Littérature générale

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    Bernard Pingaud

    Le narrateur, un écrivain qui a perdu son public, s'adresse , dans une lettre imaginaire, à Jeanne, son ancienne et meilleure lectrice. Il lui raconte la longue liaison qu'il a eue autrefois avec un jeune violoniste, Cécile, dite Erica. Vingt ans après, il retrouve Jeanne dans la librairie où il l'a rencontrée pour la première fois. Ils correspondent, il s'attache à elle. Jeanne est malade. Elle lui propose de venir la voir, à Clermont, où elle vit seule. Après avoir hésité, il s'installe finalement dans sa maison et veille à ses côtés jusqu'à sa mort. Plus tard, il il décide de composer un dernier livre. Ce sera l'histoire, écrite avec une implacable sobriété, d'un "homme à qui manque quelque chose du côté du coeur".Bernard Pingaud a publié, depuis L'amour triste (1950), une douzaine de romans et de nombreux essais ou textes critiques. Il a présidé la commission de réflexions sur la politique du livre et de la lecture d'où est sorti le rapport Pingaud-Barreau (I982). Intellectuel politiquement engagé à gauche, il a résumé son parcours dans Une tâche sans fin (2009). Il vit, retraité, à Collias dans le Gard.

  • Un ami denfance du célèbre Bartoldi, mort tragiquement en 1970, prend la plume pour défendre sa mémoire. Le premier roman de Lucien Roussel, critique dramatique connu, se présente comme la biographie imaginaire dun comédien : à la fois roman sur le théâtre et roman damour. Léditeur à qui Roussel soumet son manuscrit le confie, comme cest lusage, à un « lecteur » de la maison. Celui-ci se passionne pour le livre et rédige un compte rendu dune longueur inhabituelleB.P.

  • Un critique qui découvre un concerto inconnu de Mozart, un interprète qui assiste (peut-être) à la mort de son ancien rival, un comédien qui décide de senfermer dans sa loge, un écrivain pris au piège de lécriture, un voyage de commerce qui disparaît, un fils de gardien de phare hanté par la mort de son père les narrateurs de ces nouvelles sont tous à la recherche dune certitude qui leur échappe.La remarque vaut aussi pour Au commencement, le récit autobiographique qui suit. Simplement quand on invente, on et moins exigeant sur la netteté de limage : il est bon, au contraire, quelle tremble un peu pour laisser la place au songe. Quand on sexplique sur soi, quand on analyse, ces écarts ne sont plus de mise. Le narrateur, au lieu dêtre un témoin plus ou moins fiable, devient son propre juge.B. P ;

  • Au nom du frere

    Bernard Pingaud

    Deux frères, Paul et Jean, si proches l'un de l'autre que rien ne peut les séparer, apprennent dès l'enfance à se partager les tâches. A Paul revient d'écrire, à Jean de vivre. Mais, trop dépendants l'un de l'autre, ils n'y parviennent vraiment ni l'un ni l'autre. Paul se perd dans l'écriture, et Jean, ne pensant qu'à l'aider, en oublie de vivre. C'est Jean qui parle, après la disparition de son frère : il s'efforce, avec un grand scrupule, de rendre compte de leur étrange relation. La mère est morte la première, puis Grant, le père. Jean reste seul avec Léa, la deuxième femme de Grant, pour veiller sur Paul malade et l'accompagner jusqu'à sa fin.

    Une fois ce «rapport» terminé, Jean décide de poursuivre son récit. Il a l'impression, alors, que son frère s'éloigne. Sa vie s'ouvre : des personnages restés jusque-là dans l'ombre prennent une dimension inattendue, il découvre une autre Léa et aussi un autre Paul.

    On croirait lire une histoire réelle. Tout est là, restitué avec limpidité. Reste l'indicible. Il est là aussi, entre les lignes, comme il l'est dans la vie entre les êtres.

  • Analyses des oeuvres de Jean Genet, Hervé Bazin, Françoise Sagan, Yves Bonnefoy, Nathalie Sarraute, Claude-Levi Strauss, Michel Leiris, Claude Roy, Simone de Beauvoir ... par d'autres écrivains.

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