FeniXX réédition numérique (Librairie des Méridiens)

  • On reparle du civisme, ce qui ne signifie pas qu'on le pense. Et pourtant, ce devrait être la première chose à faire, si l'on ne veut pas que les évidences du consensus (« les citoyens doivent avoir l'esprit civique ») l'emportent à trop bon compte sur celles de la critique (« l'appel à l'esprit civique est un masque de la domination »). Peut-on agir en société, sans faire légitimer son action par une communauté civile quelconque ? Et cette communauté légitimante se présente-t-elle toujours sous les mêmes aspects ? À ces deux questions, ce livre répond par la négative, ce qui permet à la fois de montrer que le consensus n'est pas un cas limite de la pratique civile, mais plutôt la condition de sa réalisation ; et d'expliquer pourquoi, cependant, le civisme des uns est, si souvent, l'incivisme des autres. La quête de légitimité, coextensive aux ententes qui assurent la conduite des affaires ordinaires de l'existence, est aussi au fondement de ses conflits les plus violents, Les effets extra-ordinaires de certains civismes particulièrement virulents, peuvent donc déjà être lus, dans les formes les plus ténues du civisme ordinaire.

  • On reparle du civisme, ce qui ne signifie pas qu'on le pense. Et pourtant, ce devrait être la première chose à faire, si l'on ne veut pas que les évidences du consensus (« les citoyens doivent avoir l'esprit civique ») l'emportent à trop bon compte sur celles de la critique (« l'appel à l'esprit civique est un masque de la domination »). Peut-on agir en société, sans faire légitimer son action par une communauté civile quelconque ? Et cette communauté légitimante se présente-t-elle toujours sous les mêmes aspects ? À ces deux questions, ce livre répond par la négative, ce qui permet à la fois de montrer que le consensus n'est pas un cas limite de la pratique civile, mais plutôt la condition de sa réalisation ; et d'expliquer pourquoi, cependant, le civisme des uns est, si souvent, l'incivisme des autres. La quête de légitimité, coextensive aux ententes qui assurent la conduite des affaires ordinaires de l'existence, est aussi au fondement de ses conflits les plus violents, Les effets extra-ordinaires de certains civismes particulièrement virulents, peuvent donc déjà être lus, dans les formes les plus ténues du civisme ordinaire.

  • L'attraction sociale décrit le rêve imparfait de toutes les époques. L'auteur s'interroge sur cette puissance par où la volonté de chacun rencontre le destin des autres au sein d'une aventure collective. Parce qu'il indique les frontières de nos souhaits, sans couvrir les risques conjugués du hasard et de l'Histoire, l'idéal politique du Progrès allume de ses feux incertains l'obscure mobilisation des masses humaines en lutte pour le dépassement de leur permanente étrangeté. L'ouvrage souligne ainsi comment les sociétés tendent à réduire leur horizon culturel sur l'autel de la rationalité solitaire de l'utile et de l'efficace. Toutefois, la gestion technique de la mémoire sociale ou le contrôle étatique de la vie quotidienne n'ont jamais interdit aux émotions d'irriguer discrètement une sensation lyrique de la socialité. À travers les avant-gardes littéraires et artistiques de ce siècle (expressionnisme allemand, surréalisme, Internationale situationniste...), P. Tacussel croit deviner l'affirmation d'un espace dans lequel la subjectivité et les désirs seraient enfin délivrés de la violence de l'inexorable fuite du temps. Le poétique désignerait dès lors une éthique sans projet.

empty