FeniXX réédition numérique (Éditions Kergour)

  • En septembre 1941, Jean-Michel HERTRICH, après avoir enseigné neuf ans dans les collèges d'Indochine, prend le dernier bateau qui reliera l'Indochine à la France. Il trouvera la France défaite, occupée, il résistera courageusement, mais au cours de son combat toujours il continuera de rêver à cette Indochine où il a laissé une partie de son être. Dès 1944, il veut être de ceux qui vont repartir en Indochine... Il n'a pas de titre qui lui permette d'intégrer des unités combattantes alors il se débrouille, il devient journaliste-correspondant de guerre et en juillet 1945, il rejoint en Inde la Mission Militaire Française. Mais août 45 c'est la bombe, le Japon capitule. La conférence de Potsdam a décidé qu'en Indochine les Japonais seraient désarmés par les Chinois au Nord et par les Anglais au Sud du 17e parallèle. Quant à la France elle est oubliée : rien n'est prévu pour permettre son retour en Indochine. Plus que jamais il faut se débrouiller et HERTRICH se débrouille : il part avec le premier contingent anglais qui arrive à Saïgon, le 6 septembre 1945, quelques jours après que l'Administrateur CEDILLE ait été parachuté avec mission de reprendre en main l'Administration de la Cochinchine. HERTRICH va vivre, au jour le jour, Saïgon et la Cochinchine au cours de cette période trouble et angoissante qui précède l'arrivée de LECLERC et des premières troupes françaises en fin septembre 1945. Puis, il suivra la reconquête de la Cochinchine et enfin, toujours accompagnant LECLERC, il débarquera au Tonkin et parviendra à Hanoï. Une année... Observateur privilégié, il va « voir et témoigner », avec une honnêteté bouleversante, écartelé entre son amour de la France qui, pour lui, n'est qu'une avec son Empire et son immense affection pour ces « Annamites » qu'il considère comme des frères et qui aujourd'hui le rejettent. Ce témoignage, certes, a vieilli, car alors ni HERTRICH ni personne n'avait de vision claire et réaliste de la situation en Indochine. À l'époque, personne ne savait ce qu'était le Viêt-minh et encore moins qui étaient les hommes du Viêt-minh... Alors, on disait, on racontait... La rumeur tenait bien souvent lieu d'information, mais ce témoignage n'en reste pas moins un document inestimable car il est celui d'un homme de bien, d'un être immensément humain.

  • En septembre 1941, Jean-Michel HERTRICH, après avoir enseigné neuf ans dans les collèges d'Indochine, prend le dernier bateau qui reliera l'Indochine à la France. Il trouvera la France défaite, occupée, il résistera courageusement, mais au cours de son combat toujours il continuera de rêver à cette Indochine où il a laissé une partie de son être. Dès 1944, il veut être de ceux qui vont repartir en Indochine... Il n'a pas de titre qui lui permette d'intégrer des unités combattantes alors il se débrouille, il devient journaliste-correspondant de guerre et en juillet 1945, il rejoint en Inde la Mission Militaire Française. Mais août 45 c'est la bombe, le Japon capitule. La conférence de Potsdam a décidé qu'en Indochine les Japonais seraient désarmés par les Chinois au Nord et par les Anglais au Sud du 17e parallèle. Quant à la France elle est oubliée : rien n'est prévu pour permettre son retour en Indochine. Plus que jamais il faut se débrouiller et HERTRICH se débrouille : il part avec le premier contingent anglais qui arrive à Saïgon, le 6 septembre 1945, quelques jours après que l'Administrateur CEDILLE ait été parachuté avec mission de reprendre en main l'Administration de la Cochinchine. HERTRICH va vivre, au jour le jour, Saïgon et la Cochinchine au cours de cette période trouble et angoissante qui précède l'arrivée de LECLERC et des premières troupes françaises en fin septembre 1945. Puis, il suivra la reconquête de la Cochinchine et enfin, toujours accompagnant LECLERC, il débarquera au Tonkin et parviendra à Hanoï. Une année... Observateur privilégié, il va « voir et témoigner », avec une honnêteté bouleversante, écartelé entre son amour de la France qui, pour lui, n'est qu'une avec son Empire et son immense affection pour ces « Annamites » qu'il considère comme des frères et qui aujourd'hui le rejettent. Ce témoignage, certes, a vieilli, car alors ni HERTRICH ni personne n'avait de vision claire et réaliste de la situation en Indochine. À l'époque, personne ne savait ce qu'était le Viêt-minh et encore moins qui étaient les hommes du Viêt-minh... Alors, on disait, on racontait... La rumeur tenait bien souvent lieu d'information, mais ce témoignage n'en reste pas moins un document inestimable car il est celui d'un homme de bien, d'un être immensément humain.

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