Seuil

  • Nul doute que, en nos temps troublés, les idées d'Ivan Illich vont prendre un nouveau relief. Il y eut deux avertissements solennels en 1970 pour dévoiler cette course folle entraînant l'humanité vers le pire : le rapport Meadows sur la dégradation extérieure de la planète, et celui d'Ivan Illich dénonçant la dégradation intérieure de notre civilisation.

    J'avais, moi-même, dans les années 70, été frappé par sa manière toute nouvelle de transgresser les idées reçues sur l'école, l'hôpital, les transports, pour mieux nous prévenir de leurs contre-effets, lesquels me sont apparus de plus en plus avérés. Alors que la société industrielle et consumériste avait trouvé son rythme, il fallait en effet quelque audace pour prévenir des effets pervers de la croissance et du pillage de la planète. On se souviendra aussi qu'on lui doit d'avoir prôné le mot « convivialité », si peu usité à l'époque. Ce n'est donc que justice d'exhumer son oeuvre et son destin en consacrant à Ivan Illich ce récit biographique inédit.

    J'en suis d'autant plus heureux que l'occasion m'avait été donnée de permettre à mon ami Jean-Michel Djian, à l'époque rédacteur en chef du Monde de l'Éducation, de rencontrer l'auteur d'Une société sans école, en 1999, à Cuernavaca. Ensemble, nous avions, cette année-là et pour longtemps, créé le prix Le Monde de la recherche universitaire pour justement sortir des sentiers battus de la pensée et primer des thèses dépassant les clôtures disciplinaires.

    Nous devons, en effet, comprendre une fois pour toutes qu'il nous faut relier les savoirs et la connaissance pour penser une nouvelle voie, mais aussi abandonner le mythe de l'homme maître de son destin et de la nature pour, ensemble, l'explorer.

  • Tandis que les effets du changement climatique sont ressentis de plus en plus violemment en Chine comme aux États-Unis, avec une multiplication des phénomènes climatiques extrêmes, une guerre commerciale sans précédent oppose ouvertement ces deux pays depuis mars 2018. L'interdépendance profonde et complexe qui unit en les opposant ces deux puissances depuis le XIXe siècle est aussi l'un des principaux moteurs de la crise écologique et climatique planétaire. Cette croissance " chinaméricaine " émet près de 45% des gaz à effet de serres, exerce une pression phénoménale sur la biodiversité et induit une compétition toujours plus féroce pour l'accès aux ressources naturelles et énergétiques.
    La " Chinamérique " est ainsi une force tellurique qui verrouille la Terre dans une trajectoire d'aggravation permanente, tout en se déchirant elle-même. Allons-nous vers un long conflit entre l'Aigle et le Dragon ? Et, si c'est le cas, la Terre s'en remettra-t-elle ?
    Jean-Michel Valantin est un géopolitiste français qui place les dérèglements environnementaux planétaires et la montée en puissance de l'intelligence artificielle au cœur de ses analyses. Il est docteur et chercheur en Études stratégiques et sociologie de la défense (EHESS, Paris), responsable de la rubrique " Environment and Security " de www.redanalysis.org. Il a notamment publié aux éditions du Seuil Géopolitique d'une planète déréglée en 2017.

  • Le 11 novembre 1918, au terme d'un conflit d'une ampleur inédite, Georges Clemenceau prévient : « Nous avons gagné la guerre, mais maintenant il va falloir gagner la paix, et ce sera peut-être plus difficile. » Le traité signé à Versailles en 1919 ne devait effectivement pas consacrer la « paix française » dont certains avaient rêvé au soir de la Victoire, ni créer les conditions d'une paix durable à laquelle aspirait désormais un corps social durement éprouvé par cinquante-deux mois de guerre et que la politique de réconciliation européenne d'Aristide Briand devait tenter d'établir dans la seconde moitié des années 1920.Pour appréhender convenablement les enjeux de cette période, il convient de s'affranchir de tout regard rétrospectif qui n'envisagerait les événements qu'à la lumière de l'évolution tragique des années 1930. Loin d'être une sorte d'« entre-deux », les années 1920 possèdent leur propre cohérence et leur propre dynamique, qu'illustre une floraison d'idées réformatrices et d'expériences inédites. Une France nouvelle est bel et bien en train de s'inventer, malgré les pesanteurs et les conservatismes.Jean-Michel Guieu est maître de conférences en histoire contemporaine à l'Université Paris-1 Panthéon-Sorbonne et membre de l'UMR 8138 IRICE. Ses travaux portent principalement sur l'histoire de la paix au premier XXe siècle. Il a notamment publié Le Rameau et le Glaive. Les militants français pour la Société des Nations (Presses de Sciences-Po, 2008).

  • Les changements géophysiques et la crise biologique planétaires en cours sont autant de facteurs de bouleversements géopolitiques rapides, massifs et brutaux. Un nouveau paysage géopolitique et stratégique émerge, marqué par la combinaison du changement climatique et de ses effets systémiques, telles les migrations de masse, la compétition mondiale pour les ressources et la crise des régimes contemporains.
    Où les politiques de Trump, de Poutine et de la Chine mènent-elles la planète ? Comment l'épuisement des océans alimente-t-il la piraterie maritime ? Comment le réchauffement de l'Arctique est-t-il exploité par certains intérêts tandis qu'il constitue une immense catastrophe pour des milliards d'humains ? Quelles régions ont-elles les meilleurs atouts pour traverser le XXIe siècle ? L'auteur, spécialiste de géopolitique, nous fait comprendre les liaisons dangereuses entre puissance économique, guerre et environnement. Il nous alerte sur les dangers, les violences et les barbaries qui se profilent.
    Le moment du choix collectif entre la " guerre de tous contre tous " sur une planète effondrée ou une alliance stratégique mondiale pour répondre aux nouveaux défis planétaires approche à grands pas.
    Jean-Michel Valantin, spécialiste de géopolitique et d'études stratégiques, est l'auteur de plusieurs ouvrages dont Hollywood, Washington et le Pentagone (Autrement, 2003), Écologie et gouvernance mondiale (Autrement, 2007) et Guerre et Nature, L'Amérique se prépare à la guerre du climat (Prisma Media, 2013).

  • Fondée à la fin du xixe siècle, l'Université de Chicago a inauguré la première entreprise systématique d'étude des sociétés contemporaines. Dans celle ville qui préfigurait le monde actuel en matière de grande industrie, de protestation sociale, de problèmes urbains, se sont succédé des générations de chercheurs qui occupent une place centrale dans la sociologie américaine : William Thomas, Robert Park, Ernest Burgess, Louis Wirth, Everett Hughes, Herbert Blumer, Howard S. Becker, Erving Goffman et tant d'autres.
    Jean-Michel Chapoulie retrace la genèse de la tradition sociologique de Chicago et répertorie l'ampleur de son héritage en sciences sociales. Le livre s'attache aux différents contextes qui entourent les œuvres, aux modes d'enquête et aux manières d'écrire. Puis, retenant des domaines toujours au cœur des préoccupations d'aujourd'hui (le travail, la délinquance, les relations interethniques), il fait apparaître l'orientation commune à ces travaux, ainsi que ses limites.
    Adoptant une perspective originale sur l'histoire des sciences sociales au xxe siècle, cet ouvrage constitue aussi une réflexion sur le " savoir " dans ces disciplines, à l'écart des deux conceptions longtemps dominantes, le néopositivisme inspiré des sciences de la nature et l'hyper-relativisme.
    Sociologue et historien des sciences sociales, Jean-Michel Chapoulie a notamment contribué à l'histoire de la scolarisation en France (L'école d'État conquiert la France, PUR, 2010) et à l'épistémologie des sciences sociales (Enquête sur la connaissance du monde social, PUR, 2017).

  • Nouvelle histoire des relations internationales1. Jean-Michel Sallmann, Géopolitique du XVIe siècle (1490-1618)2. Claire Gantet et Marie-Karine Schaub, De la guerre de Trente Ans à la fin de la guerre de Succession dEspagne (1618-1714)3. Jean-Pierre Bois, De la paix des rois à lordre des empereurs (1714-1815)4. Pierre Milza, Du congrès de Vienne à Sarajevo (1815-1914)5. Marie-Anne Matard-Bonucci, Dune guerre mondiale à lautre (1914-1945)6. Frank Attar, De Nuremberg à la fin du XXe siècle (après 1945)

  • Marche arrière toute, le réac est partout !
    Depuis la Libération, il faisait profil bas, aujourd'hui il plastronne pour le plus grand bonheur des dames à serre-têtes et autres amateurs de vestes matelassées bleu marine. Comment tenir le coup ? De A comme Académie française à H comme Houellebecq, de M comme " Manif pour tous " à Z comme Zemmour, ce petit livre est là pour vous aider avec humour à naviguer face à cette réactitude triomphante et à vous sortir haut la main de toutes les situations à risque. Comment éviter d'étrangler son ado devenu réac ? Comment passer une bonne soirée avec un Américain à Paris qui a voté Trump ? Comment réchauffer le climat avec un réac ?
    Un abécédaire drôle et bourré d'infos, pour tout connaître de la réacosphère.
    Jean-Michel Thénard est rédacteur en chef adjoint du Canard enchaîné depuis 2007.
    Wozniak dessine pour le Canard depuis 1986.

  • A l´occasion du cinquantenaire des Indépendances africaines, célébré durant toute cette année en France comme dans 14 pays d´Afrique, et du quarantième anniversaire de l´avènement de la notion même de francophonie, paraît la première biographie consacrée à Ahmadou Kourouma, écrite par le journaliste et écrivain Jean-Michel Djian. L´auteur retrace (il ne s´agit pas ici d´une biographie à thèse, ni d´un compte rendu exhaustif, mais d´une biographie inspirée, intuitive) l´itinéraire surprenant du grand écrivain ivoirien, montrant combien Kourouma est devenu une figure incontournable dont se réclame aujourd´hui toute la nouvelle génération des écrivains africains, de Kossi Efoui à Fatou Diome, de Abdourahman Waberi à Alain Mabanckou. Il a clos un « siècle désespéré » et ouvert une nouvelle page, en émancipant l´Afrique des questionnements de l´héritage colonial et post-colonial, et en libérant de façon décisive une parole entravée par des discours dominants d´inspiration le plus souvent « ethnologique ». En ce sens, il est l´illustration d´une certaine modernité africaine qui, mise à l´épreuve des espoirs et des désillusions des Soleils des Indépendances, s´est patiemment constituée, envers et contre tout, durant ces dernières décennies. On n´oubliera pas que cet emblème majeur de la francophonie, d´abord découvert par un éditeur québécois, puis légitimé par un prix en Belgique, a été définitivement consacré en France par le Seuil.

  • Oui, on peut vivre avec les mathématiques, contrairement au fort préjugé qui oppose les mathématiques à la vie et plus généralement à la condition humaine, ce qui conduit souvent à considérer le mathématicien comme un animal d'une autre espèce ou une machine, au mieux comme un mutant. Ce livre voudrait montrer que les mathématiques sont au contraire une ressource parmi d'autres pour « être humain ».Sont ici campées plusieurs figures de vie avec les mathématiques - successivement : l'apprentissage scolaire, la recherche, l'enseignement des mathématiques et enfin leur rapport avec la pensée en général, tout particulièrement avec la philosophie.La force et l'originalité de ce bref essai viennent de l'engagement personnel intense qu'y manifeste l'auteur. C'est à partir de son expérience vécue de mathématicien, réfléchie par le philosophe qu'il est devenu, que se déroule, sans formalisme spécialisé et sans jargon théorique, cette méditation profonde et parfois émouvante.Jean-Michel Salanskis est mathématicien et philosophe des sciences. Il est professeur à l'université Paris-Ouest Nanterre-La Défense.

  • A partir de 1892, à l'Université de Chicago nouvellement fondée, dans cette ville qui est le creuset du monde actuel en matière de grande industrie, de protestation sociale, de problèmes urbains, prend place la première entreprise systématique d'étude des sociétés contemporaines. Au cours des soixante-dix années suivantes, les sociologues de Chicago, de William Thomas et Robert Park à Ernest Burgess, Louis Wirth, Everett Hughes, Herbert Blumer, Howard S. Becker, Erving Goffman et tant d'autres, occuperont une place centrale dans la sociologie américaine. Il était grand temps en France de découvrir l'ampleur de l'héritage de la tradition de Chicago en sciences sociales, entreprise à laquelle se consacre Jean-Michel Chapoulie. Suivant d'abord un ordre chronologique, le livre s'attache aux différents contextes qui entourent les oeuvres des auteurs, aux modes d'enquêtes et aux manières d'écrire, une question jusqu'ici trop négligée. Il permet ainsi de comprendre la genèse, la pertinence et les limites de ces analyses. Puis, retenant quelques domaines toujours au coeur des préoccupations d'aujourd'hui (le travail, la délinquance, les relations interethniques) et examinant les carrières de deux sociologues, Nels Anderson et Donald Roy, l'ouvrage fait apparaître l'orientation commune aux chercheurs de la tradition de Chicago sans pour autant qu'elle fonde une école au sens strict. Développant une perspective originale sur l'histoire des sciences sociales au XXe siècle, cet ouvrage constitue aussi une réflexion sur le "savoir" dans ces disciplines, à l'écart des deux conceptions dominantes, le néo-positivisme inspiré des sciences de la nature et l'hyper-relativisme.

  • Ce livre est un cri d'alarme, un appel adressé aux citoyens pour qu'ils s'approprient le débat sur la finance et pressent leurs élus de passer enfin à l'action. Des solutions efficaces à la crise financière pourraient aisément être mises en oeuvre si les gouvernements n'étaient pas si sensibles aux pressions des puissances de l'argent.Le quasi-immobilisme des dirigeants politiques fait peser sur le monde la menace de nouvelles catastrophes. Car les principaux foyers de crise sont toujours actifs. La bulle spéculative continue de croître, les banques centrales inondent le monde de liquidités et les gouvernements s'endettent chaque jour davantage. L'Amérique vit depuis bientôt un demi-siècle à crédit. Elle a une dette publique et privée vertigineuse. Quant à l'Europe, qui a la chance d'avoir un modèle social fondé sur des valeurs de solidarité, elle est loin d'avoir trouvé une issue à la crise de la zone euro.Il est pourtant une raison d'espérer. Les solutions sont assez simples à comprendre et à mettre en application. Des citoyens mieux informés et actifs pourront peut-être raviver la volonté politique qui fait gravement défaut. Avant qu'il ne soit trop tard ?Banquier pendant 37 ans, membre du collège de l'Autorité des marchés financiers (AMF) de 2003 à 2013, Jean-Michel Naulot y a présidé la commission des émetteurs, puis la commission de marchés. Il s'exprime ici à titre personnel.

  • "À l'opposé de l'exploitation que subissent les victimes des trafiquants et des réseaux mafieux, il existe une prostitution délibérément choisie que les mouvements abolitionnistes s'obstinent à nier.
    Face à une société libérale qui promeut une marchandisation déshumanisée de la sexualité et à un État hypocrite dont la politique répressive aggrave leurs conditions d'existence, ces travailleu(r)ses du sexe se battent pour que la prostitution libre soit considérée comme un métier et pour faire reconnaître leurs droits.
    À rebours des idées convenues et convenables, ce livre retrace leurs parcours surprenants et restitue leur parole, souvent dérangeante. Pour quelles raisons choisit-on de se prostituer ? S'agit-il d'un travail comme un autre ? Peut-on y trouver du plaisir ? Qui sont les client(e)s des prostitué(e)s ? Pourquoi les travailleu(r)ses du sexe sont-elles à ce point stigmatisées ? La répression dont elles font l'objet sert-elle la lutte contre la traite, l'esclavage et le proxénétisme ou une volonté de contrôle de notre sexualité ?
    Cet ouvrage témoigne de l'humanité profonde de ce travail et du sens des luttes que mènent ses praticien(ne)s contre leur stigmatisation par une société à qui leur liberté fait peur."

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • A partir de 1892, à l'Université de Chicago nouvellement fondée, dans cette ville qui est le creuset du monde actuel en matière de grande industrie, de protestation sociale, de problèmes urbains, prend place la première entreprise systématique d'étude des sociétés contemporaines. Au cours des soixante-dix années suivantes, les sociologues de Chicago, de William Thomas et Robert Park à Ernest Burgess, Louis Wirth, Everett Hughes, Herbert Blumer, Howard S. Becker, Erving Goffman et tant d'autres, occuperont une place centrale dans la sociologie américaine. Il était grand temps en France de découvrir l'ampleur de l'héritage de la tradition de Chicago en sciences sociales, entreprise à laquelle se consacre Jean-Michel Chapoulie. Suivant d'abord un ordre chronologique, le livre s'attache aux différents contextes qui entourent les oeuvres des auteurs, aux modes d'enquêtes et aux manières d'écrire, une question jusqu'ici trop négligée. Il permet ainsi de comprendre la genèse, la pertinence et les limites de ces analyses. Puis, retenant quelques domaines toujours au coeur des préoccupations d'aujourd'hui (le travail, la délinquance, les relations interethniques) et examinant les carrières de deux sociologues, Nels Anderson et Donald Roy, l'ouvrage fait apparaître l'orientation commune aux chercheurs de la tradition de Chicago sans pour autant qu'elle fonde une école au sens strict. Développant une perspective originale sur l'histoire des sciences sociales au XXe siècle, cet ouvrage constitue aussi une réflexion sur le "savoir" dans ces disciplines, à l'écart des deux conceptions dominantes, le néo-positivisme inspiré des sciences de la nature et l'hyper-relativisme.

  • Eviter l'effondrement

    Jean-Michel Naulot

    • Seuil
    • 19 Janvier 2017

    À partir de son expérience de banquier et de régulateur, mais aussi de citoyen engagé, l'auteur nous explique pourquoi une crise financière beaucoup plus grave que la précédente menace d'éclater. Une génération de responsables politiques nous a conduits à une situation véritablement explosive à force de déréglementation financière et de marche forcée vers le fédéralisme. Plus les dirigeants maintiendront ce cap, plus ils feront monter les populismes. Quelques mesures radicales seraient pourtant de nature à corriger l'hypertrophie de la finance. En Europe, une place plus grande pourrait être faite à la souveraineté nationale. La régulation financière et le droit souverain des peuples à choisir une politique sont les seules voies susceptibles d'éviter un véritable effondrement et de revivifier la démocratie. Mais une course contre la montre est engagée. Ce livre se veut pédagogique, avec le minimum d'éléments techniques, à destination de tous les citoyens. Jean-Michel Naulot, quarante ans de carrière dans la banque, principalement chez Indosuez, a été membre du Collège de l'AMF (Autorité des marchés financiers) de 2003 à 2013. Il est l'auteur de Crise financière. Pourquoi les gouvernements ne font rien (Seuil, 2013).

  • Une biographie intellectuelle de l'écrivain à partir de ce constat de Valéry : tout univers organisé est fragile, seul le faire est porteur d'avenir.

  • Ils ne sont pas si nombreux ceux qui, tel Edmond Maire, auront marqué leur époque en accompagnant, et parfois en de-vançant, les mutations de la société. Enfant d'un catholicisme populaire qui disputait au PCF l'encadrement des banlieues, il fut l'artisan d'un syndicalisme laïc affranchi de la tutelle de toutes les Églises spirituelles ou séculières et l'une des figures d'une gauche préférant affronter le réel que se réfugier dans le dogme.Faire le récit de la vie d'Edmond Maire, c'est raconter l'histoire de la CFDT dont il fut le secrétaire général de 1971 à 1988 et où il a porté une volonté de ne jamais être intimidé par les tenants du marxisme jacobin, mais pas davantage par le patronat ou les gouvernants, de gauche comme de droite. C'est ainsi plonger au coeur d'une alchimie très française, faite du meilleur des traditions anarcho-syndicalistes, chrétiennes et socialistes du mouvement ouvrier.Son souci de l'indépendance a conforté la CFDT dans sa réac-tivité aux grands enjeux qui ont surgi sur sa route: la guerre d'Algérie, Mai 68, mai 1981, l'antitotalitarisme, la crise mar-quant la fin des Trente Glorieuses. Il a incarné la haute idée d'un syndicalisme porteur de l'intérêt général et acteur de la transformation sociale, en plaçant au poste de commande le devoir de vérité et l'exigence de démocratie. L'itinéraire ex-ceptionnel d'Edmond Maire est un plan de coupe de l'histoire politique et sociale contemporaine.Jean-Michel Helvig, né en 1947, est un journaliste et écrivain français. Ancien chef du service politique, directeur adjoint de la rédaction et éditorialiste à Libération, il collabore aujourd'hui à La République des Pyrénées. Il a notamment publié L'Homme qui voulait être président (biographie de Laurent Fabius) (Robert Laffont, 2006), Citoyen sans frontières. Conversations avec Stéphane Hessel (Fayard, 2008, prix Jean Zay, 2008) et Demain comme hier. Conversations avec Jack Lang (Fayard, 2009).

  • éviter l'effondrement

    Jean-Michel Naulot

    • Seuil
    • 19 Janvier 2017

    À partir de son expérience de banquier et de régulateur, mais aussi de citoyen engagé, l'auteur nous explique pourquoi une crise financière beaucoup plus grave que la précédente menace d'éclater. Une génération de responsables politiques nous a conduits à une situation véritablement explosive à force de déréglementation financière et de marche forcée vers le fédéralisme. Plus les dirigeants maintiendront ce cap, plus ils feront monter les populismes. Quelques mesures radicales seraient pourtant de nature à corriger l'hypertrophie de la finance. En Europe, une place plus grande pourrait être faite à la souveraineté nationale. La régulation financière et le droit souverain des peuples à choisir une politique sont les seules voies susceptibles d'éviter un véritable effondrement et de revivifier la démocratie. Mais une course contre la montre est engagée. Ce livre se veut pédagogique, avec le minimum d'éléments techniques, à destination de tous les citoyens. Jean-Michel Naulot, quarante ans de carrière dans la banque, principalement chez Indosuez, a été membre du Collège de l'AMF (Autorité des marchés financiers) de 2003 à 2013. Il est l'auteur de Crise financière. Pourquoi les gouvernements ne font rien (Seuil, 2013).

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