sa valeur et de sa sécurité. Ce surprenant tableau historique relance la question de la place du facteur religieux à l'ère où s'impose l'idéal du progrès.

  • Le présent ouvrage est le fruit du travail d'une cinquantaine d'auteurs, professeurs et autres professionnels, associés aux diverses composantes de l'Université du Québec, réseau qui célèbre en 2018 son 50e anniversaire. Le fil conducteur de ce collectif est le développement de l'enseignement et de la recherche dans les constituantes de l'Université au cours des cinquante dernières années.

    Fille de la Révolution tranquille et de l'État-providence, l'Université du Québec s'est donné une mission axée sur l'accessibilité sociale et géographique. Elle propose une gouvernance plus collégiale par rapport à celle de l'institution universitaire classique et un rapport à la connaissance différent qui se traduit aussi bien dans l'enseignement que dans la recherche. L'Université du Québec est une création institutionnelle, mais c'est surtout une communauté qui s'est construite peu à peu, une construction collective.

    Le réseau est aujourd'hui formé de six universités constituantes, d'une université affiliée, de deux écoles universitaires et d'un institut de recherche regroupant lui-même quatre centres. En 2016-2017, l'Université du Québec regroupait tout près de 7 000 employés : 2 800 professeurs, 1 300 professionnels, près de 1 200 employés de bureau, plus de 1 000 techniciens, 350 cadres de direction et près de 300 employés des métiers et services, en plus de compter quelque 4 200 chargés de cours. En 2016, elle a délivré plus de 26 000 diplômes aux trois cycles d'études supérieures et a géré plus de 185 millions en fonds de recherche.

  • N'ayant jamais fait l'objet d'une définition officielle, même dans les rares États ayant pourtant officiellement proclamé le principe aux fondements de leur organisation constitutionnelle, la laïcité n'a pas de contenu propre. Les significations qu'on lui attribue évoluent au gré des contextes historiques et des enjeux politiques. Ce faisant, la liberté conceptuelle qui en découle favorise la diffusion de représentations multiples - toutes légitimes - de ce qu'est la laïcité, ce qui contribuent à nourrir le débat scientifique. La polysémie inhérente au terme « laïcité » rappelle ainsi au chercheur le caractère dynamique de la réalité sociale qu'il a pour but d'analyser. S'inscrivant dans cette perspective, ce texte insiste sur l'importance des recherches sociographiques sur la laïcité, l'étude de ses trajectoires historiques, de ses fondements philosophiques, de ses ancrages juridiques et des débats sociaux qu'elle suscite s'avérant désormais indispensable à l'analyse compréhensive de l'objet « laïcité ».

  • Robert Laplante signe l'éditorial de ce numéro d'été en se réjouissant d'une initiative, le prêt de semences, de plusieurs bibliothèques qui savent se réinventer en se définissant comme lieu de culture vivante. Ce numéro sera « une occasion exceptionnelle de faire la preuve qu'il peut y avoir des liens intimes entre les navets et les chefs-d'oeuvre. » conclut l'éditorialiste. En témoigne selon lui l'excellente recension par Paul-Louis Martin de Curieuses histoires de plantes du Canada 1760-1867. Outre le parallèle botanique, ce numéro regroupe sous le titre de « L'air du temps » des recensions de Camarade, ferme ton poste (Bernard Émond), L'ère du temps. Modernité capitaliste et aliénation temporelle (Jonathan Martineau), Le désert et L'oasis. Essais de résistance (Jean-Claude Ravet) et Fuck le monde (Simon-Pierre Beaudet). Une vingtaine d'autres recensions traitant de divers sujets historiques, politiques et sociaux ainsi qu'un entretien de Pascal Chevrette avec Marc-André Bernier, coauteur de Renaissances de la rhétorique parue aux éditions Nota bene complètent le numéro.

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