Marc Lazar

  • Les résultats d'une enquête sur les partis sociaux-démocrates qui présentent, dans un premier temps, un bilan de ces organisations au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, puis, dans un deuxième temps, les permanences et les évolutions du socialisme en Europe quant à ses idées, ses doctrines et ses valeurs.

  • Avec la crise actuelle, toutes les sciences sociales sont confrontées à des remises en débat de leurs schémas de compréhension ou à l'émergence de nouveaux axes de recherche. Cette évolution pousse les chercheuses et les chercheurs vers des frontières interdisciplinaires : l'évolution des États providences, l'équilibre entre libertés publiques et contraintes collectives, la confiance interindividuelle et verticale, les relations de travail, l'enjeu environnemental, les relations internationales et de puissance commerciale, la compréhension de l'événement dans une démarche comparative et historique, les inégalités et la prospérité.
    Pour la première fois, les chercheuses et chercheurs de Sciences Po ont voulu ancrer leurs réflexions dans une production commune, accessible à tous.

    Professeur des universités en histoire et sociologie politique, Marc Lazar est président du Centre d'histoire de Sciences Po où il est aussi directeur du département d'histoire et président du Conseil scientifique.

    Professeur des universités en économie, Guillaume Plantin est directeur scientifique de Sciences Po.

    Directeur de recherche au CNRS, Xavier Ragot est président de l'OFCE.

  • La dynamique conquérante des populismes, particulièrement en Europe, est le symptôme d'un problème démocratique. Elle reflète ce phénomène considérable de l'antipolitique qui est à la fois le rejet de toute politique et l'aspiration à une autre forme de régime.
    Après l'ère de la démocratie des partis et des parlements au sortir de la guerre, puis au tournant du siècle, la démocratie du public, marquée par le déclin des cultures politiques traditionnelles, le recul des grands partis et la personnalisation du pouvoir, sa présidentialisation et sa médiatisation, nous entrons dans une nouvelle ère, qu'IIvo Diamanti et Marc Lazar appellent la "peuplecratie".
    La peuplecratie résulte d'un double processus. D'une part, l'ascension des mouvements et partis populistes ; de l'autre, par effet de contamination, la modification des fondements de nos démocraties. Les populistes sacralisent le peuple souverain dans le même temps où ils s'attaquent aux représentants politiques et se livrent à une critique radicale des formes institutionnelles organisant cette même souveraineté populaire. Le peuple est systématiquement valorisé en tant qu'entité homogène, porteur de vérité et considéré comme fondamentalement bon, par opposition aux élites supposées sans racines nationales. Cet antagonisme, à l'heure de la prise immédiate de parole numérique, donne une nouvelle vigueur et une tout autre dimension à la vieille idée de l'expression directe, voire référendaire, de l'opinion vraie des 'vraies gens'. Ainsi est altérée la signification de la démocratie en tendant à récuser la représentation et les contre-pouvoirs ; ainsi est favorisée la montée en puissance des figures, pour le moins autoritaires, de l'incarnation.
    Cet ouvrage, qui a eu en Italie un formidable écho, réfléchit à partir de la France et de l'Italie à l'émergence sous nos yeux de la peuplecratie.

  • Elle est née en 1958. Son père s'appelait Charles. Il voulait créer des institutions stables face au «régime des partis». Elle a été révisée à 24 reprises. Elle vit une relation d'amour-haine avec les Français.Qui est-elle? La Cinquième République.Le portrait sans préjugés qu'en dressent ici économistes, historiens, politistes et juristes montre qu'en soixante ans d'existence, la Cinquième République n'a pu survivre qu'en se métamorphosant.Aujourd'hui, le chef de l'État, ce «monarque républicain», est contraint par son ubiquité et enserré dans les mailles de plus en plus étroites du droit. Le Parlement, derrière l'apparence d'inefficacité que renvoie la médiatisation déformée de ses débats publics, travaille et tire profit de prérogatives récemment élargies. Face à la mondialisation et au renforcement de la construction européenne, l'État a su se recomposer pour conserver son autorité. Loin de voler en éclats sous le choc de la dernière campagne présidentielle, le système des partis a entamé sa mue. Une vision démystifiée de la Cinquième République, pour mieux comprendre la relation ambiguë des Français avec leurs institutions et réfléchir à leur avenir.

  • - 1%

    This edited volume promotes a comparative and transnational approach to the complex and ambiguous relationship between West European socialism and the contemporary state over the longue durée. It encourages a better understanding of socialism while also casting an original light on the history of the contemporary state in Europe. Socialists have been a prime political force since the late nineteenth century through to the present. Through their strength, their presence at the heart of societies, their dynamism, inventiveness, and influence, they have left their mark on the European physiognomy and helped to forge part of its identity. This is particularly true where the welfare state is concerned, and the role played by the state in constructing, embedding, and extending this social model. Surprisingly, there has been no research aiming to systematically analyse the relationship between socialism and the state. This volume fills a gap in knowledge by rejecting the media simplification and political polemic maintained by opponents of socialism - and sometimes by socialists themselves - which systematically links socialism with "statism". It focuses on numerous case studies involving France, Italy, Spain, Greece, Austria, Germany, Belgium, the United Kingdom and Scandinavia, and highlights the diversity of organisations within European socialism. Ultimately, this book demonstrates that the fate of this political culture depends on the socialist parties themselves but also on any new configurations that states may assume. Conversely, the future of states will also depend partly on the choices made by socialists, if they still exist and still have the means to shape decisions and make their voices heard.

  • Les auteurs ont tous les deux collaboré à la revue Communisme. Ils tentent d'expliquer le phénomène du communisme depuis 1917.

  • La singulière confrontation, longue de trente ans, entre un homme et une organisation, qu'a priori tout oppose, mais qui voulaient, tous deux, incarner la France.

empty