Lucia Ferretti

  • Voici l´histoire de femmes qui ont prié et travaillé toute leur vie. Oratio et Labor, selon la devise de leur congrégation. Désireuses d´être de « vraies dominicaines », elles ont pratiqué la vie commune de religieuses semi-cloîtrées et récité l´office divin tous les jours. Elles ont préparé des repas, lavé et réparé des vêtements, fait du ménage pour les prêtres et les religieux. Elles ont aussi accueilli, élevé et instruit des orphelins et autres enfants sans soutien. Des jeunes filles, des vieillards, des convalescents ont pensionné dans leurs foyers. Après le concile Vatican II et la Révolution tranquille, ces femmes ont trouvé de nouvelles manières de s´insérer dans l´Église, la société québécoise et le monde. Toujours, elles ont voulu faire de leur vie un chemin de sanctification personnelle, une prédication dans l´action, un témoignage de leur foi.Ce livre présente les religieuses, leur vie spirituelle, leurs oeuvres et l´organisation d´une congrégation dominicaine. Il raconte la vie dans leurs orphelinats, ainsi que l´évolution particulière qui a caractérisé ces établissements. Il met au jour les rapports entre les soeurs et leurs employeurs. Ce faisant, on voit comment, par leur travail et leur prière, les filles de Dominique à Trois-Rivières ont contribué à assurer la continuation d´une culture dominicaine séculaire, à consolider l´Église au Québec, et à y faire émerger l´État providence.

  • Le numéro de l'été des Cahiers de lecture de L'Action nationale s'ouvre sur deux textes, l'un de Robert Laplante et l'autre de Richard Prieur, directeur de l'ANEL, portant sur les impacts de la pandémie sur la chaîne du livre québécois et l'importance, plus que jamais, de lire local. Dans ce numéro, les collaborateurs et collaboratrices se sont penchés sur les « Rêves et cauchemars des nations », en lisant les ouvrages de Gérard Bouchard et de Jacques Beauchemin, sur « Les lois d'exception », concernant l'anticommunisme d'après-guerre et Octobre 1970, et sur « Le droit de résister » , pour le français et pour la liberté d'expression. Cette édition aborde aussi le sort des Inuits, les transformations de l'agroalimentaire, le territoire et plonge dans les biographies de chercheurs particuliers avec entre autres des recensions de Lettres au frère Marie-Victorin. Correspondance sur la sexualité humaine de Marcelle Gauvreau, Je veux que les Inuits soient libres de nouveau de Taamusi Qumaq ou Splendeurs, misères et ressorts des régions de Marc-Urbain Proulx.

  • Nombreux sont les essais recensés dans cette édition qui interpelleront le lecteur et imposeront une prise de conscience. L'importance de préserver l'indépendance des médias (Ici était Radio-Canada, d'Alain Saulnier ; Vortex, La vérité dans le tourbillon de l'information de Michel Lemay), de penser l'éducation (Réflexions sur l'université : le devoir de vigilance d'Ethel Groffier ; Une histoire philosophique de la pédagogie de Normand Baillargeon) et de revoir l'engagement citoyen (Publics rebelles. Le pouvoir sans précédent du citoyen du monde de Daniel Drache ; L'âge citoyen de Jean Carette) correspondent à des thèmes particulièrement d'actualité. Aussi dans ce numéro, l'ouvrage de Brigitte Haentjens Un regard qui te fracasse. Propos sur le théâtre et la mise en scène, l'essai autobiographique Ma vie rouge Kubrick de Simon Roy et des extraits inédits de la biographie de Richard Foisy consacrée au poète Jean Narrache, à paraître en mai 2015.

  • Regroupés sous le thème « Penser les événements », six essais qui abordent le printemps érable 2012 et les différents enjeux qui en découlent sont analysés. En éditorial, Robert Laplante revendique un plan de lecture national audacieux (abonner toutes les bibliothèques du Québec au revues culturelles, entre autres) afin de favoriser et encourager la lecture. Ailleurs dans ce numéro, ­Lettres au fils. Testament spirituel­ (Jean-Philippe Trottier), ­Nationalisme et protection sociale (Daniel Béland, André Lecours) et ­La droite en Alberta­ (Frédéric Boily).

  • Cette nouvelle édition des Cahiers de lecture met à l'honneur les grands thèmes qui ont fait les manchettes en 2012. Tout d'abord, « Le Nord, les mines » recense quatre parutions sur le thème de l'histoire minière au Québec dont Le défi des ressources minières par Normand Mousseau, « une synthèse incontournable » selon Robert Laplante. Intitulé « Printemps au carré », le deuxième thème principal de la revue fait place aux ouvrages écrits dans la foulée des soulèvements étudiants et populaires qui ont marqué 2012 avec des parutions telles que Carré rouge du photographe Jacques Nadeau et Les dessous du printemps étudiant de Gérard Beaudet. Puis, un troisième thème souligne la publication de deux essais en 2012 sur l'histoire de la mafia au Québec, l'une irlandaise (La mafia irlandaise de Montréal par D'Arcy O'Connor) et l'autre sicilienne (Mafia inc. par André Cédilot et André Noël).

  • Pour son édition estivale, la revue Les Cahiers de lecture ouvre « le chantier de l'éducation » en se penchant sur quatre ouvrages parus récemment, soit Un Québec libre est un Québec qui sait lire et écrire, Réussir l'éducation. Pour un accompagnement adéquat de nos talents, L'inéducation. L'industrialisation du système d'éducation du Québec et La perte et l'héritage. Essai sur l'éducation par les grandes oeuvres. Aussi, Mathieu Gauthier-Pilote offre une recension étoffée de l'essai de Philippe De Grosbois, La bataille d'Internet. Parmi les autres ouvrages passés à la loupe des collaboratrices et collaborateurs, on compte des essais sur le capitalisme, les travailleuses domestiques, le libre-échange, le syndicalisme catholique, la commission Laurendeau-Dunton, le mouvement étudiant des années 60 ou encore l'écosophie, le cinéma d'André Forcier, les Haïtiens du Québec, l'UPA et l'extrémisme au XXe siècle.

  • Deux grandes thématiques traversent le numéro d'automne des Cahiers de lecture : Montréal et les féminismes. Ouvrages sur l'histoire de la ville ou de certains quartiers comme le Mile-End ou le Plateau Mont-Royal, ouvrages sur l'architecture ou sur l'urbanisme, les recensions couvrent une panoplie de sujets et donnent à lire sur la métropole plus que tricentenaire. Plusieurs essais, dont un sur l'absence des auteures dans les lectures obligatoires collégiales, un sur Nelly Arcan et d'autres qui explorent la pluralité du concept de féminisme se rapportent à la seconde thématique principale de ce numéro. Aussi, en éditorial, Robert Laplante souligne le caractère novateur et essentiel du livre Bibliothèques québécoises remarquables, paru récemment, qui retrace l'histoire des plus importantes bibliothèques de la province. Parmi les autres essais discutés, notons Les luttes fécondes de Catherine Dorion et Les yeux tristes de mon camion de Serge Bouchard, gagnant d'un prix du Gouverneur général 2017.

  • Le numéro estival des Cahiers de lecture de L'Action nationale vous invite à « Prendre le large », à explorer à une autre vitesse et sous d'autres angles les paysages et l'histoire. Retrouvez-y des recensions du Québec à 5 km/h. Sur les sentiers et rivières des explorateurs de Nathalie Le Coz, L'âge de l'irréalité. Solitude et empaysagement au Canada français 1860-1930 de Vincent Lambert, Saint-Laurent mon amour de Monique Durand, Sur la piste du Canada errant de Jean Morisset, La pomme et l'étoile d'Étienne Beaulieu, La Maison mère d'Alexandre Soublière, Des fictions sans fiction ou le partage du réel de Robert Dion et L'art de rater sa vie de Simon Nadeau. Puis, avec deux biographies d'artisans de la Révolution tranquille, Denis Vaugeois et Guy Rocher, revivez l'envie de « Faire l'éducation ». Les autres essais recensés ouvrent quant à eux des perspectives sur plusieurs enjeux de notre temps comme la liberté d'expression, les mouvements migratoires ou le cosmopolitisme.

  • L'édition estivale des Cahiers de lecture recense de nombreux ouvrages de référence dont La modernité au Québec, tome 2, d'Yvan Lamonde, Quinze classiques de la littérature québécoise, de Sylvain Campeau et Patrick Moreau et Curieuses histoires de plantes du Canada, tome 2 d'Alain Asselin, Jacques Cayouette et Jacques Mathieu. Le professeur Jacques Cardinal, auteur de plusieurs études sur des écrivains québécois, est interviewé ici à l'occasion de la publication de son essai sur le Saint-Élias de Jacques Ferron. Ce numéro fait aussi une place à des livres traitant de l'influence des baby-boomers sur la société, dont notamment Les boomers sont-ils coupables? de Gaétan Bélanger, de parcours migratoires comme le récit d'Akos Verboczy, Rhapsodie québécoise. Itinéraire d'un enfant de la Loi 101 et des questions d'islamisme comme le cri du coeur de Djemila Benhabib, Après Charlie. Laïques de tous les pays, mobilisez-vous!

  • Que disent les recensements sur la population de Trois-Rivières au début du XXe siècle? Qu'en montre le photographe Pierre-Fortunat Pinsonnault ? Comment le premier Bureau de placement public des ouvriers a-t-il contribué à l'industrialisation qui métamorphose alors la capitale de la Mauricie ? En plus de répondre à ces questions, l'ouvrage nous plonge dans les questions d'éducation. Du sport et de l'éducation physique chez les Ursulines ! Un renouveau en 1928 à la Commission scolaire ? Reynald Rivard, pionnier trifluvien de l'éducation spécialisée au Québec ? La vie culturelle n'est pas en reste. D'Albert Tessier à Hervé Biron, le rôle des historiens et écrivains de Trois-Rivières dans la construction de sa mémoire et l'animation de son patrimoine est rappelé, ainsi que l'essor de ses salles de cinéma, son Exposition centenaire et l'action de personnages en vue comme Clément Marchand, propriétaire des éditions du Bien Public, ou J.- Antonio Thompson, infatigable promoteur de la musique classique.

    Clin d'oeil par son titre aux Pages trifluviennes, parues à l'occasion du troisième centenaire de la Cité de Laviolette, Nouvelles pages trifluviennes, rassemble les résultats de recherches inédites, effectuées par une douzaine de chercheurs gravitant autour du Centre interuniversitaire d'études québécoises de l'UQTR. L'ouvrage est à lire pour mieux connaître des personnages, événements et institutions qui ont marqué Trois-Rivières depuis la fin du XIXe siècle.

    Sortie en librairie prévue le 8 septembre 2009.


    Jean Roy est historien, professeur retraité de l'Université du Québec à Trois-Rivières, associé au Centre interuniversitaire d'études québécoises de l'UQTR. Spécialiste de l'histoire du catholicisme québécois (institutions, économie et culture), il a publié de nombreux articles dans diverses revues et dans des ouvrages collectifs.

    Lucia Ferretti est historienne et professeure à l'Université du Québec à Trois-Rivières. Spécialiste d'histoire socioreligieuse, elle s'intéresse notamment à l'histoire de l'assistance et du bien-être social au Québec, à travers ce qui s'est fait à Trois-Rivières. Elle est l'auteure de l'Histoire des Dominicaines de Trois-Rivières, « C'est à moi que vous l'avez fait », publiée chez Septentrion en 2002.

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