Louise Bienvenue

  • Les régimes de citoyenneté sont traversés par une tension constitutive entre, d'une part, les promesses de liberté et d'égalité et, de l'autre, l'expérience des multiples formes de dépendances et d'inégalités sociales. Cette tension, à l'origine de la dynamique particulière des relations de pouvoir dans les démocraties libérales, engendre la production incessante de régulations sociales afin d'assurer la relative coordination de l'agir individuel et collectif.

    Les auteurs et autrices de Question sociale et citoyenneté se sont inspirés de cette problématique afin de proposer des analyses historiques sur la régulation d'une variété de problèmes sociaux au Québec et en France. Ils et elles invitent plus largement à découvrir un territoire fertile pour la recherche, soit celui d'une histoire politique des conflits ayant pour objet le gouvernement du monde social au sein des régimes de citoyenneté.

    Offrant de nouvelles perspectives de recherche, cet ouvrage intéressera tout autant la communauté universitaire que le grand public désirant mieux comprendre l'histoire des politiques sociales et des institutions de prise en charge des inégalités, des marginalités et des déviances.



    Martin Petitclerc est professeur au département d'histoire de l'Université du Québec à Montréal. Il est directeur du Centre d'histoire des régulations sociales (CHRS) et chercheur au Centre interuniversitaire d'études québécoises (CIEQ).

    Louise Bienvenue est professeure titulaire au département d'histoire de l'Université de Sherbrooke et membre du Centre d'histoire des régulations sociales (CHRS).

    David Niget est maître de conférences en histoire à l'Université d'Angers et chercheur au Laboratoire Temps, Mondes, Sociétés (TEMOS), une Unité mixte de recherche du Centre national de la recherche scientifique (UMR CNRS). Il est chercheur affilié au Centre d'histoire des régulations sociales (CHRS).

    Martin Robert est postdoctorant en histoire de la médecine à l'Université d'Oxford et chercheur affilié au Centre d'histoire des régulations sociales (CHRS).

    Cory Verbauwhede est avocat, doctorant en histoire à l'Université du Québec à Montréal et membre étudiant du Centre d'histoire des régulations sociales (CHRS). Il enseigne le droit de la santé et des services sociaux à l'École nationale d'administration publique.

    Avec la collaboration de Louise Bienvenue, Yves Denéchère, Clara Deville, Caroline Durand, Janice Harvey, Isabelle Lespinet-Moret, Benoit Marsan, David Niget, Martin Petitclerc, Martin Robert, Jarrett Rudy, Marie-Claude Thifault, Patricia Toucas-Truyen, Cory Verbauwhede.

  • Les jeunesses se suivent, mais se ressemblent-elles ? Telle est l'interrogation à l'origine de cet ouvrage. Qu'y a-t-il de commun entre les jeunes militants catholiques d'hier et les jeunes activistes anti-mondialisation d'aujourd'hui ? « Pas grand-chose ! » diront certains, prenant acte des profondes mutations qui ont touché l'ensemble de la société québécoise des dernières décennies. « Tout ! », au contraire, diront les autres, pour qui la jeunesse est, de toute éternité, le temps béni de la contestation et de l'engagement... Pour répondre à cette question, Louise Bienvenue s'est penchée sur les mouvements d'Action catholique (JOC, JEC, JAC et JIC), qu'elle perçoit comme un lieu privilégié d'observation de la « construction » de la jeunesse comme groupe social au Québec. Elle s'intéresse surtout à la période 1930 à 1950, qui correspond aux années pionnières des mouvements. Pépinière de personnalités publiques, l'Action catholique a accueilli en ses rangs les Claude Ryan, Simonne Monet-Chartrand, Gérard Pelletier, Jeanne Sauvé, Guy Rocher, Pierre Juneau et autres citoyens d'influence qui ont marqué la scène publique des années 1960 à 1990. Faire l'histoire de ce mouvement, c'est donc renouveler et élargir le récit de l'accès du Québec à sa modernité.

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