Ibis Rouge Editions

  • « Le 17 mai 1944, à l´Hôpital français du Caire, mourait Félix Eboué, gouverneur général de l´Afrique Equatoriale Française, Compagnon de la Libération, membre du Conseil de Défense de l´Empire. Quatre ans auparavant, alors gouverneur du Tchad, il maintenait dans la guerre trois millions de kilomètres carrés, situés au coeur de l´Afrique. Il fut en effet le premier parmi les chefs coloniaux à refuser l´armistice, entraînant ainsi dans la Résistance toute l´Afrique équatoriale et le Cameroun. Il repose au Panthéon national, parmi les plus grands serviteurs de la France ; aux Antilles et en Afrique noire, l´histoire de sa vie se confond déjà avec la légende. Puissent les enseignements du gouverneur général Félix Eboué, fondés à la fois sur un profond amour de la France et de l´Afrique, être médités et compris avant qu´il ne soit trop tard ». Jean de La Roche, Le gouverneur général Félix Eboué, 1957.

  • Prix Louis Marin 2000 Né en 1897 à Cayenne, le jeune Gaston Monnerville, nourri des vertus humanistes et républicaines transmises par l'école laïque, achèvera ses études par une double licence de Lettres et de Droit, suivie d'un doctorat en Droit. Installé à Paris, comme avocat, le procès de Nantes des Cayennais inculpés après les émeutes ayant suivi la mort de Jean Galmot le ramène à la réalité coloniale de son pays. Sa plaidoirie jugée déterminante dans l'acquittement des inculpés le conduira à la députation de son pays (1932-1946). Il sera l'un des acteurs principaux de la suppression du bagne en Guyane, l'un des principaux auteurs des lois de départementalisation, du Fonds d'Investissement ? Pourtant, il est battu après une campagne électorale haineuse aux législatives de novembre 1946 par R. Jadfard. Il aura fallu attendre l'année de la célébration de son centenaire pour que Gaston Monnerville figure dans la galerie des grands Hommes guyanais. C'est le parcours guyanais de Gaston Monnerville que Rodolphe Alexandre étudie dans cet ouvrage.

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