Coédition NENA/Presses universitaires de Yaoundé

  • Quelle est donc cette règle essentielle qui fonde les dynamiques et les statiques du monde ? Le présent ouvrage intitulé Cosmologie et Philosophie : De la Justice et du Fonctionnement du Monde, se propose d'apporter une réponse à cette interrogation. En fait, il n'a pas l'ambition d'identifier par le biais d'un discours absolutiste tous les mécanismes qui commandent l'Univers, puisque la plupart d'entre-eux ont déjà fait l'objet de recherche scientifique de pointe (météorologie, géologie, géographie, histoire, physique, etc.). Son ambition est plus modeste, mais plus complexe, car il veut identifier l'essence qui impulse à l'univers les mouvements (régressifs ou progressifs) que nous lui connaissons et même les dynamiques et les statiques que nous ne connaissons pas encore. En outre, il veut découvrir l'essence qui explique les différents visages que prennent les relations humaines, les relations entre les peuples.

  • Après Espaces de Lumière, Jacques Fame Ndongo s'affirme comme un poète au verbe incantatoire et chatoyant qui s'abreuve aux sources de l'Afrique millénaire. Les sources d'inspiration vont de la forêt luxuriante à la steppe incandescente, de ta petite localité de Bipindi à la cité française de Lille, en passant par Yingui, Lolodorf, Méri ou Ako'okass, lieux dont l'auteur garde un souvenir ému. Partout, les Titans sont omniprésents et fascinants. Ce recueil de poèmes ausculte sans complaisance les multiples facettes du « Nègre de Harlem et du Lebialem ». Sans oublier l'Égypte antique, si épique.

  • L'épopée Nnomo Ngah'Wono est un récit qui nous présente, sous une forme et dans un style épique, les dernières recommandations d'Ateba Ebe, le chef supérieur des Eton-Beti, à son fils et successeur Nnomo Ngah'Wono ainsi qu'à son épouse, qui sera bientôt veuve. Elle nous montre comment un peuple comme les Eton exprime ses sentiments face à un événement tragique comme la mort. L'épopée comporte cependant, à côté de ces moments de gravité solennelle et d'intensité dramatique qui constituent la trame de la scène des adieux, des épisodes comiques et même parfois burlesques, qui donnent à l'eouvre un ton satirique mordant et la font apparaître comme un véritable mélodrame. Jean-Pierre Ombolo procède à une véritable étude ethnologique et historique ce qui ne fait qu'ajouter à l'intérêt de son ouvrage, car celui-ci nous montre que les légendes que chantent nos conteurs de « mvet » trouvent leurs racines dans l'histoire de nos sociétés, en même temps qu'elles constituent un reflet, certes poétisé, mais un reflet tout de même, de ces sociétés. Cet ouvrage, nous présente en effet une fresque de la société Eton et laisse transparaître un moment de l'histoire des Etons, et notamment la colonisation de ce peuple successivement par les Allemands et par les Français avec la dénaturation et le déclin subséquents de la chefferie traditionnelle. Comme on le voit, une lecture en profondeur de l'épopée Nnomo Ngah'Wono peut mener à la découverte de richesses anthropologiques et historiques insoupçonnées. Jean Pierre Ombolo nous invite à faire avec lui cette lecture enrichissante. Et je puis garantir au lecteur qu'il ne regrettera pas d'avoir accepté cette invitation.

  • L'empêcheur d'aimer en rond est son premier recueil de poésie. C'est aussi le premier recueil de poésie de la collection la Nolica. Il est fort heureux que cette coïncidence se produise avec cette belle poésie de transition et de synthèse qui, selon le moi du préfacier, « traduit tous les souvenirs de jeunesse, tous les évènements marquants de l'histoire africaine du vingtième siècle ». Tous les thèmes impérissables de la grande veine poétique africaine s'y retrouvent. Le royaume d'enfance, l'amour de la terre, l'hommage à la femme noire, épouse et mère, mais aussi, cet empêcheur d'aimer en rond, ce « sida », vicieux ennemi, ogre des temps modernes, qui croit pouvoir arrêter la vie, mais qui est voué à l'échec par la force de l'amour ! Le lyrisme tendre, de Dong'Aroga, traversé de nostalgie de révolte et d'espoir, est de lecture prenante et à la portée de tous.

  • Que nous reste t-il du temps qui passe, de l'enfance à l'âge adulte ? Au demeurant, est-ce bien le temps qui passe ou nous qui passons, emportés, tels des fétus de paille, par un tourbillon qui n'épargne ni les bons ni les méchants ? Dans cette narration gourmande de la vie d'une orpheline illettrée abandonnée par son mari, avec son fils unique qu'elle aime d'un amour passionnel et qu'elle a décidé d'élever au prix de son seul labeur, dans un pays où tout est encore transitoire et précaire, l'auteur réussit à construire une Chronique documentaire protéiforme qui inaugure un genre inédit dans la littérature africaine contemporaine. À chaque ligne, à chaque page, sur un théâtre qui se joue des frontières factices, la fiction côtoie sans cesse la réalité avec un foisonnement de personnages dont la vérité reste intemporelle car nous sommes ici dans le seul pays au monde où le temps n'est pas encore à vendre, mais combien de saisons cela durera-t-il ?

  • Dans l'introduction, nous ferons un bref historique du problème du Moyen-Orient, présenterons l'action d'Israël dans l'Afrique de l'époque des indépendances, la politique africaine de l'Égypte et des Pays Arabes, et situerons la jeune Organisation de l'Unité Africaine - OUA dans ce contexte.

  • Le management des ressources humaines, loin d'être une discipline qui ne s'accommode pas des exigences scientifiques, se trouve être un creuset de significations multiples qui se chevauchent. Discipline assez complexe vu son objet d'expérience qui est l'Homme. C'est pour aider à démêler certains nouds et rendre l'accès assez logique aux praticiens du management des ressources humaines que cet ouvrage propose une forme d'agencement des contenus provenant des sciences contiguës. La pratique de la gestion des ressources humaines n'aurait de prise sur le management des organisations que parce qu'elle apporte des analyses et des solutions aux problèmes que la recherche de la performance pose par rapport à la prise de décision. Le présent ouvrage fait une part belle : aux notions de gestion des ressources humaines; à la compréhension de la fonction ressources humaines; aux problèmes liés au statut des collaborateurs; aux incompréhensions; à la qualité; an développement; à la vie sociale et au changement organisationnel Plus de vingt-quatre thèmes ont été traités pour permettre an lecteur d'assouvir sa curiosité intellectuelle. Sans prétendre être exhaustif, l'essentiel de cet ouvrage sera à la mesure des ambitions techniques des juniors comme des seniors du management des ressources humaines.

  • Par les sciences du langage on peut aborder un texte comme la Bible. Dans la Bible la codification des figures permet de produire l'effet du réel. Aucune science du langage n'est biblique. Elles sont simplement liées à l'analyse des systèmes de signification; et produire du sens ou comprendre le sens nécessite en plus d'un ensemble d'actes logiques une mise en jeu des formes linguistiques. Les sciences du langage s'occupent des textes écris indifféremment de leurs conditions de production. Le domaine biblique est donc un champ possible pour l'analyse lexicologique, sémantique, stylistique etc. Par la diversité des formes discursives qu'il revêt, des problèmes particuliers qui s'y posent, il suscite un grand intérêt. Les sciences du langage nous permettent d'interpréter et d'organiser les informations fournies par le texte biblique qui, comme tout texte est un univers de sens. Par leurs outils et leurs méthodes, les sciences du langage aident à la construction du réseau des relations à partir du- quel le sens du Nouveau Testament que décodent les destinataires se construit. Il s'agit de voir comment avec les données des sciences du langage, un texte comme le Nouveau Testament produit du sens. Les données des modèles lexicologiques, sémantiques, stylistiques etc., sont des instruments que nous avons à notre disposition et qui nous permettent d'aller vers le texte, de l'observer et d'en faire ressortir ce qui le constitue. Nous pensons que les destinataires du Nouveau Testament peuvent mieux entrer dans le dispositif de la signification de ce texte par les procédures des sciences du langage. Bref les approches linguistiques du sens du Nouveau Testament sont bien possibles. Si nous retenons que la tâche de l'analyse stylistique est d'interpréter le choix que fait le locuteur dans tous les compartiments de la langue, dans le but de rendre sa communication plus efficace, nous sommes aussi d'accord avec Georges Molinié que « la marque stylistique la plus manifeste est d'ordre lexicale ». Ceci est d'autant plus vrai que le mot et la plus petite unité stylistique. Quelque soit le niveau du style : simple, familier, neutre, noble, soutenu, symbolique, tout part de l'unité de désignation qu'est le mot. Dés lors si l'on se pose la question de savoir quelle est la position de la stylistique par rapport aux autres disciplines de la linguistique, l'on se rend vite compte que la discipline avec laquelle le contact s'avère plus évident, plus naturel, plus nécessaire et plus indispensable est la lexicologie.

  • Celui qui embrasse l'étude de la littérature maghrébine de langue française, doit s'y engager à l'abri de tout complexe,avec la joie de la découverte d'un monde nouveau ausculté avec un oil nouveau, qui ne manquera pas d'enrichir davantage la vaste famille francophone. Écrivain très prolixe, on reconnaît à Rachid Boudjedra une vingtaine de titres à ce jour. C'est une pensée en constante évolution et vraisemblablement représentative des aspirations contemporaines des Algériens : besoin de se libérer de la langue française, besoin de se l'approprier et de la châtier, nécessité de dire ce qu'on attend de l'Algérien, besoin de redresser les déviations postcoloniales en même temps qu'on liquide le passé colonial lui-même. Mettre à nu des aspects de la société liés à la sexualité, la politique, les femmes, la mystique, la révolution, l'histoire, le pouvoir, l'écriture, la mort, le fanatisme et l'intégrisme, la religion, relève d'une véritable poétique de la dénonciation. Cet ouvrage a pour prétention avouée de décrypter le fonctionnement thématique, éthique et esthétique d'une littérature de la dénonciation, la littérature maghrébine.

  • Le système monétaire international se heurte à de graves difficultés depuis les récentes années, à savoir : l'inertie du processus d'internationalisation des monnaies, l'hyperinflation dans certains pays, les résistances que rencontrent les gouvernements qui mettent en ouvre des programmes et des méthodes pour stabiliser les systèmes financiers. Face à tout cela, de nombreux gouvernements ont adopté des solutions alternatives dans la recherche de nouvelles approches. D'où par exemple le regain d'intérêt et la mise en place d'une nouvelle génération de currency boards (caisses d'émission ou directoires financiers) depuis les années 1990. Cet ouvrage s'interroge dès lors sur le fait de savoir si les currency boards peuvent constituer une alternative de régime de change que l'on pourrait aujourd'hui recommander tant aux pays développés qu'aux pays en développement en vertu de leurs performances macroéconomiques. En partant des propositions théoriques des économistes qui fondent leur utilisation, le livre montre en quoi les currency boards sont un bon instrument de stabilisation macroéconomique au niveau des indicateurs et des politiques économiques. Toutefois, cet ouvrage montre également en quoi les currency boards constituent un instrument dont la pertinence est limitée, non seulement à cause des résultats mitigés obtenus en matière de croissance économique et d'emploi, mais aussi à cause des limites structurelles et du noud de contraintes fonctionnelles liées à leur réussite. Par conséquent, les currency boards sont un instrument transitoire encore perfectible. D'où la question suivante : quelle en est la stratégie de sortie ?

  • Le vin de palme est un recueil de poèmes qui s'ajoute au répertoire aussi florissant qu'imaginatif de l'auteur de Trinité Africaine. Maîtrisant soigneusement une inspiration largement débordante, Moshé Liba, ancien ambassadeur de l'Etat d'Israël au Cameroun, se sert des mots pour séduire les consciences de la même manière qu'une femme userait de ses beautés pour assujettir un mâle. D'un style pourtant prosaïque, ce poète-écrivain-peintre parvient à transcender les âges, l'histoire et les frontières, et célèbre l'union sacrée de Juda et de l'Afrique, terres d'holocauste et d'esclavage. Le prosaïsme affiché dans Le vin de palme résulte d'une volonté de l'auteur de pénétrer à fond le Cameroun dont il sculpte savamment les us, à tel point qu'en fin de compte, il est impossible - même pour les esprits les moins illuminés - de ne point céder à l'extase que suscite ce style aéré, pénétrant, limpide. Entre autres, on aura un faible pour La maison du peuple, Le vin de palme - qui donne son nom à l'eouvre - et, bien entendu, la Ronde des Poètes en séance. Enfin, nous notons d'un bon eoil la généreuse appréciation faite de l'auteur par d'honorables renommées telles Yitzhak Navon et Shimon Perès, respectueusement anciens Président et Premier ministre d'Israël.

  • Malgré les affirmations de l'orthodoxie et de la culture idéale, toutes les sociétés humaines, sans exception, font une place importante a leurs morts directement ou indirectement intégrés a l'univers de vie. Des sarcophages pharaoniques aux momies tibétaines, des cendres du Panthéon a la Fête des morts en novembre, de la croyance aux zombis a celle des morts qui dansent et parlent dans les sociétés du Golf du Benin, de la Case des Cranes aux procédures de vengeance personnelle du mort chez les Sawa- Duala, les morts sont évoqués et convoqués. Est-on pour autant fonder à parler de culte des morts ? En negro-culture, ils ne sont ni défunts, ni âmes sommées de reposer en paix, ni poussière retournant à la poussière. Ils étaient, sont et seront, ici et la, ici ou la partout, présents, absents, contents, malheureux, affamés, assoiffes ou combles. Parmi nous, avec nous, et parfois, aussi contre nous; surtout lorsqu'ils sont exclus, expulses de notre jeu de vivre. Les morts ne sont peut-être pas morts, mais a force de les nier, de les congeler a la morgue et de les enfermer dans de tombes en béton armé, nous finirons bien par les tuer, et nous avec.

  • La forêt du Badjue, celle du sud-est du Cameroun, sur les rives du Dja, est profonde, très profonde. Elle est visible et invisible. En accueillant les totems et les mânes, elle joue un rôle structurant. Cet aspect met en lumière les valeurs cardinales de la société : la présence rassurante des ancêtres, l'inscription de la communauté dans la diachronie et la synchronie, l'effacement de l'individu au profit du groupe, la continuité de la culture dans la nature. La maturation de l'individu correspond à une meilleure connaissance de cet espace. La destruction de la forêt condamne ainsi le Badjue à l'immaturité. Les dangers sont immenses en effet: ruptures et discontinuités, dysfonctionnements, angoisses, peurs, conflits irrésolus, marginalité.

  • Jean est-il envoûté ? Et si oui. Par qui ? Si tant est qu'il le soit, peut-on le soigner ? Comment ? Et s'il ne l'est pas, que cache son simulacre ? Quel serait son message ? À travers une pièce de théâtre qui participe de la tragédie, du drame et de la comédie, Jacques Fame Ndongo explore les voies sinueuses de l'irrationnel, abordant ainsi un thème éternel et universel, tout en questionnant l'Afrique du passé, du présent et du futur.

  • Après une revue de la littérature qui donne un panorama de la problématique « école et société », André MVESSO présente ce que, « malgré tout », l'école peut apporter de positif à l'Afrique : une culture écrite et, avec elle, l'introduction à la civilisation planétaire et la possibilité d'entrer dans la modernité. Faisant l'autopsie de la crise de l'école en Afrique, l'auteur montre la nécessité d'en revoir les fins et les contenus, et l'urgence de dépasser « l'École du Comment » par « l'École du Pourquoi ». Ce projet intéressant devrait permettre d'éviter « l'infériorisation, la marginalisation et la périphérisation de l'Afrique, en évitant l'aliénation pure et simple de la culture africaine dont le capital est précieux pour l'humanité ».

  • - Avant d'être des militaires, répondit calmement Mbamba, nous sommes des citoyens et avons le droit et le devoir de réfléchir sur les problèmes politiques et autres qui concernent notre pays. - Oui mais, reprit le même intervenant, ton admiration pour Sankara m'inquiète également. Aurais-tu les mêmes ambitions que lui ? Serais-tu partisan du militarisme ? Souhaiterais-tu par exemple que l'armée prenne le pouvoir ici ? (... ) - Non, fit ce dernier, ce n'est pas de la trahison mais du patriotisme. S'il est une chose qui mérite notre amour, notre vénération et notre adoration, c'est bien la patrie. Sur son autel, nous devons tout sacrifier : nos idées et convictions, nos sentiments, notre orgueil, notre fortune et notre vie. C'est la déesse qu'il faut placer au-dessus de tous les dieux. C'est en l'aimant que nous aimons le prochain comme nous-mêmes et donc Dieu. Ce n'est pas un péché d'aimer la patrie plus que Dieu. En l'aimant fort, nous aimons Dieu forcément. C'est par cet amour que nos héros se sont divinisés.

  • Sur la base d'une enquête sociologique menée de 2002 à 2012, cette étude fondamentale révèle que l'intensification actuelle de la chasse déviante au nord du Dja est le fait des rapports de production capitalistes, auxquels sont soumis les nouveaux chasseurs utilitaristes et arrivistes Baka et Badjoué depuis l'époque coloniale allemande. Vu que le marché des produits de chasse déviante est régulé par la loi de l'offre et de la demande, la vraie lutte anti-braconnage doit donc prioritairement se diriger contre les braconniers-capitalistes vivant en ville, qui tirent le plus grand profit des actes individuels de chasse aberrante et non-conformiste des chasseurs locaux, et pas essentiellement contre les braconniers-ouvriers des villages, qui sont instrumentalisés et intensément exploités par les braconniers-capitalistes depuis 1903.

  • Les caillots de vie, en cinq cahiers, s'accomplissent un déploiement, la femme s'étire et enveloppe l'univers. L'amour de la vie, de la paix, la recherche du bonheur, sont les sentiers sur lesquels chemine ce lyrisme des tréfonds de l'être qui souffle sur son passage, tel un raz-de-marée implacable, irrésistible, sur les souillures et les empêchements dressés contre le rêve, l'imagination, la création d'une nouvelle femme d'une nouvelle Afrique? DATI, pour qui « la femme d'Afrique est l'Afrique sans détours » a une force rebelle, par le mot juste, la couleur, le son de la nature et l'émotion humaine, qui « dépasse en intensité les paroles de tendresse et les caresses des époux pendant la lune de miel », constate Patrice KAYO, préfacier de l'ouvrage, pendant que René Philombe, à la fin du printemps des poètes 2000 à Yaoundé, la sacre princesse de la poésie Africaine.

  • - Je ne veux plus te voir avec ce garçon; tonna son oncle. La jeune fille écarquilla les yeux avant de dire : - Mais Kawou, je croyais que vous étiez amis... - Mais puisse que je te dis que ce garçon n'a rien fait de mal... je le trouve seulement sympathique et puis c'est tout. - Sympa quel tique!? Et puis je ne suis pas là pour discuter avec toi. La jeune fille fondit en larmes et son oncle entra dans sa chambre dont la porte se trouvait de l'autre côté du salon en rotin (...). Privée du bonheur de la maternité, malgré tous les espoirs à elle suscités par des spécialistes en gynécologie et même des tradi-praticiens de renom, notre héroïne Fatma deviendra la traquée de la société. Elle sera non seulement rejetée, mais pire encore, accusée de pratiques maléfiques qui nuiraient à la promotion sociale des jeunes. Fatma déçue, blessée, condamnée, va passer le reste de sa vie à chercher à prouver son innocence à travers un comportement positif vis-à-vis de ses «bourreaux». Toute chose qui lui vaudra au soir de sa vie d'être affectivement appelée maman par tous les enfants de toutes les sociétés du monde.

  • Sous sa forme actuelle, l'éducation formelle ne participe que de manière marginale au développement de l'Afrique subsaharienne. C'est ainsi que par son caractère abstrait et élitiste, son faible rendement interne et externe, ainsi que son déphasage par rapport aux cultures africaines, le système d'éducation scolaire hérité de la colonisation européenne constitue une véritable contrainte au développement du continent noir. En dépit de cette triste réalité, toutes les tentatives de réforme éducative entreprises par le passé se sont soldées par un échec. Finalement, le statu quo du moment dans le domaine de l'éducation fait du secteur une machine qui fabrique des chômeurs, détourne les jeunes Africains de leurs réalités nationales et place une grande partie d'entre eux quasiment hors de la compétition internationale. Pour surmonter la situation de blocage et faire de l'école un puissant levier du développement, il est nécessaire d'avoir une vision claire du but à atteindre. Cette dernière doit permettre la mise en place d'un modèle de société réellement démocratique, d'une économie recevant son impulsion de l'intérieur et des valeurs positives du passé et du présent de la culture africaine. L'école de développement, véritable alternative aux systèmes d'éducation formelle de l'Afrique au Sud du Sahara doit émaner d'un consensus des forces vives de chaque pays et reposer sur une culture de planification stratégique. Sa réalisation permettra aux pays africains de disposer des ressources nécessaires pour édifier des sociétés démocratiques et justes, combattre la pauvreté et favoriser le bien-être individuel.

  • Cet ouvrage analyse, avec perspicacité, les politiques de gouvernance du Président Biya, l'un des dirigeants africains à avoir réussi à diriger pays dans la stabilité, dans une Afrique en proie aux tourments l'instabilité depuis le vent de changement qui a soufflé dans les années consacrant la vague des indépendances des pays de ce continent. L'auteur s'intéresse aux enseignements que la réussite avérée du Président Biya peut prodiguer à d'autres pays, le cas échéant, afin de les sortir des eaux tumultueuses de l'insécurité et de l'instabilité pour les mener vers les rivages plus calmes de la paix et de la stabilité. Les avis ci-dessous, émis par plusieurs lecteurs de renom, après la lecture du manuscrit, nous édifient sur le caractère utilitaire du présent ouvrage. « Dans un ouvrage bien structuré, le Dr. Nkobena met en exergue les fondements théoriques et moraux qui sous-tendent l'ensemble de l'ouvre politique du Président Paul Biya; fondements qui font du Cameroun un modèle de stabilité durable en Afrique et dans le monde Ce travail constitue, à mon avis, la première tentative d'analyse du genre, et dont la valeur utilitaire incontestable bénéficiera non seulement aux politiciens d'aujourd'hui, mais surtout aux générations future des dirigeants politiques camerounais et africains. Bien que de nombreux exemples de son analyse soient tirés de l'expérience du RDPC (parti du Président Biya), l'ensemble des arguments développés et des conclusions qui en découlent s'appliquent parfaitement aux autres formations politiques du Cameroun et d'Afrique en général. L'auteur a réussi à démontrer, sans ambages, qu'on ne peut réaliser des ouvres politiques planifiées, crédibles et durable sans intégrer des considérations morales et éthiques. Il accorde une attention particulière à la nécessité de maintenir un équilibre entre les forces sociopolitiques contradictoires et la détermination à préserver l'intérêt de la minorité. Tels sont les paramètres qui permettent de mieux comprendre la longue stabilité du système du Président Biya. Cet ouvrage, dont l'analyse est très fouillée, est recommandé à tous ». - Et puis, être ami veut dire qu'il s'approprie même de ce qui ne lui appartient pas.

  • En ces temps d'essoufflement des paradigmes modernistes et postmodernistes d'intelligibilité, la pratique scientifique ne peut faire l'impasse sur le vide de sens et l'angoisse inquisitive ambiants : d'autant que l'uniformisation des modes de vie dresse le lit de l'homogénéisation des études en sciences humaines, même s'il n'en demeure pas moins que nombre de discours sur l'homme et ses cultures font de la résistance en affichant la prétention à la singularité de leurs points de vue. Et une certaine ethno-anthropologie que nous prônons en est. Raison pour laquelle le texte ici commis insiste sur la caractérisation de sa méthode d'analyse dite ethno-perspective. L'ethno-perspective ou ethnanalyse, c'est-à-dire, la démarche réflexive basique et commune à tous les ethnologues et anthropologues, est d'abord analyse avant d'être interprétation du haut d'une estrade théorique. Précédée et enrichie d'un synopsis des principales théories en vigueur en ethno-anthropologie, la phénoménologie des jalons de ladite analyse que sont l'holisticité, la contextualité et l'endosémie constitue l'axe principal du présent livre.

  • Nourri de tragique et de féerique, Un amour qui meurt n'a jamais existé est un roman implexe qui dépeint une société en crise de moralité et d'honneur à travers les turpitudes de quatre couples qui vivent une aventure passionnelle des plus ardentes. Roman de l'aventure infinie, cette ouvre interpelle et entend provoquer à la conscience éthique, par la voie de l'esprit et du cour. L'ouvre voudrait essentiellement exorciser le phénomène de la modernité aujourd'hui abusé d'un iconoclasme aux effets pervers afin de restituer à l'homme de notre temps le scrupule et l'honneur. En fait, c'est l'être humain tel qu'il est en situation et qui, à travers ce qui est plus délicat en lui, le sentiment, est aux prises au quotidien avec le réel, qui est avant tout lui-même, sur la scène de l'existence. Le style de l'auteur est particulièrement élégant et plaisant. A chaque page on ressent la même fascination, le même charme, gratifiant une plume qui consacre l'art de la grande romance. On se plaît à séjourner dans un espace mental d'une si haute intensité romantique.

  • La vie est une énigme, à chacun sa clé d'interprétation. En fait elle s'impose à nous, on ne la choisit pas. Les événements vécus ou subis dessinent votre parcours, et finissent par façonner votre personnage. Madame Nlend essaie de traduire, à sa manière, dans un langage à la fois symbolique et imagé, une existence traquée des personnages en jeu ici. Ce récit d'une observation fine et perspicace met le lecteur face à sa conscience, devant le drame que vivent les « sacrifiés » de la société.

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