Pierre Veltz

  • Véritables machines sélection, les grandes écoles constituent d'efficaces cabinets de recrutement pour le CAC 40, sans tre pour autant les moteurs de l'économie d'innovation qu'elles pourraient et devraient tre, compte tenu de leurs liens privilégiés avec les entreprises. Leur bonne santé apparente est trompeuse et leur degré de fermeture sociologique insupportable.
    Loin de pouvoir rivaliser avec les grandes universités scientifiques et technologiques étrangres (foyers de l'économie de la connaissance et fers de lance de la compétitivité de leurs pays), les écoles d'ingénieurs sont beaucoup trop petites, fermées et franco-françaises.
    La France prend un retard considérable alors que les solutions sont connues : regrouper les écoles en ensembles de taille internationale ; intensifier les liens avec les universités ; accroître la diversité sociale et culturelle ; internationaliser vigoureusement. Elles ne demandent que du courage politique. Le temps presse.
    Pierre Veltz a été directeur de l'école nationale des ponts et chaussées et président de ParisTech, qui regroupe dix écoles d'ingénieurs parmi les plus prestigieuses.

  • Cet ouvrage interroge le concept même d'autonomie, et tente de remettre en cause sa fausse simplicité. Il s'interroge sur un paradoxe : pourquoi cette fortune de l'autonomie aujourd'hui, alors même que les interdépendances objectives entre les activités et entre les personnes, au sein des firmes et entre celles-ci, ne cessent de croître, et alors même que les performances techniques et économiques reposent de plus en plus sur la qualité des relations établies au sein de chaînes d'acteurs toujours plus longues.

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