Robert Laffont

  • L'immigration électrise périodiquement notre débat public. Mais son irruption sur la scène politique et médiatique se fait le plus souvent à partir de données anciennes, incomplètes ou habilement maquillées. Une méconnaissance de la réalité, entretenue par l'extrémisme d'un côté, par le politiquement correct de l'autre.Ce livre dresse le tableau de l'immigration en France depuis vingt ans. Il permet d'en finir avec le déni soigneusement orchestré par quelques démographes ayant pignon sur rue, lesquels tentent d'occulter la réalité de la vague migratoire massive qui affecte notre pays.Préfet de région et Conseiller d'État, Patrick Stefanini a consacré à ce problème une grande partie de sa vie professionnelle, dans les divers postes de responsabilité qu'il a occupés auprès de Robert Pandraud, Alain Juppé, Dominique de Villepin et enfin Nicolas Sarkozy et Brice Hortefeux. Il a retiré de cette expérience concrète des convictions fortes qu'il exprime ici sans détour. Il décrit l'impuissance de nos gouvernements à maîtriser l'immigration alors même que la France, affaiblie économiquement, a vu ses capacités d'accueil se restreindre et a laissé s'abîmer son modèle social. Il constate l'échec de nos efforts d'intégration en raison du chômage de masse, mais aussi du repli identitaire et de la poussée du fondamen-talisme islamique chez les nouveaux immigrants.Il formule aussi des propositions précises, à rebours des mots d'ordre simplistes des uns et de l'aveuglement des autres : contrôle des frontières extérieures de l'Europe, dépôt des demandes d'asile hors du territoire français, révision radicale de notre politique d'aide au développement, et enfin refonte des règles d'acquisition de la nationalité française.C'est désormais la cohésion de notre société qui est en jeu. Pour reprendre le contrôle de l'immigration, Patrick Stefanini appelle à faire les choix devant lesquels la France recule depuis vingt ans.

  • " L'écrivain est un lâche. La preuve : il écrit. S'il était courageux, il vivrait. Par peur des coups du sort, il se met à l'écart. C'est un juge de touche : il court d'un bout à l'autre du terrain de foot sans pouvoir y pénétrer pour taper dans le ballon de la vie. Écrire et vivre sont des activités contradictoires, c'est pourquoi les gens qui vivent ne savent pas écrire. C'est le travail d'une vie. D'une vie de lâche. "
    Patrick Besson


  • Après un premier volume plébiscité, Patrick Pelloux poursuit avec autant d'irrévérence que d'humanité ses autopsies des grands hommes. Mortellement savoureux...

    À travers vingt et une chroniques entièrement inédites, Patrick Pelloux renfile sa blouse de carabin-chercheur passionné d'histoire et nous invite à une nouvelle promenade au chevet des grands hommes. Une promenade médicale, littéraire, politique, sociale, artistique... et un voyage plein de surprises. Jugez plutôt : on y croise un prophète (Mahomet), bien entendu des rois et des reines (dont François Ier et Marie-Antoinette), des poètes et des peintres (Verlaine, Van Gogh, Frida Kahlo), des musiciens (Claude Debussy, Billie Holiday), le cinéaste Pier Paolo Pasolini, Napoléon et Jean Jaurès, le grand chef indien Sitting Bull... Sans oublier un bel hommage à Charb, l'Ami. Mélange d'empathie et de franc-parler, la plume aiguisée de Patrick Pelloux nous entraîne au gré des époques, des thèmes, des personnages, avec toujours le même plaisir d'apprendre en se distrayant.

  • Après avoir vécu dix ans à Londres, Jeremy O'Keefe retourne à New York, où il vient d'être embauché comme professeur d'histoire allemande à la New York University. Si confortable que soit sa nouvelle position, il se sent terriblement seul. La nuit, il erre à travers la ville avec le sentiment qu'il pourrait disparaître sans que quiconque le remarque.
    Mais sa vie prend soudain un étrange tournant lorsqu'une série d'événements le porte à croire qu'on le surveille... Pire, il semble qu'on veuille qu'il le sache.
    Tandis que Jeremy se repasse dans la tête le film de ses années à l'étranger, il se demande s'il n'a pas commis, sans le vouloir, un crime qui aurait fait de lui un ennemi de l'État. N'est-il réellement " personne ", comme il l'a toujours cru, ou bien est-il un traître, non seulement à son pays mais à tous ceux qui l'entourent ? Peu à peu, Jeremy perd pied avec la réalité.
    Après Absolution et Terre déchue, Patrick Flanery explore dans Je ne suis personne la frontière ténue entre la peur et la paranoïa dans un monde où la vie privée n'existe plus.

  • Dis-moi comment tu meurs, je te dirai qui tu es... et à quoi ressemblait ton temps.
    Médicale, littéraire, politique, sociale, artistique... une promenade passionnante dans l´histoire de France (et pas seulement).Délaissant momentanément les urgences de nos maux contemporains qui forment son quotidien, le Dr Pelloux se penche ici sur de curieux patients : quasi morts, et tous illustres. Et si leur agonie en disait plus sur l´époque que l´époque elle-même ? Partant de cette intuition, Patrick Pelloux s´est lancé dans une recherche inédite, à la fois médicale et historique : retracer, au plus près de la vérité clinique et du contexte politico-socioculturel, les derniers moments de ces personnalités qui ont fait l´Histoire. Le résultat en est trente chroniques - de Jésus à Churchill dans l´ordre chronologique -, écrites d´une plume aussi précise qu´un bistouri (pour la vérité des faits), mais également pleine de verve, d´empathie et, souvent, d´humour, voire d´une pointe d´ironie. On y croise des rois, bien sûr (Charles IX, Henri III, Henri IV, Louis XIV...), des révolutionnaires (Danton, Robespierre), des résistants (Jean Moulin), des savants (Marie Curie), mais aussi des soldats (à Waterloo ou le 6 juin 1944), des écrivains (La Fontaine, Voltaire, Balzac, Zola...), des saltimbanques (Molière, Fréhel, Laurel et Hardy), et même un canard (Satunin) et un faux philosophe (devinez son nom) ! À l'image de son titre emprunté à Molière, un livre très sérieux mais qui ne se prend pas au sérieux, dans lequel on se promène au gré des époques, des thèmes, des personnages, avec le plaisir rare d´apprendre en s´amusant.


  • Chaque nuit, et chaque jour, nous entreprenons des périples incroyables au pays du " non-conscient ". Ce livre explique comment se repérer dans les profondeurs mystérieuses de notre cerveau.

    Le rêve, la transe, l'expérience de mort imminente, la méditation chamanique, le rêve lucide et les dissociations relèvent de ce qu'on appelle les " états modifiés de conscience " (EMC). Ces expériences nous poussent hors de nous-mêmes. Elles font partie intégrante de nos vies mais nous les connaissons mal. Comment les interpréter ? Que disent de nous ces états ? Peut-on les utiliser pour vaincre certains maux ?
    Grâce à des témoignages de patients et à des développements scientifiques, historiques et philosophiques, le psychiatre Patrick Lemoine nous aide à mieux comprendre ces EMC et, à travers eux, l'origine de nos angoisses. De manière imagée, claire, avec une pointe d'humour, il nous engage à construire des ponts entre deux mondes, celui de notre cerveau affectif et celui de notre cerveau rationnel, pour résoudre des problèmes anciens et souvent enfouis, et retrouver l'harmonie.
    N'ayons plus peur et embarquons pour le plus beau des voyages... au coeur de nous-mêmes.

  • En nous quittant, Johnny Hallyday a laissé un pays en deuil et des fans inconsolables. Hébété, chacun réalisait soudain que le Taulier n'était pas immortel - lui qui avait si souvent joué sa vie à la roulette russe. Ses rêves grandioses, démesurés, ses tendances destroy, font aujourd'hui de lui un mythe éternel. Dieu ou diable, Johnny ? Ni l'un ni l'autre.
    À l'heure des vrais " souvenirs souvenirs ", Gilles Lhote et Patrick Mahé nous embarquent dans ce livre comme dans une machine à remonter le temps. Dans une série de flash-back illustrés de photos rares, insolites, voire jamais vues, ils nous racontent un Johnny inattendu, parfois déroutant, toujours passionnant, que seuls ceux qui l'ont côtoyé connaissent. Ces " choses vues ", témoignages ou confidences disent beaucoup de l'homme qu'il était et de la vie qui fut la sienne, à la ville comme à la scène. Johnny, tel qu'en lui-même.


  • " On aime toute sa vie ce dont on s'est régalé enfant... "

    ... et ce livre le prouve, où Dany Cohn-Bendit explore avec la verve, l'enthousiasme, l'emportement, parfois, qu'on lui connaît, sa passion pour le football. Du jeune garçon émerveillé par le Brésil de 1958 (celui qui révéla au monde un génie nommé Pelé) à l'homme qui pourfend le foot-business des dernières années tout en défendant contre vents et marées la conception d'un jeu offensif, généreux, festif, on retraverse avec ces souvenirs plus de cinquante ans de notre mémoire collective. Et pas seulement footballistique, tant le foot est le reflet de la société, particulièrement quand c'est Dany qui nous le raconte, chez qui le virus de la politique ne peut jamais être bien loin.
    À la veille d'une nouvelle Coupe du monde (en Russie) qu'il suivra avec la même gourmandise que les précédentes, Daniel Cohn-Bendit célèbre ici à sa manière le cinquantième anniversaire de Mai 68, dans un de ces contre-pieds réjouissants et " provocs " dont il a le secret.

  • Ancien directeur de la campagne présidentielle de Jacques Chirac en 1995 et de celle de Valérie Pécresse aux élections régionales de 2015, Patrick Stefanini a occupé pendant plus de vingt ans une place discrète mais centrale dans le dispositif politique de la droite. Conseiller de l'ombre, stratège redouté pour son efficacité qui lui a valu d'être présenté comme une véritable " machine de guerre " au service des candidats qu'il soutient, Patrick Stefanini sort du silence pour livrer son témoignage sur la dernière campagne dont il fut le maître d'oeuvre : celle de François Fillon, d'abord au cours de la primaire, puis de l'élection présidentielle.
    Il explique ici les raisons qui l'ont incité, bien qu'ami et admirateur d'Alain Juppé, à rallier François Fillon. Il nous plonge dans les coulisses de la campagne qui a permis à ce dernier de l'emporter à la surprise générale lors des primaires, nous fait vivre de l'intérieur l'incroyable psychodrame qui a surgi après les révélations sur les emplois de l'épouse du candidat et l'affaire dite des " costumes ". Il montre comment il a découvert la véritable personnalité d'un homme plus dissimulé qu'il ne le pensait, et décrit le comportement de ceux qui, par leurs hésitations ou leur double jeu, ont contribué à rendre la victoire impossible. Organisateur du meeting du Trocadéro, il s'explique aussi sur les motifs qui l'ont conduit à remettre sa démission deux jours avant l'événement.
    Dans ses entretiens avec Carole Barjon, qui le pousse dans ses retranchements, Patrick Stefanini livre pour la première fois une réflexion très personnelle sur l'avenir d'une droite qui ne s'est jamais remise de l'échec de Nicolas Sarkozy en 2012 et qui reste encore assommée par sa dernière défaite. Fourmillant de révélations, cet ouvrage dévoile la face obscure d'une longue campagne qui a aussi marqué la fin d'une époque.
    Prix spécial du jury du Livre Politique 2018

  • Quand une célèbre écrivain sud-africaine rencontre un jeune universitaire chargé d'écrire sa biographie... Un duel littéraire fascinant qui tourne au thriller psychologique post-apartheid.


    " Patrick Flanery est un romancier d'un talent et d'une intelligence exceptionnels, et il ne fait que commencer. " The New YorkerClare Wald, icône du microcosme littéraire blanc et de gauche de Cape Town, est contactée par Sam Leroux, un jeune universitaire qui souhaite retracer sa carrière dans une biographie. Parallèlement aux entretiens qu'elle donne à Sam, Clare enquête sur la disparition de sa fille, Laura, qui a rejoint la lutte armée anti-apartheid en 1989, en pleine guérilla. Au fil de ses recherches, Clare s'interroge sur les motivations de sa fille, auteure probable d'attentats à la bombe ayant fait de nombreuses victimes, tandis que le travail de Sam dévoile des liens inavouables entre Clare et l'ancien régime d'apartheid. Mais Sam lui-même est loin d'avoir tout dit à Clare sur les événements qui le relient à Laura. Entre ambivalence et faux-semblants, chacun va devoir faire tomber les masques pour entrevoir enfin la part de vérité cachée qui lui manquait.
    Si tous les personnages d'Absolution ont en commun des secrets lancinants, tous ont aussi une soif inextinguible de vérité. Fascinante prouesse littéraire, ce roman est construit comme une boule à facettes, où différentes versions des mêmes événements révèlent tour à tour un aspect d'une vérité toujours changeante. Qu'il s'agisse de Clare, de Sam, ou de Laura (dont sa mère a conservé le journal intime), chacun n'a accès qu'à un seul versant de l'histoire qui les relie et que l'auteur nous laisse le soin de recomposer. Multipliant le nombre de sources, Patrick Flanery construit un récit d'une complexité diabolique dont le sens général s'éclaire au fur et à mesure, pour exploser dans un feu d'artifice de révélations finales.
    Interrogeant à la fois les notions de culpabilité, de bien et de mal, mais aussi les limites de la démocratie et de la liberté pour laquelle certains payent de leur vie, ce premier roman dévoile toute la complexité de la société sud-africaine contemporaine. Mais au bout du compte, Absolution est un hommage à la littérature, seule capable de relier l'histoire individuelle à l'histoire collective.

  • Deux stars que tout opposait et qui s'engagèrent, corps et âme, dans la passion comme dans le conflit. Certaines histoires dépassent de loin la fiction et semblent plus grandes que la vie même. Il en va ainsi de celle que vécurent Jean Gabin et Marlene Dietrich, ce couple mythique du septième art : elle, l'Ange bleu, avait quitté l'Allemagne aux premières heures du Reich ; lui, Gueule d'amour, s'est exilé pour échapper à la France de la collaboration. À leur rencontre en 1941, ils connaissent tour à tour les fastes et les rivalités d'Hollywood, la grande mobilisation américaine puis l'ère du soupçon, instruite méthodiquement par le FBI. Mais c'est en dehors des plateaux de cinéma qu'ils joueront le rôle de leur vie. Quand Moncorgé rejoint les Forces françaises libres, Lily Marlene part sur le front encourager les GI : tous deux livreront ainsi le combat contre l'ennemi nazi, pour défendre la liberté... Une enquête passionnante, avec des documents rares sinon inédits, qui nous entraîne sur leurs pas, au coeur d'un périple à la fois glamour et épique, cinématographique.

  • Depuis les premiers pas de l´homme, le soleil fait partie intégrante de sa vie et même de sa survie. Mais cette relation vitale est aussi risquée, comme en témoigne l´augmentation exponentielle des cancers de la peau. De fait, malgré les messages d´alerte concernant sa santé, l´homme a bien des difficultés à se passer de cette relation qui lui procure également bien-être et plaisirs. Sans oublier les apparentes contradictions des discours médicaux qui préviennent des risques de maladie et tout à la fois vantent les qualités anticancéreuses de la vitamine D induite par le soleil. Comment se faire plaisir sans mettre sa vie en danger ? Comment bénéficier des effets positifs et éviter les effets négatifs du soleil ? Quelles stratégies préventives devons-nous privilégier pour conserver notre capital solaire ?
    Ce livre pluridisciplinaire est né de la nécessité de proposer une nouvelle voie pédagogique pour inciter chacun à adopter un comportement solaire responsable et minimiser les risques sanitaires inhérents aux expositions solaires inadaptées. Il vous propose autour de cet organe méconnu qu´est la peau, reflet de nos origines, de notre affect, de notre bonheur, de nos tourments, de notre essence même, un voyage dans quatre dimensions :
    - l´astrophysique, qui s´interroge sur les mutations de notre carte d´identité chimique depuis les premiers temps de notre univers ;
    - l´anthropologie, qui nous permet de comprendre comment l´Homme a coexisté au tout début avec le soleil, puis comment dans son exil en Europe, il a dû s´adapter à la raréfaction des rayons ultraviolets nécessaires à la bonne marche de son métabolisme ;
    - la dermatologie, nécessaire pour établir les paramètres qui vous identifient en tant que candidat à risque ou non ;
    - l´addictologie, car le bronzage devient pathologique quand il est poursuivi et répété malgré la connaissance de l´augmentation de problèmes sociaux, psychologiques et physiques induits par cette pratique.

  • Depuis vingt-cinq ans, Patrick Cauvin passe tous ses étés dans une bâtisse de tuffeau et d'ardoise, en pays troglodytique, entre Angers et Saumur. Un parc, des grottes, des fantômes : l'achat de l'immense maison fut d'abord un grand moment de panique. Puis, au fil des étés, le lieu a vécu, les amis s'y sont succédé, sont revenus. On y a beaucoup mangé, bu, écouté, chanté, discuté... Patrick Cauvin nous raconte avec plaisir ses balades à vélo à travers le Maine-et-Loire, la douceur des matins, l'amitié des voisins, les vignobles de l'Anjou, les châteaux tout proches.
    Patrick Cauvin écrit ici son récit le plus intime... Un livre pour transmettre la joie, les rires, l'amitié, les souvenirs du bonheur, imprégné de la fameuse douceur angevine.

  • Les médicaments, on peut s'en passer ! Car nous disposons d'une incroyable industrie pharmaceutique dans notre cerveau...



    Les Français sont les premiers prescripteurs et consommateurs de psychotropes. Certes, les médicaments sont utiles, tout partic

  • Un psychiatre lance un pavé dans la mare de la médecine!0300"e. Mais du coup, quelle arrogance ! Les médicastres écrasent de leur mépris toute autre approche. Des médecines traditionnelles à la micronutrition, de l´hygiène de vie à l´ostéopathie, l´homéopathie, la chronobiologie, tous ceux qui osent une approche autre sont écartés des cénacles universitaires et scientifiques.
    Pourtant, il est des domaines où un peu d´humilité serait de mise..." Avec humour et impertinence, Patrick Lemoine s´en prend à l´autorité médicale et à la hiérarchie, ses abus et ses dysfonctionnements. Parce qu´il chérit son métier plus que tout, en médecin et en citoyen concerné, Patrick Lemoine prône davantage de modestie et incite les médecins à user de leur pouvoir sans en abuser. Pour que continue de vivre la "belle médecine".
    0400 C´est dire si la société occidentale aime à récompenser ceux qui traitent « énergiquement » ses fous.
    L´histoire de l´hécatombe des aliénés lors de la Seconde Guerre mondiale illustre elle aussi à quel point l´argument d´autorité en médecine peut provoquer des drames et rendre amnésiques ceux qui devraient en rendre compte. [...] Jusque dans les années 1930, un aliéné avait entre une chance sur deux et une chance sur trois de mourir au cours des premières années de son internement. En France, des enfants ont été lobotomisés dès l´âge de sept ans et, devenus adultes, souffrent toujours des séquelles de leur intervention. Le professeur Edouard Zarifian nous a raconté avoir retrouvé, à Caen, un « crâniotome » qui permettait de lobotomiser sans anesthésie. Il semblerait selon certains témoignages, que parfois l´indication de la lobotomie pouvait être motivée par la discipline plus que par la thérapeutique, comme dans le filmVol au-dessus d´un nid de coucou.
    Les prémices du drame.
    Dès avant guerre, les esprits paraissaient mûrs pour ce qui allait se passer. Pourtant, en France, de nos jours, dans certains milieux psychiatriques, toute idée, toute insinuation qu´il pourrait y avoir eu une intentionnalité, voire un eugénisme actif dans les institutions psychiatriques suscite encore parfois des cris d´orfraies. Je me rappelle un chef de service qui me disait : « Je ne peux pas supporter l´idée que tu aies raison car si c´était le cas, je ne pourrais plus mettre les pieds dans cet hôpital. » Drôle d´argument car, en suivant ce raisonnement, on ne pourrait plus pénétrer dans une église du fait de l´Inquisition ou dans toute l´Allemagne du fait du nazisme.

    Prenons l´exemple de l´hôpital du Vinatier. L´année même de la publication du rapport Rochaix, ce gigantesque « asile de Bron », étendu sur cent vingt hectares situés à proximité de Lyon, voyait venir les hostilités. Se souvenant de la guerre de 14-18, on décida l´achat de trois cents masques à gaz destinés au personnel (une centaine de personnes) et à ceux que l'on nommait alors les «bons malades», les fous travailleurs, ceux qui faisaient tourner la ferme, faisaient le ménage, la vaisselle dans les services et les maisons des médecins ainsi que du directeur, gardaient leurs enfants...
    Et les deux mille huit cents autres ?
    Il était envisagé qu´ils se réfugient dans les fossés creusés à cet effet. Quand on se souvient que les gaz de combat étaient justement conçus pour s´accumuler dans les tranchées, on peut se demander quelle pouvait être la signification d´une telle recommandation. À notre connaissance, nulle voix ne s´éleva à l´époque, ni à l´intérieur ni à l´extérieur de l´asile, en tout cas aucune voix officielle qui ait laissé la moindre trace dans les archives du Vinatier que j´ai pu consulter.

  • Venu à Londres pour déposer le manuscrit de son premier roman à son éditeur, Félicien Ramuz est pris en embuscade lors d'une attaque antiterroriste dans le métro. Il comprend bientôt que c'est lui qu'on vise, lui le terroriste présumé. Il reçoit plusieurs balles dans le corps, s'effondre. Panique dans la station, cris, hurlements, on s'approche du « corps ». Dans le vacarme, Ramuz essaie de se faire entendre, de clamer son innocence, sa bonne foi. En vain. Il voudrait comprendre. Pourquoi lui ? Que lui reproche-t-on ? Dans une semi-conscience, et pendant que les secours s´activent, il fixe une dernière fois en mots ce que fut sa vie, contemple le visage de sa mère, revit des bribes d´enfance. Surtout, il voit les yeux rieurs de Clémentine... L'univers de Poumirau est à la fois d´une simplicité brute et d´une immense intensité.

  • " Toute sa vie désormais, Aurélien savait qu'il aurait à lutter contre la nuit, devenue son ennemie. Chaque fois c'était le même réveil brutal, en sueur, à trois heures du matin. Le même vide poisseux, oppressant. Dans les premiers temps, il avait tenté de se rendormir, mais n'y était jamais arrivé. Lorsqu'il ne pouvait faire autrement, de guerre lasse, que de rouvrir les yeux et de fixer le plafond, le regard de l'enfant l'attendait. " Aurélien Desmaroux est un chirurgien renommé de l'hôpital de Tours. Sa spécialité : les malformations cardiaques chez les enfants. Un matin, il perd connaissance pendant une opération qui tourne mal. On découvre assez vite qu'il était sous l'emprise de l'alcool. Écrasé de honte, il se terre chez lui. Sa clinique le révoque, l'ordre des médecins le poursuit, le grand-père de l'enfant veut se venger.
    Aurélien Desmaroux prend peur et s'enfuit. Il devient une sorte de paria à ses yeux comme à ceux de ses semblables. Errant d'une ville à l'autre, il se réfugie dans l'alcool et traverse une longue période de solitude. Son drame devient le révélateur implacable de tous les faux-semblants sur lesquels était fondée sa vie personnelle. Jusqu'à sa rencontre avec un petit autiste... De la guérison de cet enfant dépendra sa propre rédemption.
    Dans ce roman à l'atmosphère simenonienne, Patrick Poivre d'Arvor fait le portrait pudique et sensible d'un homme confronté à une épreuve de vérité qui va bouleverser son existence et le révéler à lui-même.

  • À soixante ans, chacun aura consacré vingt ans de sa vie à dormir... et, pour un tiers d'entre nous, à mal dormir. Mais le sommeil et ses troubles - insomnie et hypersomnie, ronflements et apnées du sommeil, cauchemars, fatigue - restent en partie inexpliqués. Comment (re)trouver un sommeil satisfaisant en fonction de son âge, de sa constitution et de son environnement ? Comment enfin bien dormir sans somnifères ? Dans cet ouvrage essentiel, le docteur Patrick Lemoine, l'un de nos plus grands spécialistes du sommeil, mêle dernières avancées scientifiques, témoignages cliniques et conseils pratiques pour apporter un soutien précieux à tous les insomniaques, ronfleurs et autres éternels fatigués. Histoire de passer des nuits de rêve.


  • Pourquoi est-on vulnérable ? Comment se laisse-t-on fragiliser ? Comment reconquérir son territoire et son identité ?

    Dans une société de plus en plus dure et concurrentielle, chacun d'entre nous est soumis quotidiennement à des rapports de force et à des luttes de territoire. Quand certains sortent magistralement leur épingle du jeu, d'autres peinent à s'affirmer et à prendre leur place, malgré des efforts qu'ils jugent démesurés. Pour eux, bien sûr, " l'enfer, c'est les autres ".
    Or, pour Patrick Estrade, l'humanité ne se partage pas entre d'un côté " les écraseurs " et de l'autre " les écrasés ". Force est de constater, au contraire, que les premiers ne peuvent dominer que dans la mesure où les seconds acceptent d'être faibles et de leur concéder du terrain. En raison d'une éducation trop stricte, de traumatismes ou d'accidents de parcours, on peut laisser s'imposer la loi des autres et sombrer dans la culpabilité, la frustration et l'autodénigrement. Pour échapper à ce cercle vicieux, Patrick Estrade nous guide pas à pas dans un nécessaire travail de recentrage sur soi émotionnel, relationnel et intentionnel. Grâce à des analyses de cas, à des outils faciles à utiliser et à des exercices pratiques, il nous aide à déjouer les stratégies invasives et les mécanismes psychologiques invalidants, de façon à trouver un terrain sur lequel jouer enfin à égalité avec les autres. Et donner le meilleur de nous-mêmes !

  • Découvrez la rentrée littéraire 2013 des éditions Robert Laffont avec ces quatre extraits :

    Un jour je m'en irai sans en avoir tout dit, de Jean d'Ormesson Que de l'oubli, de Pauline Guéna Folles de Django, Alexis Salatko Absolution, de Patrick Flanery

  • En avant-première, découvrez les premiers chapitres des titres de la rentrée littéraire de janvier 2016 des éditions Robert Laffont: - Sophie Fontanel, La Vocation - Phrères, Claire Barré - Sanguinaires, Denis Parent - Les Affreux, Jacques Sarthor - Les Guérir, Olivier Charneux - Terre déchue, Patrick Flanery

  • Les ouvrages d'archéologie mystérieuse foisonnent. Si leurs auteurs ont bien l'intuition d'un passé fabuleux, ils s'y prennent souvent maladroitement pour en convaincre le lecteur. Il est essentiel, croyons-nous, d'établir avant tout une sorte de catalogue signalétique des grandes énigmes. Ainsi, pour essayer de comprendre le fait mégalithique, il est bon, d'abord, d'analyser au maximum les caractéristiques remarquables de certains sites, comme Stonehenge ou les alignements hollandais. Pour comprendre les pyramides d'Égypte, il faudrait aussi s'enquérir de la personnalité des pharaons, des caractéristiques de leurs règnes, des problèmes de chronologie, et retenir les mesures réelles aux dépens des élucubrations. Et pour situer les pièces à conviction que sont la mécanique d'Anticythère, les piles de Bagdad, les disques pî ou ceux de Bayan-Khara Uula, il faut d'abord rassembler tout ce que nous en savons au juste. Cela a paru en son temps, mais dispersé au hasard des publications -pas toujours en rapport avec l'archéologie d'ailleurs-, et souvent sans retenir l'attention. Le travail du groupe de recherche KADATH est précisément de retourner aux sources. L'archéologie mystérieuse ne risque rien ; plus on la déblaie de ses scories, plus apparaît le véritable fantastique, celui de la réalité : connaissances astronomiques venues on ne sait d'où, traditions faisant état d'événements impossibles pour l'époque, constructions cyclopéennes. Après lecture de cette anthologie-loin d'être exhaustive-mais après seulement, on est en droit de rêver sur ces dieux qui laissèrent partout leur empreinte sur des populations médusées.

  • Les ouvrages d'archéologie mystérieuse foisonnent. Si leurs auteurs ont bien l'intuition d'un passé fabuleux, ils s'y prennent souvent maladroitement pour en convaincre le lecteur. Il est essentiel, croyons-nous, d'établir avant tout une sorte de catalogue signalétique des grandes énigmes. Ainsi, pour essayer de comprendre le fait mégalithique, il est bon, d'abord, d'analyser au maximum les caractéristiques remarquables de certains sites, comme Stonehenge ou les alignements hollandais. Pour comprendre les pyramides d'Égypte, il faudrait aussi s'enquérir de la personnalité des pharaons, des caractéristiques de leurs règnes, des problèmes de chronologie, et retenir les mesures réelles aux dépens des élucubrations. Et pour situer les pièces à conviction que sont la mécanique d'Anticythère, les piles de Bagdad, les disques pî ou ceux de Bayan-Khara Uula, il faut d'abord rassembler tout ce que nous en savons au juste. Cela a paru en son temps, mais dispersé au hasard des publications -pas toujours en rapport avec l'archéologie d'ailleurs-, et souvent sans retenir l'attention. Le travail du groupe de recherche KADATH est précisément de retourner aux sources. L'archéologie mystérieuse ne risque rien ; plus on la déblaie de ses scories, plus apparaît le véritable fantastique, celui de la réalité : connaissances astronomiques venues on ne sait d'où, traditions faisant état d'événements impossibles pour l'époque, constructions cyclopéennes. Après lecture de cette anthologie-loin d'être exhaustive-mais après seulement, on est en droit de rêver sur ces dieux qui laissèrent partout leur empreinte sur des populations médusées.

  • Elle signait : « Satan qui vous aime beaucoup ». Satan, une gosse de dix-huit ans qui s'appelle aussi Mireille. Son amie Pascale a vingt et un ans. Elles sont peut-être vos filles. De Marseille à Istanbul, d'Athènes à Téhéran, l'aventure est étrange : trafiquants, policiers, milliardaires fous ou beatniks, cette route est dangereuse. Au terme du voyage, il y a aussi la prison. Et l'ultime rencontre qui peut tout changer... Mais il n'est pas facile de revenir du voyage.

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