CNRS Editions

  • Les coups d'Etat ; une histoire française Nouv.

    La France a une relation particulière avec les coups d'État. C'est chez elle, au début du xviie siècle, que le terme a été créé ; elle est aussi l'un des pays d'Europe qui en a connu le plus. Mais avec le temps, la signification du coup d'État a bien changé. De manifestation éclatante et louable de l'autorité royale, il est devenu synonyme, depuis 1789, de captation illégale du pouvoir par un homme ou un groupe, agissant par surprise et avec violence. Si tout le monde peut aujourd'hui s'entendre sur cette définition, il est beaucoup plus difficile d'établir avec certitude quels événements de notre histoire contemporaine y répondent.

    Le coup d'État est très vite devenu moins un concept qu'un élément de la polémique politique, à laquelle les historiens ont parfois eu du mal à échapper. Comment par exemple étudier les débuts de la Cinquième République en faisant abstraction du " coup d'État permanent " dénoncé par François Mitterrand ? L'auteur examine les variations et utilisations de ce concept tout sauf neutre. Il s'attache à décrire les coups d'État de référence, mais également ceux qui ont échoué, ceux qui n'en étaient pas vraiment, et nombre d'événements qui ont pu être qualifiés comme tels, au moins à un moment donné, par certains contemporains ou historiens.

    Du 18 Fructidor au putsch d'avril 1961, en passant par le célèbre coup d'État du 2 décembre 1851, l'auteur nous invite à découvrir l'histoire de ces objets politiques mouvants et à revisiter notre passé avec un regard original.

  • Selon des représentations bien ancrées dans les esprits, le viol est commis dans un lieu isolé par un inconnu violent et armé. Pourtant en France, 9 fois sur 10, la victime connaît l'agresseur et dans ce cas une fois sur deux, le violeur est le conjoint ou un ex-conjoint.

    Depuis longtemps, le viol est considéré en France comme un crime. Le viol conjugal faisait exception. Le mari avait le droit d'avoir des rapports sexuels avec sa femme, y compris contre la volonté de cette dernière et par la force. Depuis la loi du 4 avril 2006, le code pénal reconnaît le viol entre conjoints comme un viol aggravé. Pourtant, les victimes portent rarement plainte et lorsqu'elles le font, les affaires sont souvent jugées, non pas en cour d'assises comme tous les crimes, mais au tribunal correctionnel.

    Le viol conjugal est occulté par son invisibilité, lorsqu'il a lieu entre les murs d'un domicile commun. Comme les autres violences sexuelles, il laisse peu de traces visibles : ni bleu, ni plaie. Le viol conjugal, crime du quotidien, est à l'opposé du fait divers.

    Peu propice aux raccourcis accrocheurs, le sujet est éclairé par les contributions d'un collectif multidisciplinaire associant médecins, psychologues, sociologues et juristes. Ce livre montre l'urgence d'un infléchissement des pratiques judiciaires.

  • « Je me contente de faire des films que j'aimerais voir » ; « S'il y a une chose que je déteste plus que de ne pas être pris au sérieux, c'est de l'être trop. » Derrière ces boutades se cache la personnalité d'un témoin passionné de la société qui l'entoure. Billy Wilder, qui a toujours considéré que Lubitsch était maître dans la manière de passer avec ironie du drame à la comédie, a fait de cette fondamentale ambiguïté le coeur de son cinéma.
    Limiter sa carrière à ses éblouissantes comédies serait une erreur. Il s'est aussi attaché au monde du journalisme à sensation (Le Gouffre aux chimères), à la guerre (Stalag 17, Les Cinq Secrets du désert), à l'univers hollywodien (Sunset Boulevard) et au film noir (Assurance sur la mort), dirigeant au passage certains des comédiens les plus célèbres de l'époque : Humphrey Bogart, Gary Cooper, Bing Crosby, Marlène Dietrich, William Holden, Dean Martin, Kim Novak, Jack Lemmon, Barbara Stanwyck, Erich von Stroheim, Gloria Swanson... On lui doit une Audrey Hepburn plus séduisante que jamais dans Sabrina et Ariane et deux des plus beaux rôles de Marilyn Monroe, Sept ans de réflexion et Certains l'aiment chaud.
    L'ouvrage retrace la carrière de Wilder depuis ses débuts comme scénariste, avant d'étudier chacune de ses réalisations. Un livre haut en couleurs sur un artiste hors du commun.

  • En mars 1981 débuta à Moscou l'une des plus grandes opérations d'espionnage du siècle dernier, l'Affaire Farewell : le colonel du KGB Vladimir Vetrov remettait à un Français mandaté par la DST les premiers documents prouvant l'ampleur du pillage scientifique et technologique soviétique à l'Ouest. Les deux blocs sont alors en pleine Guerre froide et François Mitterrand, récemment élu, révèle au président Reagan les dessous de cette affaire avant d'ordonner l'expulsion de 47 « diplomates » soviétiques. Plusieurs acteurs-clés de l'opération révèlent ici ses aspects restés encore secrets, à Moscou, à Paris et à Washington. Entre autres, le lecteur découvrira les témoignages inédits de l'homme qui était au contact de Vetrov à Moscou, et de Richard V. Allen, conseiller à la Sécurité nationale du président Reagan, qui explique comment Reagan et la CIA ont utilisé les renseignements de Farewell pour perturber le complexe militaro-industriel soviétique. Et accélérer la chute de l'URSS. À travers les interventions de Raymond Nart pour la DST, de Daniel Vernet, correspondant du Monde à l'époque, de Françoise Thom, Bertrand Warusfel et Olivier Forcade, mais aussi d'Igor Preline qui apporte le point de vue soviétique du KGB, Farewell éclaire les dernières zones d'ombre d'une des plus singulières affaires d'espionnage des années quatre-vingts.

  • L'irruption soudaine des images au début du Paléolithique supérieur, il y a environ 40 000 ans, révèle les extraordinaires capacités cognitives des premiers hommes modernes et pose la question de leur origine, de leur enracinement culturel. D'où viennent ces comportements symboliques ?

    L'irruption soudaine des images au début du Paléolithique supérieur, il y a environ 40 000 ans, révèle les extraordinaires capacités cognitives des premiers hommes modernes et pose la question de leur origine, de leur enracinement culturel. D'où viennent ces comportements symboliques ?

    L'émergence de l'art, même si elle procède d'une longue maturation qui n'a laissé que d'imperceptibles traces, est bien un phénomène assez brutal à l'échelle de la Préhistoire. L'image occupe soudainement, envahit même parfois, le quotidien des hommes. Dans les grottes ou sur les objets, elle exprime une nouvelle façon de penser le monde, de penser l'autre, d'organiser la vie sociale et spirituelle, de se situer par rapport au vivant. Ces objets ornés, dont la fonction et l'usage demeurent souvent mystérieux, ces grottes peintes et gravées, ne sont pas simplement des œuvres à contempler. Elles nous parlent des hommes et des sociétés de la Préhistoire, des artistes eux-mêmes. Elles en révèlent parfois la nature profonde, l'identité, l'intimité.

    Cet ouvrage fait le point sur ce que nous savons aujourd'hui de l'art paléolithique dans son extrême diversité chronologique, culturelle et expressive, mais également dans la multiplicité des approches scientifiques dont il fait l'objet. Richement illustré, il donne à voir la genèse de ce qui est sans conteste une des plus importantes activités humaines.

  • Ce livre présente une étude originale et complète d'un événement pourtant fréquemment étudié : le coup d'État du 2 décembre 1851, organisé par Louis Napoléon Bonaparte contre les institutions républicaines dont il était le premier président élu au suffrage universel masculin. Une étude originale parce qu'à la différence de celles qui l'ont précédée, elle ne se limite pas aux organisateurs du coup, le Prince-Président, Morny et Maupas. Elle décrit en effet l'opération et sa contestation dans son ampleur nationale, avec la diversité des situations provinciales. Longtemps ignorés, les relais locaux sont au coeur du travail de Patrick Lagoueyte qui restitue leur action : préfets, militaires, magistrats, etc. Une étude complète car elle ne s'intéresse pas seulement aux journées du coup d'État, mais s'étend aux premiers mois qui le suivent. Débordant d'initiatives, le futur Napoléon III jette alors les bases d'une dictature destinée à éradiquer l'opposition républicaine. Marquée par un recul politique et par une justice d'exception, cette époque est aussi celle d'une accélération de l'entrée de la France dans l'ère de la communication et de la modernité.

  • Ce livre présente une étude originale et complète d'un événement pourtant fréquemment étudié : le coup d'État du 2 décembre 1851, organisé par Louis Napoléon Bonaparte contre les institutions républicaines dont il était le premier président élu au suffrage universel masculin. Une étude originale parce qu'à la différence de celles qui l'ont précédée, elle ne se limite pas aux organisateurs du coup, le Prince-Président, Morny et Maupas. Elle décrit en effet l'opération et sa contestation dans son ampleur nationale, avec la diversité des situations provinciales. Longtemps ignorés, les relais locaux sont au coeur du travail de Patrick Lagoueyte qui restitue leur action : préfets, militaires, magistrats, etc. Une étude complète car elle ne s'intéresse pas seulement aux journées du coup d'État, mais s'étend aux premiers mois qui le suivent. Débordant d'initiatives, le futur Napoléon III jette alors les bases d'une dictature destinée à éradiquer l'opposition républicaine. Marquée par un recul politique et par une justice d'exception, cette époque est aussi celle d'une accélération de l'entrée de la France dans l'ère de la communication et de la modernité.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Comment devient-on un bourreau ? Quel est cet « effet Lucifer » qui incite l'homme à se muer en tortionnaire? Pourquoi lui est-il si souvent impossible de discerner le mal au moment où il l'accomplit ? Pourquoi cette tache aveugle de notre conscience ? En psychiatre riche d'une longue expérience, Patrick Clervoy explore la terrible énigme qui fait de chaque être humain un bourreau en puissance. De la Saint-Barthélemy à la prison d'Abou Ghraib, du génocide arménien à la guerre du Vietnam, des femmes tondues à la Libération au nettoyage ethnique en ex-Yougoslavie et aux phénomènes de bizutage, voici revisités les épisodes emblématiques qui illustrent le décrochage du sens moral et les mécanismes inconscients de la violence.

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