Patrick Mathieu

  • Trimer, camelote, piaule, rupin, beur, caillera : quel rôle jouent ces mots dans notre vocabulaire ? Quelle place y occupent-ils aujourd'hui ? C'est à ces questions que cherche à répondre ce livre en retraçant l'histoire de la double tradition d'origine de l'argot. Tradition policière, explorée à travers les habitudes et le vocabulaire d'une célèbre bande de malfaiteurs arrêtée à Dijon au milieu du quinzième siècle. Tradition littéraire, inséparable d'un mythique "Royaume de l'Argot" et associée à la fois au commerce de colportage et à l'univers du carnaval et des foires du Moyen Âge.

  • A l'encontre d'une tradition qui en ferait une oeuvre philosophique ou sensuelle, A la recherche du temps perdu est surtout une oeuvre visuelle cherchant à libérer par l'écriture cette pulsion sexuelle primaire que Freud appelle "pulsion scopique". Proust est forcément influencé par la photographie. Images photographiques et techniques de l'image sont autant de cadres susceptibles d'arrêter un instant le diaporama de l'existence, pour révéler la trace de l'image première. L'écriture photographique de Proust éclaire sa propre théorie littéraire.

  • Les échanges qu'on va lire, et bien plus encore les événements qui les ont provoqués et ceux qui y sont évoqués, nous font violence, à l'un, historien, comme à l'autre, écrivain, peu enclins par nature à parler d'actualité.
    Il nous a pourtant été nécessaire de les coucher sur le papier, non pour commenter, énoncer ou juger, mais pour faire état de cet état d'esprit qui nous a envahis brusquement au fil de ces journées qui ont, non pas changé la donne, mais tranché les positions. C'est cela, le point commun de nos métiers?: livrer des récits, parler après que la mort est passée. Ce récit-là est une contribution, avant que l'histoire ne se fige et que les pages se tournent. Nous souhaitons qu'il soit débattu, repris, démenti, en un mot qu'il vive bien au-delà de nous et ne reste pas sur le carreau comme les dix-sept corps assassinés et les trois corps assassins, à Paris, en janvier?2015.

  • A Newbury Port, gare centrale des navettes spatiales, une jeune femme souhaite aller à Arkham Beta, une planète voisine sur laquelle vit une partie de sa famille. A défaut de pouvoir se payer un billet direct et intriguée par la description que lui en fait le guichetier, elle opte pour « la barge », un vaisseau low cost qui fait escale à Innsmouth, planète qui a connu ses heures de gloire grâce à l'exploitation de l'or qui depuis périclite et souffre d'une mauvaise réputation (maisons abandonnées, ville désoeuvrée, créatures mutantes...). La plupart des habitants d'Innsmouth ont une morphologie étrange, quasi-batracienne. Un culte païen, l'Ordre ésotérique de Dagon, a remplacé la religion chrétienne. Alors qu'elle ne devait être de passage qu'une journée, la voilà contrainte d'y rester une nuit et de séjourner dans l'unique hôtel, le Gilman. Convaincue que quelque chose d'anormal se passe dans cette ville, sa nuit commence par un cauchemar. Très vite, elle entend quelqu'un, quelque chose qui tente de s'introduire dans sa chambre. Terrorisée, elle réusssit à échapper à d'étranges créatures visqueuses, mi-poissons/mi-humains appelées « les Profonds », à quitter Innsmouth et à rejoindre l'orbite. Les autorités refuseront qu'elle rentre sur Terre en découvrant ses liens du sang avec les Profonds.

  • Le héros de cette histoire est un étudiant en mathématiques, qui vit dans une chambre de bonne d'un quartier similaire au quartier latin parisien. Les rumeurs disent que sa mansarde fut occupée, deux siècles plus tôt, par une vieille femme jugée sorcière par ses contemporains, capable de voyager dans différentes dimensions du réel, et dont l'esprit n'aurait pas tout à fait quitté les lieux. Notre narrateur, à l'esprit aiguisé et fatigué par ses études poussées, fait des rêves de plus en plus étranges. Perd-il totalement pied ou a-t-il trouvé le chemin, guidé par cette sorcière, vers la contrée des rêves ?

  • La sexualité relève de la sphère individuelle interpersonnelle et psychoaffective. La question de la rencontre avec l'autre y est fondamentale. Lorsqu'elle est imposée, elle devient violence qui fait effraction dans l'intime. Se pose alors la question de transgression, déviance et passage à l'acte. Les enjeux diagnostiques, pronostiques et curatifs interrogent quotidiennement les professionnels du sanitaire et social mais aussi du pénal et de l'éducatif. Cet ouvrage propose un état des lieux des savoirs et des pratiques autour des axes de l'évaluation, de la prise en charge et de la prévention tant du côté des victimes que du côté des auteurs de violences sexuelles.

  • Haute couture, joaillerie et horlogerie de prestige, palaces, automobiles d'exception et yachts, le luxe s'exprime par des marques de renom. Dior, Hermès, Cartier, Ferrari..., autant de maisons mondialement connues, autant d'étoiles auxquelles, s'appuyant sur les grands théoriciens de l'imaginaire, Patrick Mathieu et Frédéric Monneyron assignent une vocation précise en germe dans l'inspiration de leur fondateur, vocation qu'elles devront moduler mais préserver tout au long de leur histoire.

  • This volume is a collation of original contributions from the key actors of a new trend in the contemporary theory of knowledge and belief, that we call "dynamic epistemology". It brings the works of these researchers under a single umbrella by highlighting the coherence of their current themes, and by establishing connections between topics that, up until now, have been investigated independently. It also illustrates how the new analytical toolbox unveils questions about the theory of knowledge, belief, preference, action, and rationality, in a number of central axes in dynamic epistemology: temporal, social, probabilistic and even deontic dynamics.

  • Aborde les mécanismes de ces nouveaux instruments dérivés et la manière dont ils peuvent modifier les habitudes de traitement du crédit. Tous les aspects d'évaluation, de qualification juridique et d'organisation sont également analysés.

  • Pour clore l'année, la revue L'Inconvénient propose un dossier thématique sur le néoconformisme. Personne ne veut faire partie du « troupeau ». On se targue d'être libre, mais à ne pas vouloir entrer dans un moule, à « s'anticonformer », on finit parfois tout de même par se fondre dans une masse. Être anticonformiste, aujourd'hui, ne prend-il pas l'allure d'un autre conformisme ? Faudrait-il alors être anti-anticonformiste ? Collaboratrices et collaborateurs se penchent sur la question. Aux lectrices et lecteurs, ce numéro propose aussi Cioran en bande dessinée, la troisième partie de Jazz et condition noire aux États-Unis par Stanley Péan, un portrait de la peintre Judith Berry, un de l'oeuvre postréférendaire du cinéaste Denys Arcand, un regard sur les héroïnes des séries Sharp Objects et Killing Eve, un texte de fiction, de la poésie et les chroniques de Patrick Nicol, Geneviève Letarte, Olivier Maillart, pour la dernière fois, et Vincent Lambert, pour la première.

  • Le numéro d'été de L'Inconvénient propose Le fantasme de la survie un dossier fouillé sur cette propension au macabre, cette « fascination morbide pour l'apocalypse et la destruction, comme si nous avions besoin de maintenir coûte que coûte la menace, aussi fantasmatique soit-elle » dans un monde où tout est pourtant réuni pour nous permettre une vie sans souci. Nous incitant à nous considérer comme individus vivant en sursis, attendant l'écroulement, cet état d'esprit nous convie aussi à vivre dans la complaisance et sans souci de l'autre, à vivre « à côté de la vie ». Un dossier signé par Evan Osnos, Christian Guay-Poliquin, Dalie Giroux, Vincent Lambert et Alain Roy. Aussi dans ce numéro, un poème de Patrice Desbiens, une BD de Samuel Catin, un reportage sur la traduction au Québec et au Canada par Mauricio Segura, la peinture de Dil Hildebrand et les habituelles chroniques littérature, cinéma et séries télé.

  • **Format papier épuisé** Le premier numéro du magazine Nouveau Projet. Inclut notre dossier «(Sur)vivre au 21e siècle», avec des textes de Charles Taylor, Joseph Heath et Andrew Potter, Mathieu Arsenault, Caroline Allard, Hugo Séguin, Nicholas Carr et autres.

  • Le premier numéro du magazine Nouveau Projet. Inclut notre dossier «(Sur)vivre au 21e siècle», avec des textes de Charles Taylor, Joseph Heath et Andrew Potter, Mathieu Arsenault, Caroline Allard, Hugo Séguin, Nicholas Carr et autres.

empty