Armand Colin (réédition numérique FeniXX)

  • À l'heure de l'abandon progressif du Service national et à celle de la professionnalisation de nos armées, le Centre d'études d'histoire de la Défense s'est proposé, lors de son cycle de conférences 1996-1997, d'étudier, en le resituant dans une perspective historique, le passage actuel de l'armée de conscription à l'armée professionnelle. Afin de mieux comprendre les enjeux, ainsi que la signification de ce choix, il est intéressant d'établir des comparaisons entre les armées professionnelles et citoyennes à travers les âges. Les exposés rassemblés ici nous emmènent ainsi de la Grèce antique à la France du XXe siècle, en passant par Rome, Byzance, la Bourgogne médiévale, l'Europe du XVIIe siècle, la France des Lumières, puis celle du XIXe siècle. Aux côtés de spécialistes éminents de l'Université, de jeunes chercheurs apportent leur contribution : lien de l'armée permanente et de la politique de puissance dans le débat constitutionnel américain de 1787 ; rôle de la conscription dans le processus français d'intégration nationale et de création d'une citoyenneté au cours du XIXe siècle ; contribution de l'armée à l'assimilation des Alsaciens-Lorrains après la Première Guerre mondiale. Cette étude d'ensemble est complétée par une synthèse sur l'histoire de la conscription en France, de Valmy à la présidence de Jacques Chirac.

  • À l'heure de l'abandon progressif du Service national et à celle de la professionnalisation de nos armées, le Centre d'études d'histoire de la Défense s'est proposé, lors de son cycle de conférences 1996-1997, d'étudier, en le resituant dans une perspective historique, le passage actuel de l'armée de conscription à l'armée professionnelle. Afin de mieux comprendre les enjeux, ainsi que la signification de ce choix, il est intéressant d'établir des comparaisons entre les armées professionnelles et citoyennes à travers les âges. Les exposés rassemblés ici nous emmènent ainsi de la Grèce antique à la France du XXe siècle, en passant par Rome, Byzance, la Bourgogne médiévale, l'Europe du XVIIe siècle, la France des Lumières, puis celle du XIXe siècle. Aux côtés de spécialistes éminents de l'Université, de jeunes chercheurs apportent leur contribution : lien de l'armée permanente et de la politique de puissance dans le débat constitutionnel américain de 1787 ; rôle de la conscription dans le processus français d'intégration nationale et de création d'une citoyenneté au cours du XIXe siècle ; contribution de l'armée à l'assimilation des Alsaciens-Lorrains après la Première Guerre mondiale. Cette étude d'ensemble est complétée par une synthèse sur l'histoire de la conscription en France, de Valmy à la présidence de Jacques Chirac.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Au fil d'un exposé incisif, Jacqueline Russ offre ici une synthèse unique en son genre : le nihilisme, parcours sans origine ni fin, incarne le tragique même de la condition humaine. L'auteur nous fait visiter longuement de nombreuses civilisations et cultures, de l'Antiquité jusqu'à notre temps ; partout et toujours, des figures particulières du nihilisme surgissent, manifestations variées du néant qui menace perpétuellement l'homme. Le nihilisme, ce compagnon de l'esprit, nous invite, sans relâche ni repos, à devenir le bon acteur de notre vie. Ouverture à l'action et à la création, n'est-il pas, de surcroît, le laboratoire de la poésie et de l'art modernes et contemporains ? Du romantisme à Maupassant et Mallarmé, les exemples sont ici nombreux. Si les nihilistes provoquent souvent quelque scandale, en vérité ils éclairent la situation créatrice de l'homme confronté à son « noyau infracassable de nuit ». Où va le nihilisme ? Si, de nos jours, le nihilisme de masse, morne et mesquin enfant du XXe siècle, projet de constitution d'un bonheur vide, tend à conquérir le monde, un nihilisme évolutionniste, lié aux avancées génétiques, se dessine, défi et enjeu central du XXIe siècle, où la figure de l'homme, plus que jamais, apparaît incertaine et précaire. Et si la correction des erreurs de la nature aboutissait finalement à l'angoissant « tout est faisable », à la transformation, à terme, de l'espèce ? L'homme, une étrange lumière qui peut s'éteindre ? Ne sommes-nous pas des Pygmalions métamorphosant leur propre statue ? Ce livre apporte une analyse approfondie du tragique humain à travers les siècles, avec un éclairage contemporain : il est au centre des questionnements de notre modernité, et intéressera les étudiants ainsi que l'honnête homme de notre temps, désireux d'explorer et d'inventorier les mutations du monde, mutations actuelles et à venir.

  • La « génération baroque » ? En vingt ans, la curiosité, la culture, le désir des publics de la musique et des arts du spectacle ont évolué en faveur de la vivante redécouverte du passé. Rameau rejoint Boulez. Comment William Christie et ses complices ont-ils contribué à dissiper les préjugés qui condamnaient auparavant leur répertoire ? C'est grâce au théâtre. Quintessence de la rhétorique baroque, la théâtralité est le fil rouge qui réunit toutes les interprétations des Arts Florissants, des prières intimes de Charpentier aux fastes de l'opéra selon Lully. Ainsi, la scène offre un point de vue à notre essai (moins musicologique que dramaturgique et socio-esthétique). Nous militons en faveur de l'attribution d'une salle de spectacle permanente aux « baroqueux » et à leurs metteurs en scène, tellement divers, comme Pierre Barrat et Robert Carsen, Alfredo Arias et Jean-Marie Villégier. Crook, Laurens, Deletré, Zanetti, Visse, Mellon, Piolino, Matiffa, Repérant, Cable, Reyne, Rousset, Lasla, Lancelot, Raffinot, Massin, Yepes, etc. En vingt ans, chanteurs, instrumentistes et danseurs, plusieurs centaines d'artistes furent membres des Arts Florissants. Du soliste en dialogue direct avec William Christie aux groupes les plus structurés (comme de l'air de Cour à la tragédie lyrique), évoquer l'histoire des Arts Florissants, c'est d'abord accepter la pluralité des points de vue autour de son principal animateur. En faisant le rapport entre les jours de colère et les moments de grâce, on saisit l'admirable nécessité qui anime l'oeuvre collective des « Arts Flo ».

  • La gêne éprouvée par le moderne à l'égard de la religion n'étonne plus. Il se comporte, en effet, comme si la religion était frappée d'un interdit. La religion est peut-être véritablement devenue une chose « interdite », une chose dont on ne peut parler qu'à voix basse dans le cabinet du psychanalyste. L'homme de la modernité doit-il vraiment refouler la religion pour appartenir pleinement à l'âge du progrès ? Il est vrai que les églises se sont vidées, que les vocations sacerdotales se font rares, que la croyance dans le salut de l'âme est un thème risible et que l'enfer et le péché ne font plus contrepoids à la délibération morale. Pour être moderne, en fait, il semble qu'il faille dire non à la religion. La modernité exige-t-elle un tel renoncement ? Comment interpréter ce qui semble être une opposition entre modernité et religion ? En outre, la religion discrète et inquiète qui se pratique dans les marges des principales Églises a très peu été étudiée. Il convient, pour comprendre la religiosité vagabonde actuelle, de porter une attention particulière à la religion personnelle de nos contemporains. Il ne s'agit pas de prendre parti contre les processus de modernisation des activités humaines ou de déplorer que l'anthropologie moderne évacue les dimensions religieuses de l'existence, mais de mesurer l'écart entre ce que chacun vit et l'idée moderne de la religion. La lecture postmoderne esquissée dans ce livre vise explicitement à prendre la mesure de cet écart.

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