Sciences humaines & sociales

  • L'homme ou la femme moderne a tout aussi besoin que le citoyen de l'Antiquité d'apprendre à argumenter pour convaincre son interlocuteur ou son public, que ce soit dans sa vie professionnelle, dans son activité de militant associatif, ou dans le cercle de ses proches. Comme le rappelle ici Philippe Breton, l'acte de convaincre, distinct de celui d'expliquer ou de celui d'informer, a le pouvoir de faire évoluer l'opinion de l'autre et peut contribuer à changer les choses.
    S'inspirant des techniques mises au point par la rhétorique grecque et romaine, ce manuel pratique montre que l'efficacité peut aller de pair avec le respect de l'autre et celui de soi-même, et que la manipulation n'est guère efficace et même le plus souvent contre-productive.
    Réalisé à partir de l'expérience des formations à l'argumentation animées par l'auteur et construit autour de plusieurs dizaines d'exemples, cet ouvrage pose les grands principes du convaincre, puis développe étape après étape le " protocole de l'argumentation " permettant d'atteindre ses objectifs. Le livre se termine par des conseils concernant la prise de parole, l'élocution, la mémorisation.

  • Ce livre démontre comment chacun, sur le plan personnel, peut se réapproprier sa propre parole et combien le pouvoir partagé de la parole peut mettre un frein à la toute-puissance du pouvoir et à sa violence.
    Avons-nous conscience de tout de ce que nous permet la parole ? Utilisons-nous toutes les ressources de cette capacité extraordinairement et spécifiquement humaine ? C'est à la réponse à ces questions, moins triviales qu'il n'y paraît, que s'attache Philippe Breton dans ce livre, où il explore les immenses possibilités de la parole, à la fois sur le plan personnel et sur le plan social.
    Il montre comment, historiquement, la parole a progressivement constitué un espace de substitution à la violence, à l'exercice sans frein du pouvoir. Et comment les ressources de l'argumentation, mais aussi celles de l'objectivation des passions, ont permis de faire reculer, toujours plus, cette violence. Surtout, et c'est le principal objet de ce livre, il explique comment surmonter les obstacles qui s'opposent aujourd'hui au plein déploiement du pouvoir de la parole.
    Ce livre démontre comment chacun, sur le plan personnel, peut se réapproprier sa propre parole et comment le pouvoir partagé de la parole peut mettre un frein à la toute-puissance du pouvoir et à sa violence.

  • Au terme d'une vaste étude de cas de refusants, aux ordres criminels, à l'autorité, Philippe Breton apporte dans ce livre une contribution inédite aux débats sur les questions des mécanismes de la violence humaine et de la justice.0500 En dépit de leur quasi invisibilité -  ils commentent rarement leur acte -, on trouve des refusants aussi bien parmi les SS durant la Seconde Guerre mondiale, parmi les génocidaires au Rwanda, dans les guerres du Viêt-nam ou d´Algérie, ou encore parmi les kamikazes islamistes. N´évoquant aucune idéologie politique, religieuse ou même humaniste, ces personnes ne sont pas des résistants. Alors que les tueurs en appellent à la vengeance - bien plus qu´à la haine raciste ou à la nécessité d´obéir aux ordres - pour que s´exerce une « légitime justice », les refusants se révèlent imperméables à cet argument. Dès lors, une nouvelle question se pose : pourquoi, dans des contextes de crise extrême, certains sont-ils accessibles à la problématique de la vengeance et d´autres non ?
    Grâce à une longue enquête, Philippe Breton apporte une contribution inédite aux débats sur les mécanismes de la violence, insistant sur l´importance que revêt encore aujourd´hui le principe de vengeance dans l´éducation et la culture de la plupart des sociétés humaines.0300 En dépit de leur quasi invisibilité ? puisqu´ils commentent rarement leur acte ?, on trouve des refusants partout : aussi bien parmi les SS sur le Front de l´Est, durant la Seconde Guerre mondiale, que parmi les Hutus au Rwanda, parmi les tueurs de Sabra et Chatila ou encore les kamikazes islamistes. Ces personnes ne font pas acte de résistance : elles n´invoquent aucune idéologie ? politique, religieuse ou même humaniste ?, mais se bornent à refuser d´exécuter les ordres. Et, alors que les tueurs font, le plus souvent, valoir leur droit à la vengeance pour que s´exerce une « légitime justice », les refusants se révèlent, quant à eux, insensibles à cet argument.
    Dès lors, une nouvelle question se pose : pourquoi, lorsque la notion de justice bascule, certains sont-ils accessibles à la problématique de la vengeance et d´autres non ? Au terme d´une vaste étude de cas de refusants, Philippe Breton apporte dans ce livre une contribution inédite aux débats sur les questions des mécanismes de la violence humaine et de la justice.0300Parmi les SS sur le Front de l´Est, durant la Seconde Guerre mondiale, ou parmi les Hutus au Rwanda, ou les tueurs de Sabra et Chatila ou encore les kamikazes islamistes, se trouve des "refusants", à savoir ceux qui se bornent à refuser d´exécuter les ordres. Dès lors, une nouvelle question se pose : pourquoi, lorsque la notion de justice bascule, certains sont-ils accessibles à la problématique de la vengeance et d´autres non ? Au terme d´une vaste étude de cas de refusants, Philippe Breton apporte dans ce livre une contribution inédite aux débats sur les questions des mécanismes de la violence humaine et de la justice.0400Introduction 1. Qui sont les refusants ?
    Dans l´oeil du cyclone Les massacres sur le front de l´Est Les crimes de guerre du conflit vietnamien : My Laï (1968) Torture et exécutions sommaires dans la guerre d´Algérie Y a-t-il eu des refusants au Rwanda ?
    La volte-face du kamikaze Le refus des crimes de guerre Ne pas être complice de crimes en préparation L´expérience de Milgram La peur du sang : le refus de continuer à tuer Combien y a-t-il de refusants ?
    3. Comment expliquer le geste des refusants ?
    Le silence sur cette réalité La rivalité des acteurs La fascination pour la question du Mal Comment expliquer la bifurcation des destins ?

    L´exécuteur est-il un sauvage ?
    Les effets de la « division psychique » Deux paradigmes explicatifs dominants Une vision irénique du refusant Un refusant libre et désobéissant ?
    Un refusant humaniste antiraciste ?

    L´hypothèse de l´argument vindicatif Paroles de vengeance Un nouveau cadre d´interprétation 7. Les raisons de la séparation des trajectoires La « légitimité » du principe vindicatif Le jeu des circonstances Les effets de la socialisation par la violence Profils cro

  • « La parole est cet instrument précieux qui nous lie aux autres, elle est au coeur de toutes les relations sociales. En ce sens elle est fondatrice de la condition humaine. Cependant la parole contemporaine témoigne d'une nette ambivalence. Jamais elle n'a connu un tel déploiement, mais elle sert le meilleur et le pire. Si elle contribue en permanence à transformer le monde dans une réciprocité aux autres, elle est aussi manipulée ou brisée par les puissants. Souvent elle est difficile à prendre ou bien elle reste sans écho, et nombreux sont les sans-voix dans nos démocraties contemporaines.

    Le silence est nécessaire à la parole, il introduit un espace de respiration, de méditation. Il est le souffle des conversations et leur tempo. Mais le silence tend à être chassé de mille manières de l'environnement social. Le bruit ne cesse de gagner et de rendre parfois la parole inaudible.

    Il est difficile aujourd'hui de s'abstraire, de trouver les conditions d'une intériorité. Le silence se fait rare. Mais peut-on parler sans se taire et donc sans écouter l'autre, peut-on penser dans le bruit ? La parole, dans ce sens, est étroitement solidaire du silence. » P.B. et D.L.B.

  • Face aux excès de la communication, les deux auteurs dialoguent sur les vertus respectives du silence et de la parole. Cette rencontre intellectuelle met en scène une vraie différence d'approche en même temps qu'une forte complicité sur l'essentiel. David Le Breton, anthropologue du corps qu'il définit comme notre souche identitaire , travaille à une approche globale de l'humain où le silence occupe une place souvent déterminante par sa capacité inouïe à porter le sens. Philippe Breton, pour qui le pouvoir de la parole est une alternative historique qui s'impose progressivement à la parole de pouvoir , propose une approche centrée sur la parole, non pas réduite à l'oral mais en amont de la communication comme source de tout l'être. Leur différence est ici mise à l'épreuve sur une dizaine de thèmes classiques, support d'une réflexion renouvelée, par exemple sur le sacré, la mémoire ou la violence, et prétexte à une exploration en profondeur de la condition humaine.

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