Littérature générale

  • Quelques heures d'une nuit à Paris ; quatre personnages : Sartier, le peintre ; Cathie, son modèle et sa femme ; Sylvie, jeune fille qui rêve de lui ; le Dr Esteville, qui l'aida et ne croyait plus pouvoir l'aider. Quatre personnages mais il faudrait dire cinq, et le cinquième n'est pas le moindre ; il est le premier : c'est l'Art. Rien des relations entre ces quatre êtres ne pourrait se comprendre, en effet, si l'on n'accordait pas à l'Art la primauté. C'est l'Art qui soumet Sartier, et soumet à Sartier Cathie et Sylvie ; si sa manière de régner sur Esteville est plus ambiguë, elle n'en est pas moins certaine, et malgré ses révoltes, le médecin fou de Cathie sert l'Art à son tour, docilement. Étrange et significatif moment, celui auquel Roger Bésus nous fait participer : dans l'atelier du peintre, où Sartier refait la vie ; dans la chambre de l'hôpital Cochin, où la mort défait Cathie. Entre ces deux lieux, symboles des deux versants d'un unique univers, s'établit le cheminement nocturne de Sylvie, affolée par son sentiment et rongée par sa sensibilité, et d'Esteville, en proie à sa disgrâce, sa solitude et sa lucidité. Ces deux errants traversent la nuit pour aller en vérité d'une lumière à une autre lumière : de Sartier, ébloui par la révélation soudaine de la grandeur et de la nécessité de son oeuvre, à Cathie, bouleversée par la vision subite de sa justification de femme et de compagne. Et ç'aura été, ici et là. Esteville le catalyseur de ces prises de conscience, qui permettront au peintre de vivre et à son modèle de mourir. Mais encore fallait-il que chacun eût pu s'élever jusqu'à comprendre cet ordre nouveau - dominé par l'Art - ordre que beaucoup trouveraient inhumain, voire scandaleux : car le comprendre, c'était l'accepter. Eux l'ont compris. Hors d'eux, Sartier souvent s'interroge : qui comprendrait ? Mais là n'est pas sa tâche. Il reprend ses pinceaux, poursuit l'oeuvre en cours. Comprenne qui pourra...

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Dans la nuit glacée d'un village normand sur lequel souffle le vent de la mer proche, un prêtre arrive... Cette masse noire contre le ciel, c'est sa nouvelle paroisse. Et déjà, avant que pointe l'aube, des événements étranges vont en révéler quelques secrets. Village où se traîne un reste de religion indiscernable de la routine, vieux château où s'éteint le dernier comte près de sa fille malade, mairie où trafique un vieil homme cynique, fermes closes sur les concupiscences du gain et de la luxure, et aux lisières mêmes de l'agglomération une autre cité naissante : le Centre de recherches atomiques dont ingénieurs et ouvriers sont étrangers et hostiles aux traditions religieuses, - voilà le poids d'humanité qui sera le fardeau de cet homme, voilà ce qui lui est remis et qu'il ne cessera de porter contre son coeur. Quels drames va susciter sa présence, quelles passions en lui-même et dans ceux qu'il touche va faire jaillir son action, quelles haines, quels meurtres, quels dons bouleverseront, autour de lui, les vies de tous ces êtres auxquels il s'est donné, c'est ce que peint Roger Bésus en cette fresque grouillante de personnages, traversée des images extrêmes des avidités de la chair et des charités de l'âme. Car, par l'ardeur d'un coeur dévoré, le signe de contradiction s'est levé, et il n'y a plus qu'un seul choix.

  • Dans la nuit glacée d'un village normand sur lequel souffle le vent de la mer proche, un prêtre arrive... Cette masse noire contre le ciel, c'est sa nouvelle paroisse. Et déjà, avant que pointe l'aube, des événements étranges vont en révéler quelques secrets. Village où se traîne un reste de religion indiscernable de la routine, vieux château où s'éteint le dernier comte près de sa fille malade, mairie où trafique un vieil homme cynique, fermes closes sur les concupiscences du gain et de la luxure, et aux lisières mêmes de l'agglomération une autre cité naissante : le Centre de recherches atomiques dont ingénieurs et ouvriers sont étrangers et hostiles aux traditions religieuses, - voilà le poids d'humanité qui sera le fardeau de cet homme, voilà ce qui lui est remis et qu'il ne cessera de porter contre son coeur. Quels drames va susciter sa présence, quelles passions en lui-même et dans ceux qu'il touche va faire jaillir son action, quelles haines, quels meurtres, quels dons bouleverseront, autour de lui, les vies de tous ces êtres auxquels il s'est donné, c'est ce que peint Roger Bésus en cette fresque grouillante de personnages, traversée des images extrêmes des avidités de la chair et des charités de l'âme. Car, par l'ardeur d'un coeur dévoré, le signe de contradiction s'est levé, et il n'y a plus qu'un seul choix.

  • C'est en 1958 que Roger Bésus s'éloigne de l'Eglise catholique, poursuivant en solitaire sa recherche de l'absolu, et commence son journal. Chronique d'une conscience troublée, témoignage de l'époque (vie littéraire, événements du monde, questions de société, etc.).

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