Belin

  • La nécessaire prise de conscience écologique est prise en otage par les discours dramatiques, le déni ou les incantations. Loin de tout urgentisme ou solutionnisme, ce livre propose de renouer nos liens perdus avec la Nature.  Parce que les plantes, les arbres, les forêts..., ont rendu l'humain possible, l'auteur nous rappelle qu'une existence harmonieuse est encore possible. À condition de repenser notre place dans cet écosystème et de transformer notre relation à l'environnement, devenue mortifère, en un échange constant, à bénéfice mutuel.  Un plaidoyer convaincant pour une écologie bienveillante, qui s'appuie sur l'histoire de la pensée écologique depuis Aristote, et l'intervention de scientifiques, philosophes et défenseurs de la biodiversité, tels que Boris Cyrulnik, Michel Onfray, Francis Hallé ou Allain Bougrain-Dubourg. Patrick Scheyder nous invite ainsi à une balade philosophique et écologique à travers les siècles pour redécouvrir au bout du chemin, la sagesse.     

  • - 55%

    À force de volonté, les femmes réussissent peu à peu à s'imposer (difficilement) dans le monde du sport, un univers qui a toujours cultivé la virilité. Les inégalités entre sexes y relèvent des mêmes stéréotypes et mécanismes à l'oeuvre ailleurs dans la société, mais résultent aussi de facteurs spécifiques au sport. La voie vers l'égalité suppose une remise en question profonde des mentalités de l'ensemble des acteurs et actrices concernés.

  • Le matérialisme que ce livre interroge et construit n'est pas une « philosophie », mais la condition de possibilité et l'outil de la connaissance objective.
    Historiquement, il se confond avec l'élaboration de la science moderne s'affranchissant graduellement des contrats de parole qui l'asservissaient à la métaphysique et à la théologie. Comment, d'une part, cette émancipation s'est-elle effectuée en des temps où une croyance instituée imposait a priori la limite de l'Inconnaissable ? Comment, d'autre part, une métaphysique résiduelle impose-t-elle toujours aux artisans de la connaissance objective, sans qu'ils s'en doutent, des cadres, des frontières, des démarches et des représentations ?
    Ce livre montre qu'une analyse savante des complexes de discours dans l'histoire permet de comprendre et d'améliorer ce qui constitue aujourd'hui l'acte de connaître. De redéfinir la « conscience ». De sortir des leitmotivs exténués sur le « hasard ». De penser plus authentiquement la singularité émergente du vivant. De s'éloigner d'un modèle strictement nécessitariste du « déterminisme ». De sortir des impasses du réductionnisme. De résoudre les contradictions entre matérialisme et morale, ou entre déterminisme et conduites autonomes. D'entrevoir l'origine du symbolisme. De comprendre la nature fondamentalement politique de la religion. De penser l'articulation évolutive entre « nature » et « civilisation », et un lien cohérent et critique entre sciences de la nature et sciences de la société. D'identifier les comportements discursifs récurrents de ce que l'on nomme l'« idéologie ». Et d'édifier sur de nouvelles bases une histoire naturelle et sociale de la liberté.
    Revenant sur une part essentielle de son oeuvre, Patrick Tort invite ici à une véritable réforme logique de l'initiative de connaissance, et, simultanément, à instruire la méthode capable d'éclairer les mécanismes qui la favorisent ou qui la combattent dans l'univers infini des discours.

  • - 67%

    Ce guide est consacre aux galles, ces etonnantes structures que l'on observe frequemment sur les chenes, les eglantiers et beaucoup d'autres plantes, qui ressemblent a des fruits, mais n'en sont pas. Qu'est]ce qu'une galle ? Une deformation structuree d'une feuille, d'une tige, d'un bourgeon ou encore d'une racine, provoquee par un parasite, qui peut etre une bacterie, un champignon, un acarien, un insecte, etc. Quelque 400 galles sont decrites dans ce guide, parmi les plus typiques, avec des informations sur la plante parasitee, l'organe touche, la biologie de la galle et le parasite responsable.

  • Depuis quelques années, il est de bon ton pour les hommes de se dire favorables à l'égalité femmes-hommes, alors qu'ils sont les bénéficiaires d'un système toujours très inégalitaire.
    S'agit-il d'une façade permettant de se donner bonne conscience ou d'un engagement pris avec lucidité et honnêteté ?
    En perdant leurs privilèges, si les hommes ont peu à gagner immédiatement, ils auront la satisfaction de participer à la construction d'un monde meilleur. Et ce n'est déjà pas si mal !

  • Le sacrifice de soi demeure un mystère du point de vue de la biologie. Darwin y reconnaît la forme la plus élevée de la vie morale et recherche les manifestations de ses ébauches animales pour en comprendre l'origine.

    Cette origine, c'est la « sélection sexuelle » : certains caractères héréditaires évoluent sous l'effet de « lutte pour la reproduction », par exemple, les plumes du paon ou les bois du cerf. Les cerfs qui arborent les bois les plus imposants ont plus de chance d'être choisis par les femelles ou de dominer les mâles concurrents.

    Mais ces caractères semblent contraires à la survie : la queue majestueuse du paon, par exemple, attire les prédateurs ; les bois du cerf constituent un handicap pour leur échapper en milieu boisé. Ils accroissent donc les chances de conquête sexuelle mais diminuent les chances de survie. Il y a donc une propension à l'autosacrifice dans le règne animal : il faut être disposé à mourir pour pouvoir se reproduire.

    Cette forme primitive d'instinct social est à l'origine - au même titre que le dévouement au groupe, la discipline coopérative, l'entraide... - de la formation de l'idéal moral dans la civilisation. C'est explication biologique de l'origine de la morale permet de récuser deux grandes explications historiques : le « don de soi » du christianisme et le scénario freudien de la « horde primitive » », où le sacrifice rituel commémore le meurtre initial du père.

  • Microbes de l'enfer

    Patrick Forterre

    Des êtres vivants capables de vivre à des températures dépassant 100 °C ? Oui, de telles créatures infernales existent, et il s'agit de microbes très particuliers. C'est à la rencontre de ces microbes de l'enfer que Patrick Forterre nous convie : comment les a-t-on découverts, quelles astuces ces organismes ont-ils trouvées pour parvenir à prospérer à des températures aussi élevées, quelles préciseuses informations nous livrent-ils concernant l'origine de la vie sur Terre ?

  • L'époque où surgit la dynastie capétienne ne se confond pas avec « la naissance de la France ». Sans doute le royaume de Francie occidentale puis de France, qui embrasse alors la Catalogne au sud et la Flandre au nord, devient-il une entité politique qui ne se partage plus, mais le souverain continue explicitement de se dire « roi des Francs » plutôt que « roi de France ». Si la monarchie construit et élargit méthodiquement son domaine, le sentiment d'une unité française n'existe pas alors. La France féodale demeure une mosaïque de régions de langues et de coutumes diverses. Soucieux d'échapper à toute téléologie dynastique ou nationale, le propos tenu ici accorde une grande attention à ces singularités régionales. Il embrasse aussi les nombreux territoires, aujourd'hui français, qui relevaient alors d'autres rois et princes et s'efforce d'insérer l'ensemble des analyses dans une perspective européenne.
    Les siècles de la féodalité, longtemps décrits comme des siècles de fer, correspondent en réalité au moment du « décollage » européen. Dynamisme économique, expansion chrétienne et mutations sociales vont alors de pair, portés par l'affirmation d'un ordre seigneurial effaçant peu à peu les derniers vestiges de l'empire carolingien. Comme le montre cet ouvrage, les acquis des recherches historiques des vingt dernières années ont profondément renouvelé la compréhension de ce long moment de transition. Ils permettent de décrire une croissance rurale plongeant ses racines jusque dans l'époque carolingienne, même si le développement urbain et commercial en modifie les formes et en accroît la vigueur à partir de la fin du XIe siècle. Ils conduisent à réexaminer des questions aussi fondamentales que le regroupement des populations et la « naissance du village », l'instauration de la seigneurie châtelaine, le rôle des réformes monastiques ou l'épanouissement de l'art roman et gothique. Ils amènent surtout à remettre en cause la thèse d'une « mutation féodale » rapide et brutale autour de l'an mil au profit d'une appréciation plus nuancée des évolutions, articulée sur les deux inflexions majeures que sont la décomposition de l'ordre carolingien, à partir de la fin du IXe siècle, et la réforme « grégorienne », dans la seconde moitié du XIe siècle. Comme le montre le chapitre consacré à l'atelier de l'historien, les apports de l'archéologie et de l'anthropologie ont beaucoup contribué à ces renouvellements.

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