Oumar Kane

  • Cet ouvrage traite de la partie la moins connue de l'histoire du Fuuta Tooro, qui va de 1512 à 1807. C'est la première étude scientifique d'importance centrée sur cette période. Est abordé en premier lieu l'ancrage du Fuuta Tooro dans l'Ouest africain où il joue le rôle de réceptacle de toutes les influences socioculturelles de la zone soudano-sahélienne. Du XVIe au XVIIe siècle, l'empire constitué par Koli Tenella exerce une véritable hégémonie dans la région à la suite de l'effondrement de l'empire songhay et de l'éclatement de l'empire du Jolof.
    Une crise séculaire, née de l'essor de l'islam, de la poussée maure, de la présence européenne et de la traite négrière, aboutit à la chute du régime deeniyanke et au magistère d'Almaami Abdul.
    Cet ouvrage est d'un apport décisif sur les questions de chronologie, de mise en place du peuplement, des principaux facteurs d'évolution historique (islam, présence européenne et traite négrière). C'est donc une pièce maîtresse dans la connaissance de ce que le père Henry Gravand appelle à juste titre Le sanctuaire national.
    Actuellement professeur honoraire, Oumar Kane (né en 1932 à Kanel, département de Matam, région du fleuve Sénégal) est ancien doyen de la faculté des lettres et sciences humaines de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Il s'est spécialisé dans l'histoire du Fuuta Tooro et de l'islamisation de l'Afrique de l'Ouest, et compte, dans ces domaines, de nombreuses publications. Nourri à la culture locale par un père profondément enraciné dans les valeurs traditionnelles de sa société, Oumar Kane a l'avantage de connaître, de l'intérieur, les populations et leur culture.

  • Rédigé dans un style clair et aisément accessible au grand public, le présent ouvrage analyse le rôle de la communication dans la gouvernance des questions environnementales. Les moments forts du développement de la communication environnementale sont clarifiés et mis en relation avec la montée en importance des plaidoyers pour le bien commun et les revendications de la société civile pour une démocratisation accrue des processus de prise de décision.

  • Depuis leur création, la radio et la télévision de service public ont connu de nombreux changements consécutifs aux innovations technologiques, aux réorientations politiques ou réglementaires, à l'évolution des conditions économiques et à l'émergence de nouvelles pratiques socioculturelles. Plus récemment, ces médias, à l'instar de l'ensemble des industries médiatiques et culturelles, ont été rudement secoués par la rapide expansion des réseaux numériques et par l'apparition des appareils permettant cette dernière. La « révolution du numérique » entraîne en effet d'énormes défis pour les gens oeuvrant dans toutes les sphères de la production et de la diffusion culturelles et médiatiques, mais aussi pour les usagers des médias. La Canadian Broadcasting Corporation (CBC)/ Société Radio-Canada (SRC), la British Broadcasting Corporation (BBC) et France Télévisions (FTV) bougent devant ces importantes mutations. Elles réagissent, autant que leurs ressources humaines et financières le permettent, en adoptant - sous pression extérieure ou de leur propre initiative - des stratégies pour relever les considérables défis imposés par leur environnement changeant.

    Le présent ouvrage présente et analyse, en fonction de quatre grands thèmes (créativité, accessibilité, coopération et financement), les actions de ces géants médiatiques. Il s'adresse à ceux et celles qui travaillent dans les médias publics et à toutes les personnes qui, plus largement, veulent comprendre l'évolution du service public et le rôle de la culture et des médias en démocratie. La voie vers l'avenir médiatique sera certainement tracée à la fois par les artisans du service public, par les acteurs politiques responsables et par les citoyens qui s'en préoccupent.

    Gaëtan Tremblay est professeur retraité de l'École des médias de l'Université du Québec à Montréal (UQAM) et chercheur au Centre de recherche interuniversitaire sur la communication, l'information et la société (CRICIS).

    Aimé-Jules Bizimana est professeur agrégé au Département des sciences sociales à l'Université du Québec en Outaouais et chercheur régulier au CRICIS.

    Oumar Kane est professeur titulaire au Département de communication sociale et publique de l'UQAM et chercheur au CRICIS.

  • La médiation et la mobilisation de l'objet technique favorisent l'apparition de nouvelles valeurs, de nouveaux modèles de références et d'actions, transformant par là le rapport à soi, aux autres et au monde. On reconnait généralement que l'objet technique est en mesure d'accroître ou de diminuer notre efficacité et notre productivité au travail, de même que notre puissance d'agir dans les activités libres et créatrices liées au désir d'expression et de production de soi. Mais même avec l'aide de l'objet technique, le sujet n'a pas la pleine maîtrise de son destin. La présence d'autrui lui est essentielle pour exister pleinement et librement. Sans douter que l'objet technique puisse être considéré comme un moyen mis à la disposition des individus ou mis en oeuvre par eux pour exister, on ne saurait toutefois réduire son apport à sa seule dimension instrumentale, car l'élaboration de soi suppose la connaissance des forces de détermination en présence, en commençant par celles de la technique, et des limites de ce que peut l'individu dans le contexte d'une société capitaliste basée sur le profit, la concurrence, l'efficacité et le rendement.

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