P.O.L

  • Paula ou personne

    Patrick Lapeyre

    C'est l'innocence du hasard qui donne à une rencontre son caractère fatal et stupéfiant.

  • Au début, on dirait des ombres. Un homme et une femme parlent ensemble de ceux qui les ont trahis. Ils en parlent sans cesse, obsessionnellement, à chaque fois qu'ils se revoient. Jusqu'à ce que se noue entre eux, et presque malgré eux, une étrange relation amoureuse, dont l'accomplissement semble continuellement retardé. Comme si l'envoûtement de la conversation leur faisait oublier tout le reste.

  • La vie est brève et le désir sans fin est un livre sur les affres de l´amour, vues du point de vue masculin. Il met en scène deux hommes, l´un marié, à Paris, l´autre pas, à Londres, tous les deux amoureux de la même femme, assez énigmatique, et qui va de l´un à l´autre. Il y a celui qui hésite, et celui qui attend, tous les deux souffrent.
    Comment choisir ? Qui choisir ? Ce roman est l´histoire d´une inépuisable et inéluctable souffrance amoureuse plus forte que tout. Et elle est racontée de l´inimitable manière qu´à Patrick Lapeyre de la vie comme elle ne va pas. Petites touches d´une acuité et d´une intelligence qui laissent confondu. Événements apparemment anodins qui ne le sont en fait pas du tout. Poétique de la métaphore, métaphores tellement inattendues et qui sont en réalité rien moins, une à une et peu à peu, qu´une pensée du monde. Humour profondément lucide et humain, généreux. D´où vient, lisant ce livre d´une insondable mélancolie que l´on ne puisse faire autrement que sourire, constamment sourire. Peut-être du bonheur d´avoir été reconnu ?

  • Deuxième mille

    Patrick Varetz

    Au flot des mots, à
    la pâte, tu opposes le flux des
    poèmes, leur transparence. Simplicité vide de la
    pensée et de la forme, pâleur de la colère, répétitions,
    tout cela comme inscrit là en creux, presque
    noyé, dans le bref cours des jours.

  • L'homme-soeur

    Patrick Lapeyre

    L´Homme-soeur raconte l´histoire d´un amour incestueux : celui qu´éprouve Cooper - le personnage principal - pour sa soeur. Amour à distance, amour doublement impossible, puisque la soeur de Cooper vit aux États-Unis. De temps en temps, il reçoit une lettre, un mail, un appel téléphonique, parfois une photo mystérieuse, qui sont comme de brèves illuminations dans sa vie de prisonnier volontaire. Car il est devenu le prisonnier de son attente.
    L´Homme-soeur est donc d´abord un livre sur l´obsession et sur la solitude de l´attente ; étant précisé que la solitude de Cooper est tout à fait paradoxale et déconcertante, car elle est peuplée de jeunes femmes - quelquefois tarifées - auxquelles il s´attache subitement comme si chacune pouvait être le double ou la remplaçante introuvable de sa soeur.
    En fait, Cooper mène une vie d´agent double, qui trompe tout le monde, ses voisins, ses collègues, ses amis, ses conquêtes féminines, sans deviner qu´il sera pris un jour à son propre piège et que son obsession finira par le dévorer. Lorsque sa soeur reviendra enfin, il sera trop tard : Cooper sera devenu méconnaissable.
    Histoire dramatique, écriture légère, parfois même gaie : de ce personnage en proie a une idée fixe finit par se dégager une poésie étrange, allusive, triviale et métaphysique où toutes les nuances se conjuguent pour suggérer un au-delà rêveur et décalé de la psychologie.

  • «Daniel, mon pauvre père, est devenu ami avec moi sur Facebook.»

  • Le corps inflammable

    Patrick Lapeyre

    Comment devenir Perceval? S'agit-il d'un rôle que Pierre, le personnage principal de cette histoire, devra tenir dans un film d'espionnage? Ou bien est-ce seulement un nom qu'il lui faudra porter jusqu'au bout, comme un signe énigmatique dont toute sa vie sera l'élucidation? Car, acteur, il ne l'aura été que très peu de temps et ses activités d'employé de banque à Londres, sa liaison avec la très jeune Martine Cohen, semblent l'entraîner bien loin du cinéma. Mais d'autres veillent qui ont décidé de l'y ramener de gré ou de force. Récit initiatique donc, mais où il s'agit moins d'une quête de soi que d'une tentative pour aller hors de soi ; où les voyages et les immobilités provoquent des sensations si violentes qu'on en devient invisible.

  • Ludo & compagnie

    Patrick Lapeyre

    Mon premier boirait des Suze-citron, mon second du vin blanc avec des poignées de comprimés (on le verrait disparaître puis réapparaître), mon troisième aurait dix-neuf ans, des jambes inoubliables et serait, disons, une fille (on la verrait apparaître, puis disparaître), mon quatrième serait une montagne invisible, mon cinquième une fillette de douze ans et onze mois qui sèche les cours de gym, mon tout une satire de la solitude moderne, une utopie de la vie à trois, une éducation sexuelle et un éloge de la poésie chinoise.

  • Bas monde

    Patrick Varetz

    Je n'appartiens pas à ce monde, on m'y a jeté.
    C'est la souffrance qui me fait naître : mon père, ce salaud, frappe ma mère au ventre, avec une insistance qui - par instant - frôle la démence. J'ai le sentiment que nous sommes tous, ici - je veux dire nous trois, et peut-être d'autres ailleurs qui nous ressemblent - soumis à une expérience dont l'empirisme demeure notre seul gage de liberté.

  • Jusqu'au bonheur

    Patrick Varetz

    «Si vous en êtes arrivé à ce point, trop tôt à votre goût, à la première étape de votre renoncement, dites-vous que les choses se sont peut-être enclenchées avant votre placement d'office dans mon service. Il n'y a pas de hasard, pas plus que de malédiction. Vos fautes ? si l'on peut parler de fautes ? vont s'effacer une à une de votre conscience, mais, au moment de disparaître, elles vous apparaîtront une dernière fois, dévorées par leur propre lumière. Vous refusez de comprendre ce que je raconte? Pourtant, quand vous aviez sept ou huit ans, la peur du noir a dû vous laisser entrevoir très tôt la finalité de toute chose. Peut-être êtes-vous toujours dans votre lit, le drap et la couverture ramenés par-dessus votre tête? Et si vous appeliez votre mère? Croyez-vous qu'il serait trop tard?»

  • Welcome to Paris

    Patrick Lapeyre

    Turgot est chauffeur de taxi, sa vie banale, petite-bourgeoise, va être bousculée par sa rencontre avec un couple d'Américains qu'il prend en charge un jour et qu'il ne quittera plus pendant une année. Eva et John sont beaux, brillants, artistes. Ils se prennent pour Turgot d'une affection de plus en plus ambiguë qui entraîne ce dernier dans une sorte de vie mondaine à laquelle, évidemment, rien ne le préparait. Il y fera la connaissance d'un baron néo-fasciste, d'une collectionneuse insatiable et de toute une théorie de personnages aussi torturés qu'énigmatiques. Chacun y trouvera son compte. Mais commençons par le début. Il neige et le captif, qui ne l'est pas encore, est posté derrière sa fenêtre...

  • Sissi c'est moi

    Patrick Lapeyre

    Depuis qu'elle est en âge de réfléchir, Sissy attend que quelqu'un lui dise comment on fait pour avoir l'âme légère quand on est lesté d'un corps deux fois trop large pour vous et que les gens, au cas où vous l'oublieriez, vous en font tous les jours la réflexion. Mais Sissy a encore d'autres questions à poser. Car, dans sa soif d'absolu, elle peut collectionner les chaises, entrer dans les ordres, escalader les sommets de la pureté, offrir son corps à la science, dispenser son amour à tous ceux qui en font la demande ; les circonstances, la malveillance et, sans doute, une secrète prédisposition à l'échec, la ramènent régulièrement à son point de départ. Il n'est évidemment pas exclu que Sissy soit une allégorie, mais on ne sait toujours pas de quoi.

  • Petite vie

    Patrick Varetz

    J'ai faim de son injustice, de ses mains et de ses joues, du jugement de ses yeux, je languis d'ennui et d'incertitude dans l'attente de ses coups. J'ose à peine, même en secret, prononcer le vocable - ridicule - par lequel il convient de le nommer. - Papa !

  • Sous vide

    Patrick Varetz

    L'amour. Je crois que cette ombre, sans forme, travaille sans relâche à creuser le vide sous mon existence. Cela s'apparente à un tiraillement sourd, et parfois à une gêne dans la gorge et derrière les yeux, une faim impossible à rassasier. Ce n'est jamais dirigé contre quelqu'un en particulier. C'est là, qui m'oblige à saisir l'opportunité qui se présente, à accepter n'importe quoi, par peur toujours de voir la situation empirer jusqu'à l'inacceptable.

  • La lenteur de l'avenir, c'est d'abord l'histoire d'une relation impossible entre un boxeur étrange et une jeune femme qui s'attache à lui sans comprendre où il l'entraîne. Le contraste entre eux deux provoquant comme une sorte d'humour, et aussi de malheur doux, inexplicable.
    C'est une histoire de folie, car il s'agit pour elle de traverser le miroir, de s'initier. C'est enfin une histoire de lieux, une histoire sur le génie qu'ont certains lieux, Bâle, Zurich, Naples, mais aussi Vincennes, la banlieue de Paris. Chaque lieu traversé servant moins de décor que de révélateur, au sens chimique du terme, à cet avenir qui travaille les personnages.

  • Premier mille

    Patrick Varetz

    Je décide de composer mille poèmes parce que j'ai besoin d'écrire tous les jours, le matin, le soir, et la nuit lorsque je ne dors pas. Venant buter sans relâche contre l'os de l'âme, je ne cesse d'interroger le vide sous mon coeur.

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