Flammarion

  • « Nice des amours, des amitiés, des souvenirs, des lectures. À peine française. Tout juste balnéaire. Exil pas toujours doré pour des milliers d'artistes. Nice enchantée, neurasthénique, dansante, angoissée, érotique.
    Le besoin de Nice est naturel, comme un produit bio. Il aura occupé, avec d'autres petites manies, les trente dernières années de mon existence insolite. La ville résume les doutes que j'ai sur tout, elle est un repaire métaphysique. Je ne pourrais pas vivre bien sans elle, j'ai trop besoin de ses automnes. J'ai tenté de l'enfermer dans ce livre pour l'avoir toujours sur moi, comme un médaillon ou un gilet pare-balles. C'est une protection un peu matérialiste, un plafond de verre à ne pas briser. »
    P. B.

  • Et si notre Univers n'était qu'un parmi d'autres ? Cette idée d'univers multiples, envisagée pourtant depuis l'Antiquité, n'est entrée que récemment - et avec fracas - dans le champ de la science. L'hypothèse fascine, mais elle n'en est pas moins dérangeante : comment se formeraient ces mondes invisibles ? Peut-on tester et réfuter leur existence ? Une telle hypothèse est-elle vraiment scientifique ? Ouvrir la porte aux mondes possibles de l'astrophysique, de la philosophie et de l'imaginaire, c'est montrer qu'il y a une multiplicité de « manières de faire des mondes»...

  • «Il avait un sablier à la place du coeur, qui égrenait doucement le temps qu'il lui restait. À la fin de sa vie, il commença à marcher sur les mains pour inverser le processus. Et il put tout recommencer, la tête en bas.»

    Avec les Nanofictions, Patrick Baud s'est lancé dans un étonnant défi littéraire : raconter des histoires complètes en quelques phrases. Teintées de fantastique, d'onirisme, de poésie et d'humour, ces micronouvelles invitent les lecteurs à plonger dans un imaginaire riche et foisonnant.

  • Sur invitation du romancier Patrick Deville et emmenés par l'historien Antoine de Baecque, des historiens, des chercheurs et des auteurs de tous horizons - Michelle Perrot, Nicole Le Douarin, Pierre Nora, Michel Winock, Jacques Revel, Pierre Birnbaum, Chantal Thomas... - conversent. Ils se sont réunis pour échanger autour - et en présence - de l'historienne Mona Ozouf.
    Avec complicité, les historiens dialoguent, abordant avec Mona Ozouf son ancrage breton, ses années étudiantes et ses amitiés («la bande à Furet», «les dames du Femina»...). Ils retracent aussi son parcours intellectuel : la Révolution française et sa descendance politique, le féminin et le littéraire, la nation et l'école de Jules Ferry... Autour de ces thèmes majeurs de la vie et de l'oeuvre de Mona Ozouf se tressent débats, échanges scientifiques et souvenirs émaillés d'anecdotes.
    De ces rencontres est né ce livre en forme de conversation - à moins que ce ne soit l'inverse. Plus encore que la richesse et la fécondité d'une oeuvre, et la place profondément originale qu'elle occupe au carrefour de l'histoire, de la littérature et des idées en France, c'est en effet l'amitié qui cimente ce portrait d'une historienne emblématique de la vie intellectuelle française.

  • Telle est la stratégie minceur du médecin nutritionniste, le Dr Patrick Serog. Chacun possède un métabolisme différent et surtout des réactions physiques et psychologiques distinctes. Apprenons à faire connaissance avec nous-même, à découvrir la manière dont on fonctionne et à s'écouter.
    La méthode consiste à :
    o décrypter notre fonctionnement global, premier pas indispensable vers une perte de poids durable.
    o faire évoluer notre manière de manger, sans interdits ni restrictions drastiques, juste en modifiant les habitudes qui peuvent l'être et en conservant celles dont on ne peut se passer.
    L'objectif de ce livre : apprendre qui l'on est et choisir ce que l'on veut, afin d'obtenir un résultat pérenne.

  • Corbucci, détective privé niçois et sexagénaire, trouve le cadavre de Jim Logan, un vieil ami américain qu'il n'a pas revu depuis trente-cinq ans, devant une boîte de nuit d'Istanbul.
    Sa position est manifestement conçue pour évoquer la célèbre première phrase d'un roman de Raymond Chandler qu'ils vénèrent tous les deux. Que signifie ce message, de toute évidence inspiré de leur histoire commune ? Question cruciale à laquelle Corbucci est le seul à pouvoir répondre. Lui et Logan ont vécu ensemble la tourmente révolutionnaire des années 60/70. Ils avaient le même âge. Un âge où l'avenir pose des questions et le passé fournit les réponses.

  • «L'Europe penche. Ses penchants sont irrésistibles. BABORD TRIBORD BABORD TRIBORD. Quoi entre ?
    Quoi : entre Albrecht Dürer peignant l'insensé signe d'une chute de météorite, et Joseph Beuys au coeur d'un carnaval, ayant écrit au tableau noir « The Brain of Europe » ? Quoi : entre neuf jours d'Aphrodisies à Paphos, et les neuvaines d'un village où les pèlerins venaient en traitement pour leur folie ?
    Les barges tanguent. Les bargeots ne sont pas toujours ceux qu'on croise. Les croisés, ils sont livrés à leurs nefs folles.
    Les mythologies du temps présent se conjuguent avec l'histoire des antiques. Le sel y met un peu de piment.
    On a localisé le clitoris de l'Europe, pas encore son cerveau. Complètement à l'Ouest ? L'oncle d'Amérique, de retour, pencherait pour.
    Qu'est-ce que l'Europe, vue du mur à Chypre, gentiment nommé : ligne verte ?
    Qu'est-ce que l'Europe, vue par les écrivains Jean-Paul de Dadelsen et Denis de Rougemont, qui se mouillent au Centre européen de la Culture ? Quand la confédération européenne devient leurre, Dadelsen fait résonner son poème dans le ventre de la baleine, traduit le livre d'un juge américain, frôle la poète Hilda Doolittle, succombe d'une tumeur au cerveau.
    La langue c'est de la lave. C'est fou ce qu'on la préfère refroidie, solidifiée, figée. Parfois de l'énergie s'évade encore de l'encre asséchée : celle de l'énigme atteinte. Qu'y peuvent les arts poétiques ? Mais.
    Parier sur l'inconnu. Inventer des narrés, avec ligatures et raccords à distance. Bousculer l'ordre causal. Modéliser l'hétérogène. Ne pas nous mener en bateau, ni céder aux vieilles lunes. Syncrétiser. Croiser les doigts.»
    Patrick Beurard-Valdoye

  • Sauvé de l'alcoolisme par un ancien buveur, Patrick Buchard a lui aussi décidé de venir en aide aux malades alcoolo-dépendants.
    À trente ans, il reprend des études supérieures et, fort de son expérience personnelle, crée en 1989 le premier cabinet spécialisé dans les problématiques de l'alcool en entreprise. Il met en place une méthode innovante : le sevrage ambulatoire au poste de travail. Son combat ? Sortir les salariés alcoolo-dépendants de leur placard et de leur dépendance en les réintégrant à la vie de leur entreprise.
    Avec des mots simples et directs, il nous raconte des histoires de renaissances : la sienne d'abord, puis celles de ces hommes et de ces femmes à qui il a tendu la main.
    Un témoignage marquant, rempli d'optimisme et de bienveillance pour en finir avec les idées reçues liées à l'alcool et à l'alcoolisme.

  • Ce manuel est destiné aux étudiants en 3e année de licence de droit et aux élèves des Instituts d'études politiques, ainsi qu'aux candidats aux concours de la fonction publique nationale, européenne ou internationale. L'objet de ce livre est de présenter l'essentiel du droit international public, de ses institutions comme de ses règles, dans leurs évolutions les plus contemporaines. Car ce droit, qui organise les rapports entre États, est aujourd'hui le produit cosmopolite et la combinaison de divers droits - international, transnational et supranational. Depuis les attentats du 11 septembre 2001, il connaît au surplus une formidable rupture du principe traditionnel d'équilibre : le multilatéralisme s'est affaibli au profit de l'unilatéralisme et de la résurgence du concept d'Empire, du fait de l'hyperpuissance des États-Unis d'Amérique. En parallèle, le droit international a été contraint de s'adapter à deux mouvements inverses : le phénomène de la globalisation, dont on connaît surtout les manifestations économiques, et la fragmentation induite par le développement des nombreux droits spécialisés (droits de l'homme, droit humanitaire, droit pénal, droit de l'OMC, droit de l'environnement...), au risque de menacer l'unité qui caractérise le système juridique international.

  • Sans le savoir nous allons de lac en lac.Nous croisons des figures en route : Ghérasim Luca et Gustav Mahler ; Jean Arp ou Sándor Ferenczi ; Sigmund Freud mais László Moholy-Nagy.Les remous cristallisent des coïncidences. Le flux nous entraîne au milieu d'affluents, jusqu'aux bouches du texte.D'autres entrent aussi en protagonie : Stefan Wolpe, composant d'unexode l'autre ; John Howard d'abord, arpentant de prison en prison.Le narré est notre nef autant que sa sonde.L'Europe demeure une prison. Le narré serait une clef vers l'élargissement.Il aura fallu travailler les enchaînements et plonger, encore. Un acte dans la mémoire. Enact. Reenact.La pelote de temps se dévide aux parages du Bauhaus et de l'École de Vienne. Quand ses acteurs échappent à la réclusion, ils inventent l'inouï et l'inédit au bord du lac Eden, avec : John Cage ; Charles Olson ; Hilda Morley, etc. La post-histoire est une résurgence, nous ne craignons ni les sources ni leurs pertes.Le meuble érode l'immeuble. La langue du mobile heurte l'identité immobile.La forme taraude le conforme. La culture rromani chorégraphie les caillots de crise. Leos Janá ek et Elias Canetti se portent caution solidaire.Nous allons d'île en île du savoir. Parfois, des étangs en pleine forêt. Ormonde.P. B.-V.Gadjo-Migrandt est le sixième volume du « Cycle des exils » après Allemandes, Diaire, Mossa, La fugue inachevée et Le narré des îles Schwitters, parus pour l'essentiel aux éditions Al Dante.

  • En cherchant sam

    Patrick Raynal

    Ils s'étaient juré que si l'un d'eux venait à mourir, les autres iraient jeter ses cendres au Mexique, sous le volcan de Malcolm Lowry. Le genre de serment que l'on fait lorsqu'on a dix-sept ans, l'Amérique au coeur, et que l'on se croit immortels... Mais quand, trente ans plus tard, Manu débarque à New York avec les restes de Michel, Sam a disparu sans laisser d'adresse. Et trop de gens semblent lancés à ses trousses, pour des raisons obscures. Commence un long périple, sur les traces de Sam, des boîtes de blues de Clarksdale jusqu'aux milices du Montana, en passant par un sud de cauchemar. Les souvenirs d'enfance se brouillent, les témoins se contredisent, bientôt l'image de Sam devient aussi incertaine que ses trace - tandis que Manu s'enfonce dans une Amérique hallucinée, qui le conduira plus loin sans doute qu'il ne voulait aller, jusqu'à un ultime face à face...En cherchant Sam s'achèvera au Mexique, comme ils l'avaient rêvé, jadis. Mais ils ne savaient pas alors, que le temps, jamais, ne nous fait de cadeau.

  • Savez-vous que manger en famille réduit les risques d'obésité ? Que l'adolescence, contrairement aux idées reçues, est une période propice à la perte de poids ? Que la transmission nutritionnelle des parents à l'enfant commence avant même la grossesse ?
    Patrick Serog met... les pieds dans le plat ! De la mère à l'enfant en passant par tous les membres d'une famille ? même recomposée ?, sans oublier les camarades de classe... l'auteur, fort de son expérience clinique, vous fait partager les clés d'un héritage alimentaire réussi.
    Ainsi, pour que vos filles et garçons sachent comment se nourrir sainement plus tard, expérimentez les astuces permettant de lutter subtilement contre la néophobie alimentaire des plus jeunes ; apprenez pourquoi il faut déculpabiliser et laisser les ados manger du ketchup et de la pizza ! ; découvrez les conseils aidant à inventer vos propres rituels, à cuisiner ensemble et enseignez aux générations futures l'art de faire des courses et de dresser une belle table...
    Les enfants, à table !, mine de suggestions pour tout parent soucieux de l'équilibre alimentaire de ses enfants, aide à mieux transmettre ce que nous aimons et ce que nous sommes vraiment ! Un message concret, positif et plein d'espoir.

  • Saviez-vous qu'un traumatisme crânien peut changer notre personnalité ? Que notre cerveau contrôle aussi bien nos émotions que notre état de sommeil ou notre température ? Qu'on ignore encore où et comment se conservent nos souvenirs ? Que le langage est indispensable à la vie humaine ?
    Énigmatique organe de 1 400 grammes, à peine 3 % du poids de notre corps, le cerveau est constitué de 100 milliards de neurones et utilise 20 % de notre énergie corporelle. Là résident l'âme, les pensées, les souvenirs, les sentiments et la mystérieuse conscience. En somme, toute notre humanité !
    Mais ce fabuleux encéphale peut tomber sous l'emprise de sortilèges. Épilepsie, schizophrénie, dépression, Alzheimer ou encore sclérose en plaques, chaque maladie possède son histoire, ses anecdotes, ses fantasmes et ses interprétations qui varient selon les époques.
    À travers les siècles, ce livre nous invite à la rencontre des personnages clés qui ont réalisé des avancées majeures dans la connaissance du cerveau et de ses maux. Une formidable exploration pour mieux comprendre comment fonctionne notre tête !

  • Poète de « l´art pour l´art », dédicataire des Fleurs du Mal, Théophile Gautier est resté célèbre pour le culte qu´il vouait à la beauté.
    Mais on ignore souvent que c´est dans la presse qu´il a mené, jour après jour, sa réflexion sur les lettres et les arts. De ses premiers pas au Mercure de France, à l´âge de vingt ans, jusqu´à sa mort en 1872, il a fait paraître près de 3 000 articles ; feuilletoniste dans différents quotidiens, responsable de la rubrique littéraire de La Presse, rédacteur en chef de la revue L´Artiste, il fut l´un des critiques les plus talentueux de son temps.
    Ses articles, dont ce volume propose une sélection, offrent une vue imprenable sur la production artistique française du XIXe siècle. Car Gautier fut de toutes les représentations théâtrales, de tous les concerts, de tous les spectacles de danse, de tous les Salons de peinture. Qu´il chronique les dernières prestations des cantatrices à la mode ou retrace le parcours de personnalités récemment disparues - Rachel, Vigny, Rossini -, qu´il raille la légèreté d´un vaudeville ou se réjouisse d´un numéro de saltimbanques, qu´il évoque son goût pour Ingres et Delacroix ou sa réticence face aux toiles de Courbet, qu´il rende compte d´un roman de Balzac ou d´une traduction de Dante, c´est toujours avec panache, passion et humour. Et, sous sa plume virtuose, c´est toute une époque d´effervescence artistique et littéraire qui revit, pour notre plus grand plaisir.

  • J'ai été élevé par mes grands-parents maternels. Soixante ans plus tard, j'ai appris totalement par hasard que ma grand-mère avait laissé un journal racontant ses quinze mois de déportation à Ravensbrück, Matricule 38971. En lisant ce manuscrit, j'ai compris que ce n'était pas un journal, mais des souvenirs de déportation. J'ai choisi de raconter ma rencontre avec le récit de Marie Pfister. J'ai laissé mes souvenirs se juxtaposer aux siens jusqu'à lui écrire des choses que je n'avais encore jamais dites. L'émotion de la lire par-dessus les années est, elle, inexprimable. A travers un texte rédigé par sa grand-mère et longtemps disparu, un homme déjà mûr découvre un passé familial enfoui. Lettre à ma grand-mère est à la fois l'histoire d'un secret de famille, le récit d'une enfance dans l'après-guerre qui s'éclaire a posteriori, et le parcours d'une résistante ordinaire . Où comment les convictions se transmettent et les hommes se forgent à partir de l'histoire de leurs parents, même lorsqu'elle est cachée.

  • Le tenor hongrois

    Patrick Raynal

    « Le bar était presque désert et elle était seule à le tenir. C'était elle, aucun doute là-dessus. Les yeux de sa grand-mère, l'allure de son grand-père. Elle est venue vers moi en souriant. Sa silhouette dansait dans la lumière et j'ai su que j'étais arrivé quelque part. » Car, au fond, dans ce recueil de nouvelles, c'est bien de cela dont il est question... arriver quelque part. Là on cherche des ornithorynques (Un ornithorynque dans le tiroir). Ailleurs, on poursuit un meurtrier et on découvre l'immense amour d'une épouse (Feed back). Ailleurs encore, on avoue son désir (Monsieur), ou l'on pénètre dans les cauchemars de sa mère pour mieux l'en débarrasser (Le Ténor hongrois). Entre Paris, New York, Nice ou le Montana, tous les personnages qui jalonnent ces nouvelles de Patrick Raynal sont en quête d'une vérité, celle qui permet d'entrevoir la sérénité, de vivre, encore. Et cette quête prend tous les chemins, toutes les couleurs, toutes les musiques ; d'une nouvelle à l'autre, on se balade tranquillement entre polar et dérive, cynisme et émotion, chaque fois sur un thème nouveau. Les personnages évoquent enfance et rock'n' roll, évoluent dans des villes rongées par la décrépitude qui servent de toile de fond aux confessions les plus surprenantes.

  • Claudia s'ennuie dans la luxueuse maison où elle est si souvent seule, ses parents divorcés sont très occupés. Aussi son chien Mick, un jeune caniche, tient-il une place importante dans sa vie. Un jour, il disparaît. En menant des recherches, Claudia rencontre un clochard bougon. Qui est-il ? Entre la petite fille et le vieil homme ombrageux une complicité s'instaure, et, l'hiver venu, elle doit trouver un abri pour Robespierre.

  • Paraplégique depuis l'âge de 24 ans, l'homme qui marchait dans sa tête raconte les mille vies exceptionnelles que son handicap ne lui a pas empêché de vivre : ascension de l'Himalaya, actions auprès de MSF et de Handicap international, engagement politique... Il raconte aussi l'aventure de l'amour, de la famille et du quotidien.

  • Réveillez-vous avant qu'il ne soit trop tard ! Il n'y a plus une minute à perdre. Dans ce Manifeste pour un autre monde, Noël Mamère et Patrick Farbiaz lancent un cri d'alarme : « Si nous voulons sauver la planète et son climat, il faut de toute urgence rompre avec le système productiviste et la société de consommation tels qu'ils existent aujourd'hui ! » Militants écologistes chevronnés, les auteurs démontrent qu'un autre monde est encore possible, celui du bien-vivre et de la prospérité sans croissance. Mais, pour eux, la Conférence de Paris sur les changements climatiques, dite « de la dernière chance », ne sera qu'un cache-misère de plus, une nouvelle preuve de l'impuissance de la communauté internationale. Seule issue : que la plèbe oublie ses peurs et se constitue en tiers état pour enfin se faire entendre. Comme l'ont fait les militants espagnols de Podemos, le peuple grec lors du référendum du 5 juillet 2015 et tant d'autres à travers le monde. Un texte indispensable pour réveiller les consciences et mobiliser enfin toutes les énergies. Avant qu'il ne soit vraiment trop tard !

  • Ce livre numérique est disponible au format ePub à maquette fixe, pour une lecture optimisée sur tablette.

    « Je suis une sorte de nymphomane de la mode qui n'atteint jamais l'orgasme. » K.L Que ce soit dans la presse, à la télévision, à la radio ou sur le Net, Karl Lagerfeld se distingue, on le sait par son sens de la repartie. Caustique, paradoxal et plein d'humour, il lance à tous vents piques et formules, au fil d'une conversation passionnante et totalement libre, sans souci d'en garder la moindre trace.
    C'est tout l'esprit de cette conversation, ce qu'elle dit du style, de la mode, de la gloire, de Chanel, des livres, du monde d'aujourd'hui... et de lui-même, que se sont proposés de recueillir les compilateurs et éditeurs du présent volume dont le célèbre styliste est, avec sa complicité, l'auteur involontaire.
    Se dessine ainsi au fil de ces Karlismes - en même temps que le récit d'une expérience unique - le portrait d'un virtuose de la création, cosmopolite émérite, européen convaincu, lecteur acharné, à l'aise sur tous les continents, devenu une 'icône' non seulement de la mode, mais plus encore d'une culture internationale.
    Karl Lagerfeld inspire la mode des podiums et de la rue depuis plus de quarante ans. Il est directeur artistique de la maison Chanel depuis 1983, de la maison Fendi à Rome, il a également créé sa propre marque, Karl Lagerfeld.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • ? J'ai loué la chambre d'Oscar Wilde, à l'Hôtel, rue des Beaux-Arts. Tu ne vas pas m'y laisser dormir seule ?
    J'avais vu la robe noire, le collier d'odalisque, le trenchcoat, ces boucles blondes autour de ce visage à la Faye Dunaway. Faye à vingt ans, pâle et parisienne. Et puis ces yeux d'or verts, vifs mais baissés, qui semblaient porter tous les malheurs du monde. Les malheurs de Camille. Cette fille était le paradis. Et l'enfer. Je l'ai su au premier coup d'oeil. Ces yeux-là hurlaient : « Au secours ! » en silence. À moi.
    Alors, lentement, j'ai répondu :
    ? Je ne crois pas, non.
    Et tout a commencé ainsi...

    Portrait de Patrick Eudeline © François Michel

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