Fayard

  • Adieu Montaigne

    Jean-Michel Delacomptée

    • Fayard
    • 2 Septembre 2015

    Notre époque déserte les livres mais se prend de passion pour Montaigne. Jamais il n'a suscité un pareil flot d'ouvrages, des plus accessibles aux plus érudits, tous pénétrants, alertes, et même, certains estampillés à bon droit succès de librairie. Prudence, néanmoins. Cassandre malgré moi, me reprochant ce que je redoute, j'entends un chant du cygne dans cet enthousiasme. En classe, on n'enseigne presque plus les Essais. Le public célèbre-t-il ce qui va disparaître ? Montaigne incarne le pouvoir créateur du verbe auquel nous ne croyons plus, mais dont, souterraine, la nostalgie nous reste. Dans la serre où prolifèrent les chiffres que nous cultivons comme aucune civilisation avant nous, il nous manque un supplément d'âme. On le loge dans le désir sans bornes de biens superflus : illusion désormais évidente que dénonçait le petit châtelain chauve à la moustache fournie, presque toujours vêtu de noir et de blanc sous sa calotte, qui parlait comme il agissait, écrivait comme il parlait, et s'essayait à vivre selon la nature. Dire adieu à Montaigne serait troquer l'humanisme qui s'attache à son nom contre un futur strictement prosaïque, où l'humanité, enclose dans sa bulle étanche, se penserait maîtresse de l'univers, sans limites à sa toute-puissance. C'est ce qui se joue au-delà des Essais. Écrivain et essayiste, plume essentielle de la collection « L'un et l'autre » créée par J.-B. Pontalis chez Gallimard, Jean-Michel Delacomptée est notamment l'auteur de Passions, La princesse de Clèves (Arléa, 2012, sélection du prix Renaudot Essai et du prix Femina Essai) et de La Grandeur, Saint-Simon (Gallimard, 2011, prix Louis Barthou de l'Académie française 2012, Prix Historia de la Biographie Historique 2012, prix Charles Oulmont de la Fondation de France). Grand connaisseur de Montaigne (Et qu'un seul soit l'ami, Gallimard, 1995 ; Préface et commentaire de Lettre à son père sur la mort d'Étienne de La Boétie, Gallimard, 2012) et de son siècle (Ambroise Paré, la main savante, Gallimard, 2007), il nous invite, dans ce nouvel essai lumineux, à délaisser cet excès d'amour-propre qui se plaît à faire de Montaigne « notre contemporain » quand il est celui du genre humain - ou, en d'autres termes, à nous rapprocher de lui au lieu de l'attirer à nous.

  • L´homme cédera-t-il la place dans un futur proche à des créatures de son invention, mi-machines, mi-organismes, posthumains issus du croisement des biotechnologies, des nanotechnologies, de l´intelligence artificielle et de la robotique ? Cette perspective est chaque jour un peu moins de la science-fiction et fait rêver les uns tandis qu´elle inquiète les autres. De fait, les spéculations sur les posthumains et l´humanité élargie, capable d´inclure autant les animaux que les robots ou les cyborgs, se déploient en rupture avec la perspective qui a longtemps été celle de Descartes : nous rendre « maîtres et possesseurs de la nature ». C´est au contraire un monde de l´imprévisible, du surgissement aléatoire qui se dessine, rendant inutile ou vaine l´initiative humaine. L´auteur propose ainsi de définir ce que serait une éthique délivrée des mythes de l´humanisme classique (l´intériorité et l´obligation morale), une éthique posthumaniste qui pourrait bien s´avérer nécessaire dans le monde d´aujourd´hui.

  • Conçue, à l'origine, pour être écrite avant d'être parlée, la langue française a toujours obéi à une double vocation, politique et esthétique. Politique par sa volonté d'égalité vers le haut, esthétique par sa dimension foncièrement littéraire.
    Des Serments de Strasbourg à l'ordonnance de Villers-Cotterêts, du bouillonnement de la Pléiade à la rigueur de Malherbe, ce riche essai traverse, pour s'en émerveiller, l'histoire de notre langue - possessif pluriel en forme de prière laïque.
    Car l'auteur s'inquiète. Il craint que la standardisation, l'obsession de l'égalité par le bas, la technicité triomphante, la novlangue, le déracinement, ne portent au français un coup fatal.
    Indifférent aux sempiternels procès en passéisme, il soutient que la progressive rupture du lien qui unit notre langue à ses origines politique et littéraire va, dans un proche avenir, ruiner sa vigueur, son identité, son esprit. Qu'en abandonnant la quête d'exigence et de beauté qui a fait sa force, nous la privons de son pouvoir émancipateur. Et que, si nous continuons à la saccager, nous détruirons avec elle non seulement notre idéal républicain et notre culture, mais notre civilisation elle-même.

  • Le 6 juin 1918 a vu tomber plus de soldats américains sur le sol français que le célèbre débarquement de 1944. Qui le sait  ?
    Un historien de la guerre peut tout étudier  : la stratégie, les armes, la médecine militaire et même les vêtements, mais c'est bien la capacité à tuer autrui qui reste centrale. En creusant la question des pics de mortalité durant le premier conflit mondial, Jean-Michel Steg envisage la guerre au moment d'un paroxysme  : celui où les jeunes appelés et volontaires tombent sous les balles et les baïonnettes ennemies. Après un premier opus consacré aux morts français (22  août 1914) et anglais (1er  juillet 1916), il clôt sa trilogie par le jour le plus meurtrier de la «  Der des Ders  » pour les Marines américains, dans un petit bois de l'Aisne.
    Pourquoi un gouvernement neutre en 1914, poussé par une population largement pacifiste, finit-il par s'engager aux côtés des Alliés en 1917  ? Le bilan des pertes américaines peut sembler faible par rapport aux morts français et britanniques, mais il ne l'est pas, rapporté aux effectifs réellement engagés et au nombre de jours de combats.
    Avec La Fayette, nous voici  !, récit vivant d'un épisode funèbre, Jean-Michel Steg nous fait partager l'engagement intense des Américains dans la Grande Guerre.

  • Les transformations technologiques de notre environnement, qu´il soit professionnel ou quotidien, visent avant tout à nous simplifier la vie. Et elles y parviennent, au-delà de nos plus folles espérances. Mais ce faisant, dotés d´une multiplicité de prothèses toujours plus performantes, nous ne nous percevons pas que nous sommes ainsi toujours plus adaptés aux machines, c'est-à-dire à des logiques de fonctionnement qui se résument en séquences automatisables, en choix binaires, en injonctions dépourvues d´ambigüité. Dans ce livre, c´est à l´analyse de cet « homme simplifié » que se livre Jean-Michel Besnier, décrivant comment l´irritation qui peut nous saisir parfois devant la nécessité toujours renouvelée d´appuyer sur la touche étoile de notre téléphone portable, est emblématique d´une déshumanisation profonde de notre relation au monde et aux autres. Dans le conflit des deux cultures diagnostiqué par Edgar Snow, c´est la culture scientifique d´orientation déterministe qui a gagné, triomphant de la vieille culture humaniste, porteuse d´une exigence de réflexion intérieure surannée. Ce livre sonne ainsi comme un cri d´alarme : faute de nous ressaisir à temps, nous serons bientôt conduits, avec notre consentement, à n´être que des systèmes programmés que des stimuli machiniques ou médicamenteux viendront protéger de toute perturbation et de toute inquiétude, mais aussi de toute émotion, amoureuse, esthétique ou même intellectuelle.

  • Échelonnées tout au long de la vie de Gabriel Fauré, les quelque huit cents lettres ici rassemblées retracent le parcours d'une des figures les plus illustres  de la musique française à une époque de grand rayonnement. La variété de ses correspondants rend compte de tous les aspects de son activité : qu'il s'agisse de ses collègues compositeurs (Saint-Saëns au premier chef, Vincent d'Indy ou ses élèves au Conservatoire : Ravel, Roger-Ducasse, Koechlin), de ses interprètes (Alfred Cortot, Édouard Risler, Eugène Ysaÿe, Robert Lortat), de ses éditeurs ou des écrivains (Flaubert, Verlaine, Proust, Colette, Montesquiou) et de ses amies-mécènes (Mme de Saint-Marceaux, la comtesse Greffulhe, la princesse de Polignac), il évoque son métier de musicien : les inspections de conservatoires, les innombrables concerts où il interprète ses oeuvres, la rédaction de critiques pour Le Figaro. On voit ainsi se construire au jour le jour une carrière, avec toutes ses difficultés : les aléas du théâtre, en particulier autour des représentations de Pénélope, occupent une grande place, de même que les fatigues liées à la direction du Conservatoire.Le portrait du compositeur, exprimant des jugements tranchés sur nombre de ses contemporains, souvent loin du « doux Fauré », se peint à travers ces échanges ; il est complété par ses  lettres adressées, parfois quotidiennement, à Marguerite Hasselmans, qui fut sa compagne, de 1901 à sa mort, en 1924. Au-delà de l'effusion amoureuse qui révèle l'homme privé, leur intimité et leur confiance donnent à ces lettres un ton extrêmement libre, où le musicien se découvre comme jamais. Internationalement reconnu pour ses travaux sur Fauré, Jean-Michel Nectoux a rassemblé, sélectionné et soigneusement annoté cette correspondance, en grande partie inédite. Passionné par l'approche interdisciplinaire, il a également consacré des ouvrages à Claude Debussy et Stéphane Mallarmé.

  • L'histoire, jamais écrite auparavant, de l'idée de patrimoine en France.
    Comment le hobby des élites est devenu une véritable passion chez des millions de Français.

  • Le 19 décembre 2014, presqu'à la sauvette, les actionnaires d'Alstom décident de vendre à l'américain General Electric les activités énergie du groupe, un des leaders mondiaux pour l'équipement des centrales électriques. Une bonne affaire pour GE. Une mauvaise pour la France. Après Pechiney, Arcelor, Alcatel, c'est le dernier acte du grand démantèlement de l'industrie française. La France perd le contrôle d'un secteur stratégique : l'électricité, l'un des piliers de la croissance économique du XXIe siècle. D'Alstom, il ne reste que la branche Transport.De la fabrication des turbines Arabelle indispensables à la nouvelle génération des EPR à la maintenance du parc existant de centrales nucléaires, c'est toute la filière nucléaire française qui est ainsi déstabilisée. Au moment même où Areva est en grande difficulté. Il n'y aura pas d'« Airbus européen » de l'énergie non plus.Comment une telle chose a-t-elle pu se produire ? Pourquoi n'a-t-on pas négocié un accord équilibré ? Pourquoi l'État n'a-t-il rien vu venir ? Quel rôle ont joué les deux ministres, Montebourg, puis Macron ? Oui, il y a bien une affaire Alstom.Jean-Michel Quatrepoint mène une enquête serrée autour de ce dossier. Il raconte la nouvelle stratégie des États-Unis pour faire main basse sur les fleurons industriels européens, et français en particulier. Notre classe dirigeante se révèle impuissante à faire prévaloir les intérêts du pays. Jean Michel Quatrepoint est journaliste. Après onze ans passés au Monde, il a dirigé les rédactions de l'Agefi, de la Tribune et du Nouvel Economiste. Il a été pendant quinze ans le patron de La Lettre A. Il est l'auteur de nombreux ouvrages, dont La Crise globale (Mille et une nuits, 2008) et Le Choc des empires (Gallimard, 2014).

  • Jules Ferry

    Jean-Michel Gaillard

    • Fayard
    • 15 Février 1989

    Des générations d'élèves ont appris d'instituteurs en blouse grise ce qu'ils devaient à Jules Ferry. Mais l'oeuvre de cet ardent républicain va bien au-delà du domaine scolaire, et sa vie se confond avec l'histoire au jour le jour de la construction d'un régime enfin stable et durable, la IIIe République.

    Avocat nourri des idéaux de 1789, journaliste et pamphlétaire, opposant déterminé à l'Empire, puis député des Vosges, il est nommé ministre de l'Instruction publique en 1879, et exerce deux fois, jusqu'en 1885, la présidence du Conseil. C'est à lui que l'on doit, pour beaucoup, l'école laïque et son aspiration à l'égalité des chances, les libertés fondamentales, la paix civile, le suffrage universel, le parlementarisme. Ainsi, en homme d'État, marque-t-il son temps.

    Ses combats politiques, Jules Ferry les mena comme ses passions amoureuses, en romantique, allant toujours au fond de lui-même dans l'exaltation comme dans l'abattement, même s'il n'en laissa rien paraître. Il fut parfois très impopulaire, comme le montrent les surnoms que lui valut son action: " Ferry famine " pendant le siège de Paris, car en tant que maire de la capitale, il dut alors imposer le rationnement, " Ferry l'Allemand " pour sa complaisance supposée envers Bismarck, enfin " Ferry Tonkin " pour avoir colonisé l'Indochine. Mais jamais il ne renonça à ses idées et, bien que diminué par un attentat, il continua à les défendre pour que vive la République.

    Jean-Michel Gaillard, ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure de Saint- Cloud, agrégé d'histoire, ancien élève de l'E.N.A. est l'auteur, entre autres, du Jeu de l'oie. Troubles et passions dans la France contemporaine, 1789-1984 (Lattès, 1985) et de Tu seras président mon fils (Ramsay, 1987).

  • 27 000 Français sont tués le 22 août 1914, le jour le plus sanglant de l´histoire de France. C´est quatre fois plus qu´à Waterloo, autant que durant les huit années de la guerre d´Algérie. Avant même la bataille de la Marne, Verdun ou le Chemin des Dames. Où donc ces hommes ont-ils disparu ? Dans quelles circonstances ? Un nombre de tués en une seule journée, sans précédent dans l´histoire de France et sans exemple depuis, ne peut être une simple bizarrerie statistique. C´est l´ambition de ce travail d´apporter quelques explications. Ce cataclysme meurtrier au tout début du conflit traduit-il les conséquences de choix individuels et collectifs, tactiques, stratégiques ou organisationnels erronés, ou tout simplement malheureux ? Comment les militaires en viendront-ils à accepter que, face à la létalité du feu au XXe siècle, le soldat ne peut plus mener la guerre dressé sur le champ de bataille, comme il le faisait depuis l´Antiquité, mais doit désormais combattre enterré et dissimulé ? Pour le savoir, il faut suivre Jean-Michel Steg dans les Ardennes belges le matin 22 août 1914.Étudiant à l´EHESS, Jean-Michel Steg travaille depuis trente-cinq ans dans le monde de la finance.

  • Journaliste baroudeur, ex-otage au Liban, homme de réseaux, ambassadeur en Érythrée, Roger Auque a eu plusieurs vies, mêlant services secrets, amitiés politiques et négociations occultes. Emporté par une tumeur au cerveau en septembre 2014, il avait choisi, avant son décès, de se confier sans retenue ni faux-fuyants à son ami et confrère Jean-Michel Verne.
    Roger nous livre son testament, poignant, parfois dérangeant, mais qui témoigne d'un terrible besoin de vérité et raconte les arcanes les plus secrètes du pouvoir.

  • Anglais, Écossais, Irlandais, Gallois, Canadiens, Sud-Africains, Australiens, Néo-Zélandais, nombreux sont les soldats de Grande-Bretagne et du Commonwealth à être volontaires en 1916 pour attaquer sur le front en Picardie, alors que leur implication dans le conflit n'avait rien d'évident en 1914. Le 1er juillet 1916, plus de 20 000 d'entre eux perdent la vie sur le champ de bataille de la Somme, venant en aide à une armée française épuisée par Verdun. C'est le jour le plus meurtrier de toute l'histoire britannique et la reconnaissance de ce sacrifice a été à l'époque - et est restée depuis - relativement mince en France, alors que ce sombre anniversaire est célébré outre-Manche, illustrant combien les mémoires collectives nationales diffèrent.Croisant les archives françaises et anglaises pour tenter de comprendre pourquoi et comment tant d'hommes sont morts, Jean-Michel Steg rend à cet épisode sa place capitale dans la mémoire de la Grande Guerre. Étudiant à l'EHESS, Jean-Michel Steg travaille depuis trente-cinq ans dans le monde de la finance et a publié, en 2013, Le jour le plus meurtrier de l'histoire de France, 22 août 1914.  Préface de John Horne, Fellow émérite de Trinity College

  • Professeur agrégé de droit public, mendésiste et anti-colonialiste dès dix-sept ans, initiateur à vingt-quatre ans du Festival mondial de théâtre de Nancy puis directeur à trente-trois ans du Palais de Chaillot, avant de s'engager auprès de François Mitterrand : Jack Lang est le seul ministre à avoir appartenu à tous les gouvernements du président socialiste, dont il a souvent partagé l'intimité familiale. En cette année de cinquantenaire du ministère de la Culture, on se souvient qu'il resta rue de Valois aussi longtemps qu'André Malraux. En outre, depuis la Libération, aucun autre que lui n'a exercé à deux reprises les fonctions de ministre de l'Education nationale. Jack Lang peut se prévaloir d'un parcours riche d'idées, d'initiatives et de rencontres - en France et à l'étranger - éclairant utilement toute une part de notre histoire contemporaine. Il en est toujours un acteur majeur. Sans reniement ni renoncement, Jack Lang s'estime moins contraint aujourd'hui par les enjeux partisans. Fort d'une popularité intacte, il entend désormais user pleinement de cette liberté au service de son idéal et de notre pays. Jean-Michel Helvig est journaliste. Ancien directeur adjoint de la rédaction de Libération, il collabore aujourd'hui au Républicain lorrain et à La République des Pyrénées.

  • La crise des subprimes ? C´est la faute des banques. La bulle Internet ? C´est la faute de la spéculation. Les fermetures d´usines et les délocalisations ? C´est la loi de l´économie. Le réchauffement climatique et les émissions de gaz à effet de serre ? Ils n´ont bien sûr rien à voir avec le développement exponentiel des transports et le mouvement brownien des marchandises aux quatre coins de la planète. Les hausses vertigineuses des matières premières ? C´est la faute des Chinois, des Indiens et des Brésiliens. Bref, d´une demande qui explose. À chaque phénomène, on trouve une explication technique, et surtout partielle, généralement a posteriori.Mais jamais, au grand jamais, on ne cherche à relier les problèmes les uns aux autres. Dans une société dominée par la globalisation, il ne faut surtout pas... globaliser les problèmes. Car ce serait reconnaître que la crise que le monde traverse, comme la paupérisation en marche de nos classes moyennes, ne tombe pas du ciel et qu´il s´agit bien d´une crise globale.Elle est la conséquence des dérives d´un processus entamé, voilà près de trente ans, lorsque le capitalisme anglo-saxon a décidé de revenir aux sources du libéralisme et de s´imposer aux quatre coins du monde. Dans les années quatre-vingt-dix, l´alliance sino-américaine, Internet et la financiarisation de l´économie ont fait croire au triomphe définitif de la mondialisation. Trop rapide, trop forte, trop brutale, elle a débouché, après le 11 septembre 2001, sur une sorte de spirale infernale, une fuite en avant des pays occidentaux dans une économie de la dette. Les Anglo-Saxons ont joué les apprentis sorciers.Jean-Michel Quatrepoint écrit le roman de cette globalisation qui se voulait heureuse et qui tourne au fiasco pour les Occidentaux.Jean-Michel Quatrepoint est journaliste. Après onze ans passés au Monde, il a dirigé les rédactions de l'Agefi, de La Tribune et du Nouvel Economiste. Ila été le patron de la Lettre A pendant quinze ans.

  • Sortir de la crise économique actuelle ne se fera pas sans de nombreux et douloureux sacrifices, surtout et comme toujours pour les plus touchés et les plus faibles. C'est ce que ne cessent de répéter ceux qui, au contraire, semblent à l'abri des retombées négatives de leurs propres décisions.
    Dans ce nouvel essai, Jean-Michel Quatrepoint, journaliste économique, revient sur ces idées reçues et les met à plat. En remontant aux origines de cette crise et en débusquant ses responsables, il dresse le bilan désastreux du libéralisme financier et prône une complète remise en cause du système et de ses acteurs, traders et banquiers mais aussi lobbies et hommes politiques. Prenant le parti d'une nouvelle économie tournant le dos à l'idéologie financière, il insiste sur la nécessité d'opter pour une vision à long terme sous peine de retomber dans les mêmes travers (spéculation, dérégulation) qui risqueraient de causer les mêmes effets (bulles incontrôlables et effondrement de l'économie).

  • A l'heure où le P.A.F. (Pathos audiovisuel français, alias Paysage audiovisuel français) implose à nouveau, le Directeur général d'Antenne 2 nous entraîne au coeur de la mêlée. Entre Feydeau et Dallas, les " étranges lucarnes " n'ont jamais autant mérité leur nom. Pourtant la télévision est désormais la troisième activité des Français, après le travail et le sommeil, et leur principale source de connaissances. C'est dire l'importance de la bataille engagée pour que renaisse la Télévision publique, malmenée par l'irruption brutale des chaînes commerciales.

    En racontant les péripéties de ce feuilleton haletant, Jean-Michel Gaillard nous entraîne dans les coulisses de l'audiovisuel. Il nous fait vivre au rythme d'une entreprise qui se transforme mais nous permet aussi, par une réflexion d'ensemble sur la télévision, de comprendre la partie de bras de fer qui se joue sous nos yeux. Avec Zappons, enfants de la patrie, vous saurez tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la télé sans jamais oser le demander. C'est le moment!

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