FeniXX réédition numérique (Presses de la cité)

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Axel Elsener II, major de l'École polytechnique, fils unique du magnat de la I.E.C., dont les couleurs flottent dans dix capitales à travers le monde, souhaite épouser une riche et ravissante héritière américaine, Iris Davidson. Avant de répondre à sa demande, la jeune femme veut s'assurer qu'elle pourra donner à Axel la descendance qu'il souhaite, mais refuse, par pudeur, d'avouer les raisons de son voyage à Lausanne. Axel, qui la sait menacée par des kidnappers, la fait suivre par un détective privé. Celui-ci surprend Iris, en compagnie d'un séduisant médecin noir et de son petit garçon. Dans une rue de Lausanne, il prend des photos du trio. Avec ces clichés, pourra-t-il faire chanter la riche Américaine ? De fait, lorsque, de retour à Paris, il lui montre les épreuves, elle semble paniquée et accepte de les racheter... Quel lien secret unit Iris au petit métis ? Marina, l'ex-fiancée d'Axel, intervient à cet instant. Veut-elle empêcher le mariage de celui qu'elle n'a jamais cessé d'aimer ? Ou bien son dévouement va-t-il jusqu'à l'abnégation ? Laquelle de ces deux femmes, qui sont des rivales, gagnera l'amour du séduisant Axel Elsener ? L'angoisse, l'amour et la mort sont les éléments de ce récit haletant, et que le lecteur ne lâchera pas avant d'en connaître l'épilogue.

  • Ce roman tumultueux conte l'aventure de deux médecins qui, toute leur vie durant, combattront pour sortir la médecine de son obscurantisme. Nous sommes en plein XIXe siècle : après une adolescence agitée dans la Vienne - en révolution de 1848 -, David Lilientahl, jeune étudiant en médecine juif, fuit en Amérique pour échapper à la police de Metternich. À New York, il fait la connaissance de Mary Sinclair, fille d'un grand éditeur, et première femme à être admise à l'École de médecine de Paris. Soignant ensemble les malades des quartiers misérables de la ville, David et Mary tombent amoureux l'un de l'autre, et se marient, en dépit de l'obstacle que constitue leur appartenance à des religions différentes. Après un premier drame personnel - leur fils meurt de la diphtérie, qu'on ne sait encore ni prévenir ni guérir, c'est la guerre de Sécession au cours de laquelle David, chirurgien, s'épuise à soigner les blessés avec des moyens de fortune... À son tour, il s'efforce, avec Mary, de faire profiter ses patients des immenses progrès de la médecine qu'ils ont découverts grâce à Pasteur, Semmelweis, Koch et autres, au cours d'un voyage en Europe. Le monde évolue à pas de géant : on découvre les bacilles de la tuberculose, de la diphtérie. On invente l'électricité, le téléphone. Tout se transforme. Pourtant, les êtres humains restent les mêmes : l'amour, les maladies, l'orgueil, les préjugés ne varient guère. Cependant, ces pionniers, ces précurseurs que sont David et Marie Lilientahl font, à force de courage et de ténacité, avancer les progrès dans leur domaine : la médecine, avec pour toute devise une paraphrase de la Bible : « ...et nous vous délivrerons du mal. » Une plongée fascinante dans une période somme toute récente, où l'Histoire basculait, en même temps qu'un grand et beau roman d'amour.

  • Un étrange couple, cet industriel lyonnais et sa jeune épouse... Bien qu'inséparables, ils semblent se détester. D'où provient leur antagonisme ? La première Madame Rouffleau est morte dans des circonstances dramatiques. Et si elle avait été assassinée ? Avec son sens de l'investigation, et son flair infaillible de détective à l'affût de l'aventure, le célèbre écrivain anglais Herbert Smith est amené à confronter ses soupçons à la réalité des faits. Fera-t-il sortir la vérité de la boue où elle s'est enlisée ? Échappera-t-il lui-même aux pièges que lui tendent ceux qui ont intérêt à le voir disparaître ? En danger de mort au bord du Tage, dans les paysages grandioses du Portugal, c'est cependant en France, à Vichy, que notre héros se trouvera en péril d'amour... L'auteur de « Condamnée au silence » a émaillé son récit de rebondissements imprévus, de passion, mais aussi d'humour, ce qui en fait l'un des suspenses les plus captivants qui aient jamais été écrits.

  • Sophie de Brècheville... En cet été 1789, elle n'est encore qu'une petite fille ignorante, élevée entre ses frères et soeur Mathieu, François et Marguerite - dans le mélancolique château de Brècheville, aux portes d'Alençon. Mais la tourmente révolutionnaire va mettre un terme brutal à son enfance. Elle aime d'ailleurs, depuis leur première rencontre, le charmant Guillaume Malahougue, qui ne pense guère au mariage... pas plus que Mathieu ne songe à épouser Judith, la jolie soeur de Guillaume, si follement éprise de lui. Quand les émeutiers envahiront Brècheville pour égorger Julien, le père de Sophie, et la jeter en prison avec le reste de sa famille, ce sera pourtant le Dr Malahougue, oncle de Guillaume et ci-devant député aux États Généraux, qui arrachera ses amis à la prison, et les cachera dans son hôtel particulier de la place Dauphine à Paris. Les événements ne laisseront pas le temps à Guillaume, devenu militaire, de s'occuper de Sophie autant qu'elle le souhaiterait. De son côté, Mathieu de Brècheville se lie d'amitié avec le général chouan Louis de Frotté, qui l'entraîne avec Sophie dans la grande insurrection normande. Le minuscule château de Tirelune - entre Avranches et Mortain - va devenir le refuge de Sophie et des siens, et un des quartiers généraux de Frotté. Au milieu des batailles entre Brigands et Patauds, les meilleurs compagnons de Frotté disparaissent. Mathieu, amputé d'une main, s'affuble, comme une revanche, du glorieux sobriquet de « Cinq-doigts ». Son infirmité ne l'empêchera pas de tuer en duel Guillaume Malahougue, l'officier républicain que sa soeur n'a pas cessé d'aimer. Capturé auprès de Judith, Cinq-doigts sera fusillé sous les murs d'Avranches, quelques jours après la signature de la paix. Sophie, qui s'était jetée à corps perdu dans la révolte des Chouans, dénombre autour d'elle les survivants de la sanglante aventure : des enfants orphelins, mais aussi des ennemis triomphants, avec lesquels il faudra continuer de vivre.

  • Être une petite bourgeoise modeste et chaste, partir pour une croisière sur le Nil avec son pharmacien d'époux, savoir que l'agence de voyage a tout prévu, et, parce qu'on a eu quelques secondes d'inattention, se retrouver dans la chambre d'un inconnu qui se prend pour Don Juan, trébucher sur des momies, mettre sur les dents la police française et sa consoeur égyptienne, découvrir que la tombe de Toutankhamon cache le septième ciel, tout cela au son du sifflet d'un gardien de la paix, voilà le sort peu banal de Catherine. Un drame ? Un suspense ? Un « thriller » ? Oui. Mais surtout une comédie désopilante, aux coups de théâtre incessants. Lecteur, respire à fond avant d'ouvrir ce livre : l'auteur, obligé de suivre le train d'enfer mené par son héroïne, n'a pas encore recouvré son souffle !

  • On les marquait autrefois au fer rouge, on les fiche aujourd'hui sur cartes perforées. Mais les mêmes âmes farouches errent dans les bas-fonds, une levée d'écrou en poche. Là, c'est un grouillement d'instincts et d'aventures à faire pâlir le meilleur des romans d'imagination. Seule la vie pouvait inventer un Grégoire Claës, cambrioleur en pantoufles et amoureux des plus féroces criminelles, ou un Lucky Luciano, Napoléon de la drogue, qui n'ourdit pas moins de quarante meurtres en un seul jour, mais dont le cercueil fut suivi par tout un petit peuple en larmes. Poursuivant le voyage au bout de la nuit qu'il a entrepris dans "Haute pègre", René Masson nous présente aussi Émile Buisson, le desperado du hold-up, que la presse avait surnommé Pierrot le Fou numéro 2. Il nous fait rencontrer Sadie Prince, la maquerelle sanglante de Londres, et nous introduit dans l'étrange monastère de Mazzarino, où des gangsters en robes de bure perpétraient leurs forfaits à l'ombre de la Croix. Il arrache ses déguisements bouffons à Clément Passal, le Frégoli des escrocs, et son masque tragique à Georges Rapin, alias Monsieur Bill, l'enfant gâté qui devint une bête fauve. Il éclaire de face, en la dépouillant de toute littérature, Violette Nozière, cette empoisonneuse de dix-huit ans, qui fut le « certain sourire » des Années 30. C'est la plus étonnante galerie de portraits, la plus mouvementée des chroniques, mais aussi un témoignage précieux sur une humanité dont les passions ne sont jamais illustrées que par ses monstres et ses excentriques.

  • Un roman qui a la force d'un document. La tension du vécu et la richesse de l'imaginaire, fondus en une intrigue qui réserve suspense et intensité dramatique. Le sujet : en 1950-1951, premières années de la jeune République populaire de Chine, le « montage » d'un procès d'espionnage par les services de sécurité chinois, vu de l'intérieur et de l'extérieur. Dans un Pékin soumis, une fois encore, à une mutation de l'Histoire, s'affrontent en un combat inégal le cadre Ma - rouage implacable mais non sans une certaine humanité de la mécanique répressive révolutionnaire - et des accusés soigneusement sélectionnés, individus isolés, sans défense, bientôt broyés par un engrenage absurde. À travers ces personnages divers, Italiens, Français, Japonais, Allemands et Chinois, à travers cet affrontement entre deux cultures, entre Orient et Occident, entre capitalisme et communisme, c'est l'histoire d'une Chine colorée, folle, sensuelle et tragique, qui est racontée et analysée dans sa mutation violente, avec beaucoup d'émotion et d'ironie, par des auteurs mieux placés que quiconque pour le faire.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Entrez dans ce roman d'une richesse incroyable, vous ne pourrez pas en sortir avant la fin, qui est un commencement. Notre héros, Richard Sunderland Beauclair, petit-fils d'un marquis français et fils d'un coutelier américain, compte parmi ces personnages séduisants, inquiétants, passionnants, de la fin d'un siècle et du début d'un nouveau. Avec lui, à travers les péripéties les plus diverses, nous allons voir se jouer une comédie humaine à l'échelle internationale, sur les territoires des puissances de ce temps : l'Angleterre, la France, les États-Unis. Richard Sunderland Beauclair, séducteur, joueur, partage sa vie entre les femmes et l'argent, qui le mèneront aussi facilement au désastre qu'au succès. On ne peut que s'attacher à ce dandy, qui relève en même temps de Don Juan et de Volpone. À la fin du XVIIIe siècle, il vivra dans les fastes d'Oxford et les bas-fonds de Londres ; à la cour de Versailles, dans les intrigues de la reine et des Polignac. Il sera acteur d'un combat naval sans précédent. Intermédiaire dans la guerre d'indépendance des États-Unis, ce fou de l'argent deviendra l'époux d'une folle. Ce joueur sera joué à Port-au-Prince par une irrésistible et dangereuse métisse, Polinyce. Le roman se terminera à New York, où notre « fondateur de dynastie » va devenir, dans l'ombre de Washington, l'un des hommes les plus riches et les plus passionnants de son temps.

  • Belle, brillante, Jennifer a tout pour elle : un mari élégant et riche, une carrière pleine de succès, tout ce dont elle avait rêvé en quittant le cercle protecteur de sa famille pour se hisser au sommet de la hiérarchie. Directrice d'un prestigieux magazine de mode, elle ne sait pas encore que l'ambition est une corde raide qu'elle doit parcourir seule, surtout quand plane l'ombre de la faillite... En quelques mois, son univers, si chèrement acquis au mépris des siens et de ses origines, va s'effondrer. Jennifer reste sans forces, ni illusions. Et sans appui au milieu des intrigues. Dans cette débâcle, le passé va resurgir sous les traits de Josh Mandell. Josh, son premier amour, celui qu'elle n'avait pas jugé digne d'elle... Saisie par le doute, tiraillée par le désir, Jennifer devra payer le prix de sa fulgurante réussite.

  • C'est Munich, au début du siècle. Lizzie, jeune Suissesse blonde, arrive un soir d'été chez sa tante Belle, ancienne actrice qui fut très séduisante, très adulée, et qui garde, malgré la cinquantaine, une étonnante séduction. Un jeune comédien, assez suspect, et que Lizzie appellera « Le Loulou de Belle », rôde dans la superbe maison et dans le sillage de sa propriétaire, avec de plus en plus d'assurance et d'indiscrétion. Et tandis que Belle, imprudente, se laisse gagner par une folle passion pour ce garçon douteux, deux fois plus jeune qu'elle, Lizzie, de son côté, s'éprend d'un autre familier de la maison : Hugo Lessing, propriétaire d'un domaine aux environs de Munich. Dans le paysage bleuté des Alpes bavaroises, et le décor follement gothique de la vieille ville, ces deux amours suivront des routes parallèles, bouleversées, aboutissant l'une au bonheur, l'autre au drame. Quelle est la fille qui partage secrètement la vie de Hugo, dans sa maison-forteresse perdue dans les sapins, et où personne jamais n'est invité ? Et par qui, mon Dieu, par qui la merveilleuse, la si vivante et riante Belle sera-t-elle étranglée, dans son lit, à l'aube ?

  • À Paris, durant vingt-quatre heures, au rythme fiévreux du Drugstore - à la fois complexe commercial et temple des loisirs, ouvert à ses ouailles jusqu'au coeur de la nuit - des hommes et des femmes vont brûler les étapes de leur destin. D'un jour à l'autre, aux lumières de sa cafétéria et de ses boutiques, des amours naissent et meurent, des solitudes s'accomplissent dans la réussite ou l'échec, le conte de fées moderne côtoie le fait divers. Un « minet », pour extorquer de l'argent à sa famille, simule son propre kidnapping. Un solide self-made man, P.D.G. d'une firme florissante, sacrifie au démon de midi sa sécurité bourgeoise. Une chanteuse déchue élabore un suicide spectaculaire, tandis que le meneur d'un groupe de commerçants en colère mesure les aléas de la lutte clandestine. Il n'est jusqu'à l'énigmatique Mademoiselle, grande-prêtresse des lieux, qui ne se débatte contre une attirance sensuelle dont l'ambiguïté la déconcerte. Lui faudra-t-il aussi redouter cet employé révoqué, au goût morbide pour les armes et la basse police ? Ou ce petit bonhomme, d'apparence insignifiante, qui veut détruire par le feu les « grandes surfaces » ? Un suspense croissant d'heure en heure, des personnages saisis au vif de la crise qui les révèle à eux-mêmes. À l'arrière-plan, de la scène aux coulisses, le Drugstore, galerie des glaces de notre société de consommation, usine à rêves, et phénomène désormais européen sous son enseigne importée d'Amérique.

  • Michel, vingt-deux ans, Marie, dix-neuf ans, vivent chez leurs parents et aspirent à leur indépendance. Sans qu'ils en aient conscience, leur grande intimité risque de les couper du reste du monde. Ces deux faux jumeaux arriveront-ils à séparer leurs voies, et à faire leur vie l'un sans l'autre ? C'est là tout le roman. Raoul, le père, personnage original, astronome vivant dans les nuages, Céline, la mère sensible, souffrent de voir leurs enfants s'éloigner d'eux. N'est-ce pas la loi. pourtant ? À travers la vie de tous les jours, coupée d'un drame, et au long de leur voyage à Hammamet, nous voyons Michel et Marie frôler les gouffres, lui avec son caractère réservé, elle avec sa désarmante spontanéité. Hélène, la marraine à forte personnalité, interviendra à temps pour éviter l'irréparable. Après avoir craint de se perdre et de tout perdre, d'une façon inattendue, qui restera imprévue jusqu'aux dernières pages, Michel et Marie trouveront l'équilibre. Il y a beaucoup de tendresse, dans le roman. Moderne, gai, il nous tient en haleine du début à la fin. Peut-être à cause de sa fraîcheur, de son style vivant ou, tout simplement, parce que nous avons envie de voir le sympathique Michel débarrassé de sa « poussière dans l'oeil ».

  • Quelque part en France, la ville baignait dans un ennui discret... Jusqu'à l' « accident ». Alors, la fièvre s'empare des esprits, la polémique menace. La justice est contrainte d'entrer en scène. De quel côté penchera la balance ? Jamais on n'avait osé dévoiler au lecteur les réactions secrètes de nos juges, des hommes pourtant comme les autres. Ni l'entraîner derrière la salle d'audience, dans les détours « interdits au public », dans le monde sans pitié de l'institution judiciaire, où le fait divers prend les couleurs d'un drame de société. Surgissent soudain des figures inoubliables. Celle de Sophie Gaultier, jeune magistrate écartelée entre sa soif d'absolu et sa passion pour le président du tribunal, l'inquiétant Bertrand Delaroche. Et Olivier Durand, un juge d'instruction qui dérange. Ou Marcellin de Puymesge, patriarche chaleureux mais fonctionnaire glacé... De rebondissements en coups de théâtre, se dessine la poignante Fabienne Letellier, dont le fils révolté de vingt ans est apparu, inexplicablement, sur la liste des victimes. Comment une mère, meurtrie et seule, peut-elle bouleverser une ville entière ?

  • Le train des déportés, en route pour Auschwitz, traverse l'Allemagne. Un homme, destiné au four crématoire, réussit à scier les planches d'un wagon et à se sauver. Le voici libre, mais seul dans ce pays doublement ennemi, puisqu'il est juif. Onze ans plus tôt, étudiant, son meilleur ami, cet ami de jeunesse qu'on ne rencontre qu'une fois dans la vie, était un Allemand. Il est aujourd'hui médecin. S'il lui demandait de le cacher ? Où passent les frontières du courage et de la lâcheté, de quoi est capable un homme aux tripes glacées par la peur ? Un quart de siècle plus tard, l'ami, lâche ou héros de 1944, est l'un des dirigeants politiques de la nouvelle Allemagne. Doit-il rougir ou se vanter de son passé ? Un sujet passionnant, un problème, un point d'interrogation.

  • Apparemment, il ne se passe rien dans ce petit village perdu. Ou presque. Juste quelques comédiens déguisés en procureur, en gendarme, en avocat, qui échouent dans un bistrot. Que sont-ils venus chercher ici ? Ils se réchauffent, en attendant la reprise d'un film interrompu. Mais les villageois s'affolent. Sans raison. À tout hasard, le boulanger endosse son ancien uniforme de Résistant. L'épicier se débarrasse d'un vieux revolver qu'il gardait sous son matelas. La libraire se libère de ses fantasmes, tandis que le promoteur se met à la chasse des antisémites. Seul le photographe reste indifférent. Et c'est justement lui qui semble visé. Par qui ? Par un bruit qui court. Dans ce village perdu, aucun personnage ne porte son nom ou son prénom. L'épicier s'appelle l'épicier. La peur s'appelle la peur. Voici le nouveau roman de Vahé Katcha. Il est court, précis, sans un mot superflu. L'action se passe en douze heures. L'humour côtoie le tragique. Vahé Katcha manie ses personnages avec une plume acérée. On en sort avec des cicatrices.

  • Producteur de cinéma, Simon veut faire un film sur sainte Thérèse de Lisieux. Drôle d'idée... Mais Simon n'est pas un producteur comme les autres : homme irréprochable, père de famille sourcilleux, son intégrité et sa rigueur morale font de lui le symbole de la vertu ! Oui, mais... L'argent est rare, le crédit bloqué, la vedette hors de prix. Alors, que faire ? Laisser tomber sainte Thérèse, travailler dans l'érotisme comme les confrères ? Devenir un trafiquant de chair humaine ? Un marchand de fesses ? Un interdit aux mineurs ? Un maudit du carré blanc ? Ce dilemme, c'est toute l'histoire de Sex-voto, que Michel Lebrun, scénariste professionnel, nous raconte avec une verve vengeresse. Dans ce roman truculent, irrévérencieux, ahurissant - bien que basé sur des événements authentiques - vous apprendrez à fabriquer un film érotique sans trop vous fatiguer, et suivrez l'aventure détestable - et pourtant morale - d'un pornographe malgré lui.

  • « La chaleur devenait presque intolérable. Le sol chauffait comme une tôle rougie. Le ciel déversait des fleuves de feu. Les rayons du soleil blessaient les yeux comme des lames. Les vêtements collaient à la peau. L'eau du fleuve rafraîchissait à peine. C'était la période la plus dure de l'année au Tchad... » Mais deux êtres ignoraient ces rigueurs de la nature. Une série de circonstances les avait réunis. Libres pour quelques semaines de leurs attaches habituelles, dégagés de la plupart de leurs obligations, ils vivaient un grand amour éperdu et magnifique dans ce pays où « le climat libérait le corps en même temps que l'esprit ». Et ils s'aimaient avec passion, avec tendresse, avec toutes leurs forces, sans souci des contingences ou des entraves coutumières. Leur joie était immense et complète... Et cependant, ils savaient qu'un jour, bientôt, ils devraient se quitter. Il faudrait qu'elle retourne vers son mari, lui vers sa femme et ses enfants. Mais sciemment, avec lucidité, ils avaient accepté cette souffrance à venir, aussi intolérable puisse-t-elle être, pour vivre pleinement, avec intensité, ces heures que l'existence et le destin, pour une fois indulgents et généreux, leur offraient.

  • Alix a épousé, par amour, le capitaine de marine marchande Yves Kéradec, dont la forte personnalité ne se laisse pas facilement manier. Sa maison, ses quatre enfants, les décisions à prendre en l'absence du mari, ont transformé peu à peu Alix. Et Yves ne reconnaît plus, en cette femme compétente, dévorée par le quotidien, la jeune fille romantique qui l'avait séduit. Alix a toujours cherché, inconsciemment, à donner d'elle-même la meilleure image possible, sans se soucier des problèmes d'autrui. Yves, de son côté, supporte mal de ne plus être le principal acteur, et s'enfonce dans un silence hargneux. Sous les yeux implacables de Maria-Pia, leur fille aînée, la corde se tend et atteint bientôt le point de rupture. Une gifle, une fuite, et dix-huit années de bonheur semblent s'évanouir. Est-ce bien ça, la vie... Une famille d'aujourd'hui, un couple attachant séparé par un malentendu. À partir de ces éléments simples, Françoise Mareille a su bâtir un roman passionnant, parfois douloureux, mais d'où l'espoir n'est jamais absent.

  • Dans le Périgord noir, au cours des années 1920 et 1930, une petite fille cherche obstinément à connaître la vérité sur sa mère, et bouleverse la vie paisible d'un village perdu au milieu des bois. À Miraval, au coeur de la forêt périgourdine, la petite Many, dix ans, grandit tant bien que mal entre un père adoré, tenancier du Cabaret des oiseaux, et une tante avare et revêche, dotée d'un regard à hacher la viande. Mais une ombre plane sur son enfance : qu'est-il vraiment arrivé à sa mère, la belle et fragile Léa, morte quelques années auparavant ? Entre deux escapades dans la forêt, l'intrépide Many file au cabaret paternel, haut lieu de tous les potins du village. Là, elle observe et tend l'oreille. Ce drôle de lutin qui regarde droit dans les quinquets et n'a pas la langue dans sa poche, interroge sans relâche ceux qui l'entourent : la tendre et délurée cousine Charlotte, le châtelain local, mais aussi Jeannot, le jeune garçon qui fait battre son coeur...

  • Alban Gaujac, propriétaire de Bonencontre, en Périgord, se distingue de son entourage, résolument laïque et républicain, par son attachement à des traditions tombées en désuétude. Ce n'est qu'après sa mort que Nicolas, son fils unique, peut moderniser l'exploitation familiale, après avoir remboursé les dettes dont il a hérité. Mais le travail de la terre ne laisse aucun répit, et impose des contraintes si dures que toutes les femmes que le jeune homme a rencontrées - Fine, un amour de jeunesse vite oublié ; Yéyette, libre et généreuse ; Dolorès, l'ambitieuse - refusent de partager son dénuement. À moins que... Dans un langage coloré, Henry Noullet peint, avec tendresse et vivacité, le monde rural du Périgord qu'il connaît bien pour lui avoir appartenu. Bonencontre est l'histoire, profondément humaine, d'un homme résigné à tous les sacrifices pour que son bien demeure.

  • Lorsque le docteur Merker, spécialiste reconnu des maladies tropicales, débarque à Hong Kong, ce n'est pas pour y faire du tourisme, mais dans un but bien précis : collaborer avec un confrère chinois pour découvrir l'origine d'une maladie aussi terrifiante que mystérieuse ; elle atteint des individus absolument normaux, qu'elle plonge brutalement dans une sorte d'hypnose, au cours de laquelle ils commettent, sans en être conscients, les crimes les plus atroces. En l'espace de quelques jours, Merker, pour aboutir, doit oublier tout ce qu'il a appris en Europe, tout ce qu'il est, ou croit être : un homme doué de raison, un Occidental refusant de se laisser dominer par ses pulsions. Dans le décor fascinant de Hong Kong, la ville des jonques, porte de l'Extrême-Orient, un drame se noue, tissé de passions, de sang et de mort... Un Konsalik d'une grande cuvée.

empty