Roger Scruton

  • Dans cette synthèse majeure, Roger Scruton passe au crible les travaux des penseurs qui ont le plus influencé la gauche depuis 1945. De Sartre à Foucault en passant par Thompson, Habermas, Hobsbawm, Derrida ou Badiou : aucun des grands intellectuels de la gauche de l'après-guerre n'est oublié. L'ouvrage offre non seulement une évaluation complète de leurs contributions philosophiques mais il retrace aussi leur parcours et leurs engagements politiques les plus significatifs.Il fallait le talent d'un Scruton, figure reconnue du conservatisme britannique, pour plonger ainsi dans ce bouillon de concepts tortueux et en démontrer les errances. Et une fois parvenu au bout de cette initiation, s'interroger : que reste-t-il de cette gauche aujourd'hui ?Depuis 1989 et la chute de l'Union soviétique, un transfert des revendications s'est opéré de la classe ouvrière aux femmes, aux homosexuels et aux immigrés. Cette mutation a brouillé les contours de l'égalitarisme radical au point d'en rendre les luttes parfois indéchiffrables. Avec un brio sans pareil, Scruton dénonce d'un côté l'orgueil de ces intellectuels qui refusèrent toujours la remise en cause, et de l'autre les erreurs de cohérence doctrinale, celles-là mêmes qui ont conduit la gauche moderne vers l'impasse.

  • Conservatisme

    Roger Scruton

    Si le conservatisme est une manière particulière d'être, un « tempérament » - qui revendique sa part dans toutes les activités humaines, les arts, la musique, la littérature, la science, la religion et, bien sûr, la politique -, la philosophie politique à laquelle il a donné son nom est issue quant à elle de trois grandes révolutions : la Glorieuse révolution anglaise de 1688, la Révolution américaine achevée en 1783 et la Révolution française de 1789. C'est l'histoire de ce courant de pensée mal aimé et mal connu que le philosophe Roger Scruton, l'un de ses plus éminents représentants, retrace ici avec brio.L'image d'Épinal du conservateur nostalgique, réactionnaire, dont la pensée, comme toujours en deuil, ne semble tournée que vers le passé se trouve fortement remise en question par Roger Scruton, qui révèle l'étendue et la richesse insoupçonnée de cette tradition intellectuelle.

  • « En France, qu'il vienne d'ici ou d'ailleurs, le conservatisme a mauvaise presse : quand pour certains tout commence à la Révolution française, que la liberté ne se conçoit que comme table rase et que le Progrès et le progressisme jouent le rôle de religion moderne, on comprend qu'être conservateur y soit difficile. D'autant plus que depuis longtemps, le progressisme est majoritaire dans les milieux intellectuels. Cependant, l'un des plus grands philosophes anglais contemporains a su offrir un puissant fondement intellectuel au conservatisme. Avec De l'urgence d'être conservateur, son livre le plus abouti, Roger Scruton dévoile le fil conducteur de sa pensée : l'importance de la tradition comme forme de connaissance, l'amour de la transmission, l'éloge d'une société civile autonome comme garante de la responsabilité et de la vertu, et le rôle central de la nation comme source de loyauté et objet d'affection. Partant de la politique, Scruton aboutit à la métaphysique et à l'esthétique, pour appeler à la préservation du sacré et de la beauté, seuls capables de donner du sens à l'existence humaine dans un monde désenchanté. Et c'est sans doute là qu'il est le plus original, parvenant à relier une philosophie de la polis à une réflexion sur les grandes questions de la condition humaine. »

  • Les anciens avaient trouvé une solution au problème de l´alcool : ils l´intégraient aux rituels religieux, le considéraient comme l´incarnation d´un dieu et écartaient le comportement perturbateur comme étant le fait du dieu et non de l´adorateur. Peu à peu, grâce à la discipline du rituel, de la prière et de la théologie, le vin s´est séparé de ses origines orgiaques pour devenir avant tout une libation solennelle aux Olympiens puis à l´Eucharistie chrétienne - cette brève rencontre avec le sacré qui a pour but la réconciliation.Nous connaissons l´opinion médicale selon laquelle boire un verre ou deux par jour est bon pour la santé, ainsi que l´opinion concurrente qui veut que boire plus d´un verre ou deux nous soit fatal. Qu´il soit bon ou non pour le corps, Roger Scruton soutient que le vin, bu dans le bon état d´esprit, est incontestablement bon pour l´âme. Et la philosophie est ce qui existe de mieux pour accompagner le vin. En pensant avec le vin, vous n´apprenez pas seulement à boire en pensant mais à penser en buvant.

  • This new edition takes stock of the revolutionary changes that have taken place since the dictionary was first published in 1982. 1790 entries cover every aspect of political thought providing an indispensable guide to the thought, the wisdom and the folly of modern politics by one of the most lucid philosophers of our time.

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