Patrick Forestier

  • Le train du Négus

    Patrick Forestier

    • Grasset
    • 5 Octobre 1994

    Déraillements, télescopages, fusillades par les maquisards, le train éthiopien est assurément le train le plus dangereux du monde. Ce "train du Négus", ainsi appelé car il fut commandé aux Français par le négus Ménélik, doit impérativement parcourir chaque jour le trajet Addis-Abeba - Djibouti, sinon l'Ethiopie, dont il est l'artère vitale, est asphyxiée. C'est un train français, ses employés continuent de parler notre langue. C'est aussi un train éthiopien, c'est-à-dire aussi déglingué et anarchique que le pays qu'il traverse, longtemps fermé aux étrangers, où l'influence occidentale est quasiment absente. En empruntant le Train du négus, Patrick Forestier rencontre des personnages qui mènent une existence que l'on imaginait révolue... Le chemin de fer traverse également la région où vécurent Arthur Rimbaud et Henry de Monfreid. Rien n'a vraiment changé aujourd'hui, dans les montagnes de Harar et dans le désert de l'Ogaden.

  • Ce récit nous fait pénétrer dans le monde de la piraterie moderne au large de la Somalie, pays de non-droit, en guerre depuis bientôt vingt ans. Les 15 000 navires qui empruntent le golfe d'Aden et le canal de Suez, où transitent le commerce et le pétrole destinés à l'Europe, sont devenus la proie des bandits des mers. Ce livre révèle les secrets des opérations commandos des Forces spéciales qui ont libéré les trois voiliers et les otages français captifs des flibustiers. Il nous raconte les attaques contre les thoniers bretons. Un récit haletant. Avec les nageurs de combat mais aussi dans le centre des opérations enfoui à Paris sous le ministère de la Défense et à l'Elysée où se tiennent les réunions de crise autour de Nicolas Sarkozy. L'auteur a échappé à une embuscade. Un de ses gardes du corps a été blessé par les pirates durant la fusillade. Un texte passionnant qui nous amène dans leur repaire de la Corne de l'Afrique.

  • Siège de la presse internationale pendant les hostilités, l'hôtel Palestine, place de l'Etoile où se dressait la statue du Raïs, a certainement été le meilleur poste d'observation de la chute du régime de Saddam Hussein.Cet hôtel délabré, désormais célèbre sur les cinq continents, fut l'épicentre d'une autre guerre : celle de l'information. Patrick Forestier était parmi les journalistes qui sont restés du premier au dernier jour de cet affrontement hautement médiatisé. II raconte les coulisses de l'hôtel Palestine, le départ des grands médias américains avant l'ultimatum, le jeu pervers entre journalistes et fonctionnaires du ministère de l'Information, le rôle des agents secrets irakiens, des barbouzes, des militants : chronique d'une défaite annoncée malgré la propagande ubuesque d'une dictature aux abois qui croyait à ses propres mensonges. Hôtel Palestine est le " making of " du grand film de la guerre en Irak : ce qui était " hors champ ", que vous n'avez pas vu, pas lu, pas su.Les petites histoires qui font la grande Histoire. Une galerie de personnages romanesques et un témoignage unique sur le métier de grand reporter.

  • « Après plus d'un an de présence en Indochine, je connaissais ce qu'on peut filmer dans la guerre. Au départ, on se dit : "Tiens, il faut filmer l'ennemi." Non, l'ennemi, il ne faut pas le filmer. Il faut filmer les gens avec qui l'on est. L'ennemi, si on le voit, il vous voit. Et il tire le premier ! » Pierre Schoendoerffer« La guerre est un combat contre, au minimum, un ennemi. Impossible de la couvrir sans être avec les combattants d'un des camps. Au Liban, en Bosnie, au Tchad, au Nicaragua, à Gaza, en Libye, en Somalie, en Afghanistan, en Iral et j'en passe, cela a été le cas, pour moi et pour d'autres. Difficile de relater la guerre au plus près sans être avec un des protagonistes. » Patrick Forrestier

  • Pour la première fois, un otage dit tout. Comme tout le monde, avant son enlèvement à Beyrouth, Roger Auque, 32 ans, journaliste à RTL, pensait que ça n'arrivait qu'aux autres. Jusqu'au jour où il est devenu captif à son tour. En tout, il est resté 319 jours dans l'univers souterrain des morts-vivants de la guerre du Liban. C'est le grand reportage détaillé de cette captivité, implacable, que Roger Auque nous livre ici. Depuis des années, on parle des otages. On en parle pour ne pas gommer leur sort de nos mémoires. Mais personne n'a jamais plongé dans leur longue nuit solitaire. Quatre ans en poste à Beyrouth lui ont permis de comprendre l'arabe et de s'adapter à la mentalité du pays. Ses reportages l'ont mené auprès de toutes les factions rivales. Mieux que quiconque, il est en mesure d'analyser son drame. Il arrive à localiser les endroits successifs de sa détention. Il sait entre les mains de qui il est tombé. Ses dialogues avec les gardiens nous font découvrir leur psychologie. On apprend aujourd'hui, grâce à ce témoignage, qui sont les ravisseurs de nos otages. Ce document exceptionnel nous entraîne dans le monde mystérieux de la barbarie moderne. À travers ce livre, vous allez partager son formidable combat pour survivre, ses révoltes et ses tentatives d'évasion.

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