Presses de Sciences Po

  • La France, à l'instar de nombreux autres pays développés, s'est dotée depuis plusieurs décennies d'une organisation de la gestion de crise. Elle dispose d'un arsenal législatif et réglementaire complet, d'institutions spécialisées et de plans d'action. Elle organise régulièrement des exercices de simulation à l'échelle nationale ou locale. Comment expliquer l'impréparation face à la pandémie de la Covid-19 ?
    Les auteurs de cet ouvrage ont recueilli « in vivo » du matériau à chaque étape de la gestion de cette crise. Leur analyse des faits montre que l'exceptionnalité de la situation ne doit pas masquer des défauts de coopération structurels bien connus en sociologie des organisations : cloisonnement, alliances, désaveu du management intermédiaire, etc.
    Un retour d'expérience indispensable.

    Sociologue, Henri Bergeron est directeur de recherches au CSO (Centre de sociologie des organisations, CNRS Sciences Po).
    Directeur de recherches, Olivier Borraz dirige le CSO (CNRS Sciences Po).
    Sociologue, Patrick Castel est chargé de recherche au CSO (CNRS Sciences Po).
    Sociologue, François Dedieu est chargé de recherche à l'INRAE, membre du LISIS (Laboratoire interdisciplinaire sciences innovations sociétés).

  • Paris, les 7,2 millions d'habitants du Grand Paris ou les 12,2 millions d'habitants de la région Ile-de-France sont des enjeux majeurs pour l'Etat, qui a créé au fil du temps des institutions, lancé des politiques publiques, souvent en tension avec les autorités locales, pour les gouverner.
    Quelle que soit l'échelle retenue, beaucoup estiment que la métropole parisienne est ingouvernable.
    Les auteurs de ce livre analysent la manière dont l'enjeu parisien est devenu un problème pour l'Etat français et comment la création d'institutions a tenté d'y répondre. Ils montrent les limites et les contradictions de l'action de l'Etat en lien avec les collectivité locales pour gouverner le foncier, le logement ou encore les transports.

    Doyen de l'école urbaine de Sciences Po, politiste et sociologue comparatiste, Patrick Le Galès est directeur de recherche CNRS au Centre d'études européennes et de politique comparée de Sciences Po et professeur à Sciences Po.

    Avec les contributions de Thomas Aguilera, Francesca Artioli, Christine Barwick, Emmanuel Bellanger, Renaud Epstein, Vlad Gross, Charlotte Halpern, Patrick Le Galès, Patrick le Lidec, Jacques de Maillard, Sébastien Pradella, Pauline Prat, Mathieu Zagrodski.

  • Les politiques publiques dans la crise ; 2008 et ses suites Nouv.

    Si la crise de 2008 a généré un contexte budgétaire, financier et monétaire plus contraint, l'après-2008 a été l'occasion d'une politisation croissante des enjeux budgétaires et financiers notamment au niveau européen. La continuité a souvent prévalu au niveau national sur les politiques financières, mais aussi de défense, environnementales, de santé, etc. Partout, pourtant, l'emprise des acteurs financiers sur des questions budgétaires a demeuré.

    Sabine Saurugger est professeure de science politique, membre de l'UMR Pacte et directrice de Sciences Po Grenoble-UGA.

    Patrick Hassenteufel est professeur de science politique à l'université Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines.

  • Toute une série de biais cognitifs nous empêchent de prendre des décisions rationnelles : conformisme, aversion pour la perte, surestime de soi, préférence pour le court terme, etc. Ce crédo des économistes et des psychologues comportementalistes a été repris à leur compte par les pouvoirs publics de nombreux pays, afin d'orienter les choix de leurs concitoyens. Nous sommes ainsi considérés comme des donneurs d'organes par défaut, nos enfants sont tenus à distance des frites dans les cantines, les détecteurs de vitesse nous font la grimace ou nous sourient, on nous informe que nous recyclons moins que le voisin... Faciles à mettre en oeuvre, peu onéreux, ces nudges (de l'anglais « pousser du coude »), qui nous font modifier nos comportements sans que nous ayons à y réfléchir, sont devenus l'alpha et l'omega de la résolution des problèmes de société. Mais peut-on réduire l'action publique à une affaire de comportements individuels ?

  • Alors que la plupart des débats autour des politiques publiques se focalisent sur les objectifs annoncés et sur les résultats obtenus, l'ouvrage dirigé par Pierre Lascoumes et Patrick Le Gals propose de faire porter l'attention sur les instruments de l'action publique. A travers ces études de cas européens, de la rationalisation salariale dans l'administration française la restructuration de l'Etat en Grande-Bretagne, en passant par la réforme de la politique bancaire en Italie, un certain nombre de caractéristiques (des conditions de leur choix, des effets qu'ils produisent, aux rapports gouvernantsgouvernés qu'ils induisent) se dessinent. Au-del, l'analyse des instruments d'action publique démontre sa capacité révéler l'évolution des politiques publiques.

  • "Peut on offrir du sexe pour d'autres motifs que l'amour ou le désir ? La réponse allait de soi à l'époque des mariages arrangés à des fin de reproduction et pour toute la vie, quand, par ailleurs, la prostitution féminine offrait aux hommes mariés la volupté qu'ils ne trouvaient pas dans les unions officielles.
    Dans le contexte contemporain de liberté sexuelle, de couples égalitaires à durée limitée et de mariage pour tous, la prostitution devrait plutôt représenter un modèle de soin et d'attention érotique dont n'importe qui, homme ou femme, pourrait s'inspirer pour satisfaire son partenaire amoureux. Or, paradoxalement, cette contribution essentielle des travailleurs du sexe à l'éthique du plaisir leur est farouchement déniée, et la promotion, voire la sacralisation, de la libido sert au contraire à justifier la répression à leur encontre.
    Réflexion iconoclaste sur l'éthique du plaisir, cette sociologie morale contemporaine s'appuie sur des entretiens, des autobiographies et des documents littéraires et cinématographiques et, faisant appel à l'anthropologie comparée et aux neurosciences, explore les rapports ambigus du mariage et de la prostitution, entre devoir conjugal ou professionnel, vocation amoureuse ou libertine, réciprocité émotionnelle ou marchande."

  • Le politique est-il soumis au lobby médical ? Pour répondre à; cette question, l'auteur compare les rapports entre les médecins et l'État dans plusieurs pays d'Europe. Il met en évidence le rôle important de la représentation organisée des médecins, en particulier sous la forme syndicale et il en souligne la grande diversité. Il se demande enfin si la maîtrise des dépenses de santé remet en cause les rapports entre les médecins et l'État.

  • La religion connaît une visibilité nouvelle depuis une quinzaine d'années, en Europe comme dans le reste du monde. Pourtant, très souvent, lorsque celle-ci semble être en cause, ce n'est pas d''elle dont on parle vraiment.
    Au-delà de l''objet "religion", cet ouvrage appréhende donc les recompositions plus larges qui travaillent le continent européen à travers la relation entre politique et religion, et éclaire les diverses définitions du juste et du légitime, de la nation et de l''Europe à l''âge de la globalisation. Loin de privilégier la "clé religieuse" ou à l''inverse la "clé politique" comme mode de déchiffrement du temps présent, il tient compte de différents facteurs (politiques, économiques, sociaux, religieux), de leurs liens et des instrumentalisations dont ils font parfois l''objet.
    La démarche esquisse une triple rupture : avec la problématique des "frontières" de l''Europe, abordée ici non par ses limites mais par les circulations en son sein ; avec les lectures faites par les "communautarismes" et le rôle que jouerait le religieux dans leur développement ; avec les catégories classiques de la sociologie politique des religions, grâce à des analyses centrées sur le concept de croire.
    Un rare ouvrage à proposer un panorama de la question des religions en Europe

  • Les gouvernements New Labour ont créé un cocktail original composé de trois quarts de réformes néolibérales et antilibérales inspirées de l'exemple américain, d'un doigt de social-démocratie scandinave, et d'une volonté aiguë d'expérimentation qui a profondément transformé la Grande-Bretagne.
    Gouvernant pays et parti par une combinaison de slogans et d'indicateurs de performance, une force de conviction et un leadership extraordinaire, Tony Blair a réussi à faire accepter des réformes radicales de l'État et des services publics. Gordon Brown, moins populaire, a hérité d'une crise économique sans précédent.aggravée par les politiques menées depuis treize ans. Élus pour restaurer la confiance et les services publics, répondre aux inégalités croissantes, les néotravaillistes semblent après trois mandats usés par le pouvoir et singulièrement à court d'inspiration.
    Cet ouvrage propose une analyse originale du "laboratoire" New Labour et de ses effets sur la vie des citoyens britanniques. Une révolution bureaucratique qui continue à se diffuser en France et en Europe !

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