Philippe Mehaut

  • Des pactes pour l'emploi, aux dispositions récentes du ministère Seguin, en passant par les stages 16-18 ans, 18-21 ans et les TUC, de très nombreuses mesures ont été prises depuis 10 ans pour organiser socialement l'accès à l'emploi des jeunes. Elles manifestent à la fois une réelle continuité - symptôme de l'existence d'une véritable politique de la transition professionnelle - et de fréquentes réorientations. Le dispositif d'insertion des 16-18 ans, mis en place en 1982, semble occuper une place privilégiée - et relativement originale - dans la mesure où il focalise son intervention sur les catégories les plus démunies de la jeunesse, et insiste prioritairement sur la formation. Les questions qu'il pose sont pourtant celles de tous les dispositifs jeunes : quels jeunes sont touchés ? ; quelle formation et quelles incidences auprès des jeunes ? ; des innovations ? ; comment s'opère l'alternance dans les entreprises ? ; qui prend en charge les formations, qui les organise et comment ? stages parking ou réels moyens d'accès à l'emploi ? L'éclairage de ces questions est ici entrepris dans une double perspective. Un regard socio-économique privilégiant les questions sur l'emploi, la qualification, les rapports au système productif, les logiques des acteurs et le fonctionnement des institutions. Un point de vue évaluateur plaçant le dispositif étudié dans l'évolution des politiques d'insertion, et en référence aux problématiques sur la transition professionnelle.

  • Des pactes pour l'emploi, aux dispositions récentes du ministère Seguin, en passant par les stages 16-18 ans, 18-21 ans et les TUC, de très nombreuses mesures ont été prises depuis 10 ans pour organiser socialement l'accès à l'emploi des jeunes. Elles manifestent à la fois une réelle continuité - symptôme de l'existence d'une véritable politique de la transition professionnelle - et de fréquentes réorientations. Le dispositif d'insertion des 16-18 ans, mis en place en 1982, semble occuper une place privilégiée - et relativement originale - dans la mesure où il focalise son intervention sur les catégories les plus démunies de la jeunesse, et insiste prioritairement sur la formation. Les questions qu'il pose sont pourtant celles de tous les dispositifs jeunes : quels jeunes sont touchés ? ; quelle formation et quelles incidences auprès des jeunes ? ; des innovations ? ; comment s'opère l'alternance dans les entreprises ? ; qui prend en charge les formations, qui les organise et comment ? stages parking ou réels moyens d'accès à l'emploi ? L'éclairage de ces questions est ici entrepris dans une double perspective. Un regard socio-économique privilégiant les questions sur l'emploi, la qualification, les rapports au système productif, les logiques des acteurs et le fonctionnement des institutions. Un point de vue évaluateur plaçant le dispositif étudié dans l'évolution des politiques d'insertion, et en référence aux problématiques sur la transition professionnelle.

  • Il est courant d'opposer les systèmes éducatifs allemands et français, en particulier du point de vue du rôle qu'y jouent les entreprises. L'analyse des données statistiques comme les résultats d'enquêtes monographiques se rejoignent pour relativiser ces différences : les grandes entreprises françaises et allemandes réalisent en matière de formation professionnelle initiale et continue des efforts quantitativement assez comparables mais qualitativement distincts tant au niveau des modalités générales d'organisation, des contenus, des publics concernés ou des configurations d'acteurs. Les entreprises allemandes tendent à se concentrer sur la formation professionnelle des jeunes avant recrutement définitif alors que les firmes françaises interviennent plus souvent en aval. Apprentissage ou formation continue apparaissent alors comme deux modalités polaires de déploiement des stratégies éducatives des entreprises. Dans un contexte de transformation accélérée des systèmes productifs et éducatifs, d'évolution de la qualification et de modification des marchés du travail, ces stratégies évoluent à des rythmes différents en France et en Allemagne. Le débat sur les avantages respectifs des deux systèmes de formation se trouve ainsi déplacé dès lors que d'une part on intègre la formation continue et que, d'autre part, on le restitue dans les enjeux d'ensemble de la dynamique du travail et de l'emploi.

  • Cet ouvrage rassemble en deux tomes des contributions organisées autour des grands champs de l'économie sociale : revenu, protection sociale, éducation, emploi, ville et logement... et entend répondre à de multiples questions concernant la pertinence des politiques sociales catégorielles : Quels sont les fondements théoriques des politiques sociales ciblées ? Sous quelles conditions ces politiques sociales s'articulent-elles avec la politique économique ? Quels sont les critères qui guident ou devraient éclairer le choix des domaines d'intervention de ces politiques ?

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