Plon

  • Inventaire amoureux de la philosophie par Luc Ferry.
    Lors d'une conférence à la Sorbonne, le 9 avril 2005, ayant pour thème " Qu'est ce que la philosophie ? ", Luc Ferry définit celle-ci comme une sotériologie, c'est-à-dire une " doctrine du salut ". Il entend par doctrine du salut l'ensemble des réponses proposées aux grandes questions existentielles : quel est le sens de la vie puisque nous sommes mortels ? Comment, " sauver sa peau ", non en évitant la mort puisqu'elle est inéluctable, mais en vivant, pour le temps qui nous est donné, de manière satisfaisante ? Et dans ce cas, quelle est cette manière satisfaisante et comment la trouver ? La philosophie est en cela concurrente, voire adversaire des grandes religions, puisqu'elle nous invite à trouver par nous-mêmes la réponse à cette question existentielle au lieu d'accepter l'enseignement d'autorité des religions. Selon Luc Ferry, une philosophie commence à être pleine et entière lorsqu'elle s'éloigne de Dieu. Plus une philosophie est athée, plus elle correspond à la définition de la philosophie. Mais dans ce cas amputée volontairement d'une direction de pensée. La philosophie n'est donc pas seulement une réflexion critique, car la démarche scientifique par exemple requiert aussi ce type de réflexion, la philosophie n'est pas non plus seulement une rhétorique séduisante, mais bien une recherche de la sagesse.

  • L'innovation destructrice

    Luc Ferry

    • Plon
    • 15 Mai 2014

    Selon Luc Ferry, ce qui va nous sauver, ce n'est pas la décroissance, mais l'innovation. Même si elle déstabilise le monde, même si elle peut être formidable et, en même temps, destructrice. L'innovation est vitale et angoissante à la fois : dans un siècle de déconstruction, la France doit résoudre ce dilemme.
    Une véritable philosophie se cache derrière le mot " innovation ". Une philosophie dont nos dirigeants politiques se sont emparés.
    " Ce qui va nous sauver, ce n'est pas la décroissance, c'est l'innovation. Même si elle déstabilise le monde, même si elle peut être formidable et, en même temps, destructrice. Gutenberg a détruit l'activité des copistes... avant de permettre la création de millions d'emplois dans les métiers liés à l'imprimerie. " Vitale, l'innovation, mais angoissante aussi : c'est le dilemme que n'a pas encore résolu la France, selon Ferry, dans un 20e siècle de déconstruction (artistique, sociale, économique) comme jamais l'Europe n'en a connue.
    Luc Ferry remet aussi l'économiste autrichien Schumpeter (1883-1950) au goût du jour. Ce prophète de l'innovation, penseur de la " destruction créatrice " (Ferry préfère, lui, parler " d'innovation destructrice ", plus optimiste) reste d'actualité. L'innovation comme moteur de la croissance, qui rend obsolète tout ce qui est ancien. Et qui, quand elle s'essouffle, aboutit à une crise... avant de reprendre le dessus et de relancer l'économie pour un nouveau cycle. L'informatique a ainsi permis l'expansion des années 1980 et 90. Aujourd'hui, les schumpétériens sont nombreux à penser que le numérique haut débit et ses avatars annoncent le prochain cycle capitaliste.

  • Explorez la mythologie grecque sous l'éclairage philosophique et le regard expert de Luc Ferry. " Par dizaines, des expressions issues de la mythologie grecque se sont inscrites dans le langage courant : une " pomme de discorde ", un " dédale de rues ", prendre le " taureau par les cornes ", toucher le " pactole ", " tomber de Charybde en Scylla ", suivre un " fil d'Ariane ", " jouer les Cassandre ", etc. Mille références endormies aux Sirènes, à Typhon, Océan, Triton, Python, Sibylle, Stentor, Mentor, Laïus, Argus, OEdipe et à tant d'autres personnages mythiques habitent encore incognito nos conversations de tous les jours. Je vous propose de les réveiller en racontant les histoires magnifiques qui en sont l'origine. Mais il y a plus. Les grands mythes ne se limitent pas à des " contes et légendes ". Ils proposent des leçons de vie et de sagesse d'une profondeur abyssale. La mythologie représente ainsi une tentative grandiose pour apporter des réponses à l'antique question métaphysique de " la vie bonne pour les mortels ". Son étude, passionnante en elle-même, constitue pour cette raison une excellente introduction à la philosophie. " Luc Ferry

  • Comprendre et prendre conscience de la nature exacte des révolutions économiques, scientifiques et médicales en cours, mais aussi des bouleversements éthiques, spirituels et métaphysiques dont ces nouvelles technologies sont porteuses : voici le but de cet ouvrage. " Ne croyez surtout pas qu'il s'agisse de science-fiction : 18 avril 2015, une équipe de généticiens chinois entreprenait d'"améliorer' le génome de quatre-vingt-trois embryons humains. Jusqu'où ira-t-on dans cette voie ? Sera-t-il possible un jour (bientôt ? déjà ?) d'"augmenter' à volonté tel ou tel trait de caractère de ses enfants, d'éradiquer dans l'embryon les maladies génétiques, voire d'enrayer la vieillesse et la mort en façonnant une nouvelle espèce d'humains "augmentés' ? Nous n'en sommes pas (tout à fait) là, mais de nombreux centres de recherche "transhumanistes' y travaillent partout dans le monde, avec des financements colossaux en provenance de géants du Web tel Google. Les progrès des technosciences sont d'une rapidité inimaginable, ils échappent encore à toute régulation. En parallèle, cette "infrastructure du monde' qu'est le Web a permis l'apparition d'une économie dite "collaborative', celle que symbolisent des applications comme Uber, Airbnb ou BlaBlaCar. Selon l'idéologue Jeremy Rifkin, elles annoncent la fin du capitalisme au profit d'un monde de gratuité et de souci de l'autre. N'est-ce pas, tout à l'inverse, vers un hyperlibéralisme, vénal et dérégulateur, que nous nous dirigeons ? Certaines perspectives ouvertes par les innovations technoscientifiques sont enthousiasmantes, d'autres effrayantes. Ce livre cherche d'abord à les faire comprendre, et à réhabiliter l'idéal philosophique de la régulation, une notion désormais vitale, tant du côté de la médecine que de l'économie. " Luc FERRY


  • Les Chroniques de Luc Ferry parues dans Le Figaro entre 2014 et 2017 réunies en un seul volume. À chaque fois, Luc Ferry fait le lien entre le temps présent et le temps long, entre l'actualité chaude et la distanciation que seule la philosophie permet par rapport aux pièges d'une accélération croissante de l'Histoire.

    Ce livre contient les chroniques publiées par Luc Ferry dans Le Figaro depuis 2014. Il y traite les grandes questions qui ont fait l'actualité. On trouvera donc un état des lieux des principaux débats qui ont marqué notre pays au cours de cette période : qu'il s'agisse de la crise économique, de la vie politique, d'éducation ou de religion, d'art contemporain, de littérature, de sport ou du racisme, il a chaque fois tenté de faire le lien entre le temps présent et le temps long, entre l'actualité chaude et la distanciation que seule la philosophie permet par rapport aux pièges d'une accélération croissante de l'Histoire.

  • « Ce livre contient les chroniques que j´ai publiées dansLe Figaroau fil des deux dernières années. Je mesuis efforcé d´y traiter, sur un rythme hebdomadaire, mes articles paraissant chaque jeudi, les grandes questions qui faisaient l´actualité de la semaine, parfois du mois, voire davantage. On trouvera donc un état des lieux des principaux débats qui ont marqué notre pays au cours de cette période : qu´il s´agisse de la crise économique, de la politique de Nicolas Sarkozy ou des projets du parti socialiste, avec sa "sociétédu care", de la querelle des écologistes et des scientifiques sur le climat, d´éducation ou de religion, de l´artcontemporain, d´écrivains comme Céline ou Muray, du sport, des humoristes ou du racisme, j´ai chaque fois tenté de faire le lien entre le temps présent et le temps long, entre l´actualité chaude et la distanciation que seule la philosophie permet par rapport aux pièges d´une accélération croissante de l´Histoire. »

  • Les grands mythes grecs, origine de la philosophie et fondement de notre civilisation, sont ici racontés mais aussi expliqués dans leur sens le plus profond par Luc Ferry, dans une langue accessible à tous, parents et enfants.La " pomme de discorde ", " le pactole ", " le taureau qu'il faut prendre par les cornes ", le " dédale ", la " boîte de Pandore " sont des expressions que nous utilisons quotidiennement. Pourtant, peu de gens savent qu'elles sont tirées de la mythologie grecque. Ce livre nous raconte les histoires passionnantes où elles prennent leur source.Mais la mythologie est surtout une représentation du monde que l'ouvrage met en lumière : l'univers y apparaît comme un être harmonieux, juste, beau, et bon. Mais si l'équilibre était donné d'emblée, il n'y aurait pas de vie : " sans les hommes, les Dieux s'ennuieraient ". C'est pourquoi la lutte contre le chaos, les premiers Dieux et les Titans constitue un thème majeur de cette mythologie. Et lorsque Zeus instaure enfin un partage ordonné du monde, ce sont encore des excès de ceux qui veulent subvertir cet ordre que découlent catastrophes et tragédies. Tel est le sens le plus profond du précepte inscrit sur le temple de Delphes : " connais toi toi-même ", c'est-à-dire " ne te prends pas pour un Dieu ".Rien n'est plus passionnant que cette plongée dans les mythes grecs : si la magie qu'ils dégagent est au moins égale à celle des contes de Grimm ou de Perrault, ils constituent de surcroît une irremplaçable source de culture qui éclaire merveilleusement les fondements de notre manière d'appréhender le monde et les hommes.

  • C´est une évidence qui crève les yeux, qui traverse et bouleverse en permanence nos vies privées et dont, pourtant, nous osons à peine parler en dehors de l´intimité : c´est l´amour qui met du sens dans nos vies. Tout le monde le sait, tout le monde le sent. Ce qui est moins évident, et qui fait l´objet de ce livre, c´est que cette nouvelle puissance de l´amour révolutionne les principes fondateurs de la philosophie et de la politique.

    Le cosmos des Grecs, le dieu des monothéismes, la raison et les droits de l´humanisme républicain planaient très au-dessus de la vie sentimentale. Tardivement, sous l´effet d´une histoire encore méconnue, celle des unions amoureuses librement choisies, la passion a peu à peu remplacé les traditionnels foyers de sens et les anciennes valeurs sacrificielles. Qui voudrait encore, du moins en Europe, mourir pour Dieu, pour la Patrie, pour la Révolution ? Personne ou presque, mais pour ceux que nous aimons, nous serions prêts à tout. Par-delà l´humanisme des Lumières et ses critiques, par-delà Kant et Nietzsche, une nouvelle spiritualité laïque naît de la sacralisation de l´humain par l´amour. Ce livre raconte son histoire. Il dévoile ses liens secrets avec une autre aventure, celle de la vie de bohème. Surtout, il tente d´en tirer les conséquences philosophiques sur les plans culturel, moral, politique et spirituel. Car elle va changer notre regard sur le monde comme notre capacitéà le transformer...

    L. F.

  • "Quelques amis m'ont demandé d'imaginer un cours de philosophie pour parents et enfants. Cela m'obligea d'aller à l'essentiel. Au fur et à mesure que j'avançais dans l'histoire des idées, je me suis rendu compte qu'il n'y avait pas vraiment d'équivalent au cours que j'étais en train de construire. Il existe bien sûr de bonnes histoires de la philosophie, mais les meilleures sont trop arides. Ce petit livre est directement issu de ce séminaire improvisé. Il s'adresse sans biaiser à un public de débutants sans obéir aux impératifs de la simplification qui pourraient déformer la présentation des grandes visions du monde.Pourquoi étudier la philosophie ? Parce qu'on ne peut, sans elle, rien comprendre au monde dans lequel nous vivons. La quasi-totalité de nos pensées, de nos convictions, de nos valeurs s'inscrit, sans que nous le sachions, dans de grandes visions du monde déjà élaborées et structurées. Il est indispensable de les connaître. Au-delà, les grandes oeuvres peuvent tout simplement aider à vivre mieux et plus libre. Apprendre à vivre, à vaincre ses peurs, à surmonter la banalité de la vie quotidienne, l'ennui, le temps qui passe, tel était d'ailleurs le but premier des écoles de l'Antiquité grecque."Luc Ferry

  • La suite des Chroniques de Luc Ferry enfin réunies et disponibles.
    " Hegel disait de la philosophie qu'elle est d'abord "l'intelligence de ce qui est", "son temps saisi dans la pensée". En quoi il s'intéressait à l'actualité, à la philosophie et à l'histoire du présent. C'est dans cet esprit que j'ai écrit les chroniques ici rassemblées.
    Chaque fois, je suis parti de l'anecdotique, de l'événementiel, pour tenter de les relier à des problématiques plus fondamentales : celles de l'éthique, de la métaphysique, de l'esthétique, de la religion, de l'économie ou de la politique. Les sujets les plus variés ont ainsi été abordés, de l'euthanasie à l'art contemporain, des nécessités vitales de l'innovation à la logique de la mondialisation en passant par des questions telles que celles des âges de la vie, de la morale à l'école, des évolutions de la gauche ou de ces sagesses qui prétendent encore aujourd'hui nous conduire au bonheur. Pour n'être qu'un genre littéraire mineur, l'art de la chronique n'en a pas moins ses règles. Il pousse à l'esprit critique. Il requiert une certaine acidité, une prise de distance qu'on peut confondre parfois avec de l'ironie. Pourtant, à l'encontre de la cohorte des pessimistes, je ne puis m'empêcher d'aimer les temps modernes... " Luc Ferry

  • Le Cardinal Ravasi et Luc Ferry partagent leurs interrogations et donnent leur point de vue sur le fait de croire ou de ne pas croire, sur les questions radicales qui touchent aux grandes interrogations autour de la vie et de la mort, la vérité et le mensonge, l'amour et la douleur, le bien et le mal.
    D'un côté, le Cardinal, en homme de foi, propose une magnifique traversée des grands thèmes du christianisme avec un fil conducteur : " croire et comprendre " (croire d'abord pour pouvoir comprendre ensuite). Selon lui, la vraie théologie est sur une ligne de crête entre deux abîmes dans lesquels il ne faut pas tomber : d'un côté, avoir une approche uniquement historique, factuelle, rationnelle, philosophique ; et de l'autre côté un mysticisme irrationaliste, un enthousiasme mystique.
    De son côté, le philosophe, un " gentil ", s'interroge sur l'importance considérable de ce qui reste du message évangélique pour ceux qui, comme lui, ont perdu la foi. Il étudie l'universalité de l'amour dans le message du Christ, la place du Diable et du Mal dans le discours de l'Eglise, l'indispensable complémentarité entre foi et raison, l'essence de la laïcité, la personnification du divin, la notion de résurrection et la mort.
    Fleurit alors un dialogue où s'entrecroisent deux regards et réflexions qui, ni ne se superposent, ni se rejettent. Les visions du philosophe et du Cardinal forment un diptyque captivant.

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