Casterman (réédition numérique FeniXX)

  • En 1951, au sein de l'Institut pédagogique national, a été créé le premier service de recherche officiellement institué, qui soit commun aux enseignements primaire, secondaire et technique. A la même date, dans ces trois ordres d'enseignement, commençait une brutale croissance des effectifs. Louis Cros la qualifia d'explosion scolaire dans un livre dont le titre devint presque instantanément une expression courante et internationale. De 1951 à 1981, la déstabilisation scolaire, née de « l'explosion », s'est trouvée au centre de la recherche pédagogique. Celle-ci s'est accompagnée d'autres recherches, les unes relevant des sciences de la vie et de l'homme, les autres en rapport avec la transformation des modes de production et d'information. Le recoupement et la portée actuelle de ces trente ans de travaux sont l'objet de ce livre. Par le choix de textes empruntés à des théoriciens ou à des praticiens, celui-ci aborde tour à tour les différentes bases de l'éducation, ses champs d'application et ses objectifs. Sur les plans de la biologie, de la psychologie, de la sociologie, sans excepter le plan politique, se trouve ainsi dressé le bilan des trop rares efforts accomplis, le projet d'une pédagogie adaptée aux besoins de l'enfant, aux conditions de l'époque, à l'évolution de la société et à l'incertitude de son avenir.

  • Depuis 1884, l'appareil contre-inadaptif inspiré par un courant de pensée psychologisant se fait de plus en plus lourd, de plus en plus complexe, pendant que de manière préoccupante continue de croître la masse des enfants « inadaptés ». Les structures destinées à lutter contre l'inadaptation scolaire font donc la preuve de leur inefficacité. Annie Birraux s'interroge sur le sens de cet échec et de la psychiatrisation croissante de l'école. Si l'institution scolaire est malade, sont-ce les écoliers qui doivent faire l'objet de soins ? Cet essai est le fruit d'une pratique de la pédagogie dite spécialisée et de la psychiatrie. il amène à redéfinir les champs respectifs, bien que parfois sécants, de l'une et de l'autre.

  • 1980 : les stages en entreprises, réponse officielle aux problèmes de l'emploi et de la formation de base, sont mis en place dans l'enseignement technique. Vingt-quatre mille élèves y participent. Ce n'est qu'un début... A l'issue de ces stages, plus de cinq cents élèves ont répondu anonymement à un questionnaire conçu par le syndicat de l'enseignement technique et professionnel CGT et distribué par les enseignants. Ces témoignages dessinent une image fidèle de ce qu'a été l'An I de l'Alternance Beullac. A travers eux, on observe le « comment » de la mise en place des stages, la découverte des élèves de 14-15 ans du « vrai travail », les relations qu'ils nouent, les attitudes patronales, le retour au LEP (lycée d'enseignement professionnel) et les problèmes qui l'accompagnent, etc. Faut-il ou non « envoyer les gosses à l'usine » ? Cette question en appelle d'autres : pour y faire quoi, dans quelles conditions et avec quelle finalité ? Questions d'autant plus importantes que l'Alternance est appelée à concerner la plupart des secteurs de formation : on prévoit, en effet, pour 1985 que quatre cent mille élèves soient envoyés en stages ! Est-ce seulement une « réponse au problème de l'emploi » comme l'affirme Valéry Giscard d'Estaing ? Ou bien, plus radicalement, le moyen de raccourcir les études, d'abaisser le niveau de formation, et liquider la formation ? A travers et au-delà les témoignages des stagiaires, L'Usine avant l'heure apporte des éléments de réponse.

  • En 1951, au sein de l'Institut pédagogique national, a été créé le premier service de recherche officiellement institué, qui soit commun aux enseignements primaire, secondaire et technique. A la même date, dans ces trois ordres d'enseignement, commençait une brutale croissance des effectifs. Louis Cros la qualifia d'explosion scolaire dans un livre dont le titre devint presque instantanément une expression courante et internationale. De 1951 à 1981, la déstabilisation scolaire, née de « l'explosion », s'est trouvée au centre de la recherche pédagogique. Celle-ci s'est accompagnée d'autres recherches, les unes relevant des sciences de la vie et de l'homme, les autres en rapport avec la transformation des modes de production et d'information. Le recoupement et la portée actuelle de ces trente ans de travaux sont l'objet de ce livre. Par le choix de textes empruntés à des théoriciens ou à des praticiens, celui-ci aborde tour à tour les différentes bases de l'éducation, ses champs d'application et ses objectifs. Sur les plans de la biologie, de la psychologie, de la sociologie, sans excepter le plan politique, se trouve ainsi dressé le bilan des trop rares efforts accomplis, le projet d'une pédagogie adaptée aux besoins de l'enfant, aux conditions de l'époque, à l'évolution de la société et à l'incertitude de son avenir.

  • Depuis 1884, l'appareil contre-inadaptif inspiré par un courant de pensée psychologisant se fait de plus en plus lourd, de plus en plus complexe, pendant que de manière préoccupante continue de croître la masse des enfants « inadaptés ». Les structures destinées à lutter contre l'inadaptation scolaire font donc la preuve de leur inefficacité. Annie Birraux s'interroge sur le sens de cet échec et de la psychiatrisation croissante de l'école. Si l'institution scolaire est malade, sont-ce les écoliers qui doivent faire l'objet de soins ? Cet essai est le fruit d'une pratique de la pédagogie dite spécialisée et de la psychiatrie. il amène à redéfinir les champs respectifs, bien que parfois sécants, de l'une et de l'autre.

  • 1980 : les stages en entreprises, réponse officielle aux problèmes de l'emploi et de la formation de base, sont mis en place dans l'enseignement technique. Vingt-quatre mille élèves y participent. Ce n'est qu'un début... A l'issue de ces stages, plus de cinq cents élèves ont répondu anonymement à un questionnaire conçu par le syndicat de l'enseignement technique et professionnel CGT et distribué par les enseignants. Ces témoignages dessinent une image fidèle de ce qu'a été l'An I de l'Alternance Beullac. A travers eux, on observe le « comment » de la mise en place des stages, la découverte des élèves de 14-15 ans du « vrai travail », les relations qu'ils nouent, les attitudes patronales, le retour au LEP (lycée d'enseignement professionnel) et les problèmes qui l'accompagnent, etc. Faut-il ou non « envoyer les gosses à l'usine » ? Cette question en appelle d'autres : pour y faire quoi, dans quelles conditions et avec quelle finalité ? Questions d'autant plus importantes que l'Alternance est appelée à concerner la plupart des secteurs de formation : on prévoit, en effet, pour 1985 que quatre cent mille élèves soient envoyés en stages ! Est-ce seulement une « réponse au problème de l'emploi » comme l'affirme Valéry Giscard d'Estaing ? Ou bien, plus radicalement, le moyen de raccourcir les études, d'abaisser le niveau de formation, et liquider la formation ? A travers et au-delà les témoignages des stagiaires, L'Usine avant l'heure apporte des éléments de réponse.

  • Sommé de se transformer par la poussée démographique, l'évolution des technologies, des mentalités et du cadre de vie, le système éducatif français est à bout de course, et ceux qui en vivent : à bout de souffle. Pourtant, dans l'Hexagone comme à l'étranger, des expériences prennent corps, de nouveaux modèles apparaissent, publics ou clandestins. Management de l'éducation ou école sans frontières ? Éducation en carte ou à la carte ? Mais établir le diagnostic ne suffit pas à définir des options. Il y a loin de la boutique du pédagogue au supermarché de l'éducation permanente. Nous quittons aujourd'hui le maternage de l'institution, pour un paysage hasardeux où le temps se déscolarise, où l'information se loue, où la liberté d'apprendre devient l'enjeu de la productivité. Comment nous y retrouver ? Quels effets en escompter ? C'est à ces questions que répond Jean-Paul Gourévitch. Ouvrage d'enseignant et de sociologue, mais aussi d'animateur et de poète, son livre s'adresse aussi bien aux enseignants, chercheurs, étudiants en pédagogie, qu'aux parents, aux éducateurs et aux animateurs de jeunes. Toutes les approches étudiées ne sont pas de trop pour baliser un espace où, jusqu'à présent, les spécialistes seuls n'avaient fait que tracer des lignes droites.

  • Le développement de la littérature pour l'enfance et la jeunesse, que beaucoup de parents croient simplement récréative, que les enseignants appellent "extra-scolaire" et préfèrent parfois ignorer, apparaît aux experts et aux critiques comme posant, de ce fait, un difficile problème à résoudre. Des livres existent, de bons livres, écrits par des auteurs français, ou traduits de langues étrangères. Les éditeurs sont, dans l'ensemble, attentifs à ce qui se fait de mieux dans le monde, et ne sont point en retard sur leurs collègues des autres pays. Ce livre attire l'attention des éducateurs et des parents, des libraires et des bibliothécaires, sur les richesses de cette production actuelle, dont l'auteur dresse ici un inventaire minutieux. En en soulignant l'évolution, elle montre comment le livre d'enfants d'aujourd'hui peut contribuer, effectivement, à l'éducation et à la culture des enfants d'aujourd'hui.

  • Par notions topologiques, on entend l'ensemble des relations spatiales élémentaires : relations de voisinage, de continuité et d'ordre, d'intérieur et d'extérieur, de frontière et de domaine, de troué et de non troué, etc. Elles constituent le "matériau" de base avec lequel, dès l'âge de quatre à cinq ans, les enfants construisent et représentent l'espace qui les entoure, et où ils évoluent ; mais elles agissent également dans les multiples jeux où interviennent des "camps" bien délimités, des successions de déplacements (jeu de la marelle...), des itinéraires divers (parcours fléchés, labyrinthes, etc.). Ces notions forment le vocabulaire et la syntaxe d'une sorte de "langage visuel", auquel recourt de plus en plus le monde moderne pour traduire en "imageries" des situations complexes mettant en jeu des relations proprement spatiales (schémas d'échangeurs routiers, plan de métro, etc.), des relations technico-logiques (circuit de câblage d'ordinateur...), ou des relations sociales ("arbres de parenté", organigramme d'entreprise, etc.). Dans cet ouvrage, encore sans équivalent en France, elles sont mises à la portée de tous, mathématiciens ou non, grâce à une conception et une présentation qui les dépouillent de leur mystère et de leur habillage formel. Elles apparaissent comme surgissant de situations, familières ou non, et de jeux, qui posent au lecteur des questions auxquelles il doit répondre par sa propre activité. De page en page, de problème en problème, il se trouve ainsi conduit à tisser les fils de ses raisonnements, qui prennent forme de structure. Parents d'élèves, enseignants, étudiants de toutes disciplines - comme tout un chacun concerné par ces questions - pourront ainsi maîtriser une des "structures mères" de la mathématique actuelle et, sans doute, la plus fondamentale.

  • Ce livre est né d'un congrès - organisé par Media Forum - et qui réunissait, autour du thème « L'enfant et l'image », des enseignants, des éducateurs, des animateurs culturels, des producteurs de télévision, des cinéastes, des photographes, des illustrateurs, des éditeurs de presse, des sociologues... et aussi beaucoup d'enfants ! Le lecteur y trouvera non seulement le goût de l'innovation éducative et pédagogique, mais y saisira mieux de quelle manière l'enfant lui-même est capable de nous réapprendre à créer et à regarder les images. Un second volume, sous le titre Des images pour les enfants, regroupera d'autres communications - faites au cours du même congrès - par des créateurs d'images pour enfants.

  • De son enfance à son adolescence, tout enfant parcourt un itinéraire qui, par phases successives, lui permet de passer de la pensée relationnelle simple à la pensée relationelle complexe. À chaque étape de ce développement, l'espace « au sein » duquel il vit, et qu'il expérimente en agissant, lui fournit des intuitions géométriques fondamentales, qui fonctionnent comme des sortes de modèles pour la pensée en général. Une figure géométrique portant en elle une richesse relationnelle qui est complexe, mais pourtant souvent accessible, l'enfant peut, en effet, prendre appui sur elle pour organiser tel ou tel raisonnement déductif, dont il aurait sans cela du mal à maîtriser toutes les séquences. Décrire pas à pas les intuitions spatiales de plus en plus riches que l'enfant élabore à partir de son expérience quotidienne, et de ses activités scolaires, montrer comment ces intuitions se rattachent aux trois grands domaines de la géométrie que sont la topologie, la géométrie projective et la géométrie métrique, indiquer comment l'éclosion de ces intuitions peut être facilitée par des exercices et des jeux appropriés, tel est le triple projet du présent ouvrage. C'est dire qu'il s'adresse à tous ceux qui, professionnellement ou non, enseignants ou parents, participent à l'éducation des enfants, de la maternelle à l'adolescence. Point n'est besoin, pour l'aborder, d'un savoir mathématique préalable. Les connaissances requises sont en effet présentées au fil des pages, suivant une démarche progressive et naturelle. Quant aux personnes pour qui la géométrie est déjà familière, elles trouveront sans doute dans ces pages un éclairage nouveau, qui leur permettra de placer leurs connaissances géométriques dans un contexte psychogénétique stimulant.

  • Le cinéma que l'on donne à voir aux enfants n'est souvent conçu que pour distraire. Il ne répond pas aux besoins profonds et fondamentaux des jeunes spectateurs. Par delà son public réel, il s'adresse aux parents qu'il rassure. Qui, mieux que des enfants, peut s'adresser aux autres enfants ? Pourquoi, à l'âge où l'on dessine avec tant de talent, ne réaliserait-on pas ses propres films d'animation ? Étape, après étape, Gérard Bellanger a guidé des groupes d'enfant dans leurs créations collectives. D'abord avec le concours du Théâtre des Amandiers, les élèves de quatre classes d'une école primaire de Nanterre ont créé les personnages, les récits, les sons et les images de leurs « dessins animés ». Quelques mois plus tard, les 88 enfants de 8 à 12 ans d'un centre de vacances, ont suivi le même itinéraire. Quelles sont les conditions nécessaires à ce type d'expérience ? Quels rapports les enfants entretiennent-ils avec les techniques d'expression des différents moments de la création ? Que racontent les films des enfants, quelle vision du monde communiquent-ils ? Les structures d'accueil ne sont pas neutres. Les habitudes scolaires sont-elles en harmonie avec ce type d'expériences ? Les rapports entre les personnes, en centres de vacances, favorisent-ils la créativité et l'éclosion des êtres ? Telles sont les questions qu'aborde l'auteur de ce livre. Brigitte Michelet, Christine Soyez, Dominique Lacarrière, Marc Douaire et Philippe Sarre lui ont apporté leur concours. Chacune de ces deux expériences a également donné lieu à la réalisation d'un film sur le film.

  • Sommé de se transformer par la poussée démographique, l'évolution des technologies, des mentalités et du cadre de vie, le système éducatif français est à bout de course, et ceux qui en vivent : à bout de souffle. Pourtant, dans l'Hexagone comme à l'étranger, des expériences prennent corps, de nouveaux modèles apparaissent, publics ou clandestins. Management de l'éducation ou école sans frontières ? Éducation en carte ou à la carte ? Mais établir le diagnostic ne suffit pas à définir des options. Il y a loin de la boutique du pédagogue au supermarché de l'éducation permanente. Nous quittons aujourd'hui le maternage de l'institution, pour un paysage hasardeux où le temps se déscolarise, où l'information se loue, où la liberté d'apprendre devient l'enjeu de la productivité. Comment nous y retrouver ? Quels effets en escompter ? C'est à ces questions que répond Jean-Paul Gourévitch. Ouvrage d'enseignant et de sociologue, mais aussi d'animateur et de poète, son livre s'adresse aussi bien aux enseignants, chercheurs, étudiants en pédagogie, qu'aux parents, aux éducateurs et aux animateurs de jeunes. Toutes les approches étudiées ne sont pas de trop pour baliser un espace où, jusqu'à présent, les spécialistes seuls n'avaient fait que tracer des lignes droites.

  • Le développement de la littérature pour l'enfance et la jeunesse, que beaucoup de parents croient simplement récréative, que les enseignants appellent "extra-scolaire" et préfèrent parfois ignorer, apparaît aux experts et aux critiques comme posant, de ce fait, un difficile problème à résoudre. Des livres existent, de bons livres, écrits par des auteurs français, ou traduits de langues étrangères. Les éditeurs sont, dans l'ensemble, attentifs à ce qui se fait de mieux dans le monde, et ne sont point en retard sur leurs collègues des autres pays. Ce livre attire l'attention des éducateurs et des parents, des libraires et des bibliothécaires, sur les richesses de cette production actuelle, dont l'auteur dresse ici un inventaire minutieux. En en soulignant l'évolution, elle montre comment le livre d'enfants d'aujourd'hui peut contribuer, effectivement, à l'éducation et à la culture des enfants d'aujourd'hui.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Par notions topologiques, on entend l'ensemble des relations spatiales élémentaires : relations de voisinage, de continuité et d'ordre, d'intérieur et d'extérieur, de frontière et de domaine, de troué et de non troué, etc. Elles constituent le "matériau" de base avec lequel, dès l'âge de quatre à cinq ans, les enfants construisent et représentent l'espace qui les entoure, et où ils évoluent ; mais elles agissent également dans les multiples jeux où interviennent des "camps" bien délimités, des successions de déplacements (jeu de la marelle...), des itinéraires divers (parcours fléchés, labyrinthes, etc.). Ces notions forment le vocabulaire et la syntaxe d'une sorte de "langage visuel", auquel recourt de plus en plus le monde moderne pour traduire en "imageries" des situations complexes mettant en jeu des relations proprement spatiales (schémas d'échangeurs routiers, plan de métro, etc.), des relations technico-logiques (circuit de câblage d'ordinateur...), ou des relations sociales ("arbres de parenté", organigramme d'entreprise, etc.). Dans cet ouvrage, encore sans équivalent en France, elles sont mises à la portée de tous, mathématiciens ou non, grâce à une conception et une présentation qui les dépouillent de leur mystère et de leur habillage formel. Elles apparaissent comme surgissant de situations, familières ou non, et de jeux, qui posent au lecteur des questions auxquelles il doit répondre par sa propre activité. De page en page, de problème en problème, il se trouve ainsi conduit à tisser les fils de ses raisonnements, qui prennent forme de structure. Parents d'élèves, enseignants, étudiants de toutes disciplines - comme tout un chacun concerné par ces questions - pourront ainsi maîtriser une des "structures mères" de la mathématique actuelle et, sans doute, la plus fondamentale.

  • Ce livre est né d'un congrès - organisé par Media Forum - et qui réunissait, autour du thème « L'enfant et l'image », des enseignants, des éducateurs, des animateurs culturels, des producteurs de télévision, des cinéastes, des photographes, des illustrateurs, des éditeurs de presse, des sociologues... et aussi beaucoup d'enfants ! Le lecteur y trouvera non seulement le goût de l'innovation éducative et pédagogique, mais y saisira mieux de quelle manière l'enfant lui-même est capable de nous réapprendre à créer et à regarder les images. Un second volume, sous le titre Des images pour les enfants, regroupera d'autres communications - faites au cours du même congrès - par des créateurs d'images pour enfants.

  • De son enfance à son adolescence, tout enfant parcourt un itinéraire qui, par phases successives, lui permet de passer de la pensée relationnelle simple à la pensée relationelle complexe. À chaque étape de ce développement, l'espace « au sein » duquel il vit, et qu'il expérimente en agissant, lui fournit des intuitions géométriques fondamentales, qui fonctionnent comme des sortes de modèles pour la pensée en général. Une figure géométrique portant en elle une richesse relationnelle qui est complexe, mais pourtant souvent accessible, l'enfant peut, en effet, prendre appui sur elle pour organiser tel ou tel raisonnement déductif, dont il aurait sans cela du mal à maîtriser toutes les séquences. Décrire pas à pas les intuitions spatiales de plus en plus riches que l'enfant élabore à partir de son expérience quotidienne, et de ses activités scolaires, montrer comment ces intuitions se rattachent aux trois grands domaines de la géométrie que sont la topologie, la géométrie projective et la géométrie métrique, indiquer comment l'éclosion de ces intuitions peut être facilitée par des exercices et des jeux appropriés, tel est le triple projet du présent ouvrage. C'est dire qu'il s'adresse à tous ceux qui, professionnellement ou non, enseignants ou parents, participent à l'éducation des enfants, de la maternelle à l'adolescence. Point n'est besoin, pour l'aborder, d'un savoir mathématique préalable. Les connaissances requises sont en effet présentées au fil des pages, suivant une démarche progressive et naturelle. Quant aux personnes pour qui la géométrie est déjà familière, elles trouveront sans doute dans ces pages un éclairage nouveau, qui leur permettra de placer leurs connaissances géométriques dans un contexte psychogénétique stimulant.

  • Le cinéma que l'on donne à voir aux enfants n'est souvent conçu que pour distraire. Il ne répond pas aux besoins profonds et fondamentaux des jeunes spectateurs. Par delà son public réel, il s'adresse aux parents qu'il rassure. Qui, mieux que des enfants, peut s'adresser aux autres enfants ? Pourquoi, à l'âge où l'on dessine avec tant de talent, ne réaliserait-on pas ses propres films d'animation ? Étape, après étape, Gérard Bellanger a guidé des groupes d'enfant dans leurs créations collectives. D'abord avec le concours du Théâtre des Amandiers, les élèves de quatre classes d'une école primaire de Nanterre ont créé les personnages, les récits, les sons et les images de leurs « dessins animés ». Quelques mois plus tard, les 88 enfants de 8 à 12 ans d'un centre de vacances, ont suivi le même itinéraire. Quelles sont les conditions nécessaires à ce type d'expérience ? Quels rapports les enfants entretiennent-ils avec les techniques d'expression des différents moments de la création ? Que racontent les films des enfants, quelle vision du monde communiquent-ils ? Les structures d'accueil ne sont pas neutres. Les habitudes scolaires sont-elles en harmonie avec ce type d'expériences ? Les rapports entre les personnes, en centres de vacances, favorisent-ils la créativité et l'éclosion des êtres ? Telles sont les questions qu'aborde l'auteur de ce livre. Brigitte Michelet, Christine Soyez, Dominique Lacarrière, Marc Douaire et Philippe Sarre lui ont apporté leur concours. Chacune de ces deux expériences a également donné lieu à la réalisation d'un film sur le film.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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