Simon Liberati

  • Les démons

    Simon Liberati

    • Stock
    • 26 Août 2020

    Dans la somnolence magique de leur domaine familial, Serge, Alexis et Taïné traînent leur désoeuvrement. Taïné a la beauté empoisonnée d'un tableau préraphaélite ; Serge est un prince des ténèbres ; quant à Alexis, le plus jeune et le plus fou, il se jette à corps perdu dans l'amour et la provocation. La séduction de leur jeunesse tourne à la cruauté muette. La tragédie frappe cette fratrie en ce printemps 1967, et accélère la bascule vers une époque nouvelle : celle, pop et sensuelle, de la drogue, du plaisir et de la guerre du Viêt Nam.
    Après l'accident, Taïné soigne son visage défiguré à New York, où elle croise Truman Capote, l'auteur des De sang-froid, suit Andy Warhol et sa bande, et son amoralité naturelle enflamme une vie nocturne, excentrique, libre.
    Donatien, l'ami de la famille aux mains d'assassin, promène son audace chez Paul Morand, Marie Laure de Noailles, Louis Aragon et Elsa Triolet aux ombres frêles, dans un Saint-Germain-des-Prés qui danse et qui jouit. 
    Nonchalants et fantasques, ces démons sont de ceux qui sont trop beaux et trop aimés de la fortune. Entre Paris, Cannes et Bangkok, ils rêvent d'écrire ou, à défaut, se contentent d'être des héros.
    Un roman d'une ambition rare, mêlant l'intrigue balzacienne à l'hymne pop. L'esthétique de cet univers aussi glamour que brutal est une magnifique métaphore de la capacité ou de l'incapacité à créer.

  • California girls

    Simon Liberati

    • Grasset
    • 17 Août 2016

    « En 1969, j'avais neuf ans. La famille Manson est entrée avec fracas dans mon imaginaire.  J'ai grandi avec l'image de trois filles de 20 ans  défiant les tribunaux américains, une croix sanglante gravée sur le front. Des droguées... voilà ce qu'on disait d'elles, des droguées qui avaient commis des crimes monstrueux sous l'emprise d'un gourou qu'elles prenaient pour Jésus-Christ. Plus tard, j'ai écrit cette histoire le plus simplement possible pour exorciser mes terreurs enfantines et j'ai revécu seconde par seconde le martyr de Sharon Tate. » Los Angeles, 8 août 1969 : Charles Manson, dit Charlie, fanatise une bande de hippies, improbable « famille » que soudent drogue, sexe, rock'n roll et vénération fanatique envers le gourou. Téléguidés par Manson, trois filles et un garçon sont chargés d'une attaque, la première du grand chambardement qui sauvera le monde. La nuit même, sur les hauteurs de Los Angeles, les zombies défoncés tuent cinq fois. La sublime Sharon Tate, épouse de Roman Polanski enceinte de huit mois, est laissée pour morte après seize coups de baïonnette. Une des filles, Susan, dite Sadie, inscrit avec le sang de la star le mot PIG sur le mur de la villa avant de rejoindre le ranch qui abrite la Famille. Au petit matin, le pays pétrifié découvre la scène sanglante sur ses écrans de télévision. Associées en un flash ultra violent, l'utopie hippie et l'opulence hollywoodienne s'anéantissent en un morbide reflet de l'Amérique. Crime crapuleux, vengeance d'un rocker raté, satanisme, combinaisons politiques, Black Panthers... Le crime garde une part de mystère. En trois actes d'un hyper réalisme halluciné, Simon Liberati accompagne au plus près les California girls et peint en western psychédélique un des faits divers les plus fantasmés des cinquante dernières années. Ces 36 heures signent la fin de l'innocence.

  • Eva

    Simon Liberati

    • Stock
    • 19 Août 2015

    Un soir de l'hiver 1979, quelque part dans Paris, j'ai croisé une femme de treize ans dont la réputation était alors « terrible ». Vingt-cinq ans plus tard, elle m'inspira mon premier roman sans que je ne sache plus rien d'elle qu'une photo de aparazzi. Bien plus tard encore, c'est elle qui me retrouva à un détour de ma vie où je m'étais égaré. C'est elle la petite fée surgie de l'arrière monde qui m'a sauvé du labyrinthe et redonné une dernière fois l'élan d'aimer. Par extraordinaire elle s'appelle Eva, ce livre est son éloge.Simon Liberati

  • Les rameaux noirs

    Simon Liberati

    • Stock
    • 23 Août 2017

    Lorsque son père, le poète surréaliste André Liberati est touché par une crise de délire, l'écrivain Simon Liberati s'interroge  : qu'est-ce que la création  ? Qu'est-ce que ce mouvement mystérieux de l'inspiration, en prose et en poésie  ?
    Il y a deux ans, il avait publié Eva, aujourd'hui il revient à l'autobiographie, en racontant les jours merveilleux de son enfance, la présence singulière de son père, la figure muette et obsédante d'un frère mort à un an, l'expérience du feu qu'est l'écriture. Quand on est le filleul d'Aragon, et qu'on a vu de près l'amitié complexe de Breton pour son père, on sait que l'écriture est engagement et impulsion.
    Un autoportrait saisissant.

  • Occident ; roman

    Simon Liberati

    • Grasset
    • 2 Janvier 2019

    Peintre dédié à la peinture figurative à l'huile, Alain rejette les diktats de l'époque. Isolé par son approche artistique et dans son atelier au coeur de la forêt, il rejoint chaque semaine à Paris sa maîtresse Lukardis et un groupe de noctambules chics. Quand surgit dans sa vie Poppée, une jeune israélienne dont l'ambition professionnelle n'a d'égal que la détermination amoureuse, sa vie bascule.
    Mais quand Poppée se trouve enceinte d'une enfant dont Alain pense être le père, tout en promettant à son amant les commandes exceptionnelles d'un des collectionneurs les plus en vue de la place, il ne sait plus démêler la complexité de ses sentiments  : amour, désir de paternité, intérêt  ? Houleuse, la passion amoureuse devient emprise intolérable et finit par s'inverser violemment, jusqu'à ce qu'un infarctus mette un terme à sa course folle. Alain fuit dans la drogue, avant de renaître grâce au souvenir de la très jeune Emina, ange écartelé entre ses démons et son attachement farouche à une vision radicale du monde qu'elle partage avec le peintre. Le voyage initiatique qui le conduit vers l'Andalousie pour retrouver la jeune fille, puis le retour mouvementé vers un réel indissociable de la peinture, lui permettront de revenir aux origines de son travail créateur.
    Miroir de la relation charnelle et trouble qu'il entretenait avec Poppée, son amour pour Emina est empreint d'une douceur salvatrice. Elle est sa muse, il est son sauveur, tout au long d'une romance qui nous entraîne à travers l'Europe du Sud, ses beautés, ses fantômes, ses cités habitées et ses routes isolées. Les chemins croisés de l'art et de l'amour,  ou la plus folle des aventures et la seule qui vaille dans un Occident déliquescent.

  • Jayne Mansfield 1967

    Simon Liberati

    • Grasset
    • 24 Août 2011

    « Aux basses heures de la nuit, le 29 juin 1967 sur un tronçon de la route US 90 qui relie la ville de Biloxi à la Nouvelle Orléans, une Buick Electra 225 bleu métallisé, modèle 66, se trouva engagée dans une collision mortelle. » Dans cette Buick broyée se trouvait une femme, une "Hollywood movie star" de trente-quatre ans, danseuse nue à Las Vegas, célébrissime sex-symbol des années 50.
    Simon Liberait ressuscite Jayne Mansfield, l'actrice méconnue la plus photographiée au monde, fouille amoureusement dans les recoins les plus ténébreux de sa vie, retrace ses dernières heures en plein été hippie, qui disent aussi le crépuscule de l'âge d'or hollywoodien. Au programme : perruques-pouf, LSD 26, satanisme, chihuahuas, amants cogneurs, vie desaxée, mort à la James Dean, cinq enfants orphelins et saut de l'ange dans l'underground.
    Une oraison funèbre et morbid chic dans la droite ligne de Truman Capote et Kenneth Anger.

  • Aventures, portraits et rencontres avec :  Marisa Berenson - Jean-Pierre Léaud - Carla Bruni-Sarkozy - Les drogués de la suite Overdose - Les fidèles de  la Médaille miraculeuse - Benoît XVI - Satan - Kenneth  Anger - Pierre Molinier - Jean-Jacques Schuhl - Oscar  Wilde - Pierre Drieu La Rochelle - Louis Malle - Naomi  Campbell - Islam Karimov - Le Dragon Eye - Edwige - Les  rats du Montalembert - Cuki au BB gun - Renée Vivien -
    Jacques de Bascher - Malcom Lowry - Les amis d'Henri de  Régnier - Pierre Le-Tan - Chloë Sevigny - Saint Tropez 78 -  Patty Hearst - Francis Ford Coppola - Yves Saint Laurent...
    De 2013 à aujourd'hui, une quarantaine d'articles de  fantaisie dont plusieurs inédits en français.
    Le press-book d'un monomane en reflet des Rameaux noirs,  parus en août 2017.

  • « On ne trouvera dans ces mélanges aucun livre contemporain ou presque. Je n'en lis pas. Parfois ces articles ne traitent pas de littérature, souvent ils n'ont qu'un rapport éloigné avec le mouvement romantique. Ma pente personnelle, la constitution lente et encore inachevée de mon goût ont conduit leur élaboration. Le désordre de mes lectures, la fantaisie qui me fait interrompre à tout moment un livre pour en commencer trois autres que je ne finirai pas non plus, m'ont amené à préférer l'étude de détail, la sonde, à la synthèse ; un parti conforme à mon côté antiquaire et à mon défaut de géométrie. La vie et la littérature sont si emmêlées dans mon esprit qu'à certains moments ces articles tiennent du journal intime, de l'autoportrait. Si ce livre arrive à éclairer l'origine de certains objets littéraires, caractères, figures ou paysages, à donner des trucs et des recettes propres à remettre l'art que je pratique à sa vraie place, du côté de l'artifice fervent plutôt que d'une fausse dévotion, j'en serai ravi. » Portrait de Simon Liberati © Hidiro

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