Belfond (réédition numérique FeniXX)

  • La seule question à laquelle j'aimerais répondre, à propos de « La Saignée », serait : « Pourquoi un livre ? ». Parce que la littérature, c'est tout de même le plus court chemin pour parvenir à la trahison de ce que l'on aime, de ce que l'on veut, parfois même de ce que l'on fait. Parce que le lecteur n'a, en réalité, et malgré tout ce qui a pu être dit à ce sujet, aucune part. Parce que, dans un livre, ce qui est le plus vrai, c'est le mode de fabrication, la motivation de telle ou telle phrase - qu'il est si facile de faire mentir - la raison de ces instants qu'on dit privilégiés, qui vous poussent à exécuter ce travail plutôt qu'un autre. Écrire un livre, ce n'est pas très différent de la somme des gestes simples et inachevés que nous accumulons en une journée. Une journée aussi terne que les autres. Avec, tout au bout, toujours les mêmes interrogations, prétentieuses à force d'avoir été formulées. L'auréole infligée - de moins en moins, heureusement - à qui écrit un livre, il n'y a rien de plus vain.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • La seule question à laquelle j'aimerais répondre, à propos de « La Saignée », serait : « Pourquoi un livre ? ». Parce que la littérature, c'est tout de même le plus court chemin pour parvenir à la trahison de ce que l'on aime, de ce que l'on veut, parfois même de ce que l'on fait. Parce que le lecteur n'a, en réalité, et malgré tout ce qui a pu être dit à ce sujet, aucune part. Parce que, dans un livre, ce qui est le plus vrai, c'est le mode de fabrication, la motivation de telle ou telle phrase - qu'il est si facile de faire mentir - la raison de ces instants qu'on dit privilégiés, qui vous poussent à exécuter ce travail plutôt qu'un autre. Écrire un livre, ce n'est pas très différent de la somme des gestes simples et inachevés que nous accumulons en une journée. Une journée aussi terne que les autres. Avec, tout au bout, toujours les mêmes interrogations, prétentieuses à force d'avoir été formulées. L'auréole infligée - de moins en moins, heureusement - à qui écrit un livre, il n'y a rien de plus vain.

  • Par sa vision singulière de la réalité, et son défi constant aux conventions, Bill Brandt (1904-1983) a su donner à l'expression de son univers personnel, une dimension plastique exemplaire. Il est surtout l'un des premiers grands photographes à s'être sciemment constitué un style. Son oeuvre s'enracine dans la durée, sur plus d'un demi-siècle, et aborde les quatre grands genres de l'art photographique que sont le reportage, le portrait, le nu, et le paysage, mais elle conserve une part indispensable de mystère, indissociablement liée à la personnalité de son auteur.

  • Les deux dernières années de la vie de Mandrin, à la tête d'une joyeuse bande de jeunes contrebandiers, de 1753 à 1755. Dans la splendeur des paysages du sud-est de la France, Mandrin, surnommé Belle-Humeur, s'en prend aux taxes abusives appliquées par le

  • La passion d'un bibliophile misanthrope pour les éditions rares et la phrase juste, mise à mal par un neveu, animateur de radio et joueur impénitent. L'un amasse et collectionne, l'autre flambe et dilapide. Ces deux logiques ne peuvent longtemps coexister.

  • Roman familial et roman d'initiation, roman d'amour, critique du conformisme bourgeois et drame de l'enfance confrontée au monde des adultes.

  • Un récit d'enfance où l'auteur s'attache à relever les manifestations de ce qui, dès l'enfance, s'impose comme l'énigme de la beauté. Une enquête sur les arcanes et processus de la création.

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