Fayard (réédition numérique FeniXX)

  • Pour une fois, on ne "raconte" pas le conflit israélo-arabe. On l'explique. Les auteurs rompent avec cette tradition qui veut que l'on découpe arbitrairement l'Histoire en tranches pour s'attacher, au contraire, aux thèmes actuels du conflit et les replacer dans leur contexte naturel : Y a-t-il un impérialisme israélien ? Est-il exact de parler de socialisme arabe ? Les opérations d'El Fath relèvent-elles du terrorisme ou de la résistance ? Pourquoi l'U.R.S.S. se retrouve-t-elle du côté des arabes ? Quelles sont les causes secrètes de l'embargo français ? Pourquoi et comment U. Thant fut-il l'unique responsable de la guerre de juin 1967 ? Sur ce point comme sur d'autres, les auteurs, qui ont eu accès à des sources inédites, font de véritables révélations... Mais surtout P. Wajsman et R.-F. Teissedre ont pu rencontrer et s'entretenir avec les plus représentatifs de nos hommes politiques, sans considération de tendances (Malraux, Mendès-France, Rocard, Mollet, Tixier-Vignancour, Andrieu, Duhamel, etc...), et recueillir leurs opinions et leurs confidences exclusives sur les divers problèmes que pose le conflit entre Israël et le monde arabe. Ainsi pourra-t-on découvrir dans cet ouvrage la surprenante opposition de ministres gaullistes à la politique moyen-orientale du Général et l'explication de leur silence... Ainsi manifestera-t-on de la surprise en apprenant, de leur propre bouche, que des hommes qui combattent farouchement le gaullisme eussent mené ou mèneront la même politique que lui, tandis que ses plus fidèles partisans appellent de leurs voeux un revirement total... En un mot, ce livre donne, sur un des thèmes-clés de notre politique extérieure, la parole à ceux qui vont, dans les prochains mois, la prendre en charge.

  • Le schisme provoqué par monseigneur Lefèbvre est un événement douloureux pour l'Église catholique. C'est aussi un thème de réflexion pour qui s'intéresse aux mouvements de notre société. En arrière-fond, des querelles nées du Concile Vatican II. Beaucoup y voient un des effets lointains de la Révolution française, d'autant que les initiateurs du schisme eux-mêmes ne manquent pas de s'y référer. Mais, par-delà les querelles théologiques et les analyses sociologiques savantes, des hommes et des femmes généreux ont souffert et continuent à souffrir... Patrick Chalmel nous fait pénétrer au coeur même de ce monde finalement bien mal connu. Il nous montre comment un jeune lycéen, un peu frondeur et surtout plein d'idéal, peut se retrouver en soutane dans un séminaire marginalisé par la hiérarchie de l'Église catholique. Très vite, il s'apercevra des lourdes ambiguïtés qui grèvent une démarche qui se voulait toute spirituelle. Alors, il tient son journal sans imaginer que ce document prendra un jour un intérêt exceptionnel. Pourtant, les prémisses du drame sont déjà là. Au-delà de l'intérêt anecdotique de ces pages rédigées par un jeune homme emporté dans une aventure qui le dépasse, le livre est accablant pour les responsables d'une dispute qui, à force d'occasions perdues, allait se terminer dans le schisme. Lorsque le pape Jean-Paul II - entouré de quelques collaborateurs vraiment mus par l'amour de l'Église - voudra éviter le pire, il sera trop tard. Cette autobiographie, parce qu'elle nous fait rencontrer les principaux acteurs - non pas à travers les déclarations officielles, mais dans la vie de tous les jours - fait plus pour aider à comprendre ce qui s'est passé que bien des traités théoriques.

  • Un monde en décomposition. Un monde asservi aux mythes les plus divers, englué dans toutes sortes d'habitudes et de rites. Deux familles : les Pointreau, les Leconte-Coutreuil. Les Pointreau vivent dans une vieille maison humide et ténébreuse. La grand-mère, une vieille Russe qui passe son temps à manger des pots de confiture, tricoter, faire tourner les tables et torturer ses deux bassets. Une vieille avare hautaine et cassante. Son fils, un défroqué qui a sombré dans l'alcoolisme ayant été séduit, comme jeune prêtre, par une petite vendeuse qu'il a épousée, Ghislaine, et qui, atteinte d'une maladie incurable, erre en gémissant dans la grande maison. Ils ont eu cinq enfants : Thierry et Gisèle, deux gamins espiègles, Solange une petite oie de vingt ans, tôt adonnée aux plaisir de la chair, une fille idiote de naissance, Constance, que l'on séquestre, enfin Augustin qui ne se sépare jamais de son lévrier, qui a dressé un gigantesque dossier de chantage, tant sur sa famille que sur ses relations, et qui a deux amours, l'argent et la lune. Chaque personnage peuple la maison de ses hantises et de ses rêves. L'autre famille, les Leconte-Coutreuil, illustre la phrase de Barrès : "Ce bel équilibre des imbéciles." Ici, pas de folie, pas d'obsession, mais l'intelligence banale, la fantaisie banale, le sens du devoir, de l'honneur. Dans cet univers d'esclaves, où chacun tend à devenir son propre rôle, où tout devrait s'arranger puisque nul ne veut s'écarter de sa fonction : maladie, ivrognerie, maîtresse de maison, père de famille, Augustin l'étrange, le séduisant, l'inquiétant, sera la faute de calcul. Il va manier ces marionnettes, et suscitant, par ses machinations l'intrigue du récit, les plongera plus avant dans leur esclavage, en dénonçant publiquement les vices qu'ils se dissimulent mutuellement ainsi que leurs morales mesquines, faites de peurs, de tabous, de complexes, et en y substituant une morale de l'exaltation et de l'exigence.

  • Un monde en décomposition. Un monde asservi aux mythes les plus divers, englué dans toutes sortes d'habitudes et de rites. Deux familles : les Pointreau, les Leconte-Coutreuil. Les Pointreau vivent dans une vieille maison humide et ténébreuse. La grand-mère, une vieille Russe qui passe son temps à manger des pots de confiture, tricoter, faire tourner les tables et torturer ses deux bassets. Une vieille avare hautaine et cassante. Son fils, un défroqué qui a sombré dans l'alcoolisme ayant été séduit, comme jeune prêtre, par une petite vendeuse qu'il a épousée, Ghislaine, et qui, atteinte d'une maladie incurable, erre en gémissant dans la grande maison. Ils ont eu cinq enfants : Thierry et Gisèle, deux gamins espiègles, Solange une petite oie de vingt ans, tôt adonnée aux plaisir de la chair, une fille idiote de naissance, Constance, que l'on séquestre, enfin Augustin qui ne se sépare jamais de son lévrier, qui a dressé un gigantesque dossier de chantage, tant sur sa famille que sur ses relations, et qui a deux amours, l'argent et la lune. Chaque personnage peuple la maison de ses hantises et de ses rêves. L'autre famille, les Leconte-Coutreuil, illustre la phrase de Barrès : "Ce bel équilibre des imbéciles." Ici, pas de folie, pas d'obsession, mais l'intelligence banale, la fantaisie banale, le sens du devoir, de l'honneur. Dans cet univers d'esclaves, où chacun tend à devenir son propre rôle, où tout devrait s'arranger puisque nul ne veut s'écarter de sa fonction : maladie, ivrognerie, maîtresse de maison, père de famille, Augustin l'étrange, le séduisant, l'inquiétant, sera la faute de calcul. Il va manier ces marionnettes, et suscitant, par ses machinations l'intrigue du récit, les plongera plus avant dans leur esclavage, en dénonçant publiquement les vices qu'ils se dissimulent mutuellement ainsi que leurs morales mesquines, faites de peurs, de tabous, de complexes, et en y substituant une morale de l'exaltation et de l'exigence.

  • Pour une fois, on ne "raconte" pas le conflit israélo-arabe. On l'explique. Les auteurs rompent avec cette tradition qui veut que l'on découpe arbitrairement l'Histoire en tranches pour s'attacher, au contraire, aux thèmes actuels du conflit et les replacer dans leur contexte naturel : Y a-t-il un impérialisme israélien ? Est-il exact de parler de socialisme arabe ? Les opérations d'El Fath relèvent-elles du terrorisme ou de la résistance ? Pourquoi l'U.R.S.S. se retrouve-t-elle du côté des arabes ? Quelles sont les causes secrètes de l'embargo français ? Pourquoi et comment U. Thant fut-il l'unique responsable de la guerre de juin 1967 ? Sur ce point comme sur d'autres, les auteurs, qui ont eu accès à des sources inédites, font de véritables révélations... Mais surtout P. Wajsman et R.-F. Teissedre ont pu rencontrer et s'entretenir avec les plus représentatifs de nos hommes politiques, sans considération de tendances (Malraux, Mendès-France, Rocard, Mollet, Tixier-Vignancour, Andrieu, Duhamel, etc...), et recueillir leurs opinions et leurs confidences exclusives sur les divers problèmes que pose le conflit entre Israël et le monde arabe. Ainsi pourra-t-on découvrir dans cet ouvrage la surprenante opposition de ministres gaullistes à la politique moyen-orientale du Général et l'explication de leur silence... Ainsi manifestera-t-on de la surprise en apprenant, de leur propre bouche, que des hommes qui combattent farouchement le gaullisme eussent mené ou mèneront la même politique que lui, tandis que ses plus fidèles partisans appellent de leurs voeux un revirement total... En un mot, ce livre donne, sur un des thèmes-clés de notre politique extérieure, la parole à ceux qui vont, dans les prochains mois, la prendre en charge.

  • Le schisme provoqué par monseigneur Lefèbvre est un événement douloureux pour l'Église catholique. C'est aussi un thème de réflexion pour qui s'intéresse aux mouvements de notre société. En arrière-fond, des querelles nées du Concile Vatican II. Beaucoup y voient un des effets lointains de la Révolution française, d'autant que les initiateurs du schisme eux-mêmes ne manquent pas de s'y référer. Mais, par-delà les querelles théologiques et les analyses sociologiques savantes, des hommes et des femmes généreux ont souffert et continuent à souffrir... Patrick Chalmel nous fait pénétrer au coeur même de ce monde finalement bien mal connu. Il nous montre comment un jeune lycéen, un peu frondeur et surtout plein d'idéal, peut se retrouver en soutane dans un séminaire marginalisé par la hiérarchie de l'Église catholique. Très vite, il s'apercevra des lourdes ambiguïtés qui grèvent une démarche qui se voulait toute spirituelle. Alors, il tient son journal sans imaginer que ce document prendra un jour un intérêt exceptionnel. Pourtant, les prémisses du drame sont déjà là. Au-delà de l'intérêt anecdotique de ces pages rédigées par un jeune homme emporté dans une aventure qui le dépasse, le livre est accablant pour les responsables d'une dispute qui, à force d'occasions perdues, allait se terminer dans le schisme. Lorsque le pape Jean-Paul II - entouré de quelques collaborateurs vraiment mus par l'amour de l'Église - voudra éviter le pire, il sera trop tard. Cette autobiographie, parce qu'elle nous fait rencontrer les principaux acteurs - non pas à travers les déclarations officielles, mais dans la vie de tous les jours - fait plus pour aider à comprendre ce qui s'est passé que bien des traités théoriques.

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