Michel Noblecourt

  • Chère à Mikhaïl Gorbatchev, la perestroïka ébranle et fissure l'URSS et les pays de l'Est. Même les syndicats, finissent par être touchés - à des degrés divers - par cette glasnost. En France, les syndicalistes ont aussi besoin d'une bonne perestroïka pour s'adapter, changer leurs pratiques, se mettre au diapason des salariés. Modestement, ce livre a l'ambition de les y aider. Ce n'est ni une histoire syndicale, ni une photographie de l'état des forces, ni une thèse prétendant livrer "la" solution à une crise aux multiples facettes. Il cherche à traiter, sans être exhaustif, des questions auxquelles le mouvement syndical ne peut échapper. À moins de jouer la politique de l'autruche qui serait, en l'occurrence, celle du pire. Cet ouvrage n'a qu'un parti-pris : les syndicats sont utiles, nécessaires, incontournables. Pour peu qu'ils sachent vraiment s'adapter. Comme ils ont déjà, plus souvent qu'on ne le croit, commencé à le faire.

  • Chère à Mikhaïl Gorbatchev, la perestroïka ébranle et fissure l'URSS et les pays de l'Est. Même les syndicats, finissent par être touchés - à des degrés divers - par cette glasnost. En France, les syndicalistes ont aussi besoin d'une bonne perestroïka pour s'adapter, changer leurs pratiques, se mettre au diapason des salariés. Modestement, ce livre a l'ambition de les y aider. Ce n'est ni une histoire syndicale, ni une photographie de l'état des forces, ni une thèse prétendant livrer "la" solution à une crise aux multiples facettes. Il cherche à traiter, sans être exhaustif, des questions auxquelles le mouvement syndical ne peut échapper. À moins de jouer la politique de l'autruche qui serait, en l'occurrence, celle du pire. Cet ouvrage n'a qu'un parti-pris : les syndicats sont utiles, nécessaires, incontournables. Pour peu qu'ils sachent vraiment s'adapter. Comme ils ont déjà, plus souvent qu'on ne le croit, commencé à le faire.

  •  Jamais les potentialités du dialogue social n'ont été aussi fortes. Jamais la loi n'avait donné autant d'autonomie aux partenaires sociaux (des lois Larcher aux ordonnances Macron). Pourtant, au regard de l'opinion, le rôle du dialogue social reste ambigu et son efficacité toujours mise en doute. Quant aux partenaires sociaux, ils le considèrent avec défiance : certains syndicats le tiennent pour un simple accompagnement des stratégies patronales, tandis que nombre d'employeurs lui préfèrent l'individualisation des relations dans l'entreprise. Comment rompre avec ces perceptions et ces attitudes ? Comment rénover en profondeur un dialogue social qui reste prisonnier des logiques anciennes de conflits et de défiance ? C'est l'objet de ce livre, qui mêle histoire, analyse sociologique et pratique syndicale, et qui conclut sur un manifeste pour donner un nouvel élan au dialogue social. Guy Groux est sociologue au Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof) et directeur de l'executive master « Dialogue social et stratégie d'entreprise » à Sciences Po. Michel Noblecourt est journaliste au journal Le Monde, spécialiste des syndicats et de la gauche politique. Jean-Dominique Simonpoli, ancien responsable de la CGT, dirige l'association Dialogues, dédiée au dialogue social. Il est l'auteur de rapports remis à Muriel Pénicaud, ministre du Travail. Avec les contributions de : Laurent Berger (CFDT), Philippe Martinez (CGT), Jean-Dominique Senard (P-DG de Michelin) et Jean-Denis Combrexelle (conseiller d'État et auteur d'un rapport qui a influencé les récentes lois sur le travail).

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