Marie Ndiaye

  • Trois récits, trois femmes qui disent non. Elles s'appellent Norah, Fanta, Khady Demba. Chacune se bat pour préserver sa dignité contre les humiliations que la vie lui inflige avec une obstination méthodique et incompréhensible. L'art de Marie NDiaye apparaît ici dans toute sa singularité et son mystère. La force de son écriture tient à son apparente douceur, aux lentes circonvolutions qui entraînent le lecteur, sous le glacis d'une prose impeccable et raffinée, dans les méandres d'une conscience livrée à la pure violence des sentiments. De sa voix chaleureuse, Dominique Blanc nous fait entrer dans l'univers intime de Norah, Fanta et Khady Demba. Une lecture ciselée qui met remarquablement en relief l'écriture précise et achevée de Marie NDiaye. Prix Goncourt 2009

  • User du bon sens pour trouver la vérité en toute chose et agir pour relever les défis du développement est le leitmotiv de cette contribution. Une invitation à l'engagement au niveau individuel et dans le cadre associatif, de jeunes, de femmes et d'hommes, à agir et échanger avec des citoyens du monde, pour un meilleur devenir du continent. Relever les défis du développement est une priorité pour l'Afrique. Il s'agit d'un combat à mener contre l'incohérence d'un système qui engendre et perpétue le sous-développement et tous ses corollaires qui ont pour noms : pauvreté, manque de souveraineté, fuite des capitaux, insuffisance alimentaire, manque d'industrie, analphabétisme, éducation inadaptée, chômage des jeunes, migration clandestine, injustice et frustrations de toutes sortes. La pauvreté n'est pas une fatalité, elle n'est pas non plus une exclusivité africaine. La question de son éradication concerne l'humanité toute entière et devrait mobiliser les consciences car elle constitue un affront à la dignité humaine, partout ou elle sévit. De la même façon la résolution des problèmes de développement ne doit pas être l'apanage des seuls experts dont les politiques économiques et monétaires préconisées en Afrique depuis des décennies n'ont pas encore atteint leurs objectifs.

  • Comment la littérature exprime-t-elle la transcendance du cadre national comme principal point de repère identitaire et socioculturel? Se donnant pour aire d'analyse la littérature africaine et caribéenne, ce dossier d'Études littéraires nous montre la représentation littéraire du transnationalisme comme un champ foisonnant, aux procédés narratifs et énonciatifs diversifiés. Les articles composant ce dossier examinent une belle variété de romans, allant de Rose déluge du Togolais Edem Awumey à L'Étoile noire de la Martiniquaise Michelle Maillet, en passant par La Fabrique de cérémonies du Togolais Kossi Efoui, Le Terroriste noir du Guinéen Tierno Monénembo, La Saison de l'ombre de la Camerounaise Léonora Miano et La Dot de Sarah et Le Livre d'Emma de l'Haïtienne Marie-Célie Agnant. Transportant le lecteur dans une grande diversité d'univers, cette nouvelle livraison d'Études littéraires nous fait voir le transnationalisme comme un puissant moteur de création littéraire.

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