Michaël de Saint-Chéron

  • À la suite du premier livre qu'il consacra à Lésinas en 2006 (Entretiens avec Levinas), Michaël de Saint-Cheron approfondit ici l'opposition frontale qui est au coeur du dialogue Ricoeur - Levinas sur le statut de l'Autre. Il donne une place particulière à Franz Rosenzweig et à son Étoile de la Rédemption, comme si elle était un trait d'union possible entre les approches de Ricoeur et de Levinas. En appendice du livre, le lecteur trouvera l'ensemble des dialogues de Michaël de Saint-Cheron avec Paul Ricoeur entre 1990 et 2000, repris ici à l'occasion du centenaire du philosophe.

  • Cet ouvrage se compose d´une série d´entretiens entre Michael de Saint-Chéron et Geneviève de Gaulle-Anthonioz et d´un essai de Michael de Saint-Chéron.  Les entretiens (qui furent déjà publiés en 1998, mais qui sont ici complétés et « mis en situation ») revisitent le parcours exceptionnel de cette femme admirable, nièce du Général de Gaulle (elle était la fille de son frère, Xavier) qui s´illustra aussi bien pendant la Résistance que dans la lutte contre l´extrême pauvreté.    Rappelons que, déportée à Ravensbrück à la suite d´une dénonciation (elle fut torturée par la Gestapo et la bande de Bonny et Lafon), elle s´y lia d´amitié avec Germaine Tillion et fut « épargnée »  car Himmler voulait en faire une « monnaie d´échange » à un moment où de Gaulle prenait la tête de la France Libre.   A la Libération, cette femme intransigeante (le premier volume des Mémoires du Général de Gaulle lui est dédié) s´engagea dans un nouveau combat, contre la misère. Elle fut ainsi à l´origine de la fameuse loi de 1958 , dite « loi contre la grande pauvreté ».    Témoin au procès Barbie, elle impressionna la France entière par la sobriété et la puissance de son intervention. De cette vie prodigieuse, elle tira un récit, La Traversée de la nuit (1958) qui fut en son temps un énorme best-seller. Dans ces Entretiens avec Michaël de Saint-Chéron, elle revisite l´ensemble de son parcours et affine sa réflexion sur le bien, le mal, l´horreur absolue et le destin de l´humanité.

  • INEDIT - NOUVELLE EDITION C´est en disciple que Michael de Saint Chéron entreprit de « converser avec un Emmanuel Levinas au soir de sa vie ». Conversation pleine de crépuscule et d´espérance, de tendresse et d´admiration. Il y est question de la place du féminin dans son acheminement vers une transcendance de l´altérité, du concept du temps dans la philosophie de Bergson, de Paul Ricoeur, de sa vision de la « fin de l´histoire » à l´heure où s´écroulait l´empire communiste d´Occident. Dans une seconde partie, l´auteur propose une réflexion sur la phénoménologie du visage et la problématique de la déconstruction, de la rupture, dans l´oeuvre de Levinas. Pour ce faire, il interroge les oeuvres de Sartre, Ricoeur, Malraux, mais aussi Kant, Heidegger et Derrida. Une approche résolument novatrice de la pensée du grand philosophe se déploie dans ces pages.

  • Malraux à toute allure. ou le dictionnaire total qui épouse le rythme d'une vie menée tambour battant, de l'Indochine à l'Espagne, de Staline à De Gaulle, de la Résistance au ministère de la Culture, de La Condition humaine aux Chênes qu'on abat. Malraux restitué dans toute sa diversité, dans tous ses paradoxes et dans tout son génie. Malraux public et privé, esthète et aventurier, solitaire et mondain, séducteur et timide. Malraux et son rapport à l'enfance, à l'argent, au bonheur, à la mort, à la religion, à la science, aux femmes et à lui-même. Près de 300 notices établies par des universitaires (français, chinois, japonais, américains, turc) mais également des témoins (Sophie de Vilmorin, dernière compagne de l'écrivain, Alain Malraux, neveu d'André, Dominique Desanti), des philosophes (Bernard-Henri Lévy), des écrivains (Jorge Semprun), des conservateurs de musées. Une entreprise éditoriale sans précédent. Un monument de savoir, à la mesure de la place occupée par Malraux dans notre roman national.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Au lendemain du cinquantième anniversaire de la libération des camps et alors qu'Élie Wiesel publie le second volet de ses Mémoires, on peut s'interroger sur la place exceptionnelle de cet écrivain dans la conscience de son époque. En quoi Élie Wiesel est-il un homme universel, porteur d'une parole universelle, telle est la question qui parcourt cet ouvrage. Premier écrivain à avoir reçu le prix Nobel de la paix, Élie Wiesel s'est de fait engagé d'une façon qui lui est toute personnelle : si son passé l'obsède - ce « passé qui ne passe pas » -, il n'est pas seulement un homme de la mémoire. Toute son oeuvre nous livre un message pour demain. Toute l'oeuvre et l'action de Wiesel en effet disent ce souci constant de penser l'avenir à l'aune des événements de ce siècle. Autour d'Élie Wiesel, se sont donc regroupés des hommes et des femmes de toutes disciplines et confessions. Leurs contributions s'organisent autour de trois axes principaux : le premier aborde l'oeuvre même d'Élie Wiesel dans ses aspects tant linguistiques (racines yiddish, travail syntaxique et phonétique) que théologiques (comment dès lors dialoguer avec Dieu ?). Le deuxième se veut une extension en harmonique vers d'autres champs de pensée : la vocation médicale de l'homme, les rapports de la science et de l'éthique, les enjeux du déterminisme absolu... Un troisième temps fait place au dialogue entre juifs et chrétiens. De ces interventions se dégage un commun désir d'apporter du sens à notre époque car, comme le disait Malraux, « à quoi sert d'aller sur la lune, si c'est pour se suicider ? » . Avec la collaboration de Henri Atlan, Mgr Gérard Defoix, Rachel Ertel, Marc Faessler, Marie-Odile Grinevald, François Gros, Jean Halpérin, Claude Jasmin, Ariane Kalka, Bernard Kanovitch, Nathalie Kissel, Jack Kolbert, Jacques Le Goff, Ion Mihaïleanu, Daniel Morgaine, Pierre Revah, Georges-Élia Sarfati, René-Samuel Sirat, Charlotte Ward.

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