FeniXX réédition numérique (Encre)

  • Dans la froide nuit du 18 décembre 1795, une frêle silhouette se glisse, en grand secret, hors de la sinistre prison du Temple, à Paris. C'est une jeune fille blonde, aux yeux bleus, âgée de dix-sept ans environ. Il s'agit de Marie-Thérèse de France, plus connue sous le titre de Madame Royale, orpheline de Marie-Antoinette et du roi Louis XVI, décapités deux ans plus tôt. Officiellement, elle va être échangée en Suisse contre plusieurs notables de la République française, faits prisonniers par les Autrichiens. Officiellement, elle reparaîtra à Paris le 3 mai 1814, dans la suite de son oncle, le nouveau roi Louis XVIII. Or, les historiens sont unanimes à reconnaître qu'elle est alors devenue une forte jeune femme brune, aux yeux sombres... Se pourrait-il que l'orpheline du Temple ait été l'objet d'une substitution, le centre d'une machination plus mystérieuse encore que les circonstances entourant le décès de son jeune frère, le dauphin Louis XVII ? Mais, dans ce cas, quelle inconnue aurait pu prendre sa place ? Et pourquoi ? Et, surtout, que serait devenue la vraie Madame Royale ? C'est sur cette extraordinaire énigme historique que s'est penché Patrick Ravignant, romancier passionné d'histoire. À l'aide de documents irréfutables, il fait revivre cet épisode, et prouve que l'histoire la mieux établie peut nous entraîner aux frontières du rêve.

  • Dans la froide nuit du 18 décembre 1795, une frêle silhouette se glisse, en grand secret, hors de la sinistre prison du Temple, à Paris. C'est une jeune fille blonde, aux yeux bleus, âgée de dix-sept ans environ. Il s'agit de Marie-Thérèse de France, plus connue sous le titre de Madame Royale, orpheline de Marie-Antoinette et du roi Louis XVI, décapités deux ans plus tôt. Officiellement, elle va être échangée en Suisse contre plusieurs notables de la République française, faits prisonniers par les Autrichiens. Officiellement, elle reparaîtra à Paris le 3 mai 1814, dans la suite de son oncle, le nouveau roi Louis XVIII. Or, les historiens sont unanimes à reconnaître qu'elle est alors devenue une forte jeune femme brune, aux yeux sombres... Se pourrait-il que l'orpheline du Temple ait été l'objet d'une substitution, le centre d'une machination plus mystérieuse encore que les circonstances entourant le décès de son jeune frère, le dauphin Louis XVII ? Mais, dans ce cas, quelle inconnue aurait pu prendre sa place ? Et pourquoi ? Et, surtout, que serait devenue la vraie Madame Royale ? C'est sur cette extraordinaire énigme historique que s'est penché Patrick Ravignant, romancier passionné d'histoire. À l'aide de documents irréfutables, il fait revivre cet épisode, et prouve que l'histoire la mieux établie peut nous entraîner aux frontières du rêve.

  • Comment ne pas être saisi de vertige, en marchant sur les calcaires de notre haut pays, lorsque le regard croise une ammonite ? Errer ainsi sur d'anciens fonds marins soulevés, érodés, bâtis de pierres sèches et désertifiés. Aller sur ces drailles, ces routes du sel... arpenter ces granites... ces dalles polies... ces crêtes frontalières... épure... Nous sommes pétris par ces siècles, ces millénaires de rochers, ces promenades continentales, ces fractures volcaniques... Comment refuser l'idée que - dans le bas-fond de notre conscience - un souvenir fossile de tout cela n'attende que le mot juste pour s'extraire de sa gangue de pierre ? Le poème, dès lors qu'il s'attaque à l'espace, au temps, à cette traversée du langage devenu chair, est comme le moulage en creux du mystère. Ce qu'il exprime - ou tente d'exprimer - n'est pas la vérité mais son empreinte imparfaite ; une trace sur les sables, que la vague efface, ou que la vase imprime au revers du temps. Ne nous prenons donc pas trop au sérieux, nous ne sommes que des marcheurs, des errants, et nous ignorons tout de nos empreintes ; nous allons, de la majuscule au point, le temps d'une phrase, d'un poème, d'un livre... Heureux ? Vraiment ? Heureux.

  • Comment ne pas être saisi de vertige, en marchant sur les calcaires de notre haut pays, lorsque le regard croise une ammonite ? Errer ainsi sur d'anciens fonds marins soulevés, érodés, bâtis de pierres sèches et désertifiés. Aller sur ces drailles, ces routes du sel... arpenter ces granites... ces dalles polies... ces crêtes frontalières... épure... Nous sommes pétris par ces siècles, ces millénaires de rochers, ces promenades continentales, ces fractures volcaniques... Comment refuser l'idée que - dans le bas-fond de notre conscience - un souvenir fossile de tout cela n'attende que le mot juste pour s'extraire de sa gangue de pierre ? Le poème, dès lors qu'il s'attaque à l'espace, au temps, à cette traversée du langage devenu chair, est comme le moulage en creux du mystère. Ce qu'il exprime - ou tente d'exprimer - n'est pas la vérité mais son empreinte imparfaite ; une trace sur les sables, que la vague efface, ou que la vase imprime au revers du temps. Ne nous prenons donc pas trop au sérieux, nous ne sommes que des marcheurs, des errants, et nous ignorons tout de nos empreintes ; nous allons, de la majuscule au point, le temps d'une phrase, d'un poème, d'un livre... Heureux ? Vraiment ? Heureux.

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