EDP Sciences

  • Le livre en une phrase : Ce livre propose une mise au point de l'état des connaissances autour de l'impact du travail sur la grossesse, centrée sur l'évaluation des risques pour l'enfant à naître.
    Quel est l'impact des expositions professionnelles sur le déroulement de la grossesse ? en mettant l'accent sur les effets engendrés sur l'enfant à naître, l'ouvrage tente de répondre à ces questions et aborde de nombreux risques : chimiques, biologiques, rayonnements ionisants, ondes électromagnétiques, travail physique, bruit, stress, horaires irréguliers ou de nuit. La réglementation est détaillée ainsi que les résultats des études épidémiologiques consacrées à diverses professions.
    L'expérience originale du Québec sur ce thème est rapportée. Des propositions sont émises afin d'améliorer la prise en charge de ces risques en milieu professionnel.

  • La contrainte de productivité fait que nos entreprises choisissent de plus en plus souvent de confier les tâches de maintenance, nettoyage, gardiennage, logistique à des entreprises spécialisées plutôt que de les faire elles-même. On assiste à un recentrage sur leur cur du métier qui s'est accompagné de la mise en place d'une politique qualité forte, supposée garantir la bonne exécution et la traçabilité des prestations fournies, à travers notamment les systèmes de management de la sécurité.

    Cette sous-traitance interne s'est-elle traduite par un transfert (voire un accroissement) des risques professionnels des premières (les entreprises utilisatrices) vers les secondes (les entreprises extérieures) ? Ou au contraire a-t-elle permis une professionnalisation des activités permettant aux travailleurs d'effectuer leur travail dans de meilleures conditions ? Les évolutions de la législation suite à la catastrophe d'AZF visant à améliorer la coordination de la sécurité entre les entreprises utilisatrices et les entreprises extérieures constituent-elles un progrès ou restent-elles purement théoriques ?

    Cet ouvrage n'a pas la prétention d'apporter des réponses simples à ces questions complexes. À partir de la réflexion de spécialistes des questions de santé au travail, mais surtout à partir des témoignages de nombreux acteurs du secteur (chefs d'entreprise et responsables CHSCT, donneurs d'ordres et sous-traitants, gestionnaires de systèmes de management de la sécurité, préventeurs), un tableau des conditions d'exercice de la sous-traitance est tracé. Au fil des pages, le constat s'impose de lui-même : le débat amorcé ici ne concerne pas le seul monde de l'entreprise, il pourrait bien intéresser toute notre société.

  • De nombreuses crises sanitaires sont venues transformer le paysage de la santé publique : amiante, vache folle, sang contaminé... Egalement, on ne compte plus les inquiétudes : téléphonie portable, nanotechnologiesDans ce cadre, les individus ne disposent pas toujours de l'information et, quand elle existe, au moins en partie, elle est analysée en fonction des sentiments de menaces et/ou d'impuissance qui en découlent.

    Le monde bouge de plus en plus vite et le nombre de chercheurs investis dans des travaux relatifs aux risques (en particulier au travail) n'augmente pas au même rythme. Comment satisfaire le besoin de connaissances valides dans ce cadre ? Comment, dans un système scientifique encore trop gouverné par l'excellence mono-disciplinaire, favoriser l'hybridation disciplinaire indispensable pour répondre aux questions de plus en plus complexes que posent la santé et la sécurité au travail ? Comment résoudre la question de la latence alors que les effets néfastes du travail apparaissent en moyenne, avec des écarts élevés entre la période d'exposition à une nuisance et l'effet sur la santé ? Dans ce monde fragile, les médias jouent un rôle ambigu ne serait-ce que par l'amplification créée autour d'opérations jouant sur la sensibilité des lecteurs ou à travers des effets de mode.

    De fait, dans un décor où tout bouge, où la complexité gagne, où le court terme est privilégié, de nombreux instituts et agences se préoccupent de risques émergents, en particulier au travail. À l'expérience, pour des raisons d'opérationnalité, on fait appel aux scientifiques d'un domaine pour qu'ils s'accordent sur des risques émergents dans leur spécialité. C'est sans doute efficace pour produire des rapports justifiant une recherche perpétuée dans sa discipline, mais, dans la complexité du contexte, il est difficile de cibler sérieusement des risques émergents actifs.

    Dans ce livre scientifique, nous avons essayé de montrer cette complexité et à partir d'exemples concrets, comment on peut appréhender l'émergence d'un risque. Il ne s'agit là que d'une contribution qui plaide résolument pour le renforcement de la dynamique des liens entre tous les acteurs concernés.

  • À l'occasion d'un colloque organisé en 2009 par l'INRS avec onze partenaires, un point complet de la prévention des risques cancérogènes et un état de l'existant avaient été faits à travers plusieurs dizaines d'exposés et de communications. Certains aspects, moins stabilisés à l'époque ou faisant encore l'objet de débats, avaient été abordés de façon plus allusive. L'idée est venue ensuite de rassembler, sous la forme d'un ouvrage collectif, des contributions à cet état de l'art in progress. En effet, la prévention des risques cancérogènes évolue sans cesse parce que les modes de production, les technologies et les procédés industriels évoluent eux-mêmes, que le débat social est fructueux, que des initiatives naissent fréquemment de la part de scientifiques, de préventeurs institutionnels ou d'entreprises, etc.
    L'INRS a associé à la réalisation de cet ouvrage une douzaine d'organismes différents qui ont pour point commun de tous oeuvrer (chacun dans son domaine d'activité, chacun avec ses compétences particulières, à partir des techniques qu'il maîtrise) à une tâche commune : celle de prévenir les cancers professionnels.
    L'importance et la complexité de cet enjeu rendent le travail en commun encore plus essentiel. L'invisibilité immédiate de la nocivité de l'exposition à des cancérogènes et le temps de latence d'apparition des pathologies pouvant aller jusqu'à plusieurs dizaines d'années, rendent

  • Cet ouvrage présente le concept de précaution en milieu professionnel et se pose comme une étape dans la réflexion sociétale, économique et technique concernée par ce principe. Le livre aborde le principe de précaution sous plusieurs aspects : -le contexte général, et la définition du principe ; la situation de la précaution par rapport à la prévention ; une démarche de mise en oeuvre de ce principe. A travers de nombreux cas, exemples vivants et non pas théoriques, les différents aspect de cette question en développement se trouvent présentés. Ce livre n'est qu'un rapport d'étape.
    Olivier Godard, économiste, est directeur de recherche au CNRS et professeur à l'Ecole polytechnique. Il a dirigé cet ouvrage en s'entourant de 12 chercheurs et experts en médecine, journalisme, droit, chimie, économie, psychologie et ingénierie.

empty