Littérature générale

  • «Le Centre hospitalier holistique de Tourmens est un hôpital public. On y reçoit et on y soigne tout le monde, sans discrimination et avec bienveillance. Mais les préjugés envers son approche féministe et inclusive des soins et de l'enseignement sont tenaces.
    Depuis sa création, en 2024, les hommes qui s'enrôlent à l'École des soignantes du CHHT n'ont jamais été nombreux : l'année où j'ai commencé ma formation, j'étais l'un des rares inscrits. J'espère que nous ne serons pas les derniers.
    Je m'appelle Hannah Mitzvah. Aujourd'hui, 12 janvier 2039, je commence ma résidence. L'officiante de l'unité à laquelle je suis affecté se nomme Jean ("Djinn") Atwood. C'est une figure légendaire de la santé des femmes.
    Je me demande ce qu'elle fait chez les folles.»

  • «Je m'appelle Jean Atwood. Je suis interne des hôpitaux et major de ma promo. Je me destine à la chirurgie gynécologique. Je vise un poste de chef de clinique dans le meilleur service de France. Mais on m'oblige, au préalable, à passer six mois dans une minuscule unité de «Médecine de La Femme», dirigée par un barbu mal dégrossi qui n'est même pas gynécologue, mais généraliste! S'il s'imagine que je vais passer six mois à son service, il se trompe lourdement. Qu'est-ce qu'il croit? Qu'il va m'enseigner mon métier? J'ai reçu une formation hors pair, je sais tout ce que doit savoir un gynécologue chirurgien pour opérer, réparer et reconstruire le corps féminin. Alors, je ne peux pas - et je ne veux pas - perdre mon temps à écouter des bonnes femmes épancher leur coeur et raconter leur vie. Je ne vois vraiment pas ce qu'elles pourraient m'apprendre.»

  • La maladie de Sachs

    Martin Winckler

    Dans la salle d'attente du docteur Bruno Sachs, les patients souffrent en silence.
    Dans le cabinet du docteur Sachs, les plaintes se dévident, les douleurs se répandent.
    Sur des feuilles et des cahiers, Bruno Sachs déverse le trop-plaint de ceux qu'il soigne.
    Mais qui soigne la maladie de Sachs?

  • Tilliers, petite ville de France, à la fin des années soixante.Dans la famille Farkas, Claire (la mère) soutient et transmet, Luciane (la fille) se révolte et s'émancipe ; Abraham (le père) écoute et soigne ; Franz (le fils) observe et (s') écrit.Ensemble et séparément, ils vivent et racontent les séquelles de la guerre d'Algérie et les conséquences de mai 68 ; la cause des femmes et les silences des hommes ; l'acné juvénile et les cicatrices du colonialisme ; les mélodies des Beatles et les maladies d'amour.

  • Abraham et fils

    Martin Winckler

    Printemps 1963. Sur la Grand-Place de Tilliers-en-Beauce, une Dauphine jaune se gare à l'ombre du monument aux morts. Ses passagers reviennent de loin. Abraham est médecin et il cherche du travail. Son fils Franz n'a pas dix ans et aucun souvenir de leur vie passée. Bientôt, ils emménagent dans une maison trop grande pour eux. Ensemble et séparément, ils vont découvrir la France du Général, de la télévision d'État, du Canard Enchaîné, des commémorations et des secrets empoussiérés.

  • Un médecin, ça n'a pas toujours été médecin. Il a bien fallu qu'il le devienne. Bruno Sachs, le personnage déjà rencontré dans La Vacation (989) et La Maladie de Sachs (1998), n'échappe pas à la règle. S'il est devenu le médecin qu'il est devenu, c'est grâce, malgré ou à cause des longues années de formation qu'il a passées à la faculté de médecine de Tourmens, dans les années soixante-dix.
    Raconter ces sept années de faculté, c'était montrer que devenir médecin c'est vivre plusieurs romans à la fois : un roman de... formation médicale, bien sûr ; mais aussi un roman d'amour ; un roman qui parle de pouvoir et de politique ; un roman sur l'amitié ; un roman où l'on vit, où l'on se bat et ou l'on meurt - bref, un roman d'aventures.

  • «Parce qu'il fallait former les volontaires, on a fait appel à ceux qui travaillaient dans l'ombre. J'ai répondu présent.
    Ce que j'avais à dire tenait en quelques mots : S'ouvrir sans questionner, écouter sans interrompre, entendre sans juger. Expliquer. Apaiser. Soulager. Je pensais, depuis longtemps déjà, qu'il n'est pas nécessaire d'être un professionnel pour accompagner celui qui choisit de mourir.
    Veiller fait partie de l'expérience humaine.»

  • La vacation

    Martin Winckler

    «Tout en surveillant les mouvements du rideau, tu rabats les feuillets et tu poses le dossier derrière toi sur la paillasse.
    Tu attends, les bras croisés, le bassin calé contre le plan carrelé, et parfois avec un peu d'impatience, que la femme se soit dévêtue et qu'elle apparaisse enfin en longue chemise de nuit ou en robe légère.
    - Venez, Madame.
    Tu lui souris, tu fais deux pas dans sa direction ; tu l'invites à s'approcher.» Bruno Sachs, médecin généraliste, pratique des avortements lors de vacations hebdomadaires dans un hôpital.

    Le premier roman de Martin Winckler.

  • "Ils auraient donné leur propre vie pour sauver celle de leur fils, mais personne n'en voulait parce que ce n'est pas comme ça que ça marche."
    "Le don de sang ne va pas de soi. Parler souvent de ce sujet, avec enthousiasme et bienveillance : voilà l'objectif de ce recueil. Des histoires courtes, des histoires de partage, de lumière, d'espoir. Puissent-elles susciter l'envie de parler à votre tour du don de sang. Puissent-elles être le déclic pour devenir vous-même donneur régulier."
    Comment le décès d'une jeune Américaine, Rebecca, entraîne un incroyable mouvement de solidarité. Comment la rencontre entre Gaëlle et Julien, autour d'un café, ne se déroule pas de la façon attendue. Comment Rachel, soixante-dix ans, transmet un peu de son histoire à sa petite-nièce. Comment les "liens du sang" dont parle Dimitri dans sa verve adolescente ne sont pas ceux qu'on imagine...

  • Plumes d'Ange

    Martin Winckler

    «Ange m´a beaucoup parlé, et j´ai cru qu´il était "naturel" pour un père de parler à son enfant avant de comprendre que ça ne l´était pas pour tout le monde... L´attention qu´il me portait m´a gratifié ; sa parole m´a protégé et m´a aidé à grandir ; son amour m´a rendu fort. C´était un parent - et un soignant - exemplaire. Je sais que l´écriture me vient de lui : s´il ne m´en a pas transmis le gène (je ne crois pas plus au gène de l´écriture qu´au gène de la médecine ou à celui du crime...), il l´a, je ne sais comment, mise en oeuvre.
    Mais écrire, c´est se constituer en secret. Un jour, bien après la mort d´Ange, j´ai découvert dans l´écriture autre chose que ce que je croyais y mettre.»

  • Été 2015. L'histoire d'une jeune Américaine, Rebecca Townsend, dix-sept ans, fait le tour du monde via le Web, puis la presse. À la suite de son décès accidentel, un incroyable mouvement de don et de solidarité voit le jour. Novembre 2015. Gaëlle rencontre Julien, qui semble bien pâle. Assis à la même table, ils se font rire, se sourient. Pourquoi sont-ils là ? Quel terrible événement a bouleversé leur existence ? Janvier 2051. Rachel, soixante-dix ans, donne son sang pour la dernière fois. Elle passe le flambeau à sa petite-nièce. Mais elle ne lui transmet pas seulement le désir de donner un peu d'elle-même ; avec ces années au centre de transfusion, ce sont aussi des dizaines d'histoires qu'elle confie à la jeune femme.

  • On attend d'un médecin qu'il écoute, rassure, explique et s'efforce de « Guérir parfois. Soulager souvent. Consoler toujours ». On attend d'un médecin qu'il soigne.En France, la réalité est autre : de la violence verbale aux jugements de valeurs, de la discrimination au refus de prescription, des épisiotomies arbitraires à la chimiothérapie imposée, bon nombre de médecins brutalisent les patients, à commencer par les femmes.Ces brutes en blanc trahissent la déontologie et enfreignent les lois.Ce n'est pas un hasard : la caste hospitalière, profondément sexiste, ne se consacre pas aux soins, mais à ses luttes de pouvoir ; dans les facultés, la formation éthique et psychologique est absente, le savoir sous la coupe de mandarins aux valeurs archaïques et l'esprit scientifique parasité par les industriels. Comment s'étonner, alors, que tant de médecins se comportent en aristocrates hautains, et non en professionnels au service du public ?Le temps est venu de dire non à cette maltraitance d'un autre âge.La santé des citoyens vaut bien une révolte. Ou une révolution.

  • Legendes

    Martin Winckler

    Les fictions qui nous accompagnent, qui nous aident à grandir et nous ouvrent sur le monde, ne sont pas seulement les livres que nous avons lus, les films que nous avons vus, ou, plus généralement, les histoires qui nous ont été racontées. Pour ne pas se dissoudre dans l´écoulement du temps, chaque homme, chaque femme, élabore également ses fictions personnelles à mensonges, fantasmes, faux-semblants, espoirs insensés, conquêtes irrésistibles, vengeances et crimes parfaits. Mais la mémoire est un monde sous-marin : aussi vivant que le corail, l´imaginaire y recouvre lentement l´épave de chaque événement, réel ou rêvé, vécu ou inventé ; peu à peu, le souvenir des fictions se mêle indissolublement à la fiction des souvenirs.

  • Martin Winckler raconte avec humour et tendresse les nourritures qui, après avoir bercé son enfance algérienne, rythment sa trépidante vie familiale, les dîners et casse-croûte marqués par sa passion pour les séries télévisées d'outre-Atlantique et les saveurs de l'Amérique de son adolescence.

  • Je m'appelle Jean Atwood. Je suis interne des hôpitaux et major de ma promo. Je me destine à la chirurgie gynécologique. Je vise un poste de chef de clinique dans le meilleur service de France. Mais on m'oblige, au préalable, à passer six mois dans une minuscule unité de «Médecine de La Femme», dirigée par un barbu mal dégrossi qui n'est même pas gynécologue, mais généraliste! S'il s'imagine que je vais passer six mois à son service, il se trompe lourdement. Qu'est-ce qu'il croit? Qu'il va m'enseigner mon métier? J'ai reçu une formation hors pair, je sais tout ce que doit savoir un gynécologue chirurgien pour opérer, réparer et reconstruire le corps féminin. Alors, je ne peux pas - et je ne veux pas - perdre mon temps à écouter des bonnes femmes épancher leur coeur et raconter leur vie. Je ne vois vraiment pas ce qu'elles pourraient m'apprendre.

  • Histoires en l'air

    Martin Winckler

    «Deux fois par mois, pendant deux ans, j'ai écrit des textes courts - nouvelles, contes, saynètes, récits, chansons - ou esquissé sur quelques pages le synopsis de romans, de films, de séries télévisées, de comédies musicales qui ne verront peut-être jamais le jour.
    Deux fois par mois, pendant deux ans, j'ai lu à haute voix ces fictions, ces récits, ces projets en germe aux auditeurs d'arteradio.com.
    La plupart de ces rêves éveillés resteront, vraisemblablement, des "histoires en l'air"... mais j'avais envie de les partager, de les murmurer sur le vent d'une webradio, dans un espace de parole où tout est possible. Puis de les rassembler dans un livre.»

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