Marie Chaix

  • D'autres enfants jouent au papa et à la maman. Moi, j'allais apporter un colis à mon mari l'ours en peluche, prisonnier derrière les barreaux de la chaise. Pour faire comme ma mère. Elle, l'épouse d'Albert B., bras droit de Doriot au PPF pendant la guerre... Albert, mon père, collabo, condamné à perpétuité à la Libération. Toi, passionné de l'antibolchevisme, éternel absent, qui étais-tu vraiment ?Romancière, Marie Chaix est née à Lyon en 1942. Elle a obtenu le prix des Maisons de la Presse pour Les Lauriers du lac de Constance, biographie romancée de son père. L'Été du sureau est disponible en Points.« Un récit sobre, pudique, bouleversant, une écriture salvatrice. »L'Express

  • L'été du sureau

    Marie Chaix

    'C'est tout de même bizarre. Ma fille quitte son mari et c'est moi qui me sens abandonnée, avec l'impression de l'avoir perdu. Leur séparation me déchire le coeur. Que m'arrive-t-il ? Pourquoi leur histoire deviendrait-elle mienne aujourd'hui ? Et ces la

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • L'Age du tendre est l'itinéraire sentimental que l'on parcourt, de paysage inconnu en paysage nouveau, cherchant... si seulement on savait qui ou quoi, avant d'apprendre, peu à peu, comment on s'appelle. L'Age du tendre commence bien avant l'adolescence, qui en est le point de déchirure, mais il ne se « termine » pas : il nous accompagne d'enfance en adolescence puis, jusqu'à cet âge pompeusement nommé adulte, pour nous faire croire, au bout du chemin, que l'on sait ce qu'Amour veut dire. On ne sait rien : dans un cri, on a quitté la maison de chair, le seul refuge. A l'ombre de la mère, les premiers pas. Bientôt le paysage s'ouvre : des maisons, des gens, des jardins. Pendant longtemps, on ne rencontre que les membres de la famille. On voudrait savoir, comprendre ; on pose des questions. Ils n'entendent pas. On continue. Des choses arrivent, dans le regard, dans le corps, qui, de plus en plus, vous font grandir. Il y avait un avant. Il y aura un après. L'Age du tendre est jalonné d'épreuves initiatiques, autant d'étapes à franchir pour conjuguer le verbe aimer : l'oeil du voyeur entre les feuilles, les orgues de la communion solennelle, les seins qui pointent, les trois gouttes de sang-géranium, les cris du père et ses larmes, une nuit ; le premier homme, mais aussi Noémi, « les femmes en noir », les chagrins d'amour... L'Age du tendre m'a fait traverser les terres féminines et les terres masculines. J'ai appris qu'elles n'étaient pas ennemies. « Amo, amas, maman, mamour, mourir, la ritournelle est toujours la même. » M.C.

  • Une femme s'endort. Elle va peut-être mourir, prisonnière de ce sommeil incompréhensible qu'est le coma. La narratrice, devenue l'ombre, "la suivante" de la dormeuse, va l'accompagner tout au long d'une agonie de six semaines ; elle sera le témoin de cette mort lente, imposée par les progrès de la médecine et l'engrenage monstrueux de l'hôpital.
    Durant ce dernier voyage à travers les brumes, la narratrice va tenter de retrouver la vivante femme d'autrefois : la jeune fille des années 20, la folle amoureuse, l'épouse romantique, la musicienne qui sacrifia ses rêves à la réalité d'un seul homme et vécut, incomprise, sa vie en somnambule. Cette femme fut aussi sa mère, dont elle a surtout connu la maladie et une vieillesse prématurée.
    En se substituant à la mémoire de la mourante, en recollant les bribes de souvenirs comme les pièces d'un puzzle, la narratrice restitue le portrait d'une femme qu'elle aima passionnément, silhouette qui s'estompe, fragile comme dans les rêves, figée dans ce "musée des poussières" auquel ressemble toute vie qui s'achève.
    De rêveries en souvenirs, de cauchemars vécus en descriptions cruelles d'une "réalité banale", qui est celle de la vieillesse et de la mort, le récit se déroule comme une incantation bouleversante où, à travers le destin d'une femme, le lecteur entendra la musique secrète, éternelle de la femme.

  • À la découverte d'une région pas seulement viticole. « Copyright Electre »

  • Entre école, centre formation et université, comment les formateurs d'enseignants peuvent-ils constituer une identité qui leur soit propre ? Qu'il soit à l'université, en institut de formation ou dans un établissement scolaire, comment un formateur se positionne-t-il vis à vis des professeurs qu'il forme alors qu'il est lui-même un enseignant ? Comment se situe-t-il entre ses différentes appartenances ou références : la recherche des universitaires la pratique d'enseignement, la formation d'enseignants ? Que donne-t-il de sa personne ?

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