Langue française

  • À quarante et un ans, Murielle collectionne les échecs, comme si une vilaine fée prenait un malin plaisir à la persécuter. Après autant de fausses couches que de manuscrits refusés, elle s'est résignée à ne donner vie qu'à des articles sur les vermifuges dans la rubrique animalière d'un journal télé. Jusqu'au jour où un éditeur l'appelle, son dernier roman, Ceci est mon corps, l'a fasciné, il veut absolument le publier. Murielle n'en revient pas, son roman-confession sur sa propre stérilité va lui apporter la reconnaissance dont elle a toujours rêvé! Mais ce succès littéraire pourrait aussi avoir des conséquences inattendues sur sa vie et son entourage...

  • Jean Diwo est né faubourg Saint-Antoine. Le chuintement de la scie à refendre, le doux sifflement de la varlope et l'âcre parfum de la colle bouillonnante, il connaît. Depuis longtemps, il rêvait d'écrire le fabuleux roman de cette grande artère parisienne où les chariots de l'Histoire n'ont cessé de rouler. Dans ce cadre sculpté au ciseau et à la gouge, il a tissé au petit point le récit de la vie pleine, généreuse, souvent aventureuse des abbesses de Saint-Antoine-des-Champs et de leurs amis et protégés, les compagnons du bois, descendants des bâtisseurs de cathédrales. Il y a peint les artisans, les nobles, les bourgeois et surtout les femmes de tout rang qui ont su engendrer, dans l'amour, la prière, l'intelligence et le sacrifice, de ces familles qui, par le jeu des alliances, des héritages et du talent, forment depuis Louis XI une chaîne ininterrompue, soudée par l'amour du bois, matériau noble et magique. Jean Diwo a brassé cette pâte humaine, gonflée au levain de l'Histoire, pour en faire un roman captivant chargé d'amour, de drames et de joies, dont la tonalité est gaie parce que les hommes et surtout les dames du Faubourg ne sont pas moroses.

  • Rio de Janeiro, 1904. Johan Edward Jansson arrive à Rio en tant qu'ambassadeur de Suède au Brésil. Lui et sa femme, l'exotique et sensible Birgit, s'installent et commencent à transformer la petite station balnéaire d'Ipanema en une des destinations les plus prisées au monde. Par amour pour cette ville, Johan fait construire un château au bord de l'eau. La magnificence et les mystères d'Ipanema prennent vie. Dès lors, Ipanema deviendra la ville de toutes les excentricités. De Birgit, hantée par des voix dans sa tête, à Álvaro Alvim, un médecin célèbre rongé par les conséquences de ses expériences, et sa fille Laura, une petite-bourgeoise qui se rêve actrice, tous gravitent autour de la lumineuse famille Jansson.
    Martha Batalha n'a pas son pareil pour mêler figures historiques et personnages fictifs délicieusement bariolés, livrant ainsi au lecteur un tableau coloré, chaleureux et éclatant de vie d'une ville aux mille facettes, Rio de Janeiro.

  • L'actualité de ces deux dernières années façon François Morel, c'est une centaine de chroniques décapantes, tendres, impertinentes, méchantes aussi.
    Des chroniques indispensables, entre billets d'humeur malicieux et coups de gueule salutaires : La météo ferait-elle le jeu du FN ? Peut-on survivre aux blagues ratées de Manuel Valls ? Les Daeschiens sont-ils de retour ? Pas marrant d'être le cardiologue d'Alain Finkielkraut. Ne renoncer à rien...
    À 8 h 55, chaque vendredi sur France Inter, François Morel nous offre une bouffée d'air pur, quelques minutes qui font voir la vie différemment. Le vendredi, grâce à lui, c'est le jour où on est ravi d'arriver un peu en retard au boulot, le jour où la culture reprend des couleurs, le jour où l'on est sûr de rire un peu. Jaune, aux éclats, à en pleurer parfois.
    Comédien, auteur, metteur en scène, chanteur et chroniqueur de radio, François Morel réenchante le quotidien, le saupoudre d'un on-ne-sait-quoi de nostalgie et de dérision qui donne un peu l'impression d'être de ses amis.

  • "Tu fais quoi à Noël ?
    Moi je me suicide et toi ?
    Bien sûr, dit comme ça, ça peut paraître sinistre, mais à quarante-cinq ans c'est ma meilleure option. Ce n'est pas comme si je faisais des malheureux autour de moi. Comme si j'abandonnais mari et enfants. Je n'ai ni chien ni chat. Même pas un perroquet pour me pleurer.
    Et puis ça me laisse deux mois pour faire connaissance avec mon vrai moi.
    Deux mois c'est court. Ou long, ça dépend de ce qui se passe, en fait."
    Tour à tour hilarant et émouvant, Joyeux suicide et bonne année est un antidote à la solitude, un hymne à la vie raconté avec finesse et impertinence par Sophie de Villenoisy.

  • "Le vendredi, c'est le jour où je branche mon réveil pour ne pas louper les chroniques de François Morel sur France Inter... Pendant quelques minutes, François nous réconcilie avec la réalité qui nous entoure, il met du baume sur notre mal au monde." C'est Yolande Moreau, l'amie de toujours, qui parle ainsi, et ils sont nombreux ceux qui, comme Yolande, attendent leur indispensable bouffée d'air frais, leur dialyse, leur dose d'antidote à la morosité ambiante. Ce recueil regroupe les chroniques diffusées entre septembre 2013 et juin 2015, avec quelques papiers inédits. On y retrouve la lettre à Patrick Pelloux, l'évocation du pont des Arts, l'ode à Luchini, la fête du slip, quelques nouvelles du Bon Dieu et le fameux merci au pigeon qui, lors de la grande manifestation du 16 janvier 2015, avait heureusement réenclenché la machine à rire. À la fois comédien, chanteur et chroniqueur de radio, François Morel fait mouche à tous les coups.

  • Caroline n'a jamais eu de problèmes avec l'argent. Elle a même toujours été assez douée pour le dépenser ! À 43 ans, Caroline d'Adhémar de Gransac a tout ce dont une femme peut rêver : la beauté, l'argent, l'amour de ses enfants et l'admiration de ses amis. Sa vie ressemble à une pub de magazine, elle est aussi réussie que son brushing. Marc, son ex-mari et avocat d'affaires, pourvoit à son standing. Jusqu'au couac, le congé parental de Marc, qu'elle n'a pas vu venir et qui la laisse du jour au lendemain sans revenus. Caroline, qui n'a jamais travaillé, va devoir mettre les mains dans le cambouis et sa manucure va prendre cher. Son ego aussi. Acculée, elle fait un choix terrible, que la morale et sa bonne éducation réprouvent. Ses proches pourront-ils lui pardonner ?

  • Juillet 1939, Lilian Shepherd, vingt-cinq ans, embarque sur un paquebot à destination de l'Australie, laissant derrière elle un pays sur lequel plane l'ombre de la guerre. Le navire est rempli de passagers venus d'horizons les plus divers, mais tous partagent un désir commun : repartir de zéro sur ce nouveau continent.
    Pour une jeune femme à l'existence plutôt terne jusqu'alors, c'est un voyage magique. Il y a un orchestre à bord, des bals costumés pour tous, et Lily n'a de comptes à rendre à personne. Elle découvre à chaque escale des lieux qui n'étaient pour elle que des noms mythiques - Naples, Le Caire, Ceylan - et se lie avec des passagers qui, d'ordinaire, n'auraient pas daigné la regarder. Des amitiés se tissent, des amours naissent...
    Mais les paillettes peuvent cacher de lourds secrets, et Lily s'aperçoit peu à peu qu'elle n'est pas la seule à fuir son passé. Dans ce microcosme où les normes sociales sont bouleversées et où l'imminence de la guerre renforce les préjugés, tous les éléments sont réunis pour que le rêve tourne au drame... Une chose est sûre, la vie de Lily s'en trouvera changée à jamais.

  • Découvertes inattendues, rencontres singulières, coïncidences troublantes : au cours de nos vies, l'essentiel arrive souvent par hasard. Dans une promenade où se croisent les souvenirs familiaux, les exploits sportifs et un riche bagage littéraire, Denis Grozdanovitch nous invite à desserrer les contraintes d'un esprit trop rationnel. Depuis les prouesses au tennis de Roger Federer jusqu'aux présages dont semblent parfois porteurs les animaux - que ce soit dans nos rêves ou dans la réalité -, en passant par la réapparition d'objets que l'on croyait perdus, l'auteur sait mélanger la grande histoire et l'anecdote, le plus anodin et le plus profond.

    Avec humour, il nous initie à ces curieux concepts que sont la sérendipité, art des trouvailles inopinées, l'happenstance, don d'être au bon endroit au bon moment, ou encore le lâcher-prise, secret de certains champions, grands scientifiques et autres joueurs d'échecs. Alliant l'impertinence du franc-tireur et les merveillesd'une libre érudition, il nous invite à d'autres raisons de vivre que celles que nous offre un monde stérilisé par la technique.

  • Avez-vous peur de mourir dans votre sommeil, enseveli sous l'écroulement de votre bibliothèque? L'accumulation de livres ne met-elle pas en danger l'existence même de votre famille? Classez-vous les volumes par thème, langue, auteur, date de parution, format ou selon un autre critère de vous seul connu? Peut-on faire voisiner sur une étagère deux auteurs irrémédiablement brouillés dans la vie? Autant de graves questions se posant à cette espèce en voie de disparition : les bibliomanes, qui, outre la passion de posséder les livres, ont celle de les lire.
    Les bibliothèques sont des êtres vivants à l'image de notre complexité intérieure. Elles finissent par composer un labyrinthe dont pour notre plus grand, et dangereux, plaisir nous pouvons très bien ne plus sortir.
    Dans ce petit traité sur l'art de vivre avec trop de livres apparaissent, parmi nombre d'autres, Pessoa tentant de devenir bibliothécaire, Matisse postulant au poste de 'contrôleur du droit des pauvres' ou encore le capitaine Achab et le mystère de sa jambe abandonnée à Moby Dick. En fait, ces milliers de pages qui occupent nos étagères sont peuplées de fantômes bien vivants qui, une fois rencontrés, ne nous quittent plus.

  • Trois heures du matin, dans les rues de New York. Vous tombez sur un truc de fou. Vous passez votre chemin, ou vous prenez la décision qui va changer votre vie pour toujours ?
    April May, étudiante en art, découvre une étrange statue géante qu'elle baptise Carl. Un ami la filme avec la sculpture et poste la vidéo sur Internet. Le lendemain, April se réveille au coeur d'une tempête médiatique : des dizaines de Carl sont apparus aux quatre coins du monde. En tant que première personne à avoir documenté le phénomène, elle est au centre de l'attention.
    Désormais, elle doit supporter la pression, apprendre à composer avec sa nouvelle célébrité dans sa vie personnelle, mais aussi tenter de percer le mystère de ce truc de fou : que sont les Carl, et surtout que veulent-ils ?
    Captivant miroir de notre époque, Un truc de fou interroge l'influence d'Internet et des réseaux sociaux sur nos vies, ainsi que les nouvelles formes de célébrité et de radicalisation qu'ils ont fait émerger.
    Hank Green est un entrepreneur américain. Sa chaîne vidéo « Vlogbrothers », qu'il partage avec son frère John Green, le célèbre auteur de Nos étoiles contraires, connaît un grand succès. Un truc de fou est son premier roman.

  • Quand le mythe de la "mère parfaite" en prend un coup...
    Mele Bart tient un blog culinaire. Installée à San Francisco, elle a vingt-huit ans, une magnifique petite fille de deux ans, Ellie, et un ex, Bobby, qui lui a appris qu'il était déjà fiancé à une autre le jour où elle lui a annoncé qu'elle était enceinte. Quand ce dernier lui demande que leur petite fille soit demoiselle d'honneur à son mariage, Mele accepte, un peu à contrecoeur.
    Pour se changer les idées, elle décide donc de s'inscrire à un concours de recettes de cuisine organisé par le Club des mamans de San Francisco. Si elle peine au départ à se faire une place parmi le cercle fermé des mamans parfaites, toujours promptes à la critique, les amis qu'elle va se faire deviendront rapidement ses meilleurs alliés. Très vite, elle trouve en eux soutien et réconfort, mais aussi une source d'inspiration culinaire, chacune de ses recettes étant basée sur une anecdote vécue.
    Et qui sait, peut-être que l'amour l'attend aussi au bout du chemin...

  • EVJF

    Liz Blackrock

    L'enterrement de vie de jeune fille d'Amandine s'annonce sous les meilleurs auspices :
    - une organisation au cordeau grâce à Justine, gérante d'une agence d'événementiel et témoin de la mariée,
    - un décor paradisiaque : les calanques de Cassis,
    - et quatre demoiselles d'honneur triées sur le volet dont Charlotte, la meilleure amie d'Amandine, enceinte jusqu'aux yeux.
    Tous les éléments sont réunis pour passer trois jours de rêve !

    Amandine attend ce week-end entre copines avec d'autant plus d'impatience que, à trois semaines du mariage, elle est en plein doute. Entre sa belle-famille, des aristocrates englués dans leurs traditions ancestrales, son futur mari, pilote de ligne toujours entre deux long-courriers, et les préparatifs du mariage qui sont loin d'être terminés, Amandine commence à se demander si cette mascarade a toujours un sens...
    Pourtant la future mariée va vite déchanter. L'EVJF tant attendu vire au cauchemar : entre coups bas et mesquineries, mensonges et jalousies, les masques tombent et Amandine vacille. Mais n'est-ce pas dans l'adversité qu'on reconnaît les siens ?

  • C'est la marâtre la plus détestée de l'Histoire, celle dont on parle pour faire peur aux enfants désobéissants. Mais qui savait que la belle-mère de Cendrillon s'appelle en réalité Agnès, qu'elle a passé sa jeunesse à trimer comme bonne à tout faire, qu'elle a dû se battre comme une lionne pour accéder à un monde qui n'est pas le sien, que son époux est alcoolique et que sa belle-fille, petite princesse aux petons si délicats, est en réalité fort capricieuse ? Agnès n'en peut plus des sornettes autour des pantoufles, des princes charmants et des citrouilles. Elle est bien décidée à rétablir la vérité, quitte à égratigner quelque peu la version officielle.
    Une réécriture ingénieuse et jubilatoire du célèbre conte, qui réussit l'exploit de nous faire aimer un personnage détesté.

  • Alma a trente-cinq ans et tient une petite librairie à Bologne. Alors qu'elle est en vacances avec une amie dans une ferme du Piémont, elle fait la connaissance de Bruno, un moniteur d'équitation. Transportés par la magie du paysage, ils tombent amoureux. Mais au bout de quelques mois Bruno décide de mettre fin à leur relation, au désespoir d'Alma.
    Frida est une psychiatre de cinquante-cinq ans. Après la mort de son mari dans un bombardement en Syrie, elle abandonne son cabinet et part sur les traces de ceux qui l'ont connu.
    Alma et Frida vont se rencontrer sur le chemin de Compostelle. Malgré la froideur de Frida, elles apprécient la compagnie l'une de l'autre et décident de marcher ensemble, Alma racontant son amour perdu, Frida se taisant, murée dans sa douleur. Les deux femmes sont très différentes et elles ne savent pas encore que partager la souffrance et l'épuisement peut parfois engendrer des miracles.

  • Qui est vraiment Luc Ferry?
    Philosophe aujourd'hui plébiscité comme l'un des trois intellectuels français les plus influents, il passe souvent pour un «héritier» doublé d'un «brillant normalien».
    Ces conversations - où s'entrelacent trajectoire intellectuelle et parcours personnel - nous révèlent une tout autre histoire. Celle d'un jeune homme longtemps désocialisé et en partie autodidacte, qui se vit comme un «être totalement baroque» quand il débarque à l'université en 1968. Luc Ferry dévoile ici le milieu modeste d'où il est issu et son adolescence à la campagne, entre une scolarité à la maison et l'influence d'un père, gaulliste et pilote de course, qui fournissait clandestinement des armes aux républicains espagnols.
    Par où l'on comprend mieux le mouvement et les étapes d'une pensée qui a toujours privilégié l'éthique de la responsabilité sur les pseudo-morales de l'indignation comme de la contestation réactionnaire : l'influence des antitotalitaires de gauche (de Castoriadis à Lefort) ; la question de l'humanisme et la création du Collège de philosophie dans l'effervescence idéologique des années 70-80. Luc Ferry revient aussi sur les coulisses de la violente controverse provoquée par La Pensée 68, l'essai qui le propulse sur le devant de la scène en 1985. Où l'on croise au passage de nombreux portraits, dont ceux de François Furet, Jacques Derrida, Alain Finkielkraut, BHL, Marcel Gauchet ou soeur Emmanuelle.
    Le philosophe évoque également l'arrivée de ses trois filles et la pratique de la politique au quotidien, y compris la traversée du désert qui suivit son départ du ministère de l'Éducation en 2004. Autant d'expériences cruciales à l'origine du tournant existentiel et spirituel qui, depuis une quinzaine d'années, marque sa réflexion sur une mondialisation libérale «destructrice du sens», comme sur la nécessité de penser une sagesse moderne ancrée dans «le sacre de l'humain».

  • Écrit dans le feu de l'Histoire, Suite française dépeint presque en direct l'Exode de juin 1940, qui brassa dans un désordre tragique des familles françaises de toute sorte, des plus huppées aux plus modestes. Avec bonheur, Irène Némirovsky traque les innombrables petites lâchetés et les fragiles élans de solidarité d'une population en déroute. Cocottes larguées par leur amant, grands bourgeois dégoûtés par la populace, blessés abandonnés dans des fermes engorgent les routes de France bombardées au hasard... Peu à peu l'ennemi prend possession d'un pays inerte et apeuré. Comme tant d'autres, le village de Bussy est alors contraint d'accueillir des troupes allemandes. Exacerbées par la présence de l'occupant, les tensions sociales et frustrations des habitants se réveillent...

    Romand bouleversant, intimiste, implacable, dévoilant avec une extraordinaire lucidité l'âme de chaque Français pendant l'Occupation (enrichi des notes et de la correspondance d'Irène Némirovsky), Suite française ressuscite d'une plume brillante et intuitive un pan à vif de notre mémoire.

    Préface de Myriam Anissimov.

  • J'ai quitté mon mari parce que j'ai croisé un homme, un matin, sur la rive d'un lac. Il m'a tendu la main pour m'aider à descendre du bateau sur le ponton et j'ai su que ma vie ne serait plus la même. On s'est regardés et j'ai été à lui, entièrement, complètement à lui, corps et âme à lui, à jamais à lui. À n'importe quel prix et au risque de me perdre. Contre tout et contre tous. Je n'étais plus qu'à lui. Matilde, une musicienne italienne, vit à Paris depuis plusieurs années avec son mari et sa petite fille. Derrière les apparences d'une vie épanouie, Matilde s'enlise dans une routine où elle n'arrive plus à trouver ni plaisir ni élan. Un concert à Milan, la rencontre de Francesco, et son existence bascule... Sans réfléchir, elle se livre à une passion qui pulvérise tout ce qu'elle a construit, retrouvant dans cette tornade son énergie vitale et sa liberté.

  • À quarante-cinq ans, Susan Green s'est fabriqué une vie parfaite : elle a un métier qu'elle adore, un joli studio dans lequel elle cultive ses précieux cactus, un arrangement bien particulier avec Richard, qui lui procure sorties culturelles et satisfaction sexuelle. Tout est sous contrôle, sauf son insupportable frère, Edward, un fainéant alcoolique qui vit aux crochets de leur mère malade. Cette merveilleuse mécanique commence à se dérégler quand Susan apprend qu'elle est enceinte (comment a-t-elle pu faire une erreur aussi énorme?) et que sa mère décède en laissant à Edward la totalité de sa maison (comment sa mère a-t-elle pu la trahir ainsi?). Hors de question de garder Richard, le père de l'enfant, dans le paysage, leur accord était très clair, et hors de question de laisser son frère hériter! Déterminée, inflexible, Susan se bat sur tous les fronts, en vain. L'inaccessible 'cactus' va-t-il enfin laisser un peu de place à l'improvisation et au lâcher-prise?

  • Plus ils sont mauvais, plus ils sont bons. Navrants, désolants, les films les plus ratés sont aussi les plus désopilants. Avec un mauvais goût très sûr, François Forestier a rassemblé 101 nanars indispensables à la culture de chacun : de Amour, tango et mandoline avec Georges Guétary à Zardoz (James Bond version Neandertal), en passant par l'incontournable Plan 9 from Outer Space (du génial Ed Wood) ou Robot Monster (tourné en quatre jours par un exploitant de films sexy en Alaska). Sans oublier Terror of Tiny Town, le seul western musical entièrement joué (et chanté) par des nains.

    François Forestier nous dit tout le bien qu'il pense de La Soupe aux choux, unique film de science-fiction fondé sur les pets, Barb Wire, avec la pneumatique Pamela Anderson, ou Independence Day, immense succès top débile de 1996.

    Cette sélection rigoureuse nous offre ainsi le meilleur du pire, et parfois le pire du pire. Pour notre plus grand plaisir.

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    Vous pensez que Rhiannon est simplement cette jeune assistante éditoriale, un peu terne et effacée, pas bien jolie, celle que personne ne remarque au bureau ? Souvenez-vous, elle a fait la une des journaux il y a une vingtaine d'années : cette enfant, seule survivante d'un massacre chez sa nourrice, c'était elle ! Toutes les télés en ont parlé et ont diffusé les images de cette gosse terrifiée par plusieurs jours de séquestration. Depuis, Rhiannon a grandi, s'est "reconstruite", comme on dit : un job, un petit copain, des amis qui parlent mariage et fringues, tout semble normal. Mais le soir, Rhiannon n'est plus la même : elle écume les sites de rencontres sur Internet, se balade dans les coins malfamés de la ville, drague certains types louches. Et, secrètement, elle fait des listes de "gens à tuer" : depuis le caissier de Lidl qui l'a fait attendre, jusqu'au chauffard qui a failli la renverser, tous ne méritent qu'une chose : sa vengeance. Vous croyez qu'elle plaisante, vous avez tort !

  • Homme de gauche au service d'un gouvernement de droite, Paul est un haut fonctionnaire atypique, très apprécié au sommet de l'État. Pourtant, depuis peu, il s'ennuie. Les promotions, l'admiration des proches, l'argent ne lui suffisent plus.
    Écoeuré par la vacuité du pouvoir, rattrapé par un vertigineux sentiment d'inutilité, il veut vibrer à nouveau.
    Quand sa fille se fait sermonner par un inconnu au jardin d'enfants, Paul laisse exploser sa colère. Aussi surpris que fasciné par la sensation de puissance et de renaissance que lui procure cette altercation, il se prend à tester les limites de son impunité.
    Peut-il vraiment tout se permettre? Jusqu'où aller sans être inquiété? La violence, l'acte gratuit, le meurtre?

    Fabrice Tassel dresse le portrait glaçant d'un homme dont l'ascension professionnelle s'accompagne d'une descente aux enfers, et sonde les mécanismes d'un monde politique qui dévore peu à peu ceux qui le servent.

  • 'Auditeur assidu, attentif écouteur, ponctuel allocutaire, je t'imagine. Dans ta voiture ou dans ta salle de bains, dans ton lit ou dans ta cuisine, je te suppose. Tu prêtes l'oreille et tu t'interroges. "De quoi va-t-il nous parler cette semaine?" Oui, car c'est la question que se pose chaque vendredi matin la France branchée sur France Inter. "Comment va-t-il nous faire réfléchir en nous amusant? Comment va-t-il nous émouvoir en nous bousculant?" Voici résumées les interrogations de la France la plus sagace, la plus éveillée, la plus dégourdie.' Après L'Air de rien, véritable succès critique et public, François Morel a continué, chaque vendredi matin sur France Inter, à assaisonner l'actualité pour le bonheur de ses auditeurs et de ses lecteurs. Caustique, cinglant, émouvant, Morel, à la fois comédien, metteur en scène, chanteur et chroniqueur de radio, nous offre une nouvelle compilation de chroniques, véritable antidote à la morosité ambiante, préfacée par un de ses fidèles auditeurs, Jean Rochefort, et augmentée de deux chroniques inédites.

  • Vous retrouverez, dès les premières pages du Génie de la Bastille, les héros des derniers chapitres du Lit d'acajou : Ethis, l'enfant trouvé devenu prince du vieux faubourg Saint-Antoine, Bertrand, le poète compagnon du tour de France, et la douce Marie. Vous découvrirez les charmes de l'imprévisible et superbe Louise, de sa fille Élisabeth née le jour où était posée la première pierre de la colonne de Juillet. Ce monument symbolique, la petite fille le verra grandir en même temps qu'elle, jusqu'à ce que, sept ans plus tard, le génie ailé de la Bastille, équilibriste de l'Histoire, vienne veiller dans le ciel sur la patrie des ébénistes. L'aventure séculaire des artistes du bois et de leurs familles se poursuit. À travers leur existence quotidienne, vous vivrez, dans l'amour, les larmes et la gaieté, les secousses du XIXe siècle... Vous partagerez avec les descendants de Boulle, de Riesener et de Jacob, les enthousiasmes et les craintes suscités par la IIIe République naissante et les douleurs de la Grande Guerre. Le royaume du meuble perdra sans doute un peu de son âme au cours de ces événements prodigieux, mais le savoir-faire incomparable des «fines lames», artistes des cours et des passages, perpétuera une suprématie vieille de trois siècles en épousant le lyrisme floral du style de la Belle Époque, l'Art nouveau, puis l'ornementation moderne de l'Art déco.

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