Langue française

  • L'économie de l'Ancien Régime est essentiellement caractérisée par des règles du jeu qui découlent de ses institutions. Une société d'ordres et de corps fonde une économie officielle à partir de privilèges et de règlements. Elle veut encadrer et moraliser le marché. Parallèlement existe un vaste secteur libre. L'administration économique s'applique à tout ce qui est jugé essentiel. Mais elle peut fonctionner avec une certaine souplesse, de façon empirique, selon l'esprit des droits particuliers. Le dispositif fiscal s'intègre dans celui des privilèges. La Couronne n'améliore pas suffisamment son crédit. Elle ne peut se passer d'intermédiaires à coûts élevés. L'agriculture, l'industrie et le négoce connaissent une dynamique. Les marchés d'État, urbains et d'exportation (particulièrement celui du luxe), jouent un rôle moteur. Toutefois, cette évolution générale traverse de multiples crises : démographiques, de subsistances, industrielles et financières. Inscrite dans un contexte de plus en plus international, la commercialisation croissante tend à une certaine remise en cause des privilèges et de la réglementation. La diversité et l'adaptation des systèmes de paiement, métallique et par effets de commerce, expliquent aussi cette évolution. À la fin de l'Ancien Régime, Paris est devenu une place bancaire de premier plan. La France a fini par s'affirmer, au XVIIIe siècle, comme une puissance économique majeure.

  • D'où vient l'Europe économique et où va-t-elle ? Quels sont les progrès obtenus par la Communauté européenne au cours de sa longue marche vers l'Union économique ? Au-delà des vicissitudes politiques, quels sont les enjeux des étapes ultimes à franchir ? Pour répondre à ces questions, cet ouvrage offre une présentation claire et synthétique de la pratique de la construction économique européenne à travers les institutions, les mécanismes et les actions en s'appuyant sur des illustrations chiffrées et des exemples significatifs d'évolution. Ainsi la mise en place du Marché commun est étudiée depuis la réalisation de l'Union douanière jusqu'aux mesures d'abolition des barrières intérieures. Les politiques économiques sont, de la même façon, analysées au travers de leurs remaniements, indispensables pour améliorer l'efficacité de l'économie communautaire (politique de concurrence, politique des échanges internationaux, politiques sectorielles comme la PAC), renforcer la cohésion économique et sociale des pays membres (politiques régionales et sociales...), réaliser l'Union économique et monétaire. Le Grand marché intérieur devenant une réalité, l'auteur s'interroge enfin sur les défis qu'il reste à relever dans plusieurs domaines et, entre autres, les chances d'améliorer la croissance des Douze, les perspectives de réussite de la Communauté fiscale, industrielle, financière, et le renforcement du pôle économique communautaire dans le monde. Cet ouvrage s'adresse aux étudiants du DEUG de Sciences économiques, A.E.S., L.E.A., des Instituts d'Études Politiques, des Écoles de commerce, et à tous ceux qui préparent des concours administratifs.

  • « Que d'hommes en un homme ! », disait Michelet. De fait, les biographies constituent comme autant de chemins indispensables à tous ceux que l'Histoire intéresse pour partir à la rencontre d'une époque ou d'un pays. Conçu autour de cette idée par un groupe de spécialistes réunis sous la direction de J.-M. Bizière, le Dictionnaire des biographies a l'ambition de présenter un véritable Who's who de ceux qui ont marqué, d'une manière ou d'une autre, l'histoire du monde de l'Antiquité à nos jours. Bien que réunissant une masse impressionnante d'informations, avec une attention toute spéciale à l'égard des personnalités appartenant à l'Orient, au monde slave ou à l'Amérique latine, ce dictionnaire est publié en six volumes consacrés à chacune des grandes périodes du passé, ce qui en fait un outil de travail à la fois maniable et adapté aux besoins de chacun.

  • Dans cet ouvrage, on s'est d'abord efforcé de présenter - sans s'en tenir à un simple exposé de faits littéraires - ce qui, dans l'histoire des sensibilités, des mentalités, des convictions et des techniques, permit l'éclosion du phénomène renaissant et de la valeur qui le fit exister : l'humanisme. Pareille approche permet alors d'éclairer, genre par genre (poésie, théâtre, formes narratives), les bouleversements générés par cette révolution des esprits, de les suivre de la fin du « Moyen Âge » jusqu'à la lisière de l'époque classique, et de tracer enfin, en les confrontant, les linéaments des figures emblématiques des deux temps essentiels de la Renaissance, Rabelais et Montaigne. Outil indispensable pour les étudiants de premier cycle d'université et de classe préparatoire aux grandes écoles en lettres, cet ouvrage ne manquera pas d'intéresser, par sa clarté et sa richesse, enseignants et esprits curieux.

  • En proposant de mettre au jour les lois universelles du psychisme humain, la psychologie a prétendu s'édifier en science de type naturaliste. D'un autre côté, l'anthropologie s'est efforcée d'expliquer la spécificité des productions des acteurs sociaux dans des conditions particulières. Cet ouvrage montre la nécessité d'allier la psychologie et l'anthropologie, pour accéder à une meilleure compréhension des phénomènes humains. On verra, par exemple, comment « la culture donne forme à l'esprit », comment elle pénètre les corps, les personnes, les dynamiques identitaires... Aujourd'hui, alors que des turbulences inédites, entraînant une intensification des mouvements de populations, secouent les sociétés occidentales, l'auteur souligne la pertinence des études de psychologie interculturelle : elles éclairent la manière dont opèrent les cadres de référence des acteurs sociaux, leurs grilles d'interprétation du réel, leurs positions respectives dans le monde, et elles peuvent aussi fournir des moyens d'améliorer les relations entre groupes socio-ethniques, par exemple en milieu scolaire.

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