Stéphane Paquin

  • "Née au début des années 1970 aux États-Unis, au Royaume-Uniet au Canada, l'économie politique internationale (EPI) éclaire notre compréhension des transformations de la scène internationale en mettant l'accent sur leur dimension économique. Elle s'intéresse aux interventions entre le monde des États et les marchés et à leurs effets sur la politique mondiale.
    Devenue aujourd'hui, avec les questions de sécurité, l'une des plus importantes disciplines du champ plus vaste des relations internationales, l'EPI a procuré à ce dernier certains de ses concepts les plus novateurs : mondialisation, interdépendance complexe, stabilité hégémonique, puissance structurelle, gouvernance mondiale, etc. Elle a donné naissance à diverses théories, dont les principales sont défendues par deux écoles largement incompatibles : l'école orthodoxe, ancrée aux États-Unis, et l'école hétérodoxe, dominante au Royaume-Uni et très présente au Canada et un peu partout dans le monde.
    Synthèse critique à destination des internationalistes francophones,ce livre présente les principaux auteurs, paradigmes et débats fondateurs de la discipline.
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  • Depuis une trentaine d'années, on a tendance à amplifier, parfois grossièrement, la portée de la mondialisation et à en déformer la réalité. Selon plusieurs, l'accélération de la mondialisation conduit à l'avènement d'un monde « sans frontières », exacerbant la concurrence entre les nations.

    Ces critiques face à la mondialisation sont-elles justifiées ? C'est en examinant les données sur la performance économique et sociale des pays sociaux-démocrates et libéraux, en décortiquant la situation de l'emploi et en expliquant les inégalités qui y sévissent que nous pouvons cerner la portée de la mondialisation dans nos vies. Les conclusions sont claires : l'État-providence est bien vivant et la social-démocratie est toujours le modèle économique et social le plus performant.

  • Un pays peut-il avoir une main-d'oeuvre très syndiquée, percevoir des taxes élevées et offrir de généreux programmes sociaux tout en maintenant une croissance économique hors pair - surpassant celle d'États néolibéraux - et un niveau d'égalité sociale exceptionnel? Oui: c'est la social-démocratie 2.1, et les pays scandinaves en sont les champions. Le Québec est l'endroit en Amérique du Nord le plus syndiqué, le plus taxé et celui qui offre le plus de services publics; il est aussi de plus en plus confronté à des choix difficiles en raison du vieillissement de sa population et de la précarité de ses finances publiques. Il s'agit d'une situation semblable à celle des pays scandinaves qui, dans les années 1990, ont entrepris la réforme de leurs systèmes de santé, d'éducation et de retraite; une réforme si importante, en fait, que l'on peut réellement parler de social-démocratie 2.1. Comment le Québec se compare-t-il aux pays nordiques? Face aux problèmes actuels, peut-il vraiment s'inspirer de leurs politiques sociales et économiques? Les auteurs de cette seconde édition, revue et augmentée de plusieurs nouveaux chapitres, spécialistes des sociétés scandinaves et du Québec, répondent à ces questions de façon éclairée.

  • L'État québécois a beaucoup évolué depuis les 60 années qui le séparent de la Révolution tranquille. Il a d'abord vécu une importante période d'expansion - comme en témoigne la création de multiples ministères et sociétés d'État - pour ensuite connaître des vagues de réformes ayant pour objectif de diminuer les pressions sur les finances publiques. De nos jours, le concept d'« État québécois » fait référence à une réalité complexe, comprenant de nombreux domaines et instruments d'intervention - comme des ministères ou des sociétés d'État - et, finalement, des moyens, notamment financiers, considérables.

    Pour rendre compte de cette complexité, le présent ouvrage couvre plusieurs secteurs, tout en accordant une attention particulière aux sujets de l'administration publique, de la santé, de l'économie et de l'environnement, des finances publiques et enfin de l'éducation. Ces thèmes - qui correspondent aux cinq parties de cet ouvrage - sont détaillés et analysés en profondeur grâce à la collaboration de spécialistes de renom. En conclusion, le lecteur trouvera les résultats d'une enquête d'opinion réalisée auprès des Québécois afin de connaître leur perception sur les différentes questions traitées dans cet ouvrage.

    Robert Bernier, Ph. D. en science politique, est professeur associé à l'École nationale d'administration publique (ENAP). Auteur de plusieurs ouvrages sur la politique canadienne et québécoise, il a notamment été secrétaire particulier du ministre québécois de l'Industrie et du Commerce (1975-1976), conseiller spécial du ministre de la Défense nationale (1980-1983) et sondeur pour le gouvernement du Canada (1993-2001).

    Stéphane Paquin est professeur titulaire à l'ENAP. Il est directeur du Groupe de recherche et d'études sur l'international et le Québec. Il a rédigé, corédigé ou dirigé 28 livres ou revues scientifiques et publié plus d'une centaine d'articles sur l'économie politique internationale et comparée, sur la réforme de l'État et la social-démocratie, sur la politique internationale des États fédérés ainsi que sur le Québec en comparaison.

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