Romuald Normand

  • This book examines the transformations of epistemic governance in education, the way in which some actors are shaping new knowledge, and how that new knowledge impacts other actors in charge of implementing this knowledge in the context of the decision-making process and practice. The book describes knowledge-based and evidence-based technologies that produce new modes of representation, cognitive categories, and value-based judgements which determine and guide actions and interactions between researchers, experts and policy-makers. It explores several major social theories and concepts, analysing the transformation of the relationship between educational and social sciences and politics. In the light of epistemic governance being linked to transformations of academic capitalism, the book describes the ways in which academics engaged in heterogeneous networks are capable of developing new interactions as well as facing new trials imposed on them by the changing conditions of producing knowledge in their scientific community and within their institutions.
    Knowledge is power. It is materialized in metrics, policy instruments and embedded in networks. The governance of European higher education, insightfully argues Romuald Normand, is not structured by hierarchical public policies, by governmental exercise of authority or heroic decision making. Normand makes a sophisticated intellectual argument, building upon the work of Foucault, Latour (Sociology of science), and the pragmatic sociology of Boltanski and Thévenot (sociology of justification) in order to precisely analyse Europe`s higher education through the circulation of ideas and instruments. Based upon precise research, the book is a major contribution to the understanding of high education in a capitalist Europe, beyond the simple idea of neo liberalism. Normand, provocatively, even suggests the making of a European Homo Academicus. This is an innovative and important book for public policy, European Studies and the sociology of Education. Patrick le Galès, FBA, CNRS Research Professor, Centre d'Etudes Européennes, Sciences Po, Paris, France

  • La mesure des inégalités à l'école est située ici dans une perspective sociologique, historique et comparative. Des instruments et techniques de calcul ont façonné des principes de justice comme le mérite, l'efficacité, l'équité. Leur analyse invite les lecteurs - politiques, administrateurs, personnels d'encadrement, enseignants, parents... - à découvrir l'arithmétique politique des inégalités qui a infléchi les politiques d'éducation ces dernières décennies. Comparant les Etats-Unis, l'Angleterre et la France, ce livre éclaire le débat public face aux enquêtes internationales utilisées pour légitimer des choix stratégiques et à l'obligation de rendre compte qui s'installe dans les systèmes éducatifs. Science et politique étant liées, l'auteur explore la circulation internationale des savoirs scientifiques et experts, leur traduction en sciences de gouvernement, leur stabilisation dans des recommandations et des instruments choisis par les décideurs politiques pour justifier les réformes.

  • L'autonomie des établissements est un principe admis, mais il ne suffit pas à assurer l'égalité de tous les enfants et l'efficacité des apprentissages. L'organisation du travail au sein des établissements, la répartition des responsabilités jouent un rôle essentiel. L'EPNoSL (European Policy Network on School Leadership) s'est consacré au suivi des transformations qui se développent dans les différents pays européens. Au-delà des différences de traditions politiques, des questions communes se posent.

  • Longtemps, le système scolaire fut dirigé de manière pyramidale, soumis à de nombreux contrôles hiérarchiques, mais sans évaluation de ses effets. Aujourd'hui, une frénésie évaluative s'est emparée de l'École au point que certains proposent pour elle un « pilotage par les résultats ». Mais les effets pervers de cette méthode sont bien connus : réduction de nos ambitions à ce qu'on peut en évaluer quantitativement, concurrence destructrice au sein du service public, prolétarisation des personnels, etc.
    Il est temps de s'engager résolument vers la « grande transformation » que François Muller et Romuald Normand décrivent ici : des « unités pédagogiques » capables de se transformer pour aller vers plus de démocratie et d'émancipation ; une évaluation construite et régulée par les acteurs eux-mêmes, impliquant les élèves, les enseignants et les cadres éducatifs ; la construction de véritables collectifs porteurs du projet d'« apprendre ensemble » ; un nouveau partage des responsabilités ; une mutualisation des réussites ; une formation délibérément centrée sur le développement professionnel ; un partenariat respectueux de chacune et de chacun.
    Nourris de nombreuses études françaises et internationales, les auteurs nous montrent que ce projet n'est pas une utopie. Ils en donnent de nombreux exemples de réussite ; ils en présentent les conditions ; ils en fournissent les outils. Très structuré et très concret à la fois, ce livre ouvre la voie d'une véritable transformation de l'École. Grâce à l'intelligence et à la créativité de tous ses acteurs.

  • Ce livre analyse les changements apportés mondialement dans l'organisation scolaire et la profession enseignante, et la manière dont celle-ci a subi les contrecoups des politiques d'éducation promouvant l'évaluation et la reddition de comptes. Il décrit certaines transformations survenues dans les postes, les statuts et les profils professionnels, et caractérise, en les contextualisant, les conséquences des normes professionnelles qui structurent les pratiques d'enseignement et la gestion des établissements scolaires. Il comprend des données empiriques pertinentes sur la restructuration de la profession enseignante dans une ère de mondialisation, en offrant une vue d'ensemble et un regard critique sur les principales conclusions des recherches comparatives et des travaux menés dans divers pays. Ainsi, il ne s'adresse pas seulement aux chercheurs en éducation, mais également aux professionnels et aux décideurs du vaste milieu de l'enseignement et des politiques éducatives qui modèlent la profession enseignante au XXIe siècle.

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