Simon Langlois

  • Le Canada et le Québec se sont engagés dans des entreprises distinctes de refondation nationale dans la seconde moitié du xxe siècle. Simon Langlois témoigne, dans une série de courts essais, des débats qui ont eu cours dans le dernier demi-siècle sur la question nationale au Canada, au Québec et dans les nations amérindiennes.
    Le Canada s'est éloigné de l'univers binational rêvé par les élites franco­­phones dans les années qui ont suivi l'avènement de la Confédération cana­dienne en 1867 pour devenir une nation multiculturelle valorisant la diversité.
    Le Canada français a connu un important fractionnement d'où ont émergé la nation québécoise, les communautés franco-canadiennes et l'Acadie comme autant de références nationales.
    Simon Langlois montre comment le projet d'indépendance nationale au Québec, porté par une génération politique, est arrivé dans une impasse, notamment parce que la société québécoise s'est imposée avec succès comme société distincte francophone au sein du Canada.

    Simon Langlois est professeur émérite au Département de sociologie de l'Université Laval. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages portant sur le Canada et le Québec. Il a été élu à l'Académie des sciences sociales du Canada et il est membre de la Société des Dix.

  • Pour la nouvelle contemporaine, les espaces intermédiaires sont des lieux de prédilection, provoquant une tension entre le départ et l'arrivée, entre le familier et l'étranger. Le thème « Jardin » de ce numéro actualise cette situation que préconise la prose narrative brève. Qu'il soit chaos ou désordre, fleuri ou jauni, concret ou symbolique, le jardin est ici l'espace multiple de toutes les projections où germinent les désirs, les émotions et les métaphores. Il représente l'entrée dans un paradis redécouvert ou la sortie dans un enfer et prépare ainsi une chute positive ou négative. Mais, au final, dans ce numéro à l'odeur de rose et de lavande, les douze nouvelliers sont tous jardiniers. Avec les contributions de Hugues Corriveau, Jean-Simon Desrochers, Fannie Langlois et Audrée Wilhelmy, entre autres.

  • Y a-t-il excès de commémorations d'événements historiques? À cette question Cap-aux-Diamants répond : « Il y aura trop de commémorations le jour où les jeunes sauront d'avance ce que les lieux historiques recèlent, ce que les plaques historiques racontent, et ce dont les témoins se souviennent ». Ainsi, « 1914 : une année mémorable » se consacre à la commémoration de la Première Grande Guerre, mais fait aussi écho à des événements méconnus (le naufrage du Montmagny). La revue souligne d'autres anniversaires marquants tels que la première parution de Maria Chapdelaine et la mort prématurée de son auteur Louis Hémon, la colonisation en Abitibi et le centenaire de la ville d'Amos, ainsi que Félix Leclerc qui aurait eu cent ans cette année.

  • Pour son édition estivale, la revue Les Cahiers de lecture ouvre « le chantier de l'éducation » en se penchant sur quatre ouvrages parus récemment, soit Un Québec libre est un Québec qui sait lire et écrire, Réussir l'éducation. Pour un accompagnement adéquat de nos talents, L'inéducation. L'industrialisation du système d'éducation du Québec et La perte et l'héritage. Essai sur l'éducation par les grandes oeuvres. Aussi, Mathieu Gauthier-Pilote offre une recension étoffée de l'essai de Philippe De Grosbois, La bataille d'Internet. Parmi les autres ouvrages passés à la loupe des collaboratrices et collaborateurs, on compte des essais sur le capitalisme, les travailleuses domestiques, le libre-échange, le syndicalisme catholique, la commission Laurendeau-Dunton, le mouvement étudiant des années 60 ou encore l'écosophie, le cinéma d'André Forcier, les Haïtiens du Québec, l'UPA et l'extrémisme au XXe siècle.

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