Le Manuscrit

  • La scene litteraire postcoloniale Nouv.

    Comment lire avec justesse les littératures neuves des pays anciennement colonisés, les apprécier dans leur dimension esthétique, sans méconnaître leur signification politique ? Comment tenir compte de l'héritage colonial dont elles portent la marque sans les enfermer dans cette condition historique ? Cet essai propose des éléments de réponse à ces questions en construisant « une scène littéraire postcoloniale », librement inspirée par les Postcolonial Studies. Quelques oeuvres y sont convoquées : Le Quatrième Siècle (Edouard Glissant), Maps (Nurridine Farah), Pagli (Ananda Devi), Hombo (Chantal Spitz). Leurs auteurs sont issus d'aires géographiques éloignées (Martinique, Somalie, Polynésie Française, Maurice) qui n'ont de commun que d'avoir subi la violence coloniale. Dans l'espace de confrontation transdisciplinaire ainsi dessiné s'élaborent la figure contemporaine de « l'écrivain postcolonial » et les singularités de l'« écriture du trauma » qui ordonne son travail.

  • Izya

    Patrick Bedier

    Izya a vingt ans, l'âge des incertitudes et des élans du coeur, des convictions nouvelles et des courages insensés. Perturbée par le destin que sa caste lui réserve, elle sera confrontée aux fantômes de son pays, la Boccagrande.
    Sous les Tropiques, la Boccagrande, pays imaginaire, est une ancienne dictature qui à l'instar du Brésil, n'a connu aucun procès, aucune catharsis. Rien ni personne n'a apaisé la souffrance des victimes et des familles des disparus alors que tout porte à croire que les bourreaux sont restés impunis.
    Sur fond de trafic d'organes et de malversations, l'auteur nous plonge au coeur d'une aventure guidée par la recherche de la vérité et la lutte pour la justice.
    « Izya » est le roman de l'amour et du courage. Il est aussi le récit de l'espoir, chevillé au corps. Parce que l'espoir est comme de l'or...

  • Passant du cinéma à l'internet, l'offre de pornographie s'est transformée et la consommation des images prend une tournure toute différente de celle que lon connaissait au temps du cinéma porno. Dans cet ouvrage, qui donne une large place aux témoignages d'internautes déclarant leur dépendance et aux avis d'experts en addictologie, Patrick Baudry analyse le rapport particulier à l'image sur l'écran d'ordinateur.

    L'écran permet la consultation de milliers d'images et permet des passerelles entre des genres qui pouvaient autrefois être cloisonnés. Cette consommation se fait aujourd'hui dans le cadre du domicile privé et prend un caractère à nouveau clandestin, comme cela était le cas du temps des « petits films » ou des « images cochonnes » des années 1950. Toutefois, cette clandestinité ne suppose plus un réseau d'initiés ou la complicité d'amateurs : elle est individuelle et pour l'essentiel solitaire.

    La dimension du hasard, la logique de la routine, la possibilité, au-delà du hasard lui-même, de l'aléatoire, modifie la visualisation des images. Les conditions de réception d'un spectacle s'associent à la rhétorique particulière du spectacle pour générer la possibilité accrue d'une dépendance. L'addiction se caractérise par deux traits principaux : la perte de contrôle et une souffrance liée à l'impossibilité de venir voir ce dont on n'a pas envie. C'est cette rencontre particulière entre une logique d'images, les conditions techniques de sa consommation et l'émergence d'une défaillance que Patrick Baudry analyse dans cet ouvrage.

    Patrick Baudry est Professeur de sociologie a l'universite Bordeaux- Montaigne. Il a publie des ouvrages sur les attitudes devant la mort et les conduites a risque (La Place des morts, Le Corps extreme) et a travaille sur les images du corps et les imaginaires sexuels (La Pornographie et ses images).

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