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  • À l´origine de ce livre ambitieux et personnel, il y a d´abord la rencontre, puis le dialogue jamais interrompu entre le critique Jean-Michel Frodon et le cinéaste Olivier Assayas. Au-delà de leurs conversations, le résultat est une passionnante autobiographie artistique, autant le destin d´un cinéaste à part qu´une réfl exion sans complaisance sur son métier, une plongée au coeur même de la machine à faire du cinéma. Une ronde entre producteurs, actrices, acteurs, glamour et misères, fi nancements et déboires, diffi cultés et victoires, des débuts jusqu´aux Destinées sentimentales, cette adaptation à grand spectacle du roman de Jacques Chardonne qui fera connaître Olivier Assayas du public.
    Né d´une mère aristocrate hongroise déracinée et d´un père juif milanais, scénariste, Olivier Assayas fut d´abord cet adolescent passionné de peinture et de musique, élevé à la campagne parmi les livres, avant de devenir le cinéaste des villes et des révolutions, des solitudes et des jeunes femmes. Essayiste et auteur de films, il est au coeur d´un métissage d´infl uences, d´un tumulte d´époques dont son cinéma rend compte, comme s´il écrivait à la première personne le parcours d´une génération.
    De Mai 68 à une société sans rêves, de la vieille Europe à Hongkong, ce livre-somme intime et ouvert au monde est aussi la marque d´une curiosité intense pour nos vies hâtives.

  • Depuis septembre dernier, des voix inaccoutumées se font entendre sur Europe N° 1 : celles des enfants et des adolescents de 8 à 17 ans qu'on a jamais l'habitude d'écouter. En général sur les ondes ce sont les adultes qui parlent pour eux, mineurs de 18 ans à qui la loi en France ne reconnaît aucun droit, surtout pas le droit de parler. Sur Europe un éducateur, Bertrand Boulin, et deux journalistes, Jean-Michel Desjeunes et Philippe Alfonsi leur ont donné pour la première fois la possibilité de s'exprimer librement sur tous les sujets sur lesquels on parlait à leur place : la famille, l'école, la sexualité, la drogue, le divorce des parents, les fugues, etc. Et ils ont parlé et quand les enfants parlent ça fait du bruit. Les uns ont crié leur désespoir, les autres ont raconté leurs expériences et leurs joies. Et l'on s'est aperçu que les enfants avaient quelque chose à dire, quelque chose à nous dire, chose inouïe dans une société où l'on parle si souvent de l'enfance pour mieux l'ignorer et en étouffer l'esprit. Et l'on s'est aperçu que les enfants sont soumis à l'autorité absolue de leurs parents, professeurs, juges, qu'on les dit irresponsables (mais à partir de 13 ans ils sont pénalement responsables, contradiction de la loi !), qu'ils sont ballotés entre les parents en cas de divorce, placés contre leur gré, etc. Ces milliers de témoignages ont donné l'idée aux réalisateurs de l'émission de rédiger un projet de Charte des Enfants et de le soumettre aux autorités administratives, aux législateurs. Ce livre est fait de trois parties : 1° les témoignages les plus significatifs d'enfants et d'adolescents (et aussi d'adultes et d'éducateurs), parole étrange, bouleversante, incroyable. 2° le projet de Charte des Enfants. 3° et une réflexion des auteurs et en particulier de Bertrand Boulin sur l'ennui et le désespoir des enfants, qui ne comprennent plus la signification de leur vie et adoptent des conduites marginales. Un document original, à méditer et qui ne peut laisser aucun adulte indifférent.

  • Depuis septembre dernier, des voix inaccoutumées se font entendre sur Europe N° 1 : celles des enfants et des adolescents de 8 à 17 ans qu'on a jamais l'habitude d'écouter. En général sur les ondes ce sont les adultes qui parlent pour eux, mineurs de 18 ans à qui la loi en France ne reconnaît aucun droit, surtout pas le droit de parler. Sur Europe un éducateur, Bertrand Boulin, et deux journalistes, Jean-Michel Desjeunes et Philippe Alfonsi leur ont donné pour la première fois la possibilité de s'exprimer librement sur tous les sujets sur lesquels on parlait à leur place : la famille, l'école, la sexualité, la drogue, le divorce des parents, les fugues, etc. Et ils ont parlé et quand les enfants parlent ça fait du bruit. Les uns ont crié leur désespoir, les autres ont raconté leurs expériences et leurs joies. Et l'on s'est aperçu que les enfants avaient quelque chose à dire, quelque chose à nous dire, chose inouïe dans une société où l'on parle si souvent de l'enfance pour mieux l'ignorer et en étouffer l'esprit. Et l'on s'est aperçu que les enfants sont soumis à l'autorité absolue de leurs parents, professeurs, juges, qu'on les dit irresponsables (mais à partir de 13 ans ils sont pénalement responsables, contradiction de la loi !), qu'ils sont ballotés entre les parents en cas de divorce, placés contre leur gré, etc. Ces milliers de témoignages ont donné l'idée aux réalisateurs de l'émission de rédiger un projet de Charte des Enfants et de le soumettre aux autorités administratives, aux législateurs. Ce livre est fait de trois parties : 1° les témoignages les plus significatifs d'enfants et d'adolescents (et aussi d'adultes et d'éducateurs), parole étrange, bouleversante, incroyable. 2° le projet de Charte des Enfants. 3° et une réflexion des auteurs et en particulier de Bertrand Boulin sur l'ennui et le désespoir des enfants, qui ne comprennent plus la signification de leur vie et adoptent des conduites marginales. Un document original, à méditer et qui ne peut laisser aucun adulte indifférent.

  • Ceci est la chronique de presque sept années de la vie d'un homme, et cet homme est le Français numéro 1 : le président de la République. Il était donc logique d'intituler À la manière d'un ce livre composé d'une centaine d'à la manière de - c'est-à-dire de textes, pastichés ou malicieusement retouchés, de nos plus grands écrivains. D'autant plus logique que, très souvent, c'est le Président lui-même qui est censé tenir ici la plume, et la tremper dans l'encrier de ses auteurs favoris. Le récit des fameux dîners chez les Français moyens ? La version élyséenne de l'Affaire des diamants ? Du Maupassant, bien sûr... Sur les autres personnages de la comédie du pouvoir et des tragi-comédies de l'opposition, on a porté le même regard de plaisante, salubre - et parfois féroce - ironie. On ne s'étonnera donc pas de rencontrer François Mitterrand costumé en duchesse, Michel Rocard en archevêque, Raymond Barre en père Grandet, Jacques Chirac en Pichrocole, ni de scruter Georges Marchais à travers la lorgnette de Marcel Proust : telle est la facétieuse logique de ce jeu de société en forme de manuel de littérature, où le pastiche révèle une autre manière d'écrire l'Histoire...

  • Dans cet essai, Jean-Michel Rabaté montre que le mensonge est intimement lié au paradoxe, donc voué de manière structurelle à la contradiction, tant dans ses manifestations sociales que politiques et philosophiques. Pour expliquer et mettre en scène les paradoxes du mensonge, l'auteur prend comme point de départ le champ de la politique et des médias aux États-Unis, lieu où l'on observe une grande fascination pour ce thème. Il expose brillamment l'attitude de Clinton et de Bush face au mensonge privé ou d'État, avant d'aborder des cas célèbres de journalistes ou d'écrivains. Les témoignages de Steve Glass, Lauren Slater et, par l'intermédiaire du livre d'Emmanuel Carrère (L'adversaire), de Jean-Claude Romand apportent d'autres perspectives sur la pratique du mensonge. Celui-ci ne peut se réduire à une contradiction entre un certain discours et la réalité des faits. Il faut combiner d'autres critères pour comprendre les logiques du mensonge contemporain : il y a d'abord le test de la réalité, toujours indispensable, même si cela reste souvent un point d'indécidabilité ; il y a ensuite l'intention de tromper, sans laquelle, comme disait saint Augustin, on ne peut parler de mensonge puisqu'on peut toujours mentir en disant la vérité factuelle ; enfin, il y a le mensonge réflexif, c'est-à-dire l'erreur sur soi-même, la méconnaissance produite par l'inconscient qui sous-tend erreurs, lapsus et actes manqués. Il conclut de manière paradoxale sur l'affirmation conjointe de l'inévitabilité et l'inexcusabilité du mensonge. Jean-Michel Rabaté nous livre ici une belle synthèse, remarquablement claire, entre une réflexion politique et une interrogation philosophique.

  • Le prix du pardon

    Jean-Michel Morel

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    • 19 Avril 2006

    1890. New York. Louis Morghana a dix ans. Sa mère s'allie au mouvement de grève de l'usine où elle travaille. Son père, parce qu'il est flic, ne veut pas ternir l'honneur de sa femme en l'emprisonnant. Il s'enfuit dans l'Ouest avec Louis mais succombe dans des circonstances dramatiques. De ce point de départ tragique naît une palpitante aventure où le jeune garçon, élevé par un Indien, apprend à devenir trappeur, à suivre n'importe quelle piste et à se défendre dans n'importe quelles circonstances. Il apprend à tuer pour sauver sa peau. En quête de ses origines, il parcourt le Mexique, devient garde du corps dans les premiers studios hollywoodiens, puis modèle de Picasso dans le Paris des anarchistes, combattant aux côtés des Irlandais en 1916, soldat dans la guerre des tranchées en Argonne, prisonnier au bagne de Cayenne... Mais le souvenir de sa mère le hante.

    Tout au long de cette formidable odyssée, on découvre un personnage fort, taciturne, violent et droit, qui n'est influencé par aucune pensée, et ne se laisse distraire par aucune femme. Et pourtant, doté d'une loyauté infaillible, il n'aura de cesse de retrouver sa mère. Le pardon est à ce prix.

  • Le premier livre de Jean-Michel Aphatie, journaliste politique, aujourd'hui sur RTL, il n'y a pas si longtemps sur France Inter, lui ressemble. Il raconte un parcours atypique, qui commence un 10 mai 1981, quand le jeune Jean-Michel, alors âgé de vingt-deux ans, découvre en même temps que la France entière le visage de François Mitterrand, vainqueur de l'élection présidentielle, sur un écran de télévision. Le jeune Aphatie est alors serveur au Café de la Poste, à Lourdes. « C'est une vie sans direction », écrit-il, qui l'a mené là. L'école n'a plus voulu de lui après la troisième. Il a juste le temps d'arracher son BEPC et commence à travailler dans le commerce que ses parents tiennent en gérance. La politique est alors pour lui une chose bien lointaine.
    Le 10 mai 1981, il n'a pas voté. « Je n'ai même pas dû y penser », précise-t-il. Et pourtant, après l'élection de François Mitterrand, il se dit que sa vie pourrait commencer. Il s'inscrit quelques mois plus tard à un examen spécial pour entrer à l'université, le réussit et choisit bientôt, à la fi n de ses études, dans un premier temps le Parti socialiste auquel il adhère, puis le journalisme quand il n'y adhère plus.
    Ses années de jeunesse fixent à jamais le caractère de Jean-Michel Aphatie. On comprend mieux, en suivant son récit, pourquoi il ne fait pas du journalisme politique comme les autres. D'où lui viennent cette simplicité, cette liberté de ton et de parole.
    On sera surpris par ce livre où, pour la première fois, Aphatie, après avoir évoqué ses origines, nous livre ses interrogations, ses humeurs mais aussi et surtout ses vérités sur le monde politique qu'il observe chaque jour, sans complaisance mais avec la plus grande gourmandise.

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