CNRS Editions

  • "L'Amazonie n'existe pas " : c'est sur ce constat paradoxal que s'ouvre cet ouvrage, pour souligner que la dimension mythique et mythologique de cette région l'emporte souvent sur la réalité géographique. Tout commence par son nom, qui fait référence à une légende tirée de l'Antiquité grecque, à mille lieues du contexte de la forêt équatoriale que les voyageurs du XVIe siècle venaient d'aborder...

    "L'Amazonie n'existe pas " : c'est sur ce constat paradoxal que s'ouvre cet ouvrage, pour souligner que la dimension mythique et mythologique de cette région l'emporte souvent sur la réalité géographique. Tout commence par son nom, qui fait référence à une légende tirée de l'Antiquité grecque, à mille lieues du contexte de la forêt équatoriale que les voyageurs du XVIe siècle venaient d'aborder...

    Dès leur arrivée, les Européens ont eu du mal à comprendre l'Amazonie, déroutés par l'environnement, tant social que naturel, qu'ils découvraient. Mais plutôt que d'apprendre des sociétés locales à le décoder, ils ont cherché à l'analyser sur la base de leurs références culturelles. La profusion végétale et animale, l'analogie avec l'Éden perdu, les confortèrent dans l'idée que l'Amazonie était une nature vierge et ses habitants, dépourvus de civilisation...

    L'ouverture de la grande forêt aux scientifiques, à partir du XIXe siècle, n'a pas dissipé cette méprise. Deux visions oscillent alors, toutes deux encore très ancrées dans nos imaginaires : celle de " l'enfer vert ", hostile à l'homme, qui demande à être dompté, et celle de la " forêt vierge ", pure et intouchée, qu'il faut préserver en l'état. Mal informées sur l'Amazonie, les sociétés occidentales s'obstinent à y implanter des modèles de gestion en totale inadéquation avec son environnement, entraînant des conséquences dramatiques pour les équilibres écologiques non seulement sur le plan local mais aussi sur le plan régional, voire global.

    Consacré à l'Amazonie brésilienne qui représente près de 60 % de la forêt " amazonienne ", cet ouvrage s'attache à étudier l'histoire longue des populations et de l'environnement en montrant que la vision occidentale relève d'un " malentendu " qu'il est urgent de lever. Une lecture essentielle à l'heure où les annonces du gouvernement Bolsonaro viennent réveiller les inquiétudes.

  • Paris, la ville du cinéma.
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    Les étrangers le savent mieux que les Français: Paris offre une quantité, une diversité et une qualité d'accès au cinéma sans égal dans le monde. Dans cette ville, le septième art possède un statut particulier, il y est plus vénéré que partout ailleurs.

    C'est dans les salles obscures qu'a lieu la véritable rencontre entre les spectateurs et les films. Paris, qui compte près de 90 cinémas et 400 écrans, est une terre d'accueil pour la diffusion d'oeuvres originales, comme en témoignent les réalisateurs du monde entier qui ont souhaité apporté de courtes contributions à cet ouvrage. De nombreux cinémas parisiens ont disparu au fil des ans, mais d'autres ont ouvert tandis que la multiplication des lieux où sont projetés des films, à commencer par les grandes institutions que sont la Cinémathèque française, le Forum des images et le Centre Pompidou, sont le reflet de la vitalité du cinéma à Paris.

    Histoire et fonctionnement des salles, action publique, place des majors, rôle des acteurs indépendants, importance des dispositifs pédagogiques et de la presse (sur papier, sur les ondes et en ligne) : ce panorama du cinéma et des cinémas à Paris montre comment et pourquoi cette ville occupe une place unique dans le domaine. Et, au-delà, met en évidence les effets d'une passion française, et d'une politique culturelle au long cours.

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    Les directeurs de l'ouvrage :

    Jean-Michel Frodon, est un critique et historien du cinéma. Il est professeur associé à l'IEP de Paris où il participe à un programme d'expérimentation en arts et politique.

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    Dina Iordanova, est professeur à l'Université de St Andrews en Ecosse, où elle a fondé le centre d'études cinématographiques.

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