La découverte

  • " Il n'y a de puissance que dans la Relation, et cette puissance est celle de tous.
    Toute politique sera ainsi estimée à son intensité en Relation. Et il y a plus de chemins et d'horizons dans le tremblement et la fragilité que dans la toute-force. "
    Cet ouvrage rassemble pour la première fois six textes :
    De loin...,
    Dean est passé. Il faut renaître. Aprézan !,
    Quand les murs tombent et
    L'Intraitable beauté du monde coécrits par Patrick Chamoiseau et Édouard Glissant ; et avec Ernest Breleur, Gérard Delver, Serge Domi, Bertène Juminer, Guillaume Pigeard de Gurbert, Olivier Portecop, Olivier Pulvar et Jean-Claude William le
    Manifeste pour un projet global et le
    Manifeste pour les " produits " de haute nécessité.

  • Une approche synthétique de l'oeuvre foisonnante, entièrement axée autour de la notion de liberté, de ce penseur de la technique et de l'aliénation, figure profondément originale, atypique et inclassable du XX e siècle.
    " Penser globalement, agir localement. " À tort ou à raison, on a fait de Jacques Ellul (1912-1994) l'inventeur de cette formule rassembleuse qui, associée à son combat pour la protection de la nature et à sa critique du technocapitalisme, a contribué à son statut d'icône écologiste. Ce livre expose l'itinéraire singulier de celui qui se définissait comme un " intellectuel actif ". Il résume et met en perspective ses analyses dans six domaines principaux : la technique, l'information-propagande, la politique, la révolution, l'écologie et la théologie, avec la liberté pour toile de fond. Il a pour ambition de donner un panorama complet des principales thèses d'un auteur à l'oeuvre prolifique et dont l'actualité confirme le caractère prophétique.

  • Édition actualisée de cet ouvrage de référence sur l'un des objets essentiels de la théorie économique. Une synthèse idéale pour s'orienter parmi la masse de documents analytiques disponibles en s'appuyant sur des sources, théoriques et empiriques, actuelles.
    L'investissement est la composante la plus instable du PIB, donc la plus difficile à expliquer et à prévoir. L'étude des comportements d'investissement constitue l'un des principaux domaines de recherche de la théorie économique, mais aussi un terrain de controverses très vives. L'ampleur des fluctuations de l'investissement et leur rôle dans les mouvements conjoncturels ont donné lieu à un foisonnement d'analyses, quelquefois difficiles à associer à une école de pensée et souvent techniquement complexes.
    Ce livre les présente de manière pédagogique en tirant parti des enseignements théoriques et empiriques les plus récents. En abordant les questions des investissements publics, immatériels ou financiers, il permet de mieux comprendre les difficultés de l'économie française, les raisons de l'instabilité de sa croissance ou des problèmes de compétitivité.

  • L'ambition de cet ouvrage est d'étoffer le débat sur l'apprentissage, au-delà du cercle des spécialistes, en mêlant à la polyphonie disciplinaire des études dans le champ de la transmission des savoirs la voix singulière de l'archéologie, qui étudie la matérialité et la temporalité du passé à travers les traces des activités humaines.
    À l'instar de l'anthropologie, de l'histoire et de la sociologie, l'archéologie impose de ne pas restreindre les savoirs aux seuls territoires lettrés et aux cultures de l'écrit. Elle replace les connaissances et apprentissages humains dans une perspective de très longue durée, soit près de trois millions d'années au cours desquelles apparaît et se développe le langage articulé, principal vecteur de la transmission. À travers l'étude de la matérialité des supports, des dispositifs d'apprentissage et des lieux de savoir, cette discipline apporte également un éclairage original sur les phénomènes de transmission et de socialisation des connaissances dans les sociétés humaines passées et présentes, que ce soit lors d'activités quotidiennes informelles ou dans des cadres professionnels et intergénérationnels plus structurés.

  • Depuis les années 1980, le mot " précaire " est teinté d'ambivalences. Il désigne en effet à la fois ceux qui subissent les nouveaux modes de fragmentation et de flexibilisation du travail et ceux qui développent des tactiques alternatives de vie et d'emploi. C'est cette double acception que ce livre tente d'analyser. Il faut en effet comprendre, d'une part, que l'expérience du travail non subordonné, notamment chez les travailleurs du savoir et de la culture, les plus touchés par ce phénomène, reconduit la dissymétrie et l'opacité d'un rapport social qui permet d'autant mieux de les exploiter... Et, d'autre part, reconnaître la part active, positive, de ces pratiques disruptives, dans une période où le processus de précarisation s'étend au-delà des classes populaires et touche les classes moyennes.
    Sans nostalgie à l'égard du salariat, qui a institutionnalisé la subordination du travail, ce livre montre le potentiel libérateur de ces " révolutions précaires ". Il propose de repenser les luttes et le droit du travail à partir de la contestation des nouvelles formes de domination économique et de leurs puissances démultipliées d'exploitation. Il cherche ainsi à penser l'avenir de l'émancipation, c'est-à-dire à comprendre comment les luttes de cette " nouvelle plèbe " peuvent s'articuler à un mouvement ouvrier replié sur les figures spécifiques du travailleur industriel et du salariat ; à montrer quelles sont les conditions d'émergence de mobilisations à distance des organisations bureaucratiques antérieures ; à mettre au jour les configurations militantes et syndicales qui peuvent agréger les sociabilités et les solidarités propres à la " vie précaire " ; et à déployer les valeurs politiques portées par ces formes de collectifs en gestation, à la rencontre du socialisme des origines et d'une écologie générale appliquée à la vie quotidienne.

  • Six femmes et hommes, nés sourds, racontent leurs parcours singuliers dans le premier livre traduit de la langue des signes française. Il révèle la situation particulièrement critique des Sourds en France et montre que la reconnaissance de ce langage et de cette culture est indispensable pour que les Sourds cessent d'être tenus en marge du monde des entendants. Une parole très forte, qui prolonge le très beau documentaire de Laetitia Carton, J'avancerai vers toi avec les yeux d'un sourd (2016).
    Dans nombre de pays développés, les Sourds ne sont pas considérés comme des handicapés, mais comme des personnes dotées d'une langue singulière - la langue des signes - et donc d'une culture propre. En France, malgré quelques avancées, c'est encore très loin d'être le cas : l'approche médicale de la surdité prévaut toujours sur la reconnaissance de la langue et de la culture du peuple sourd. Les classes bilingues pour enfants sourds restent très peu nombreuses et l'éducation qui leur est majoritairement proposée s'accommode facilement des résultats scolaires désastreux liés à l'hégémonie des thérapies " oralistes ".
    C'est que la majorité des entendants ignorent encore les inhibitions et les souffrances provoquées par l'injonction faite aux Sourds de parler comme eux, dans une langue - le français oral - qu'ils ne maîtrisent jamais. Et ils ignorent aussi que la langue des signes est pour les Sourds la voie royale vers une communication épanouie avec les autres, entendants ou non. C'est précisément ce que permet de découvrir ce livre hors normes, réunissant les étonnants récits de vie de six adultes sourds, formulés et enregistrés en langue des signes puis traduits en français. Toutes et tous témoignent de l'éblouissement et de la " libération " qu'ils ont éprouvés en accédant à la pleine maîtrise de la langue des signes.
    À travers ces parcours aussi divers qu'attachants, les auteurs affirment le même espoir : celui d'être reconnus dans leur normalité, dans leur droit à vivre avec leur différence, avec leur langue et leur culture.

  • Nos sociétés sont de plus en plus régulées par des mécanismes qui se réclament de la gestion. La place des outils (normes, indicateurs, tableaux de bord, système d'information...) y est devenue considérable. Le projet de ce livre est d'introduire dans l'analyse des phénomènes sociaux, organisationnels et économiques, ces outils de gestion, peu visibles jusque-là malgré leur omniprésence, et de les utiliser comme des analyseurs de situations spécifiques qui marquent notre époque.
    Nos sociétés sont de plus en plus régulées par des mécanismes qui se réclament de la gestion, et la place des outils (normes, indicateurs, tableaux de bord, systèmes d'information...) y est devenue considérable. Sortis des grandes entreprises où ils sont nés, ces outils ont gagné l'économie sociale, l'État et les organisations publiques. Le projet de ce livre est d'introduire dans l'analyse des phénomènes sociaux, organisationnels et économiques ces objets, peu visibles jusque-là malgré leur omniprésence, et de les utiliser comme des analyseurs de situations qui marquent notre époque. Depuis les années 1990, des recherches en sociologie, science politique, psychologie sociale et sciences de gestion ont commencé à s'intéresser à ces objets, constituant une production scientifique importante, mais très éclatée. Il manquait une synthèse structurée qui permette à des étudiants, des chercheurs ou des managers d'approfondir ce champ. Ce livre permet également d'éclairer des travaux qui porteraient sur des instruments de politiques publiques.Cet ouvrage a obtenu le prix FNEGE du meilleur ouvrage de recherche (2014).

  • Le récent phénomène de « déglobalisation » de l'économie réelle représente une terrible menace pour les États-Unis et l'Europe. Il implique une prise de conscience rapide et impérative de nos économies pour éviter de plonger encore davanatge dans la crise pour plusieurs décennies0500 Et si les pays émergents préfèrent investir leur épargne chez eux plutôt que de la prêter pour financer les déficits des pays riches, ces derniers - dont la France - peuvent être pris dans un engrenage ravageur. C'est celui du « syndrome japonais » : la crise économique ouverte en 1989 au Japon - dont il n'est jamais sorti depuis - était en effet très similaire à celle qui a frappé depuis 2007 les économies américaine et européennes. Et le risque est aujourd'hui élevé de voir s'y enclencher une spirale tout aussi mortifère.
    À partir de ce constat, Patrick Artus et Marie-Paule Virard décortiquent les faiblesses des politiques économiques mises en oeuvre, en France et ailleurs, pour faire face aux effets de la crise. Et surtout, ils expliquent pourquoi le seul moyen d'éviter en Europe le « syndrome japonais », avec son cortège de chômage et de précarité, serait de promouvoir un nouveau partage des revenus au bénéfice de l'immense majorité des salariés.0300Depuis le début de la crise économique de 2007-2008, on observe une évolution déci-sive pour l´avenir de l´économie mondiale : la substitution rapide, dans les pays émergents (comme la Chine, l´Inde ou le Brésil), de la production intérieure aux importations. D´où une « déglobalisation » de l´économie réelle, qui représente une terrible menace pour les États-Unis et l´Europe, car leurs exportations vers les émergents ne repartent pas après la crise. Pour faire tourner la machine économique et maintenir leur niveau de vie, les pays riches sont donc condamnés à ne compter que sur leur demande intérieure. Or, celle-ci risque de rester durablement faible. Et si la « déglobalisation » des échanges débouche sur la « déglobalisation » financière, les pays émergents préférant investir leur épargne chez eux plutôt que de la prêter pour financer les déficits des pays riches, ces derniers ? dont la France ? peuvent être pris dans un engrenage ravageur. C´est celui du « syndrome japonais » : la crise économique ouverte en 1989 au Japon ? dont il n´est jamais sorti depuis ? était en effet très similaire à celle qui a frappé depuis 2007 les économies américaine et européennes. Et le risque est aujourd´hui élevé de voir s´y enclencher une spirale tout aussi mortifère. Tel est le tableau que brossent dans ce livre, avec leur talent pédagogique largement reconnu, Patrick Artus et Marie-Paule Virard. Surtout, ils y décortiquent les faiblesses des politiques économiques mises en oeuvre, en France et ailleurs, pour faire face aux effets de la crise. Et ils expliquent pourquoi le seul moyen d´éviter en Europe le « syndrome japonais », avec son cortège de chômage et de précarité, serait de promouvoir un nouveau partage des revenus au bénéfice de l´immense majorité des salariés.0300Depuis le début de la crise économique de 2007-2008, on observe une évolution décisive pour l´avenir de l´économie mondiale : la substitution rapide, dans les pays émergents de la production intérieure aux importations. D´où une « déglobalisation » de l´économie réelle menaçante pour les États-Unis et l´Europe à l'image de l'engrenage japonais de 1989. Le seul moyen de l'éviter en Europe serait de promouvoir un nouveau partage des revenus au bénéfice des salariés.0400 1. La « déglobalisation » et ses effets Les pays émergents n´ont plus besoin de nous  La montée en gamme des produitsMade in China 2009, l´année du décrochage Mauvaises nouvelles pour les économies des pays de l´OCDE 2. Le risque de la « déglobalisation » financière L´épargne des pays riches migre vers les pays émergents L´épargne des émergents va aux émergents L´Europe première victime de la « déglobalisation » 3. Le spectre de la « maladie japonaise » Deux décennies de « plans de relance » sans effet Le choc déflationniste, un poison mortel  Au commencement était la baiss

  • Quelque chose a changé au sujet des villes en Europe : un " nouvel intermède historique " de confusion des pouvoirs crée les conditions de mobilisation des villes européennes, ou du moins de certaines d'entre elles. Elles sont désormais parties prenantes des processus d'intégration européenne, de globalisation, de recomposition des sociétés nationales et ces changements organisent un nouvel environnement aux implications contradictoires. D'une part, les villes européennes deviennent des métropoles fragmentées, des noeuds traversés par des réseaux de toutes sortes, ce qui rend caduque l'idée de ville européenne. D'autre part, certaines villes deviennent des acteurs collectifs autonomes négociant avec d'autres villes, avec l'État, avec les entreprises, avec l'Union européenne. Par opposition aux États-Unis et au Japon, l'Europe se caractérise par une structure solide et ancienne de villes moyennes et moyennement grandes et un imaginaire encore très présent. Cet ouvrage propose une " new political economy " des villes européennes inspirée de Max Weber, un agenda pour la recherche urbaine. Dans cette perspective, les villes sont analysées selon deux dimensions : comme sociétés locales et comme acteurs collectifs (question de la gouvernance). Les contributions rassemblées dans cet ouvrage précisent cette perspective et la mettent en cause tout en caractérisant une " Europe avec des villes " aujourd'hui en formation.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Bientôt dix ans d'existence. D'où vient, où va le mouvement communautaire ? Patrick Démerin répond par cette autocritique solidaire du mouvement communautaire : il vit une de ces expériences berlinoises. C'était il y a près de dix ans. Des milliers de jeunes manifestent contre la guerre au Vietnam ; pour la première fois en Europe, aussi massivement. Et à Berlin la bourgeoisie découvre l'opposition extra-parlementaire ; elle nomme les démons : la S.D.S. (fédération des étudiants socialistes) ; désigne des "chefs Rudi Dutschke ; des inspirateurs, le philosophe américain Herbert Marcuse. La S.D.S. se scindera. S'en séparent ceux qui veulent tout de suite "changer la vie". Ils créent les "Kommune" 1 et 2. Dix ans après, que reste-t-il des "scissionnistes" ? Fritz Teufel attend son procès. Rainer Langhans, flippé, puis récupéré, a disparu. Dieter Kunzelman milite au parti communiste allemand (K P.D.). Jan Raspe est l'un des accusés du procès de Stuttgart. Les groupes pullulent, mais la réaction s'est durcie. Que reste-t-il du "Mai 68" allemand ? Ceci : de nombreuses communes, sur les bords de la Spree ; un collectif de chauffeurs de taxi ; une école autogérée ; un responsable de cellule qui joue les baby-sitters ; des "familles" de huit personnes ; des militants comparant le prix des poireaux dans les supermarchés ; l'apprentissage de la solidarité... Dérision ou utopie nécessaire ?

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Au Chili, le mouvement paysan n'a pas permis de bouleverser les rapports d'exploitation capitalistes. Or, il n'y a pas « une » paysannerie, mais « des » couches sociales exploitées et exploiteuses. Les paysans ne sont pas « la force révolutionnaire par excellence », pas plus qu'ils ne sont « réactionnaires par nature ». Car le chemin est tortueux, de la séparation des travailleurs et des moyens de production à leur réappropriation. C'est l'histoire de ce « chemin tortueux » que relate Patrick Castex, l'histoire du secteur agricole chilien, l'histoire d'une transition capitaliste non révolutionnaire. L'auteur, qui a pu suivre pendant deux ans la réalité chilienne sur place en travaillant à l'Instituto de Capacitación y de Investigación en Reforma Agraria, tente de répondre à plusieurs questions :  - que signifie l'existence d'éléments du mode de production féodal tout au long de l'histoire du secteur agricole chilien ?  - qu'est-ce qu'une transition capitaliste non-révolutionnaire ?  - en quoi cette transition capitaliste « non révolutionnaire » entraîne-t-elle, dans le secteur agricole, des contradictions relativement bloquantes dans les luttes de classes des masses paysannes ?  - quel est le rôle des « réformes agraires » en tant qu'intervention exogène de l'Etat capitaliste, sur l'alliance classe ouvrière-paysannerie et sur les contradictions exploités-exploiteurs. Quelles sont, en un mot, les stratégies des alliances de classes dans la lutte « pour » ou « contre » le socialisme ?

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • « Un bébé, ça n'existe pas ». A sa façon, péremptoire et imagée, D.W. Winnicot, pédiatre et psychanalyste anglais, affirmait, dans les années soixante, la primauté des soins maternels et leur caractère d'absolu nécessité dans les premiers mois de la vie d'un enfant. Les notions d'attachement, d'interaction précoce et les multiples potentialités découvertes chez le nouveau-né ne font que souligner l'importance de ce lien premier, de cette rencontre fondatrice entre un bébé et son environnement maternant. Qu'advienne une séparation et que sera donc la vie de ce bébé, ses réactions, ses aménagements face à cette nouvelle et si particulière expérience ? Comment réagiront aussi les parents à cette séparation ? Et quelles représentations, quelles élaborations sous-tendront les pratiques des équipes, institutions ou familles à qui ces tout-petits sont parfois confiés ? Cet ouvrage - né de la collaboration de pédiatres, puéricultrices, psychologues, psychiatres, psychanalystes, juges, mais aussi de parents et de professionnels qui apportent leurs témoignages - souhaite éclairer cet espace et ce temps des séparations précoces. Comment les recenser, les dire et les penser ? Comment les éviter, les prendre en compte, y remédier ? L'inventaire requis ici convoque des séparations multiples, susceptibles d'être vécues par le bébé et sa famille, accueil en crèche ou halte-garderie, prise en charge en consultation de PMI, hospitalisation précoce, placement en pouponnière ou en institution, par mesure de justice ou en cas de détresse psychosociale. A l'adresse de tous les professionnels de la petite enfance, de la santé et de la justice, pour que, confrontés à ces situations, ils puissent résoudre pour eux-mêmes les multiples questions qui surgissent autour de ce thème et qui nous concernent tous intimement. A l'adresse des parents, pour qu'ils ne vivent pas ces séparations comme des arrachements, des ruptures désorganisantes sur le moment et, parfois, des années après. Pour que tous les bébés séparés ne deviennent pas des enfants en souffrance.

  • Pour mieux comprendre le droit de la nationalité de chacun des pays de l'Union européenne et leur récente évolution, Patrick Weil et Randall Hansen ont fait appel aux meilleurs spécialistes de chaque pays. Soucieux d'étudier leur législation dans une perspective à la fois historique et sociologique, ils essaient d'éclairer ce droit complexe en pleine mutation qui porte en creux une interrogation fondamentale sur l'avenir des identités nationales en Europe.

  • Pourquoi et comment les électeurs opèrent-ils leur choix , Que sait-on de leurs comportements ? Comment fonctionne l'institution ? Quelles sont les grandes écoles théoriques et quelles sont leurs analyses ? Sociologie et science politique s'allient ici pour un tour d'horizon complet.
    À la fois technologie politique et pratique sociale, le vote nous apparaît paradoxalement comme un tissu d'évidences peu susceptible de retenir notre curiosité, mais aussi comme un ensemble d'énigmes dont certaines restent irrésolues. Par la vertu des sondages d'opinion, on sait - approximativement - pour qui les électeurs votent, mais beaucoup moins pourquoi ils le font. Quels genres d'échanges se (dé)nouent lors d'une campagne électorale ? Quels types de préférences s'y dessinent ? Quelle part de leur existence sociale et de leur trajectoire biographique les électeurs engagent-ils dans l'acte de voter (ou de ne pas le faire) ? Cet ouvrage tente de reprendre ces questions en interrogeant le(s) vote(s) sous trois rapports : l'élection comme institution censée assurer l'expression de convictions politiques en même temps que la désignation de " représentants " ; les modèles d'interprétation des votes et la succession des " écoles " analysant " ce que voter veut dire " ; les controverses autour de la stabilité (versus volatilité) des électeurs, leur degré de compétence et la portée du processus d'individualisation de leurs votes.

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